Le traitement de l'énurésie.

Le traitement

de

l'énurésie

* biographie et recueil de publications scientifiques du professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va et d'employer l'esprit à le justifier." Jean Guéhenno.

Jean-Yves Hayez
a le plaisir de vous proposer

énurésie


Le traitement de l'énurésie



J.-Y. HAYEZ.

Le traitement de l'énurésie implique d'assumer une incertitude, non seulement pour soi mais aussi face à l'enfant et à sa famille, quant à l'origine bio-psycho-sociale du problème. Toute énurésie est en effet un phénomène dans la genèse et l'entretien duquel peuvent jouer des causes organiques, intrapsychiques ( cognitives et affectives ) et sociales, soit de façon anarchique et dispersée, soit en " résonance " les unes avec les autres. On gagne dès lors, comme nous le verrons ci- dessous, à organiser le traitement en se référant à plusieurs paramètres en relation avec la dynamique de la relation médecin- malade.

Comment nous rendons compte du " phénomène-énurésie "?

A. L'énurésie primaire nocturne, sans autres symptômes.

Au début ( c'est-à-dire au moment, arbitraire, où l'on a décrété qu'il y a un problème ), il est probable qu'il s'agit d'un phénomène purement organique, du moins au sens large du terme : pas vraiment une maladie, mais une maturation plus lente que la normale de fonctions ( corticales, nerveuses, liées à l'appareil urinaire lui-même ) amenant le contrôle de la miction. Au fil du temps, s'y ajoutent des facteurs pathogènes intrapsychiques de type cognitif :

l'enfant ne sait plus, ou n'a jamais su, qu'il pourrait contrôler sa miction. Il ne se donne donc pas de consignes mentales précises et stables visant cet objectif. Interviennent aussi des facteurs intrapsychiques affectifs. P.ex.:

- il se déprime,

- il ressent un sentiment d'infériorité,

- il devient secrètement anxieux à propos de son avenir ( handicap définitif ou non? ),

- il connaît des bénéfices secondaires qui l'invitent à " rester bébé ",

- etc.

Quant aux parents et à l'entourage, il leur est très difficile à la longue de ne pas " dysfonctionner " ( fluctuations maladroites autour de la gestion de l'énurésie, regard "autre " sur cet enfant identifié comme " bébé, handicapé, décevant ..." )

Ces facteurs psychogènes et environnementaux interviennent donc pour une proportion variable dans l'entretien du problème; corollairement, l'évolution du facteur organique initial est, elle aussi, variable et somme toute assez mystérieuse.

B. L'énurésie secondaire.

Inversement, face à une énurésie secondaire, on se limite parfois de façon trop simpliste à croire que l'enfant souffre momentanément d'un problème affectif ( dans l'acception large du terme ) en relation variable avec des événements extérieurs ou/et des modifications défavorables d'attitudes dans l'entourage. Et très probablement, parfois, il en est bien ainsi ... Dans d'autres cas, cependant, la maturation de l'équipement organique présidant à la miction est d'emblée quelque peu fragile. Un événement affectif mineur suffit alors à faire décompenser un appareil déjà précaire, et l'énurésie, ici, est bien bio-psycho-sociale.

Tenir compte de la motivation de l'enfant :

a) C'est un paramètre essentiel, qu'il s'agit d'évaluer et de réévaluer régulièrement et à partir duquel nous modulons largement l'offre de traitement. En effet, schématiquement, Si l'enfant est vraiment intéressé par l'idée de résoudre son problème, on peut lui proposer à la fois des mesures générales ( souvent indiquées ) et des mesures ciblées ( centrées sur la gestion de son symptôme ).

Inversement, moins il est motivé, moins il répond aux mesures ciblées, qui lui apparaissent comme des contraintes s'imposant à lui avec violence: il faut donc y renoncer largement, voire totalement. Et à propos des mesures générales, sa réaction est imprévisible: l'enfant non motivé à dépasser son problème les accepte parfois mieux, et parfois pas du tout: il faut en tout cas s'adapter à sa réponse.

Une règle d'or est de ne pas prendre sur soi à la place d'un enfant passif les efforts nécessaires à l'amélioration du symptôme.

b) Il n 'est cependant pas toujours facile de bien saisir ce qu'il en est de la motivation de l'enfant au début des entretiens diagnostiques, beaucoup sont crispés et amènent tout au plus de vagues réponses conformistes. Il faut pouvoir accepter de ne pas savoir tout de suite ce qu'il en est ... Par la suite, Si nous avons l'art de les apprivoiser, beaucoup de ces enfants peuvent apporter des réponses plus claires à nos questions portant sur leurs souhaits. On observera aussi leurs réponses " agies " à de petits tests auxquels nous les soumettrons ( par exemple: amener un tableau des jours secs et mouillés d'une quinzaine ). Il y aura encore leur indifférence ou leur intérêt pour d'autres propositions de travail que nous leur ferons ( par exemple : parler du corps, dessiner ...). Nous devrions pouvoir interpréter tous ces signes comme autant de témoignages de leur intérêt ou de leur indifférence par rapport à la gestion de leur problème.

