Troubles alimentaires chez le jeune enfant
Opposition, refus, phobie
Dossier confectionné par J.-Y. Hayez
(
1)
01 décembre 2011
Les difficultés alimentaires sont fréquentes chez les
petits enfants avant cinq-six ans. Après, certains restent
encore de « tout petits mangeurs », qui n'aiment
rien, chipotent beaucoup ... mais sont néanmoins en
bonne santé physique ( « le » signe
de référence )
Avant cinq-six ans, à quoi a-t-on à faire ? Voici
quelques causes non-exclusives l'une de l'autre :

-
L'opposition joyeuse et décidée ( ou râleuse
et colérique ) autour de deux ans : l'enfant affirme
son indépendance et son droit à dire Non dans ce
domaine comme dans bien d'autres.

-
Le dégoût, l'aversion pour un type plus précis
d'aliment qui ne lui plaît pas ; l'impression d'avoir
été « agressé » par cet
aliment et l'évitement de son contact ... C'est plus
ciblé comme refus ... Question «
Faut-il
vraiment manger de tout ? Le faisons-nous, nous les
adultes ? »

-
La phobie pour un type d'aliment ( souvent les solides ),
parce qu'il y a eu une expérience très traumatisante
dont l'enfant se souvient. L'expérience peut concerner
l'aliment directement ( brûlure, étouffement )
ou indirectement ( l'aliment a été associé
à un traumatisme : par exemple, douleur dans la bouche
suite à des aphtes )

-
Le grave manque de plaisir à manger par la bouche chez les
enfants qui ont dû précocement être nourris
artificiellement ( atrésies de l'œsophage, par
exemple )

-
Les très jeunes enfants déprimés : ils
existent et souffrent souvent de (quasi) anorexie de longue
durée

-
Et pour terminer des anorexies longues et graves d'origine somme
toute assez mystérieuses.
Tous les problèmes s'aggravent si les attitudes parentales
sont inefficaces ( démission ;
dépression ; angoisses excessives ; escalade et bras
de fer )
Pour illustrer cette introduction, je vous propose :
I. Un article écrit en 1984 avec A. Manfredi et R.M.
Thomas dans la revue Neuropsychiatrie de l'enfant et de
l'adolescent. Il s'intitule
A propos d'un cas de refus alimentaire chez un enfant de 30
mois. Il a presque une valeur historique, mais j'ai toujours une
certaine tendresse pour ce que j'y ai écrit.
II. Echanges de courriel avec des parents :

-
Une maman m'écrit parce que Liam, son petit garçon de
trente mois, ne prétend pas manger de l'alimentation solide.
Antécédent traumatique.
Phobie alimentaire chez un enfant de trente mois.
Mots clés
TROUBLES ALIMENTAIRES, refus alimentaire, opposition alimentaire,
phobie alimentaire, étouffement, alimentation sélective,
dépression du bébé, anorexie du jeune enfant,
dégoût alimentaire, évitement, angoisse,
anxiété, psychothérapie mère-enfant.
Si vous voulez
en discuter avec moi
(1). Psychiatre infanto-juvénile, docteur en psychologie,
professeur émérite à la Faculté de Médecine
de l'Université
Catholique de Louvain, premier chef du service de Psychiatrie
Infanto-Juvénile des Cliniques universitaires Saint-Luc.
Courriel :
jyhayez@uclouvain.be
Création le 01 décembre 2011.
Dernière mise à jour
le dimanche 11 décembre 2011.
ds.ds
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jeune enfant.
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