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Le traitement de l'énurésie.
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Le traitement
de
l'énurésie.
* biographie et receuil de publications scientifiques du
professeur Jean-Yves Hayez.

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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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Le traitement de l'énurésie.
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J.-Y. HAYEZ.
Le traitement de l'énurésie implique d'assumer une incertitude, non
seulement pour soi mais aussi face à l'enfant et à sa famille, quant à
l'origine bio-psycho-sociale du problème. Toute énurésie est en effet
un phénomène dans la genèse et l'entretien duquel peuvent jouer des
causes organiques, intrapsychiques ( cognitives et affectives ) et
sociales, soit de façon anarchique et dispersée, soit en " résonance "
les unes avec les autres. On gagne dès lors, comme nous le verrons ci-
dessous, à organiser le traitement en se référant à plusieurs
paramètres en relation avec la dynamique de la relation médecin-
malade.
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Comment nous rendons compte du
" phénomène-énurésie "?
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A. L'énurésie primaire nocturne, sans autres symptômes.
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Au début ( c'est-à-dire au moment, arbitraire, où
l'on a décrété qu'il y a
un problème ), il est probable qu'il s'agit d'un phénomène purement
organique, du moins au sens large du terme : pas vraiment une maladie, mais une maturation plus lente que la
normale de fonctions ( corticales, nerveuses, liées à l'appareil urinaire
lui-même ) amenant le contrôle de la miction. Au fil du temps, s'y
ajoutent des facteurs pathogènes intrapsychiques de type cognitif :
l'enfant ne sait plus, ou n'a jamais su, qu'il pourrait contrôler sa
miction. Il ne se donne donc pas de consignes mentales précises et
stables visant cet objectif. Interviennent aussi des facteurs
intrapsychiques affectifs. P.ex.:
- il se déprime,
- il ressent un sentiment d'infériorité,
- il devient secrètement anxieux à propos de son avenir ( handicap
définitif ou non? ),
- il connaît des bénéfices secondaires
qui l'invitent à " rester bébé ",
- etc.
Quant aux parents et à l'entourage, il leur est
très difficile à la longue
de ne pas " dysfonctionner " ( fluctuations maladroites autour de la
gestion de l'énurésie, regard "autre " sur cet enfant identifié comme "
bébé, handicapé, décevant ..." )
Ces facteurs psychogènes et environnementaux interviennent donc
pour une proportion variable dans l'entretien du problème;
corollairement, l'évolution du facteur organique initial est, elle aussi,
variable et somme toute assez mystérieuse.
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B. L'énurésie secondaire.
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Inversement, face à une énurésie secondaire, on se limite parfois de
façon trop simpliste à croire que l'enfant souffre momentanément d'un
problème affectif ( dans l'acception large du terme ) en relation
variable avec des événements extérieurs ou/et des modifications
défavorables d'attitudes dans l'entourage. Et très probablement,
parfois, il en est bien ainsi ... Dans d'autres cas, cependant, la
maturation de l'équipement organique présidant à la miction est
d'emblée quelque peu fragile. Un événement affectif mineur suffit
alors à faire décompenser un appareil déjà précaire, et l'énurésie, ici,
est bien bio-psycho-sociale.
Tenir compte de la motivation de l'enfant :
a) C'est un paramètre essentiel, qu'il s'agit d'évaluer et de réévaluer
régulièrement et à partir duquel nous modulons largement l'offre de
traitement. En effet, schématiquement, Si l'enfant est vraiment
intéressé par l'idée de résoudre son problème,
on peut lui proposer à la fois des mesures générales ( souvent indiquées ) et des mesures
ciblées ( centrées sur la gestion de son symptôme ).
Inversement, moins il est motivé, moins il répond aux mesures
ciblées, qui lui apparaissent comme des contraintes s'imposant à lui
avec violence: il faut donc y renoncer largement, voire totalement. Et
à propos des mesures générales, sa réaction est imprévisible: l'enfant
non motivé à dépasser son problème les accepte parfois mieux, et
parfois pas du tout: il faut en tout cas s'adapter à sa réponse.
Une règle d'or est de ne pas prendre sur soi à la place d'un enfant
passif les efforts nécessaires à l'amélioration du symptôme.
b) Il n 'est cependant pas toujours facile de bien saisir ce qu'il en est
de la motivation de l'enfant au début des entretiens diagnostiques,
beaucoup sont crispés et amènent tout au plus de vagues réponses
conformistes. Il faut pouvoir accepter de ne pas savoir tout de suite ce
qu'il en est ... Par la suite, Si nous avons l'art de les apprivoiser,
beaucoup de ces enfants peuvent apporter des réponses plus claires à
nos questions portant sur leurs souhaits. On observera aussi leurs
réponses " agies " à de petits tests auxquels nous les soumettrons ( par
exemple: amener un tableau des jours secs et mouillés d'une quinzaine
). Il y aura encore leur indifférence ou leur intérêt pour d'autres
propositions de travail que nous leur ferons ( par exemple : parler du
corps, dessiner ...). Nous devrions pouvoir interpréter tous ces signes
comme autant de témoignages de leur intérêt ou de leur indifférence
par rapport à la gestion de leur problème.