c) On doit donc tenir compte de l'éventuelle indécision de l'enfant et, le cas échéant; lui proposer ( voire lui imposer ) quelques séances de rencontre pour faire le point avec lui :

- nouer connaissance,

- mieux comprendre son symptôme,

- explorer avec lui ce qu'il sait déjà de l'énurésie ou de la fonction urinaire, ce qu'on a déjà essayé de faire pour l'aider et comment il l'a vécu,

- l'informer, dans les grandes lignes, de ce qu'on pense de la situation, des possibilités de traitement, des changements qu'il pourrait peut-être espérer.

Au fur et à mesure que s'engage ce type de dialogue, il faut également indiquer à l'enfant que son état ne pourra vraisemblablement s'améliorer que :

- s'il fait le pari qu'il peut être plus confortable pour lui d'être libéré de son symptôme et

- s'il met de l'énergie personnelle dans cette direction.

d) Si, face à une passivité persistante, la prise en charge directe de l'enfant a été totalement suspendue, ou si elle se limite à une mesure générale ( thérapie de soutien ), et pour peu qu'on garde le contact avec la famille, on peut refaire régulièrement le point avec l'enfant ( tous les trois mois ... tous les six mois  ) et relancer la question des mesures ciblées.

Mesures générales proposées aux parents.

Elles visent à ce que les parents contrarient moins et/ou à ce qu 'ils stimulent positivement, avec plus d'intensité, certains " besoins profonds " que l'on estime présents chez leur enfant : on espère que, si ces " besoins " sont mieux rencontrés, la personnalité de l'enfant mûrira, et que les facteurs psycho-sociaux qui entretenaient son énurésie iront ainsi en décroissant.

Voici, selon les cas. quelques " besoins " qui gagnent à être bien rencontrés :

- Aider l'enfant à avoir davantage confiance en soi, entre autres en son « soi-sexué » ( joie d'être fille ou garçon ).

- Lui permettre d'exprimer plus directement son agressivité; accepter son affirmation de soi.

- L'encourager à grandir; ne pas l'élever comme un bébé attardé, en veillant néanmoins à ce qu'il ne confonde pas auto-gestion progressive et abandon de lui par ses parents.

- L'aider à mieux gérer sa sexualité; rencontrer ses éventuelles préoccupations sexuelles. Lutter contre sa dépression, son insécurité, etc.

- Etant donné que l'énurésie finit parfois par prendre une dimension d'assuétude, explorer les sources de plaisir présentes dans la vie de l'enfant; au besoin, les intensifier ou lui proposer discrètement de nouvelles sources de plaisir acceptables pour tous.

Mesures centrées sur l'énurésie proposées aux parents.

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jyh enuresie

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Bien sûr, il est souhaitable qu'un maximum de ces mesures soient gérées par l'enfant lui-même, et donc que les parents se limitent à l'y encourager.

Nous avons toutefois déjà évoqué la passivité persistante, voire l'opposition détournée d'un certain nombre d'enfants énurétiques. Ce peut être un moindre mal, dans ces cas, que les parents prennent en charge certains gestes de nursing... en montrant à l'occasion que leur souhait n'est pas de continuer à tout faire à la place de l'enfant.

Au-delà des gestes concrets, le plus important est donc de créer un état d'esprit que les parents contribuent à gérer le problème sans trop d'implication affective ( surprotection, colère, fascination ), en visant à ce que l'enfant (re)devienne propriétaire de son corps et de l'éventuel désir de changer. S'ils n'y arrivent pas, c'est-à-dire Si l'enfant semble rester passif et indifférent, les parents doivent veiller à ce que cela soit quand même identifié comme " son " problème, " son " handicap, tout en mettant en place des mesures visant à en réduire les inconvénients pour eux-mêmes.

Des gestes concrets.

En s'adaptant aux circonstances, les parents peuvent négocier avec l'enfant les mesures que voici, et les maintenir, seuls ou avec sa participation active, à condition de ne pas les transformer en violences :

- Restriction de l'ingestion hydrique du soir; surtout les boissons excitantes ( cocas ...) ( N.B. pas par principe : seulement s'il y a vraiment excès ! ); ambiance calme le soir; abstention d'excitation-TV.

- Vérifier que l'enfant va bien à la toilette juste avant de s'endormir; si l'on a remarqué qu'il urine plus ou moins à la même période de la nuit, veiller à ce qu'il se réveille un peu avant et aille à la toilette ( réveille- matin si possible, ou/et éveil par un parent [ pas celui pour qui l'attachement oedipien serait le plus fort ]).

- Le mettre au lit sans pantalon de pyjama ( éviter les sensations prolongées provoquées par le linge mouillé ); utiliser éventuellement un sous-vêtement ample; le faire dormir sur un drap-éponge bien absorbant.

