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Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez
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Un jour,
l'adoption.
Chapitre I.
* biographie et receuil de publications scientifiques du
professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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Un jour, l'adoption.
Chapitre I
Perspectives d'ensemble
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Jean-Yves HAYEZ
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1. Beaucoup de définitions ont été proposées
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pour
l'adoption. Nous nous sentons particulièrement proches
de celle de H. Wallot [70] (1)
: « ... Le processsus
psychologique par lequel un individu dirige envers un
autre individu un ensemble de sentiments, d'attitudes et
de comportements qu'on retrouve généralement chez
les humains ayant des liens génétiques et vivant
ensemble un certain temps. Habituellement, les
sentiments rencontrés au sein de la famille tournent
autour de l'appartenance, de l'affection, de la sécurité et
de la familiarité. Les attitudes et les comportements,
d'autre part, sont orientés vers la protection, l'éducation,
les marques d'affection et le plaisir, et s'expriment à
l'intérieur de certaines contraintes qui varient selon le
rôle de chacun dans la famille ... »
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2. Beaucoup de forces et mécanismes psycho-sociaux
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opérant à l'intérieur du processus-adoption, lorsqu'ils
sont considérés élément par élément, ne lui sont pas
spécifiques. Certains auteurs affirment d'ailleurs, sans
trop de nuances, que l'adoption n'a rien de
fondamentalement spécifique : le même H. Wallot, par
exemple, retourne la situation et explique que, dans la
filiation naturelle (2)
, il faut également que parents et
enfants s'adoptent pour que naissent, circulent, les
sentiments et attitudes fondamentales qu'il a énumérés.
C'est aussi la position de J. Noël [61] quand elle affirme
que « ... Croire que le sang assure le lien et l'amour
n'est qu'une forme utile de réassurance, où c'est le fait
de croire qui compte; donc, dans la filiation biologique, il
y a aussi une adoption à faire, c'est-à-dire une
reconnaissance de l'autre, un investissement libidinal,
une projection de désirs sur lui ... »
Michel Soulé [62], également, met en garde contre une
connotation négative trop spécifique attribuée à
l'adoption : « ... L'imputation à l'adoption de difficultés
spécifiques constitue une projection et une réjection à
valeur de clivage : ces " difficultés adoptives " ne sont
que le négatif extériorisé de difficultés universelles ... »
Pour notre part, nous avons souvent expérimenté que,
dans ce puzzle mouvant dans le temps qu'est
l'adoption, beaucoup de pièces du jeu, et beaucoup de
leurs combinaisons, sont susceptibles de se retrouver
dans le décours de la filiation naturelle ou de ce que
l'on appelle actuellement les « nouvelles parentalités » :
nous signalerons ces similitudes au fur et à mesure
qu'elles se présenteront. Certaines composantes du
processus nous paraissent cependant spécifiques, soit
qualitativement, soit quantitativement, par exemple, les
répercussions psychiques de l'expérience de la stérilité;
le fantasme d'abandon, opérant chez l'enfant et souvent
dénié par ses parents; les conséquences des carences
précoces; les troubles de l'identité à l'adolescence;
l'intensité avec laquelle le « tiers social » interagit avec
la famille adoptive, etc. : dans ce domaine de la
recherche de ce qui est vraiment spécifique, il faut
garder la tête froide et ne faire de l'adoption, ni un
processus absolument calquable sur les autres
filiations, ni un processus tout â fait distinct.
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3. Nous nous limiterons à décrire l'adoption
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telle qu'elle
se pratique en Europe occidentale et en Amérique du
Nord, ces dix dernières années et probablement encore
pendant les quelques années à venir. Il faut se rendre
compte en effet que les composantes humaines et
juridiques du processus sont bien différentes selon les
lieux et les époques, en fonction des objectifs de
l'adoption et de son contexte, eux-mêmes mouvants.