c) On doit donc tenir compte de l'éventuelle indécision de l'enfant et,
le cas
échéant; lui proposer ( voire lui imposer ) quelques séances de rencontre
pour faire le point avec lui :
- nouer connaissance,
- mieux comprendre son symptôme,
- explorer avec lui ce qu'il sait déjà de l'énurésie ou de la fonction urinaire,
ce qu'on a déjà
essayé de faire pour l'aider et comment il l'a vécu,
- l'informer, dans les grandes lignes, de ce qu'on pense de la situation, des
possibilités de
traitement, des changements qu'il pourrait peut-être espérer.
Au fur et à mesure que s'engage ce type de dialogue, il faut également
indiquer à l'enfant que son état ne pourra vraisemblablement s'améliorer
que :
- s'il fait le pari qu'il peut être plus confortable pour lui d'être libéré de
son symptôme et
- s'il met de l'énergie personnelle dans cette direction.
d) Si, face à une passivité persistante, la prise en charge directe de
l'enfant a été totalement suspendue, ou si elle se limite à une mesure
générale ( thérapie de soutien ), et pour peu qu'on garde le contact
avec la famille, on peut refaire régulièrement le point avec l'enfant (
tous les 3 mois ... tous les 6 mois ) et relancer la question des mesures
ciblées.
Mesures générales proposées aux parents.
Elles visent à ce que les parents contrarient moins et/ou à ce qu 'ils
stimulent positivement, avec plus d'intensité, certains " besoins
profonds " que l'on estime présents chez leur enfant : on espère que, si
ces " besoins " sont mieux rencontrés, la personnalité de l'enfant
mûrira, et que les facteurs psycho-sociaux qui entretenaient son
énurésie iront ainsi en décroissant.
Voici, selon les cas. quelques " besoins " qui gagnent à être bien
rencontrés :
- Aider l'enfant à avoir davantage confiance en soi, entre autres en son
" soi-sexué " ( joie d'être fille ou garçon ).
- Lui permettre d'exprimer plus directement son agressivité; accepter
son affirmation de soi.
- L'encourager à grandir; ne pas l'élever comme un bébé attardé, en
veillant néanmoins à ce qu'il ne confonde pas auto-gestion progressive
et abandon de lui par ses parents.
- L'aider à mieux gérer sa sexualité; rencontrer ses éventuelles
préoccupations sexuelles. Lutter contre sa dépression, son insécurité,
etc.
- Etant donné que l'énurésie finit parfois par prendre une dimension
d'assuétude, explorer les sources de plaisir présentes dans la vie de
l'enfant; au besoin, les intensifier ou lui proposer discrètement de
nouvelles sources de plaisir acceptables pour tous.
Mesures centrées sur l'énurésie
proposées aux parents.
Bien sûr, il est souhaitable qu'un maximum de ces mesures soient
gérées par l'enfant lui-même, et donc que les parents se limitent à l'y
encourager.
Nous avons toutefois déjà évoqué la passivité persistante, voire
l'opposition détournée d'un certain nombre d'enfants énurétiques. Ce
peut être un moindre mal, dans ces cas, que les parents prennent en
charge certains gestes de nursing... en montrant à l'occasion que leur
souhait n'est pas de continuer à tout faire à la place de l'enfant.
Au-delà des gestes concrets, le plus important est donc de créer un
état d'esprit que les parents contribuent à gérer le problème sans trop
d'implication affective ( surprotection, colère, fascination ), en visant
à ce que l'enfant (re)devienne propriétaire de son corps et de
l'éventuel désir de changer. S'ils n'y arrivent pas, c'est-à-dire Si
l'enfant semble rester passif et indifférent, les parents doivent veiller à
ce que cela soit quand même identifié comme " son " problème, " son
" handicap, tout en mettant en place des mesures visant à en réduire
les inconvénients pour eux-mêmes.
Des gestes concrets.
En s'adaptant aux circonstances, les parents peuvent négocier avec
l'enfant les mesures que voici, et les maintenir, seuls ou avec sa
participation active, à condition de ne pas les transformer en
violences :
- Restriction de l'ingestion hydrique du soir; surtout les boissons
excitantes ( cocas ...) ( N.B. pas par principe : seulement s'il y a
vraiment excès ! ); ambiance calme le soir; abstention
d'excitation-TV.
- Vérifier que l'enfant va bien à la toilette juste avant de s'endormir; si
l'on a remarqué qu'il urine plus ou moins à la même période de la nuit,
veiller à ce qu'il se réveille un peu avant et aille à la toilette ( réveille-
matin si possible, ou/et éveil par un parent [ pas celui pour qui
l'attachement oedipien serait le plus fort ]).