- S'il l'enfant a fait pipi au lit, lui en faire gérer les conséquences le lendemain matin, le plus possible, selon ses capacités : porter les draps lui-même à un endroit convenu, se laver tout seul, etc.

- Eviter de lui mettre un lange ( invitation à la régression ) ( un grand enfant qui urinerait abondamment peut éventuellement se mettre lui- même un lange d'adultes ). Rechercher d'autres " bénéfices secondaires " possibles, et les réduire.

- Vérifier si, tout simplement, l'enfant n'a pas très peur d'aller aux toilettes, ou s'il n'est pas trop passif pour s'y rendre ( seau de toilette ! ).

- S'il s'agit d'énurésie diurne, on peut imaginer des mesures analogues : veiller à la régularité des mictions aux toilettes; veiller à ce que l'enfant se change et se lave seul ...

- Si l'enfant prend en charge les " mesures ciblées " dont nous parlerons par la suite à son propos, l'y encourager et récompenser ses efforts, davantage que les éventuels résultats ( y penser !).

Dans de rares cas, nous avons constaté que l'existence de l'énurésie avait amené, dans la famille, des comportements destructeurs majeurs ( par exemple escalade de sadisme, avec sondages vésicaux de l'enfant toutes les deux heures, où se mélange volonté d'emprise devenue folle dans le chef d'au moins un parent, si pas franche perversion, et ce souvent avec le silence de l'autre parent ). Il n'est malheureusement pas impossible que, parfois, un médecin se laisse piéger dans cette ambiance d'angoisse et de volonté de toute- puissance, et recommande ces pratiques stériles à moyen terme. Sans oublier notre souci de comprendre ce qui meut ces parents, nous devons interdire la poursuite de comportements aussi aliénants.

énurésie statue

Mesures générales proposées à l'enfant.

Il est fréquent que l'on y recoure, certainement avec les enfants motivés à dépasser leur problème. Avec les autres, on pourra y penser à titre d'essai, en les maintenant ou en les suspendant selon l'intérêt qui y est progressivement porté.

On proposera de telles mesures surtout si on a l'impression que l'enfant est :

- peu satisfait de lui,

- porteur de conflits importants ou

- prisonnier de contextes relationnels difficiles.

Alors, une rencontre de soi, de ses grands désirs, de ses projets, de ses conflits et de ses questions, telle qu'elle se réalise dans une psychothérapie d'inspiration analytique ou rogérienne, peut s'avérer libératoire.

Une psychothérapie de soutien peut permettre aussi d'atteindre une rencontre plus paisible de soi, et apporter des réponses à des questions sociales difficiles.

Si l'on pense que l'énurésie a une dimension d'assuétude, on peut se montrer particulièrement attentif à la question des sources de plaisir présentes dans la vie de l'enfant, et l'inviter à se distraire " autrement ".

Une information sur le corps et le devenir de l'énurésie.

Cette information peut déjà se partager dès les séances diagnostiques. Il ne s'agit évidemment pas d'asséner aux enfants tout ce qu'on sait, mais plutôt :

- d'écouter ce qu'ils connaissent et imaginent,

- de leur demander quelles sont leurs éventuelles questions et

- de leur proposer délicatement des informations complémentaires.

Dans cet état d'esprit, et selon les circonstances, on peut examiner :

- comment l'enfant se représente le fonctionnement normal de la miction et celui de l'énurésie ... et " rectifier " éventuellement ses représentations, ou les compléter, sans pour autant le disqualifier;

- les différences entre le fonctionnement urinaire et le fonctionnement sexuel;

- les différences filles-garçons dans ce domaine;

- comment l'enfant se représente le devenir de son énurésie, et ce que nous en pensons.

Un jour ou l'autre, l'enfant aura vraiment envie et sera vraiment capable de prendre le dessus, au plus tard avec les remaniements physiques et psychiques de la puberté. Il nous paraît juste de donner cet espoir avec tranquillité, en laissant dans l'ombre le tout petit pourcentage d'adultes chez qui le problème persiste. Attirer à l'avance l'attention sur ces cas revient en effet souvent à faire flamber l'angoisse et le désespoir de notre interlocuteur, ce qui nous semble être de la caricature d'information.

Autres mesures ciblées sur la gestion de l'énurésie et proposées à l'enfant motivé.

- Viser à un optimum de gestion, par le patient des conséquences de son énurésie,
- Lui demander, de s'engager dans l'une ou l'autre activité diurne concrète, supposée combattre une cause possible de l'énurésie ( par exemple : le manque de confiance en soi, ou l'angoisse ) ou procurer un plaisir alternatif acceptable.

- Lui faire gérer, avec réalisme, des activités de soirée et d'endormissement qui pourraient prévenir l'énurésie (" Responsability reinforcement discussion ").

