8.3.2016

2016-1 Outreau, quand la raison d'État est évoquée par un grand psy belge
Le Club de Mediapart (Blog)
Texte inaccessible.

2016-2 Une mère milite pour que sa fille de 7 ans puisse porter du maquillage à l'école 
RTBF 
Jean-Yves Hayez, pédopsychiatre donnait son avis sur le maquillage pour les filles de 7 ans dans le 5@7! : texte inaccessible


2016-3 C'est la rentrée : attention à différencier blues et stress 
Le Soir  texte inaccessible


2016-4 Halloween : jouer à se faire peur serait bénéfique pour le développement de l'enfant 
RTBF (Sophie Mergen) Publié le lundi 31 octobre 2016

La fête d’Halloween remonte à plus de 2500 ans. A l'époque, cette tradition celtique appelée "fête de Samain" célébrait le passage à la nouvelle année, dans la nuit du 31 octobre.

Faire peur aux esprits

La légende raconte que ce soir-là, les fantômes des défunts venaient visiter les vivants. Pour repousser ces esprits, les gens se déguisaient en monstres effrayants. Ils fabriquaient aussi des lanternes en creusant des navets. Ces lanternes étaient utilisées comme balises pour guider les fantômes. C'est de là que provient la tradition des citrouilles éclairées.

Une fête américanisée

Halloween arrive aux Etats-Unis au XIXème siècle, avec l’immigration irlandaise provoquée par la Grande Famine. La fête gagne en popularité dans les années 1920, jusqu'à devenir aussi importante que Noël. Chaque année, le soir du 31 octobre, les enfants vont de porte en porte, martelant les habitants de la célèbre formule "trick or treat!" ("un bonbon ou un sort!").

"Halloween permet de dédramatiser la mort"

En Europe, Halloween est surtout populaire en Irlande et en Grande-Bretagne. En Belgique, beaucoup y voient une fête importée et commerciale. Néanmoins, son succès chez les enfants est incontestable.

Jouer à se faire peur peut d'ailleurs être bénéfique pour leur développement. "Halloween permet aux enfants de se confronter à leurs peurs, de rire de ce qui est angoissant. Cette fête a ainsi une fonction de dédramatisation de la mort" explique le pédopsychiatre Jean-Yves Hayez.

Accompagner l'enfant

Cependant, le rôle des adultes est important: "il n'est pas souhaitable de faire peur aux enfants quand l'intention est d'effrayer. Par contre, jouer à faire peur est une démarche intéressante, car l'adulte fait alors comprendre à l'enfant via un sourire ou un clin d’œil qu'il est là pour le rassurer" nuance Jean-Yves Hayez. Sophie, 7 ans, confirme "AHalloween, on sait que des gens vont nous faire peur. Donc on n'a plus peur". Simon, 8 ans, ajoute: "Si on a peur de la mort, Halloween permet d'essayer de chasser cette peur".

Une question de dosage

Ainsi, tout est question de dosage: "Si un enfant a trop peur de quelque chose, il ne faut jamais l'obliger à tout de même s'y confronter. Cela ne ferait qu'accroître sa peur" avertit Jean-Yves Hayez. Il ajoute qu'avant l'âge de trois ans, il déconseillerait de fêter Halloween, car l'enfant confond alors encore le réel et l'imaginaire. 

2016-5 Le cadeau le plus intelligent à offrir à son enfant 
RTBF (
Valéry Mahy) Publié le vendredi 16 décembre 2016 

 

Une publicité choquante pour certains nous a mis sur la piste de cette réflexion. Que faut-il préférer offrir à son enfant entre un smartphone et un pull en laine? C'est le spot publicitaire de Proximus qui oppose ces deux objets. On y entend un petit garçon rédiger sa lettre à Saint-Nicolas: "Cher Saint-Nicolas, si cette année, tu m'offres encore un pull en laine, je te promets que je mettrai un cactus dans la cheminée. Je veux un smartphone." La question est toujours d'actualité pour les fêtes de fin d'année qui approchent : entre un smartphone et un pull en laine, que faut-il privilégier? 

Au niveau du prix tout d'abord : le pull coûte environ dix fois moins qu'un smartphone et son abonnement. D'un point de vue énergétique, ensuite, l'un semble bien plus intéressant que l'autre. "Au niveau énergie, d'abord, celui-ci (NDLR : le pull) va protéger contre le froid, c'est le principe même du pull, ce qui va vous permettre de faire des économies d'énergie à la maison tandis que ceci va vous coûter une quantité impressionnante d'énergie. Il faut le charger. Il faut utiliser Internet et donc là aussi dépenser de l'énergie." nous explique Pasquale Nardone, professeur de physique à l'Université Libre de Bruxelles. Le smartphone est donc bien moins écologique que le pull. Cela s'explique aussi par les matériaux qui composent ces deux objets. 

Les risques

Venons-en aux dangers. Les risques sur le développement de l'enfant tout d'abord. Ils sont clairement bien plus important avec un smartphone. "L'enfant à qui les parents ont donné ce genre de cadeaux pour démissionner, pour être eux-mêmes bien peinards devant leur télévision et sans surveillance, sans accompagnement, sans cadrage, bien sûr qu'il est à risque de s'isoler et de s'amuser dans le monde des jeux jusqu'à s'intoxiquer. Moi, j'ai quand-même connu dans ma carrière professionnelle l'un ou l'autre enfant de moins de douze ans qui était déjà devenu dépendant des jeux" nous rapporte Jean-Yves Hayez, pédopsychiatre.

Les risques peuvent être également d'ordre physique. "Le pull, il n'y a pas grand risque, évidemment. Tandis que ceci, il y a déjà les risques sur les batteries. La batterie peut s'enflammer, exploser. Il peut y avoir des dégâts et deuxièmement, il y a des ondes électromagnétiques émises ce qui fait que lorsque l'on approche de l'oreille, on va inonder notre cerveau de ces ondes électromagnétiques qui vont chauffer localement votre cerveau, ce qui n'est évidemment pour nous, adultes, pas trop dangereux. Tandis que avec un cerveau en construction, on a probablement des situations qui peuvent être problématiques" ajoute Pasquale Nardone. 

Cadeau-gadget versus cadeau-utile

Le pédopsychiatre Jean-Yves Hayez parle de cadeau-gadget pour le smartphone et de cadeau utile pour le pull. "Je ne crois pas qu'on peut se limiter à offrir à l'enfant des cadeaux seulement utiles. Jouer, s'amuser, ça fait partie aussi du développement, mais on ne peut pas dévaloriser les cadeaux utiles, ce qui était un peu le cas dans la publicité de Proximus." Il faut offrir du ludique aussi, donc. Le smartphone a au moins cet avantage, mais pour ce cadeau-gadget, il faudrait attendre que l'enfant atteigne un certain âge, pour Jean-Yves Hayez : "L'âge que je trouve le moins mal approprié, c'est la fin de la première secondaire. Si un jeune a montré qu'il gérait sa première secondaire de façon correcte et responsable, on peut lui donner comme cadeau, un smartphone." Pour nos experts, donc, entre le pull et le smartphone, le cadeau le plus approprié pour un enfant est, n'en déplaise à Proximus, le traditionnel pull en laine.