- Le mettre au lit sans pantalon de pyjama ( éviter les sensations
prolongées provoquées par le linge mouillé ); utiliser éventuellement
un sous-vêtement ample; le faire dormir sur un drap-éponge bien
absorbant.
- S'il l'enfant a fait pipi au lit, lui en faire gérer les conséquences le
lendemain matin, le plus possible, selon ses capacités : porter les draps
lui-même à un endroit convenu, se laver tout seul, etc.
- Eviter de lui mettre un lange ( invitation à la
régression ) ( un grand
enfant qui urinerait abondamment peut éventuellement se mettre lui-
même un lange d'adultes ). Rechercher d'autres " bénéfices
secondaires " possibles, et les réduire.
- Vérifier si, tout simplement, l'enfant n'a pas très peur d'aller aux toilettes,
ou s'il n'est pas trop passif pour s'y rendre
( seau de toilette ! ).
- S'il s'agit d'énurésie diurne, on peut imaginer des mesures analogues :
veiller à la régularité des mictions aux toilettes; veiller à ce que l'enfant
se change et se lave seul ...
- Si l'enfant prend en charge les " mesures ciblées "
dont nous parlerons par la suite à son
propos, l'y encourager
et récompenser ses efforts,
davantage que les éventuels
résultats ( y penser !).
Dans de rares cas, nous avons constaté que l'existence de l'énurésie
avait amené, dans la famille, des comportements destructeurs
majeurs
( par exemple escalade de sadisme, avec sondages vésicaux
de l'enfant toutes les deux heures, où se mélange volonté d'emprise
devenue folle dans le chef d'au moins un parent, si pas franche
perversion, et ce souvent avec le silence de l'autre parent ). Il n'est
malheureusement pas impossible que, parfois, un médecin se laisse
piéger dans cette ambiance d'angoisse et de volonté de toute-
puissance, et recommande ces pratiques stériles à moyen terme. Sans
oublier notre souci de comprendre ce qui meut ces parents, nous
devons interdire la poursuite de comportements aussi aliénants.
Mesures générales proposées à l'enfant.
Il est fréquent que l'on y recoure, certainement avec les enfants
motivés à dépasser leur problème. Avec les autres, on pourra y penser
à titre d'essai, en les maintenant ou en les suspendant selon l'intérêt qui
y est progressivement porté.
On proposera de telles mesures surtout si on a l'impression que
l'enfant est :
- peu satisfait de lui,
- porteur de conflits importants ou
- prisonnier de contextes relationnels difficiles.
Alors, une rencontre de soi, de ses grands désirs, de ses projets, de ses
conflits et de ses questions, telle qu'elle se
réalise dans
une psychothérapie d'inspiration analytique ou rogérienne,
peut s'avérer libératoire.
Une psychothérapie de soutien
peut permettre aussi d'atteindre une
rencontre plus paisible de soi, et apporter des réponses à des questions
sociales difficiles.
Si l'on pense que l'énurésie a une dimension d'assuétude, on peut se
montrer particulièrement attentif à la question des sources de plaisir
présentes dans la vie de l'enfant, et l'inviter
à se distraire " autrement ".
Une information sur le corps et le devenir de l'énurésie.
Cette information peut déjà se partager dès les séances
diagnostiques.
Il ne s'agit évidemment pas d'asséner aux enfants tout ce qu'on sait,
mais plutôt :
- d'écouter ce qu'ils connaissent et imaginent,
- de leur demander quelles sont leurs éventuelles questions et
- de leur proposer délicatement des informations complémentaires.
Dans cet état d'esprit, et selon les circonstances,
on peut examiner :
- comment l'enfant se représente le fonctionnement normal de la miction et
celui de l'énurésie ... et " rectifier " éventuellement ses représentations,
ou les compléter, sans pour autant le disqualifier;
- les différences entre le fonctionnement urinaire et le fonctionnement
sexuel;
- les différences filles-garçons dans ce domaine;
- comment l'enfant se représente le devenir de son énurésie, et ce que
nous en pensons.
Un jour ou l'autre, l'enfant aura vraiment envie et sera vraiment
capable de prendre le dessus, au plus tard avec les remaniements
physiques et psychiques de la puberté. Il nous paraît juste de donner
cet espoir avec tranquillité, en laissant dans l'ombre le tout petit
pourcentage d'adultes chez qui le problème persiste. Attirer à l'avance
l'attention sur ces cas revient en effet souvent à faire flamber
l'angoisse et le désespoir de notre interlocuteur, ce qui nous semble
être de la caricature d'information.
Autres mesures ciblées sur la gestion de l'énurésie et proposées à
l'enfant motivé.