Elles se terminent par un rituel qui inclut un acte ( aller à la toilette juste avant d'éteindre la lampe ) et une activité mentale destinés à montrer symboliquement à l'enfant que sa volonté finira par avoir une puissance sur son corps. Cette activité mentale sera le plus souvent une " phrase rituelle " que l'enfant se répétera à voix haute ou mentalement, lentement, par exemple trois fois de suite.

Le contenu de cette phrase variera selon les circonstances. Par exemple: " Mon zizi ( ma vessie ), tu dois rester bien fermé(e) cette nuit " ... " Si je sens que j'ai besoin, je me réveille, je me lève, je vais à la toilette ..."; ou encore, s'il avait été décidé de le réveiller à une heure précise, parce que le moment de sa miction est plus ou moins repérable: " J'entends mon réveil, je m'éveille ..." ou " J'entends papa qui me réveille, je m'éveille ... "

- Jouer sur le transfert positif dirigé vers le médecin : s'intéresser aux efforts accomplis, au devenir du rite, demander à l'enfant de remplir un tableau indiquant s'il a bien pensé à souscrire aux rites convenus ( colonnes " J'ai pensé à ... j'ai pensé à ...") et plus accessoirement, indiquant les résultats ( colonne pluie-soleil ). Encourager les efforts et, dans une moindre mesure, les résultats. Toujours maintenir l'espérance, même si ça ne vient pas tout de suite! Proposer aux parents une attitude analogue, mais en montrant bien à l'enfant que, s'ils ont du plaisir à ses éventuels progrès, c'est d'abord pour lui ... et qu'ils peuvent assumer le non-changement avec patience.

Si l'énurésie s' avère encore plus envahissante que la seule énurésie nocturne isolée, des enfants qui sembleraient avoir une vessie de petite capacité ou/et instable, pollakiurie :

- mieux se retenir le jour ( apprendre à attendre que la vessie soit assez pleine );

- se créer un horaire mictionnel stable ( par exemple toutes les 4 heures le jour );

- décider d'aller uriner au-delà d'un certain seuil de gêne ...

Si cette première vague d'efforts ne procure aucun résultat, par exemple après 6 semaines à 2 mois, et si l'enfant reste motivé, on peut et l'encourager à poursuivre ses efforts et lui proposer l'appoint d'un médicament.

- Il faut bien sûr un accord de principe préalable de ses parents à ce propos.

- Il faut aussi expliquer qu'un médicament aide parfois certains enfants, qu'on ne sait pas dire à l'avance lesquels, et qu'il ne supprime pas la nécessaire implication concomitante de la volonté.

Si rien ne change toujours, et que l'enfant reste motivé, on peut lui proposer de recourir à un appareil-avertisseur. Plus que jamais, la motivation positive de l'enfant reste alors de mise : en effet, après mise en route de l'alarme l'enfant doit accepter de se lever, d'uriner à la toilette, puis de changer ses vêtements s'ils sont un peu mouillés. Cette procédure est quelque peu compliquée à gérer et donc peu accessible avant l'âge de 10-11 ans. On pense qu'un réflexe conditionné peut s'installer après 3 à 6 semaines de propreté créée par l'utilisation du système ( l'enfant " anticipe " le signal ).

La non-obstination.

Les mesures exposées jusqu'à présent ne permettent pas toujours de supprimer le problème. La question du deuil du changement rapide se pose alors. Éventuellement, l'enfant ou/et ses parents poursuivront une thérapie de soutien, analytique ou familiale, en mettant entre parenthèses l'objectif de changement rapide du symptôme.

Professeur J.-Y. Hayez, psychiatre infanto-juvénile,
Docteur en psychologie, responsable de l'Unité de pédopsychiatrie,
Cliniques Universitaires Saint-Luc, 1200 Bruxelles.


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je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos : jyhayez@uclouvain.be

DOSSIER ENURESIE

énurésie

ah, comme c'est gai, du haut du pont de Corinthe, avec juste en-dessous, un bateau de croisière du club med qui passe et peut-être ... sous le regard admiratif de maman

Question d'une maman préoccupée face à une énurésie persistante - Courrier reçu le 20/07/07

Monsieur,

J'ai lu avec grande attention votre article sur l'énurésie. Ma fille de 13 ans en souffre depuis l'âge de trois ans ( elle a été propre environ une année puis elle s'est mise à faire pipi au lit. ) Je me permets de vous écrire car cela m'inquiète fort, je pensais que tout se résolverait avec l'apparition des règles, mais il n'en est rien et je crains que ce handicap se prolonge, ou, au pire, persiste ad aeternum.

Depuis l'âge de quatre ans, elle a été sous contrôle médical et a essayé, au cours de ces longues années, tous les médicaments possibles ( minirin, ditropan et même tofranil ) sans résultat véritablement probant. Des examens urologiques ont été pratiqués et ont montré une vessie en forme de toupie et un sphincter particulièrement puissant, aux dires du médecin spécialiste qui a pratiqué l'examen. Sinon, rien d'anormal du côté rénal. Le pipi-stop ne fonctionnait pas lorsqu'elle était petite ( elle ne l'entendait pas ), elle l'utilise actuellement et il a permis une notable amélioration du symptôme. Aujourd'hui, elle peut passer une semaine sans faire pipi, puis tout à coup, trois à quatre nuits fortement mouillées. Elle ne se réveille pas spontanément, sans pipi-stop.

