Dossier confectionné par J.-Y. Hayez
(1)
22 octobre 2007
Tout être humain est un corps, autant qu'il l'a. Plus
exactement, il est biopsychosocial. Et les résonances entre
son corps, sa psyché et son Soi Social sont étroites,
enchevêtrées et régies par des lois que nous
connaissons encore très mal.
Il reste hasardeux de proposer des préséances entre les
forces et les causalités qui émanent du corps, et celles
qui émanent de l'esprit ( et même celles issues du Soi
Social ). Pour beaucoup de phénomènes à
implications multiples, corporelles, psychiques et relationnelles,
au-delà des apparences, on a l'impression d'avoir à
faire à la vénérable énigme de la poule
et de l'œuf.
Avant de parler des rapports que l'enfant entretient avec son corps,
je vous proposerai néanmoins une réflexion fondamentale
autour de la génétique. Quel rôle joue-t-elle dans
nos existences ? Que penser des découvertes actuelles en
génétique ? Comment en tenir compte dans nos pratiques
pédopsychiatriques ? Comment articuler influence
génétique, liberté et responsabilité ?
Tous ces thèmes sont abordés dans l'article
inédit, inspiré par ma chaire Francqui 2006,
«
Génétique et épigénétique ;
déterminisme et liberté ».
L'article suivant, intitulé "
Ce que vit l'enfant à propos de son corps " abrite les trois
thèmes que voici : l'enfant a avec son corps un rapport de
curiosité et de science ; il a aussi un rapport de pouvoir ;
il a encore un rapport d'amour ou de haine.
Beaucoup d'autres vécus auraient pu être abordés
à propos du corps. Par exemple, lui ou certaines de ses parties
peuvent être l'objet d'une grande angoisse. Vous en trouverez
une description appliquée dans l'article
«
Ouvre la bouche, tu ne sentiras
rien », publié dans la revue Archives de
pédiatrie.
Le corps constitue aussi une grande source de plaisir pour l'enfant,
et beaucoup d'entre eux, à notre instar, apprécient
beaucoup cette fonction-plaisir. Le thème m'a paru suffisamment
important pour constituer l'article "
Corps et plaisir ".
Enfin, nous savons bien que souffrance de l'esprit et souffrance
du corps peuvent être très enchevêtrées. Les
enfants grands malades organiques ont aussi, souvent, de
sérieuses répercussions psychiques et relationnelles. Et
il y a aussi tout le champ de la relation psychosomatique. C'est lui
qui sera plus particulièrement abordé dans l'article
"
Le corps de la psychosomatique ". On peut
également consulter l'article intitulé
Le pédopsychiatre face aux enfants atteints de
troubles dits " fonctionnels " ... et à
leurs pédiatres, article paru en 1995 dans la revue
" Neuropsychiatrie de l'enfance et de l'adolescence ".
Mots clés
corps ; image du corps ; estime de soi ;
curiosité ; plaisir ;
génome ; implications génétiques ;
prédispositions génétiques ; maladies
(impact des-) ; handicaps (impact des) ;
pouvoir ( corps et pouvoir ).
(1). Psychiatre infanto-juvénile, docteur en psychologie,
professeur émérite à la Faculté de Médecine
de l'Université
Catholique de Louvain, premier chef du service de Psychiatrie
Infanto-Juvénile des Cliniques universitaires Saint-Luc.
Courriel :
jyhayez@uclouvain.be