- Viser à un optimum de
gestion, par le patient des conséquences de
son énurésie,
- Lui demander,
de s'engager dans l'une ou l'autre
activité diurne concrète, supposée combattre
une cause possible de
l'énurésie ( par exemple : le manque de confiance
en soi, ou l'angoisse
) ou procurer un plaisir alternatif acceptable.
- Lui faire gérer, avec réalisme, des activités de soirée et
d'endormissement qui pourraient prévenir
l'énurésie
(" Responsability reinforcement discussion ").
Elles se terminent par un rituel qui inclut un
acte ( aller à la toilette
juste avant d'éteindre la lampe ) et une activité
mentale destinés à
montrer symboliquement à l'enfant que sa volonté finira par avoir une
puissance sur son corps. Cette activité mentale sera le plus souvent
une " phrase rituelle " que l'enfant se répétera à voix haute ou
mentalement, lentement, par exemple trois fois de suite.
Le contenu de cette phrase variera selon les circonstances. Par exemple: "
Mon zizi ( ma vessie ), tu dois rester bien fermé(e) cette nuit " ... " Si je sens
que j'ai besoin, je me réveille, je me lève, je vais à la toilette ..."; ou
encore, s'il avait été décidé de le réveiller à une heure précise, parce
que le moment de sa miction est plus ou moins repérable: " J'entends
mon réveil, je m'éveille ..." ou " J'entends papa qui me réveille, je
m'éveille ... "
- Jouer sur le transfert positif dirigé vers le médecin : s'intéresser aux
efforts accomplis, au devenir du rite, demander à l'enfant de remplir
un tableau indiquant s'il a bien pensé à souscrire aux rites convenus (
colonnes " J'ai pensé à ... j'ai pensé à ...") et plus accessoirement,
indiquant les résultats ( colonne pluie-soleil ). Encourager les efforts
et, dans une moindre mesure, les résultats. Toujours maintenir
l'espérance, même si ça ne vient pas tout de suite! Proposer aux
parents une attitude analogue, mais en montrant bien à l'enfant que,
s'ils ont du plaisir à ses éventuels progrès, c'est d'abord pour lui ... et
qu'ils peuvent assumer le non-changement avec patience.
Si l'énurésie s' avère encore plus envahissante
que la seule énurésie nocturne isolée,
des enfants qui sembleraient avoir une vessie
de petite capacité ou/et
instable, pollakiurie :
- mieux se retenir le jour ( apprendre à attendre que la vessie soit assez
pleine );
- se créer un horaire mictionnel stable ( par exemple toutes les 4
heures le jour );
- décider d'aller uriner au-delà d'un certain seuil de gêne ...
Si cette première vague d'efforts ne procure
aucun résultat, par exemple après
6 semaines à 2 mois, et si l'enfant reste motivé, on peut et
l'encourager à
poursuivre ses efforts et lui proposer l'appoint
d'un médicament.
- Il faut bien sûr un accord de principe préalable de ses parents à ce
propos.
- Il faut aussi expliquer qu'un médicament aide parfois certains enfants,
qu'on ne sait pas dire à l'avance lesquels, et qu'il ne supprime pas la
nécessaire implication concomitante de la volonté.
Si rien ne change toujours, et que l'enfant
reste motivé, on peut lui
proposer de recourir à un appareil-avertisseur.
Plus que jamais, la
motivation positive de l'enfant reste alors de mise : en effet, après mise
en route de l'alarme l'enfant doit accepter de se lever, d'uriner à la
toilette, puis de changer ses vêtements s'ils sont un peu mouillés. Cette
procédure est quelque peu compliquée à gérer et donc peu accessible
avant l'âge de 10-11 ans. On pense qu'un réflexe conditionné peut
s'installer après 3 à 6 semaines de propreté
créée par l'utilisation du
système ( l'enfant " anticipe " le signal ).
La non-obstination.
Les mesures exposées jusqu'à présent ne permettent pas toujours de
supprimer le problème. La question du deuil du changement rapide se pose
alors. Éventuellement, l'enfant ou/et ses parents poursuivront une thérapie
de soutien, analytique ou familiale, en mettant entre parenthèses l'objectif de
changement rapide du symptôme.
Professeur J.-Y. Hayez, psychiatre infanto-juvénile,
Docteur en psychologie, responsable de l'Unité de pédopsychiatrie,
Cliniques Universitaires Saint-Luc, 1200 Bruxelles.
DOSSIER ENURESIE

Question d'une maman préoccupée face à
une énurésie persistante - Courrier reçu
le 20/07/07
Monsieur,
J'ai lu avec grande attention votre article sur
l'énurésie. Ma fille de 13 ans en souffre depuis
l'âge de trois ans ( elle a été propre environ
une année puis elle s'est mise à faire pipi au lit. )
Je me permets de vous écrire car cela m'inquiète fort,
je pensais que tout se résolverait avec l'apparition des
règles, mais il n'en est rien et je crains que ce handicap
se prolonge, ou, au pire, persiste ad aeternum.