A part cela, Valérie a vu une psychologue , puis nous avons entrepris une psychothérapie familiale chez le Dr ... à Lyon qui a semblé dire que notre famille fonctionnait plutôt bien. Il devait faire de l'hypnose avec elle, mais cela n'a finalement pas eu lieu. Valérie est une jeune fille très grande ( 1m 77 ), plutôt soucieuse, intelligente ( aucun problème scolaire ) et sportive ( elle fait beaucoup de tennis et de natation ).

Je lui dit que l'on doit arriver à bout de ce problème et j'essaie de la conditionner le soir pour que la nuit se passe bien. Il m'est arrivé de me mettre en colère, le matin, lorsque je devais laver le drap, le duvet, quelquefois même le coussin. Aujourd'hui, je pense que le temps presse et ma grande préoccupation est de savoir si cela va s'arrêter un jour.

Quelles sont les caractéristiques des personnes énurétiques à vie? Qu'est-ce qui fait que l'on n'arrive pas à remédier à ce problème ? Y a-t-il une relation entre l'énurésie et la sexualité, si oui, laquelle ? Ce sont peut-être les trois questions que j'aimerais vous poser aujourd'hui. Je vous suis d'ores et déjà très reconnaissante de bien vouloir me lire.

Réponse de JYH, le 27/07 :


Chère Madame,

À la lumière de votre lettre, très sensible, je me hasarde à vous écrire ceci, non sans spéculations :

Personne n'expliquera jamais avec certitude, ni à Valérie, ni à ses parents, pourquoi celle-ci reste si longuement énurétique, avec quelques irrégularités. Je fais le pari qu'il s'agit à la fois d'un problème physique et psychique, au sens large du terme.

Physique ? Peut-être quelque prédisposition génétique, de l'immaturité dans les circuits cortico-vésicaux, un mauvais et puissant réflexe conditionné qui s'est installé ...

Psychique ? Oui, peut-être aussi, mais une signification psychologique est susceptible d'aller et de venir au fil du temps, de s'installer, de disparaître, de revenir ... Peut-être à travers cette énurésie, une (petite) partie de Valérie s'accroche-t-elle aujourd'hui à un morceau d'enfance, sans pouvoir se l'avouer ... peut-être cette part d'elle-même goûte-t-elle là à un vague plaisir primitif, comme celui de sucer son pouce. Par contre, je ne pense pas qu'il existe un lien entre une énurésie aussi chronique et un quelconque problème sexuel.

Ce que je pense aussi, en vous lisant, c'est que, au fil du temps, cette énurésie a installé trop d'interdépendance entre elle et vous. Certains enfants et jeunes adolescents s'accrochent et s'enlisent à un parent via des problèmes scolaires, des problèmes alimentaires. Ici, cette énurésie a pris aussi au fil du temps cette fonction de garder - stérilement - sa maman tout près d'elle à partir d'un petit handicap.

Je ne sais pas si l'énurésie de Valérie va guérir. Bien malin qui pourrait faire un pari là-dessus. Cela dépend de l'intensité des deux dimensions susceptibles de l'expliquer.

Mais ce que je pense, c'est qu'une condition nécessaire, si elle doit guérir un jour, c'est ce que vous, tous les adultes proches, vous désinvestissiez ce problème complètement et définitivement.

À 13 ans, Valérie connaît tous les moyens d'aide possible, elle peut elle se renseigner sur Internet, et elle a l'intelligence et la faculté de se gérer elle-même.

Bon résultat possible - mais pas certain - en 6 à 12 mois ...

Attention : ne suivez ce conseil que si vous êtes sûr du définitif, du " radical " avec lequel vous pouvez le suivre. Donc, si un jour, elle vous demande aide et avis, vous lui répondrez " Va en parler à notre médecin ". Si un jour elle dit " C'est fini ", vous lui répondrez sobrement " Je m'en réjouis pour toi ". Mais si dans 18 mois, elle revient à la charge " C'est toujours là ", vous continuerez sereinement à lui répondre " Dans ce domaine-là, je ne sais rien faire pour toi ... ".

Croyez à mes sentiments co-parentaux amicaux,

Réaction de la maman le 30/07/07 :


Merci mille fois pour votre message. Nous allons mettre votre conseil en pratique ( bien que Valérie assume déjà elle-même, mais pas toujours, son problème et ses conséquences pratiques ).
L'hypothèse d'une non guérison m'effraie car je ne vois pas comment l'on peut entretenir des relations amoureuses avec ce genre de " maladie ". Et elle a 13 ans.