Sans en refaire toute l'histoire ni la géographie,
rappelons que pour la seule Europe, l'adoption a
d'abord été une adoption d'adultes destinée à régler
des questions de patrimoine ... Petit à petit, on s'est
davantage préoccupé des dimensions et besoins
affectifs des parents adoptants et des enfants, et on a
voulu « donner une famille à un enfant, et un enfant à
une famille » ... mais même dans cette perspective, il y
a quinze ans, on accueillait surtout des enfants de
quatre-cinq ans, pour éviter le déboire de tares et
maladies à expression tardive. Aujourd'hui, on prend
davantage de risques dans ce champ et on veut des
nourrissons, parce que les psychopédagogues ont
souligné l'importance des liens affectifs précoces.
Demain, on se résignera sans doute à adopter des
enfants classés aujourd'hui comme « plus difficiles » -
enfants étrangers, enfants âgés, enfants handicapés -
parce que le marché des nourrissons nationaux se
rétrécit comme une peau de chagrin (3)
. On peut
également prévoir que le nombre de candidats
adoptants, sans disparaître, ira en diminuant, du moins
dans la population des candidats présentant un
problème de stérilité, à cause des perspectives
ouvertes par les nouvelles parentalités.
Corollairement, pour une même époque, les formes de
l'adoption sont également déterminées par le paysage
socio-économique dans lequel elle prend place. Un
article de G. De Hoyos et coll. [15] est
remarquablement éclairant à ce sujet : les auteurs font
remarquer que, dans des pays agricoles où le travail de
l'enfant peut être un élément de prospérité, l'adoption a
un but pratique et utilitaire : on cherche des enfants
plutôt âgés et les procédures ne sont pas très
officielles; c'est souvent la famille élargie qui adopte.
Par contre, dans nos pays urbanisés et industrialisés,
où l'enfant n'a plus guère valeur de main-d'oeuvre, c'est
surtout la relation affective que l'on recherche, à partir
d'enfants en bas âge, installés en famille par des
procédures officielles et confidentielles très strictes
(4)
.
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4. Chaque adoption est un processus de très longue
durée,
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dont l'origine et la terminaison sont
indéfinissables : elles se perdent dans la généalogie de
chacun des partenaires directs et dans l'histoire
mouvante des convictions et attitudes de la société,
partenaire, elle aussi, du processus : l'adoption, c'est
une couleur d'abord diffusée et confondue dans un
arrière-plan, qui prend progressivement son identité et
sa consistance, se mêle à l'une ou l'autre couleur
voisine ( l'enfant - chaque parent - la société ), pour
donner une synthèse harmonieuse ou discordante :
ainsi en va-t-il des premiers fantasmes de parentalité
qu'a élaborés chaque parent adoptant quand il était
petit ... ainsi en va-t-il des premières conditions
défavorables dans lesquelles ont baigné les parents
naturels ... toutes lignes de force qui aboutissent, des
années plus tard, à la rencontre matérielle et spirituelle
de l'enfant et des parents adoptants, et à la disparition
des parents naturels de l'univers réel de l'enfant, dans
un inconnu parfois bien chargé de tristesse et de
culpabilité ... C'est alors, peu après la première
rencontre avec les adoptants et la séparation vécue
comme définitive avec les géniteurs, que prend place
un acte juridique d'une importance capitale, un contrat
qui lie définitivement l'enfant et ses parents adoptants,
l'acte d'adoption, qui a bien sûr une valeur symbolique
très grande (5)
. Il s'ensuivra une étape très intense du
processus de l'adoption, qui est la relation de l'enfant
mineur et de ses parents adoptifs, sous le regard actif
du tiers social. Mais tout ne se termine pas avec
l'accession de l'enfant à sa propre majorité : à l'autre
bout du temps, se continue le destin de chacun,
souvent redevenu autonome aux yeux d'un observateur
externe; mais chacun reste marqué par les choix qui
ont été faits : l'état des désirs, des conflits et des
comportements qu'il pose continue à « avoir à voir »
avec l'expérience adoptive vécue.
Il faut cependant remarquer, pour donner une première
illustration à ce débat sur la spécificité et la non-
spécificité que nous nous sommes engagés à éclairer,
que cette description n'est déjà pas très spécifique : on
aurait évidemment pu proposer un même déroulement
temporel pour la filiation naturelle ou pour les nouvelles
parentalités : tous ces processus fondamentaux se
préparent dans l'imaginaire de chacun, sont modelés
par l'environnement et le modèlent, laissent des traces
importantes dans la constitution de chaque être, qui
n'est jamais achevée ...