Depuis l'âge de quatre ans, elle a été sous
contrôle médical et a essayé, au cours de ces
longues années, tous les médicaments possibles
( minirin, ditropan et même tofranil ) sans résultat
véritablement probant. Des examens urologiques ont
été pratiqués et ont montré une vessie en
forme de toupie et un sphincter particulièrement puissant, aux
dires du médecin spécialiste qui a pratiqué
l'examen. Sinon, rien d'anormal du côté rénal.
Le pipi-stop ne fonctionnait pas lorsqu'elle était petite
( elle ne l'entendait pas ), elle l'utilise actuellement et il a
permis une notable amélioration du symptôme. Aujourd'hui,
elle peut passer une semaine sans faire pipi, puis tout à
coup, trois à quatre nuits fortement mouillées. Elle
ne se réveille pas spontanément, sans pipi-stop.
A part cela, Valérie a vu une psychologue , puis nous avons
entrepris une psychothérapie familiale chez le Dr ... à
Lyon qui a semblé dire que notre famille fonctionnait
plutôt bien. Il devait faire de l'hypnose avec elle, mais cela
n'a finalement pas eu lieu. Valérie est une jeune fille
très grande ( 1m 77 ), plutôt soucieuse, intelligente
( aucun problème scolaire ) et sportive ( elle fait beaucoup
de tennis et de natation ).
Je lui dit que l'on doit arriver à bout de ce problème
et j'essaie de la conditionner le soir pour que la nuit se passe bien.
Il m'est arrivé de me mettre en colère, le matin,
lorsque je devais laver le drap, le duvet, quelquefois même
le coussin. Aujourd'hui, je pense que le temps presse et ma grande
préoccupation est de savoir si cela va s'arrêter un jour.
Quelles sont les caractéristiques des personnes
énurétiques à vie? Qu'est-ce qui fait que l'on
n'arrive pas à remédier à ce problème ? Y
a-t-il une relation entre l'énurésie et la sexualité, si oui, laquelle ? Ce sont peut-être les trois questions que j'aimerais
vous poser aujourd'hui. Je vous suis d'ores et déjà
très reconnaissante de bien vouloir me lire.
Réponse de JYH, le 27/07 :
Chère Madame,
À la lumière de votre lettre, très sensible, je
me hasarde à vous écrire ceci, non sans
spéculations :
Personne n'expliquera jamais avec certitude, ni à
Valérie, ni à ses parents, pourquoi celle-ci reste si
longuement énurétique, avec quelques
irrégularités. Je fais le pari qu'il s'agit à la
fois d'un problème physique et psychique, au sens large du
terme.
Physique ? Peut-être quelque prédisposition
génétique, de l'immaturité dans les circuits
cortico-vésicaux, un mauvais et puissant réflexe
conditionné qui s'est installé ...
Psychique ? Oui, peut-être aussi, mais une signification
psychologique est susceptible d'aller et de venir au fil du temps,
de s'installer, de disparaître, de revenir ... Peut-être
à travers cette énurésie, une (petite) partie de
Valérie s'accroche-t-elle aujourd'hui à un morceau
d'enfance, sans pouvoir se l'avouer ... peut-être cette part
d'elle-même goûte-t-elle là à un vague
plaisir primitif, comme celui de sucer son pouce. Par contre, je ne
pense pas qu'il existe un lien entre une énurésie
aussi chronique et un quelconque problème sexuel.
Ce que je pense aussi, en vous lisant, c'est que, au fil du temps,
cette énurésie a installé trop
d'interdépendance entre elle et vous. Certains enfants et
jeunes adolescents s'accrochent et s'enlisent à un parent via
des problèmes scolaires, des problèmes alimentaires. Ici,
cette énurésie a pris aussi au fil du temps cette
fonction de garder - stérilement - sa maman tout près
d'elle à partir d'un petit handicap.
Je ne sais pas si l'énurésie de Valérie va
guérir. Bien malin qui pourrait faire un pari là-dessus.
Cela dépend de l'intensité des deux dimensions
susceptibles de l'expliquer.
Mais ce que je pense, c'est qu'une condition nécessaire, si
elle doit guérir un jour, c'est ce que vous, tous les adultes
proches, vous désinvestissiez ce problème
complètement et définitivement.
À 13 ans, Valérie connaît tous les moyens d'aide
possible, elle peut elle se renseigner sur Internet, et elle a
l'intelligence et la faculté de se gérer
elle-même.
Bon résultat possible - mais pas certain - en 6 à 12
mois ...
Attention : ne suivez ce conseil que si vous êtes sûr du
définitif, du " radical " avec lequel vous pouvez le suivre.