Réponse de JYH, le 31/07/07


L'on peut parfaitement entretenir des relations amoureuses avec bien des handicaps persistants, même ceux-là, si l'on a confiance dans ce que l'on vaut globalement et dans la capacité d 'aimer que l'on a ...
Mon conseil, c'est que Valérie assume pleinement et définitivement cette partie de sa vie, où, pour des raisons thérapeutiques, vous vous mettez complètement aux abonnés absents, même quand elle a et aura à l'avenir des passages à vide dans ce domaine ... Il faut bien sûr qu'elle comprenne que ce n'est pas une manière de moins l'aimer, mais mieux , courageusement.

Bien à vous


Enurésie quotidienne et grandes tensions à cinq ans

Voici un échange de courriels entre la maman de Lucas ( cinq ans ) et moi qui semble avoir contribué au mieux-être et à la résolution de l'énurésie de Lucas ... et au retour de la confiance dans sa famille.

Mail de la maman le 29 août 2007 :


Bonjour,

J'ai un fils Lucas cinq ans et demi qui souffre depuis l'âge de trois ans d'énurésie diurne et nocturne. La nuit comme le jour, il peut ne pas uriner du tout dans son lit ou son slip. Ca peut s'améliorer quelques jours et puis le problème revient.

Je suis rendue à un point où rien que le fait d'en parler me donne l'envie de pleurer. Il m'est arrivé de craquer à plusieurs reprises devant lui quand il revenait de l'école avec son pantalon trempé. Mon mari, lui, c'est autre chose. Il ne peut s'empêcher d'être en colère et de le gronder souvent violemment. J'ai beau lui dire que ce n'est pas la bonne méthode et que Lucas n'y peut pas grand-chose et que ce n'est pas de sa faute, c'est plus fort que lui. Pour lui, Lucas n'en a rien à faire de vouloir faire des efforts.

Au début, nous avions mis ce problème sur le compte de l'entrée à l'école et de la suppression de son doudou.

Aujourd'hui, je suis enceinte, on se dit que c'est peut être de là que vient le problème. Bref, nous nous sentons un peu dépités. Je me dis que l'arrivée du bébé ne va pas arranger les choses. Et puis, je me dis aussi que tous ces événements n'ont peut-être aucun lien avec notre fils. A force, d'accumuler les excuses, nous nous détournons peut-être du problème.

Je l'ai emmené plusieurs fois chez mon généraliste qui a mis hors de cause une infection urinaire ou autre désordre de type diabète. Il me répète constamment que tout devrait rentrer dans l'ordre et qu'il faut être patient. Mais notre patience à des limites.

Je lui ai donné un traitement homéopathique que j'ai arrêté, le problème avait beaucoup diminué. Peut -être faut-il que je recommence ?

Lucas est pourtant un enfant très agréable. A l'école, tout va très bien, il n'a aucun retard, bien au contraire. Il a un vocabulaire très développé et la maîtresse me dit souvent que c'est un des piliers de la classe.

Son comportement a changé depuis que je suis enceinte malgré tout. Il est plus agressif et moins obéissant qu'avant avec nous mais je pense que ce mauvais caractère vient du fait que nous attendons son petit frère ou sa petite soeur et ça doit le perturber.

Bref, j'essaie de prendre les choses calmement mais c'est souvent très difficile. Je me demande si je ne dois pas consulter un urologue, un pédopsychiatre. Certains m'ont même conseillé un kinésithérapeute. Je ne sais plus quoi faire. Je fais durer les choses car j'espère qu'elles vont se résoudre d'elles-mêmes et que Lucas va avoir une sorte de déclic, un miracle. Je me dis aussi que l'arrivée du bébé ne va faire qu'empirer les choses ou le contraire pourquoi pas ?

Je lui parle très souvent de son problème, je le questionne. Il est bien entendu incapable de me dire pourquoi il est comme ça. Je pense que ça le rend très malheureux mais qu'il ne veut pas le faire voir et c'est pire que tout.

Je me tourne donc vers vous car je ne sais pas à qui en parler. Mon médecin traitant me répétant toujours la même chose, je crois que c'est à moi de prendre les choses en main. Mais je ne sais pas par où commencer.

Je vous remercie tout d'abord de m'avoir lu jusqu'au bout et ensuite de l'attention que vous allez porter à cette lettre.

J'attends vos conseils avec impatience.

Cordialement.

Sylvie C. , maman de Lucas

Le 31 août, assez surchargé, je fais la brève réponse que voici :


Bonjour Madame,

Où habitez vous?

Je pense que vous devez consulter un bon psy avec votre mari. Votre petit garçon sent peser sur lui le poids de votre chagrin, de votre angoisse sur son devenir et sur les causes de sa problématique, où vous vous mettez fort en question. Il sent aussi vos impatiences et la colère de son père, qu'il déçoit. Il est donc probablement fou d'angoisse secrète et de mauvaise image de soi et a perdu tout contrôle de son sphincter.