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5. L'adoption est un phénomène somato-psycho-social
non statique :
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certains de ses constituants sont
indépendants les uns des autres, mais se modifient au
cours du temps, selon les lois de leur nature propre;
d'autres s'influencent, unilatéralement, comme les
maillons d'une chaîne, ou circulairement, en réalisant
des pressions modificatrices sur les images mentales et
les comportements existant en aval, ou en amont et en
aval. Phénomène partiellement somatique, l'adoption?
Bien sûr : que l'on pense, par exemple, aux carences
précoces en nutrition et stimulations de certains
enfants, et à leur effet sur leur développement cérébral
et somatique ... que l'on pense aussi à la stérilité de
certains adoptants et, de façon plus diffuse, aux
déterminants organiques partiels des désirs, sentiments
et comportements de chacun!
Phénomène social? L'adoption s'inscrit dans une
société qui est interpellée par elle, et ne cesse de
vouloir dire son mot dans le devenir de chaque cas, par
le truchement tant des grands-parents, des voisins et
des camarades d'école que par celui de nouvelles
dispositions légales, toujours partiellement
insatisfaisantes.
... Et il arrive que ces « constituants » de l'adoption
suivent chacun leur chemin, sans s'influencer
mutuellement, en déterminant des comportements
autonomes : par exemple, l'attitude d'accueil des
parents peut ne pas être modifiée par les limites
cérébrales de l'enfant, ni par les critiques du voisinage.
Mais, plus souvent, ces différents facteurs s'influencent
: l'existence de l'un renforce, atténue, ou modifie
qualitativement un ou plusieurs autres. Par exemple en
se limitant à l'un des schémas généraux qu'il est
raisonnable d'évoquer, l'on peut admettre que :

En commençant à parcourir la boucle intérieure à un
endroit quelconque on peut raisonner ainsi : l'enfant vit,
se représente sa place dans son nouveau milieu;
consciemment et inconsciemment, il lui attribue un sens
(1). Ce sens vécu détermine partiellement (2) le
comportement. Remarquons que bien d'autres facteurs
d'influence ( = AFI ) déterminent également ce
comportement (3) : leur énumération et l'analyse de
leurs interactions réciproques dépassent le propos de
ce schéma : il s'agit aussi bien de facteurs somatiques,
que de conditions environnementales, ou que d'autres
composantes du monde intérieur de l'enfant, non
directement liées à l'adoption. Remarquons également,
sans nous y attarder, que le comportement de l'enfant
est lui-même modificateur de ces AFI (4) et que, par
une boucle de rétroaction un peu curieuse, l'enfant est
pris au piège de son propre comportement et remodèle
quelque peu à partir de celui-ci le sens qu'il attribue à
son adoption (5).
En continuant à parcourir la boucle intérieure, nous
voyons que le comportement de l'enfant va être lu et
décodé par les parents et que, à partir de lui, le sens
conscient et inconscient qu'ils attribuent à l'adoption,
l'image qu'ils ont d'eux, de l'enfant et de leurs interac-
tions, est susceptible de se modifier (6). Mais ce n'est
bien sûr pas le seul facteur d'influence susceptible de
fixer et de mobiliser ce sens vécu (7 et 8).
Et l'on peut continuer la boucle : le sens vécu par les
parents détermine partiellement leur comportement (9),
qui détermine partiellement le sens vécu par l'enfant
(10).
Il nous semble important de redire que l'on aurait pu
commencer ce raisonnement à partir de n'importe quel
point de la boucle : nous sommes dans un système de
causalités circulaires; il n'y a pas de primum movens :
dès le début du processus-adoption, il y a eu un «
premier » sens vécu et par les parents et par l'enfant,
qui s'est exprimé par des comportements initiaux qui
ont eu un effet réciproquement mobilisateur.
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6. L'efficacité de l'adoption donne lieu à bien des
controverses.