Donc, si un jour, elle vous demande aide et avis, vous lui
répondrez " Va en parler à notre médecin ". Si
un jour elle dit " C'est fini ", vous lui répondrez
sobrement " Je m'en réjouis pour toi ". Mais si dans 18 mois,
elle revient à la charge " C'est toujours là ", vous
continuerez sereinement à lui répondre " Dans ce
domaine-là, je ne sais rien faire pour toi ... ".
Croyez à mes sentiments co-parentaux amicaux,
Réaction de la maman le 30/07/07 :
Merci mille fois pour votre message. Nous allons mettre votre conseil
en pratique ( bien que Valérie assume déjà
elle-même, mais pas toujours, son problème et ses
conséquences pratiques ).
L'hypothèse d'une non guérison m'effraie car je ne vois
pas comment l'on peut entretenir des relations amoureuses avec ce
genre de " maladie ". Et elle a 13 ans.
Réponse de JYH, le 31/07/07
L'on peut parfaitement entretenir des relations amoureuses avec bien
des handicaps persistants, même ceux-là, si l'on a
confiance dans ce que l'on vaut globalement et dans la capacité
d 'aimer que l'on a ...
Mon conseil, c'est que Valérie assume pleinement et
définitivement cette partie de sa vie, où, pour des
raisons thérapeutiques, vous vous mettez complètement
aux abonnés absents, même quand elle a et aura à
l'avenir des passages à vide dans ce domaine ... Il faut bien
sûr qu'elle comprenne que ce n'est pas une manière de
moins l'aimer, mais mieux , courageusement.
Bien à vous
Enurésie quotidienne et grandes tensions à cinq ans
Voici un échange de courriels entre la maman de Lucas ( cinq ans ) et
moi qui semble avoir contribué au mieux-être et à la résolution de
l'énurésie de Lucas ... et au retour de la confiance dans sa famille.
Mail de la maman le 29 août 2007 :
Bonjour,
J'ai un fils Lucas cinq ans et demi qui souffre depuis l'âge
de trois ans d'énurésie diurne et nocturne. La nuit
comme le jour, il peut ne pas uriner du tout dans son lit ou
son slip. Ca peut s'améliorer quelques jours et puis
le problème revient.
Je suis rendue à un point où rien que le fait d'en parler
me donne l'envie de pleurer. Il
m'est arrivé de craquer à plusieurs reprises devant
lui quand il revenait de l'école
avec son pantalon trempé. Mon mari, lui, c'est autre chose. Il
ne peut s'empêcher d'être en colère et de le
gronder souvent violemment. J'ai beau lui dire que ce n'est
pas la bonne méthode et que Lucas n'y peut pas grand-chose et
que ce n'est pas de sa faute, c'est plus fort que lui. Pour lui,
Lucas n'en a rien à faire de vouloir faire des efforts.
Au début, nous avions mis ce problème sur le compte
de l'entrée à l'école et de la
suppression de son doudou.
Aujourd'hui, je suis enceinte, on se dit que c'est peut être
de là que vient le problème.
Bref, nous nous sentons un peu dépités. Je me dis que
l'arrivée du bébé ne va pas
arranger les choses. Et puis, je me dis aussi que tous ces
événements n'ont peut-être aucun lien avec notre
fils. A force, d'accumuler les excuses, nous nous
détournons peut-être du problème.
Je l'ai emmené plusieurs fois chez mon
généraliste qui a mis hors de cause une
infection urinaire ou autre désordre de type diabète. Il
me répète constamment que tout devrait rentrer dans
l'ordre et qu'il faut être patient. Mais notre patience
à des limites.
Je lui ai donné un traitement homéopathique que j'ai
arrêté, le problème avait
beaucoup diminué. Peut -être faut-il que je
recommence ?
Lucas est pourtant un enfant très agréable. A
l'école, tout va très bien, il n'a aucun retard, bien
au contraire. Il a un vocabulaire très développé
et la maîtresse me dit souvent que c'est un des piliers de
la classe.
Son comportement a changé depuis que je suis enceinte
malgré tout. Il est plus agressif et moins obéissant
qu'avant avec nous mais je pense que ce mauvais caractère vient
du fait que nous attendons son petit frère ou sa petite soeur
et ça doit le perturber.
Bref, j'essaie de prendre les choses calmement mais c'est souvent
très difficile. Je me demande si je ne dois pas consulter un
urologue, un pédopsychiatre. Certains m'ont même
conseillé un kinésithérapeute. Je ne sais plus
quoi faire. Je fais durer les choses car j'espère qu'elles vont
se résoudre d'elles-mêmes et que Lucas va
avoir une sorte de déclic, un miracle. Je me dis aussi que
l'arrivée du bébé ne va
faire qu'empirer les choses ou le contraire pourquoi pas ?
Je lui parle très souvent de son problème, je le
questionne. Il est bien entendu incapable de me dire pourquoi il est
comme ça. Je pense que ça le rend très
malheureux mais qu'il ne veut pas le faire voir et c'est pire que tout.