Rien ne se passera car il ne le peut pas, avant que vous ne soyez infiniment plus sereins, votre mari et vous. Pour cela, une rencontre avec vos vécus profonds plus intimes me paraît indispensable.

Bien cordialement

JYH

Le surlendemain, la maman me répond :

Bonjour, nous en habitons à N ... J'ai commencé à chercher quelques noms de pédopsychiatre ; je ne les connais pas et ne connais personne qui pourrait m'en recommander un. Je pense que ça va être un coup de la loterie qui va me faire en choisir un. A moins que vous ayez quelques noms à me proposer.
D'avance merci.

Cordialement
Sylvie

Et je réponds tout de suite :

Madame, Je vous en prie, faites-le, et avec votre mari, car je suis assez sûr de mon impression ... Les enfants peuvent parfois nous mettre dans de sacrées impasses et je suis sûr que votre petit garçon est tout a fait bloqué par l'idée de vous déplaire fortement.

Regardez le de nouveau avec tendresse et estime, en essayant de vous dire que ce problème cessera un jour et que ce n' est pas bien grave, après tout, que de porter le temps qu'il faut des langes de grand.

Dites lui que vous vous êtes trompés, que vous savez bien qu' il ne le fait pas exprès, qu'un jour ça s'arrangera et qu'ON NE VA PLUS EN PARLER LE TEMPS QU'IL FAUDRA.

Mettez lui son lange sans faire la moindre histoire, vite et bien, sobrement s'il n'y arrive pas tout seul, et le matin, demandez-lui qu'il l'enlève lui-même et aille le jeter dans un endroit convenu.

Ceci, POUR UNE PERIODE INDETERMINEE ET INDETERMINABLE. Si vous me recontactez, je contacterai mon ami X, ( pédopsychiatre susceptible de les informer sur les ressources locales ).

Je vous rappelle cependant que la première chose à faire, ce n'est pas un examen diagnostique de Lucas, mais que vous et votre mari contactiez un bon psy pour que vous compreniez mieux ce que vous vivez d'inacceptable là-autour.

Bien à vous

JYH

Je n'entends plus parler de Lucas pendant un mois, puis je reçois le courriel que voici :


Bonjour,

Tout d'abord un grand merci pour toute l'attention que vous avez porté à mes mails, vous ne pouvez pas savoir à quel point cela ma détendu d'avoir l'avis d'un professionnel d'une simplicité telle que la vôtre.

Brièvement, je vous raconte tout ce qui s'est passé depuis maintenant presque un mois.

J'ai d'abord fait lire vos courriers à mon mari ( je ne lui avais pas parlé de ma démarche ), je voulais qu'il prenne conscience des erreurs que nous faisions avec Lucas. Le fait que ce problème lui soit expliqué par une tierce personne, l'a fait, je pense réagir.

Depuis cette date, nous avons écouté vos conseils. J'ai recommencé à regarder Lucas comme s'il était un enfant tout à fait normal. Je ne m'en rendais pas compte mais à chaque fois que je le regardais, je me posais tout le temps la question de savoir s'il avait fait pipi ou pas dans sa culotte et il devait le sentir. Donc j'ai cessé tout ça ainsi que mon mari à cessé de le rouspéter violemment ou de le brusquer pour qu'il aille aux toilettes.

Je peux vous dire que depuis ce jour, la vie à la maison a changé. Nous sommes beaucoup plus détendus. Même s'il y a quelques accidents, de temps en temps, concernant Lucas, nous lui disons tout simplement d'aller se changer discrètement quand nous avons des invités chez nous. La nuit pour tout vous dire depuis un mois, en tout et pour tout, il y a dû y avoir un accident dans le lit ( la veille nous étions à l'apéro chez des amis et il y a avait malheureusement du coca pour les enfants, donc ...) et un seulement dans le pyjama car il n'a pas eu le temps de courir jusqu'aux toilettes. Il n'est plus jamais revenu de l'école avec le slip trempé. Nous avons instauré des sortes de rituels : pipi avant de partir à l'école, avant de manger le goûter en arrivant de l'école, avant de partir en voiture, etc. et ça marche ...

Il y aura sûrement des hauts et des bas, je ne me fais pas d'illusion, mais je pense qu'il commence à bien maîtriser ses envies. Le fait de ne plus en parler non plus doit le soulager.

Je voulais donc vous remercier d'avoir apporté un peu de votre temps et de votre connaissance à notre problème. Vous ne pouvez pas savoir le bien que cela nous a apporté. Je me permettrais de vous recontacter de temps en temps pour vous donner de nos nouvelles, d'autant plus que Lucas va être grand frère dans moins d'un mois. Je pense donc qu'il y aura peut-être une réaction ou bien au contraire, le fait de ne plus se focaliser, comme nous essayons de faire depuis un mois, sur son problème mais sur la vie avec un bébé. Nous allons peut-être complètement oublier pour un temps son problème et lui aussi, et du coup l'enterrer pour de bon.
L'avenir nous le dira ...