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Pour certains auteurs, l'adoption est une
aventure à grands risques, dont les échos sont
nombreux. Citons par exemple M. Bourgeois [8] : 1,1 %
d'enfants adoptés dans la population infantile française,
mais ils constituent 2,6 % des causes de consultations
chez les psychologues. Aux Pays-Bas, R. Hoksbergen
[26] parlera même de quatre à cinq fois plus de
consultations, et de vingt à trente enfants déplacés
annuellement de leur foyer adoptif. C. Launay [42]
pense que le risque de troubles de comportement est
deux fois plus élevé chez les enfants adoptés que chez
les autres. A ces voix alarmées, d'autres répondent que
l'on est dans l'incertitude [ Kirk, 37], ou que des
enquêtes menées sur de jeunes adultes, par exemple
lors du service militaire, sont peu convaincantes [
Clément, 13].
Nous essayerons pour notre part de garder la tête
froide et des positions nuancées. Dans cette
perspective, faisons remarquer que :
- Il faut comparer des choses comparables : ainsi dans
un article - au demeurant fort intéressant par ses
descriptions cliniques - M. Schachter [55] nous dit que
dans 26 % des cas ( de son étude ), il existe des
échecs évidents et qu'il y a en plus un certain nombre
de cas douteux. Mais sa population est riche en grands
enfants, adoptés tardivement, dont le passé social était
très chargé : plutôt que de stigmatiser l'adoption, il eut
mieux valu se demander pourquoi les autorités l'avaient
laissé se conclure ici, plutôt que d'exiger que l'on se
limite à des placements familiaux ...
- M. Soulé et J. Noël [62] attirent justement notre
attention sur le fait qu'il ne faut pas attribuer au
processus-adoption toutes les difficultés qui surgissent
chez l'enfant adopté ou dans sa famille ( pas plus qu'il
ne faut attribuer systématiquement à la séparation des
parents celles qui surgissent après celle-ci!). C'est
parfois du simplisme de psychologues en mal de
certitudes faciles que de réduire ainsi l'explication des
phénomènes : .... On attribue les difficultés de
l'adoption, mais la clinique et la thérapeutique ramènent
toujours (?) les problèmes présentés en données de la
psychopathologie générale... »
- Les critères selon lesquels on mesure le degré
d'échec ou de réussite du processus ne doivent pas
être suspects! Or se référer au nombre de consultations
spécialisées ne me paraît pas un critère d'une valeur
absolue incontestable : il pourrait aussi indiquer un
paramètre précis, qui est un niveau d'angoisse et de
culture psychologique chez les parents adoptants
supérieur à la moyenne de la population. Mais dans
quelle mesure ne l'entretenons-nous pas en présentant
l'adoption comme une opération à risques?
Allons même plus loin et affirmons que le critère «
sortie de l'enfant hors du milieu adoptif, mise en internat
ou en home » est, lui aussi, susceptible de suspicion.
Nous y reviendrons par la suite mais disons déjà ceci :
la séparation parents-enfants pourrait parfois être une
mesure structurante, utile à l'hygiène mentale de tous,
tout comme la séparation des adultes. Dans cette
perspective, et en renversant les raisonnements tradi-
tionnels, l'échec pourrait être parfois de ne pas oser
faire sortir de la famille naturelle un adolescent avec qui
la relation est infernale. Tant mieux si les liens affectifs
un peu moins denses d'un certain nombre d'adoptions
le permettent plus vite.
- Ceci dit afin de relativiser quelque peu les positions
les plus dramatisantes, il n'en demeure pas moins que
l'adoption est porteuse de ses difficultés potentielles
spécifiques, outre que, comme vient de nous le
rappeler Soulé, elle peut être traversée par des
difficultés non spécifiques. Le nier serait aller contre la
vérité et contre le respect dû aux familles adoptives qui
vivent des tensions parfois chroniques et importantes.
Le chapitre 3 décrira abondamment des conjonctions
de forces défavorables. Parmi les plaintes les plus
susceptibles de créer des tensions, citons déjà : les
séquelles de carences précoces, le jeu du fantasme
d'abandon, l'existence d'une double identité chez
l'enfant, surtout au moment des remises en question de
l'adolescence, l'existence de conflits psychiques
importants au coeur même des motivations à l'adoption
des parents, l'attitude négative du milieu social. Comme
nous le redirons par la suite c'est surtout lorsque
plusieurs de ces facteurs coexistent « par hasard »,
mais se rencontrent et se renforcent mutuellement, que
les choses se gâtent.