Je me tourne donc vers vous car je ne sais pas à qui en parler.
Mon médecin traitant me répétant toujours la
même chose, je crois que c'est à moi de prendre les choses
en main. Mais je ne sais pas par où commencer.
Je vous remercie tout d'abord de m'avoir lu jusqu'au bout et ensuite
de l'attention que vous allez porter à cette lettre.
J'attends vos conseils avec impatience.
Cordialement.
Sylvie C. , maman de Lucas
Le 31 août, assez surchargé, je fais la brève
réponse que voici :
Bonjour Madame,
Où habitez vous?
Je pense que vous devez consulter un bon psy avec votre mari.
Votre petit garçon sent peser sur lui le poids de votre
chagrin, de votre angoisse sur son devenir et sur les causes de sa
problématique, où vous vous mettez fort en
question. Il sent aussi vos impatiences et la colère de son
père, qu'il déçoit. Il est donc probablement
fou d'angoisse secrète et de mauvaise image de soi et a perdu
tout contrôle de son sphincter.
Rien ne se passera car il ne le peut pas, avant que vous ne soyez
infiniment plus sereins, votre mari et vous. Pour cela, une rencontre
avec vos vécus profonds plus intimes me paraît
indispensable.
Bien cordialement
JYH
Le surlendemain, la maman me répond :
Bonjour, nous en habitons à N ... J'ai commencé
à chercher quelques noms de pédopsychiatre ; je ne
les connais pas et ne connais personne qui pourrait m'en
recommander un. Je pense que ça va être un coup de la
loterie qui va me faire en choisir un. A moins que vous ayez quelques
noms à me proposer.
D'avance merci.
Cordialement
Sylvie
Et je réponds tout de suite :
Madame,
Je vous en prie, faites-le, et avec votre mari, car je suis assez
sûr de mon impression ... Les enfants peuvent parfois nous
mettre dans de sacrées impasses et je suis sûr que votre
petit garçon est tout a fait bloqué par l'idée de
vous déplaire fortement.
Regardez le de nouveau avec tendresse et estime, en essayant de vous
dire que ce problème cessera un jour et que ce n' est pas bien
grave, après tout, que de porter le temps qu'il faut des langes
de grand.
Dites lui que vous vous êtes trompés, que vous savez bien
qu' il ne le fait pas exprès, qu'un jour ça s'arrangera
et qu'ON NE VA PLUS EN PARLER LE TEMPS QU'IL FAUDRA.
Mettez lui son lange sans faire la moindre histoire, vite et bien,
sobrement s'il n'y arrive pas tout seul, et le matin, demandez-lui
qu'il l'enlève lui-même et aille le jeter dans un endroit
convenu.
Ceci, POUR UNE PERIODE INDETERMINEE ET INDETERMINABLE.
Si vous me recontactez, je contacterai mon ami X,
( pédopsychiatre susceptible de les informer sur les
ressources locales ).
Je vous rappelle cependant que la première chose à
faire, ce n'est pas un examen diagnostique de Lucas, mais que vous et
votre mari contactiez un bon psy pour que vous compreniez mieux ce que
vous vivez d'inacceptable là-autour.
Bien à vous
JYH
Je n'entends plus parler de Lucas pendant un mois, puis je reçois le courriel
que voici :
Bonjour,
Tout d'abord un grand merci pour toute l'attention que vous avez
porté à mes mails, vous ne pouvez pas savoir à
quel point cela ma détendu d'avoir l'avis d'un professionnel
d'une simplicité telle que la vôtre.
Brièvement, je vous raconte tout ce qui s'est passé
depuis maintenant presque un mois.
J'ai d'abord fait lire vos courriers à mon mari ( je ne
lui avais pas parlé de ma démarche ), je voulais
qu'il prenne conscience des erreurs que nous faisions avec Lucas. Le
fait que ce problème lui soit expliqué par une tierce
personne, l'a fait, je pense réagir.
Depuis cette date, nous avons écouté vos conseils. J'ai
recommencé à regarder Lucas comme s'il était un
enfant tout à fait normal. Je ne m'en rendais pas compte mais
à chaque fois que je le regardais, je me posais tout le temps
la question de savoir s'il avait fait pipi ou pas dans sa culotte et
il devait le sentir. Donc j'ai cessé tout ça ainsi que
mon mari à cessé de le rouspéter violemment ou
de le brusquer pour qu'il aille aux toilettes.