Je vous remercie encore et à bientôt pour quelques bonnes nouvelles ...

Cordialement.

Sylvie

Je réponds immédiatement :


Bonjour madame,

Votre lettre témoigne de votre sens de la convivialité et me fait un grand plaisir. Merci pour votre confiance et félicitations à votre mari et à vous pour votre mobilisation.

Franchement, je ne pensais pas que des progrès auraient été aussi rapides.
ATTENTION TOUTEFOIS : la zone vésicale restera un point vulnérable de Lucas  ... Ne pas vous stresser ni revenir à la case départ s'il y a rechutes ! Ce qui s'est amélioré une fois n'est pas handicapé et peut se ré améliorer ...
Bien à vous
JYH

Après, la maman va m'envoyer une photo numérique de Lucas, magnifique petit bonhomme de cinq ans qui respire la gentillesse et la vivacité. Je lui réponds que je le trouve super ...


je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos : jyhayez@uclouvain.be

 

Création le 29 octobre 2004.
Dernière mise à jour le dimanche 02 mai 2010.
Issu d'un document en traitement de texte remis par le professeur Jean-Yves Hayez.
DS.ds


 


Fin du dossier























































































































































































... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut.

... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez.





































 

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Bravo de m'avoir trouvé

Félicitations

Ce site a été composé par un bénévole sans aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié du professeur Hayez.

C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.

L'hébergement du site est situé sur lycos depuis le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir pratiqué cette action bénévolement également avec beaucoup de professionnalisme.

Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a été supprimé par Lycos le 15 octobre 2006 pour une raison non expliquée. Nous le regrettons vivement et ceci altère fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.



... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a été retirée par souci de simplicité.







Vérification d'accessibilité

Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et Netscape ( quelques instructions ignorées )

Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP

La présentation est prévue pour écran 640x480 mais est encore correcte avec les écrans plus grands 1600x1200 ou autres.


Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008,
Jean-Yves Hayez


je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos : jyhayez@uclouvain.be












 







































































































































































































































































































































































































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... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez.





































 

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Ce site a été composé par un bénévole sans aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié du professeur Hayez.

C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.

L'hébergement du site est situé sur lycos depuis le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir pratiqué cette action bénévolement également avec beaucoup de professionnalisme.

Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a été supprimé par Lycos le 15 octobre 2006 pour une raison non expliquée. Nous le regrettons vivement et ceci altère fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.



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Ce 22 septembre 2008,
Jean-Yves Hayez


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Plan.     ici

Brut.     ici

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PLAN.

A. L'énurésie primaire nocturne, sans autres symptômes.
B. L'énurésie secondaire.
Tenir compte de la motivation de l'enfant :
Mesures générales proposées aux parents.
Mesures centrées sur l'énurésie. proposées aux parents.
Des gestes concrets.
Mesures générales proposées à l'enfant.
Une information sur le corps et le devenir de l'énurésie.
Autres mesures ciblées sur la gestion de l'énurésie et proposées à l'enfant motivé.
La non-obstination.

Cochez ici pour voir le texte original et intégral immédiatement sur votre écran.
Le traitement de l'énurésie.

Une version brute du même texte est disponible ici

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Le traitement de l'énurésie.



Vous avez la possibilité de voir le texte brut : ici. .

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Pour télécharger ce site ...

Le traitement de l'énurésie.


... en format traitement de texte reçu du professeur Jean-Yves Hayez, vous avez les choix suivants :

Format word 9.0 pour imprimante couleur ( 29.07.2005 ).

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liste des mots-clés du site au 28 septembre 2005.

abus sexuel, accompagnement éducatif, adolescents abuseurs, adolescents, allégation d'abus sexuel, angoisse de séparation, angoisse, anxiété, assuétude, autorité parentale, beaux-parents, besoins psychiques des enfants, bizarrerie sexuelle infantile, cadre thérapeutique, confidences, confidentialité, conformisme, culpabilité, debriefing collectif, délinquance, dépendance, dépression, destructivité, deuil compliqué, deuil pathologique, éducation sexuelle, enfant abuseur, enfants, énuresie, éthique, équipes SOS-Enfants, famille, famille reconstituée, Familles restructurées, guerre, identité, infanto-juvénile, intervention de crise, Jean-Yves Hayez, jeux sexuels, livres, mendiants, mort, mort d'un proche, mots-clés, pédopsychiatrie, perversion sexuelle infantile, perversion sexuelle, peur, pornographie, protection, psychiatrie de liaison, psychothérapie, publications, relation de soin, réparations, réseau de santé, sanctions, secrets de famille, séparation parentale, sexualité infantile, sexualité normale, signalement, soins pluridisciplinaires, stress, SOS-enfants, suggestibilité, syndrome de stress post-traumatique, traumatisme psychique, trouble de l'endormissement, trouble du comportement, trouble psychique, urgences, violence, vulnerabilité.