(1). Le chiffre [ ] qui suit le nom de l'auteur, renvoie au
n° d'ordre donné, dans la bibliographie, à l'article ou à
l'ouvrage dont est extraite la référence ou dont est prise
l'inspiration.
(2). Nous parlerons désormais de filiation « naturelle »
pour désigner la filiation de chair, où l'enfant a bien été
procréé par ses parents, qui sont et ses géniteurs et
ses éducateurs. Donc, dans notre acception, la filiation
« naturelle » désigne la filiation la plus habituelle. Nous
ne donnerons pas à ce terme le sens restrictif qu'il a
dans le vocabulaire juridique où l'enfant naturel est
celui qui a été conçu et est né en dehors du mariage.
(3). Les causes en sont bien connues: progrès de la
contraception; relative banalisation de l'avortement;
manque de motivation des services publics à présenter
l'adoption comme une alternative à l'avortement;
déculpabilisation du statut de l'enfant illégitime ... ( N.B.
Cette dernière réalité étant, en soi, chose heureuse : la
discrimination entre enfants et jetée sur la mère
célibataire n'étaient certes pas des attitudes sociales
acceptables! )
(4). L'on peut se référer également aux articles de
Achich et Lallemand, parus dans un numéro spécial de
Lieux de l'enfance [45] et décrivant le sens de
l'adoption, ou de prises en charges analogues, en pays
musulman et africain.
(5). Mais, comme on le voit, dans notre perspective
psycho-sociale, ce n'est pas cet acte officiel que nous
appellerons « l'adoption ». Pour nous l'adoption est un
processus transgénérationnel à début et à fin
imperceptibles.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
Création le 30 décembre 2005.
Dernière mise à jour
le dimanche 02 mars 2008.
Issu d'un livre remis par le professeur Jean-Yves Hayez.
ds.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.

... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
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C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
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Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
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non expliquée. Nous le regrettons vivement
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Un jour, l'adoption : Chapitre I : Perspectives d'ensemble.
1. Beaucoup de définitions ont été proposées
2. Beaucoup de forces et mécanismes psycho-sociaux
3. Nous nous limiterons à décrire l'adoption
4. Chaque adoption est un processus de très longue
5. L'adoption est un phénomène somato-psycho-social
non statique :
6. L'efficacité de l'adoption donne lieu à bien des
controverses.
Notes.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
- Notes automatiques. -
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Note 1.
(1). Le chiffre [ ] qui suit le nom de l'auteur, renvoie au
n° d'ordre donné, dans la bibliographie, à l'article ou à
l'ouvrage dont est extraite la référence ou dont est prise
l'inspiration.
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dont je viens de partir.
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Note 2.
(2). Nous parlerons désormais de filiation « naturelle »
pour désigner la filiation de chair, où l'enfant a bien été
procréé par ses parents, qui sont et ses géniteurs et
ses éducateurs. Donc, dans notre acception, la filiation
« naturelle » désigne la filiation la plus habituelle. Nous
ne donnerons pas à ce terme le sens restrictif qu'il a
dans le vocabulaire juridique où l'enfant naturel est
celui qui a été conçu et est né en dehors du mariage.
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Note 3.
(3). Les causes en sont bien connues: progrès de la
contraception; relative banalisation de l'avortement;
manque de motivation des services publics à présenter
l'adoption comme une alternative à l'avortement;
déculpabilisation du statut de l'enfant illégitime ... ( N.B.
Cette dernière réalité étant, en soi, chose heureuse : la
discrimination entre enfants et jetée sur la mère
célibataire n'étaient certes pas des attitudes sociales
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Note 4.
(4). L'on peut se référer également aux articles de
Achich et Lallemand, parus dans un numéro spécial de
Lieux de l'enfance [45] et décrivant le sens de
l'adoption, ou de prises en charges analogues, en pays
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Note 5.
(5). Mais, comme on le voit, dans notre perspective
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