Je peux vous dire que depuis ce jour, la vie à la maison
a changé. Nous sommes beaucoup plus détendus. Même
s'il y a quelques accidents, de temps en temps, concernant Lucas, nous
lui disons tout simplement d'aller se changer discrètement
quand nous avons des invités chez nous. La nuit pour tout vous
dire depuis un mois, en tout et pour tout, il y a dû y avoir un
accident dans le lit ( la veille nous étions à
l'apéro chez des amis et il y a avait malheureusement du coca
pour les enfants, donc ...) et un seulement dans le pyjama car
il n'a pas eu le temps de courir jusqu'aux toilettes. Il n'est plus
jamais revenu de l'école avec le slip trempé. Nous avons
instauré des sortes de rituels : pipi avant de partir
à l'école, avant de manger le goûter en arrivant
de l'école, avant de partir en voiture, etc. et ça
marche ...
Il y aura sûrement des hauts et des bas, je ne me fais pas
d'illusion, mais je pense qu'il commence à bien maîtriser
ses envies. Le fait de ne plus en parler non plus doit le soulager.
Je voulais donc vous remercier d'avoir apporté un peu de votre
temps et de votre connaissance à notre problème. Vous
ne pouvez pas savoir le bien que cela nous a apporté.
Je me permettrais de vous recontacter de temps en temps pour vous
donner de nos nouvelles, d'autant plus que Lucas va être grand
frère dans moins d'un mois. Je pense donc qu'il y aura
peut-être une réaction ou bien au contraire, le fait de
ne plus se focaliser, comme nous essayons de faire depuis un mois, sur
son problème mais sur la vie avec un bébé. Nous
allons peut-être complètement oublier pour un temps son
problème et lui aussi, et du coup l'enterrer pour de bon.
L'avenir nous le dira ...
Je vous remercie encore et à bientôt pour quelques
bonnes nouvelles ...
Cordialement.
Sylvie
Je réponds immédiatement :
Bonjour madame,
Votre lettre témoigne de votre sens de la convivialité
et me fait un grand plaisir. Merci pour votre confiance et
félicitations à votre mari et à vous pour votre
mobilisation.
Franchement, je ne pensais pas que des progrès auraient
été aussi rapides.
ATTENTION TOUTEFOIS : la zone vésicale restera un point
vulnérable de Lucas ... Ne pas vous stresser ni revenir
à la case départ s'il y a rechutes ! Ce qui
s'est amélioré une fois n'est pas handicapé et
peut se ré améliorer ...
Bien à vous
JYH
Après, la maman va m'envoyer une photo numérique de
Lucas, magnifique petit bonhomme de cinq ans qui respire la
gentillesse et la vivacité. Je lui réponds que je le
trouve super ...
Création le 29 octobre 2004.
Dernière mise à jour
le dimanche 06 juillet 2008.
Issu d'un document en traitement de texte remis par le
professeur Jean-Yves Hayez.
DS.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
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|
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jyhayez@uclouvain.be
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
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Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480 mais est
encore correcte avec les écrans plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
A. L'énurésie primaire nocturne, sans autres symptômes.
B. L'énurésie secondaire.
Cochez ici pour voir le texte original et intégral
immédiatement sur votre écran.
Le traitement de l'énurésie.
Une version brute du même texte est disponible
ici
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
|
Le traitement de l'énurésie.
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Vous avez la possibilité de voir le texte brut : ici. .
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
Pour télécharger ce site ...
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Le traitement de l'énurésie.
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... en format
traitement de texte reçu du professeur
Jean-Yves Hayez, vous avez les choix suivants :
Format word 9.0 pour imprimante couleur ( 29.07.2005 ).
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
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déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
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liste des mots-clés du site au 28 septembre 2005.
abus sexuel,
accompagnement éducatif,
adolescents abuseurs,
adolescents,
allégation d'abus sexuel,
angoisse de séparation,
angoisse,
anxiété,
assuétude,
autorité parentale,
beaux-parents,
besoins psychiques des enfants,
bizarrerie sexuelle infantile,
cadre thérapeutique,
confidences,
confidentialité,
conformisme,
culpabilité,
debriefing collectif,
délinquance,
dépendance,
dépression,
destructivité,
deuil compliqué,
deuil pathologique,
éducation sexuelle,
enfant abuseur,
enfants,
énuresie,
éthique,
équipes SOS-Enfants,
famille,
famille reconstituée,
Familles restructurées,
guerre,
identité,
infanto-juvénile,
intervention de crise,
Jean-Yves Hayez,
jeux sexuels,
livres,
mendiants,
mort,
mort d'un proche,
mots-clés,
pédopsychiatrie,
perversion sexuelle infantile,
perversion sexuelle,
peur,
pornographie,
protection,
psychiatrie de liaison,
psychothérapie,
publications,
relation de soin,
réparations,
réseau de santé,
sanctions,
secrets de famille,
séparation parentale,
sexualité infantile,
sexualité normale,
signalement,
soins pluridisciplinaires,
stress,
SOS-enfants,
suggestibilité,
syndrome de stress post-traumatique,
traumatisme psychique,
trouble de l'endormissement,
trouble du comportement,
trouble psychique,
urgences,
violence,
vulnerabilité.