Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez

Quelle société

pour

nos enfants?

* biographie et receuil de publications scientifiques du professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier." Jean Guéhenno.
Jean-Yves Hayez
a le plaisir de vous proposer


La sexualité des enfants.

Quelle société pour nos enfants?.


Aujourd'hui, les allusions au sexe servent à vendre tout et n'importe quoi. De forts incitants poussent à la consommation sans modération d'une sexualité qui se résume au plaisir ( industrie pornographique, clubs de rencontres, etc.). C'est un commerce des plus rentables, qui se pratique à tous les coins de rue, avec ses comptoirs officiels et ses dessous-de-table inavouables. Les commentaires sur ce que le sexe apporte à l'être humain sont dithyrambiques, avec la confusion - habituelle aux sociétés de consommation - autour de l'avoir et de l'être. Pour être heureux et branchés, mieux vaut " s'éclater " tous azimuts, sans se préoccuper de valeurs " ringardes " comme la chasteté, la fidélité et le renoncement à soi pour l'amour de l'autre.

La seule réserve apportée, c'est de ne pas contrevenir significativement aux Lois naturelles. Dans ce discours sur le sexe, la finalité naturelle de reproduction de la vie est rarement évoquée, sauf lorsqu'on aborde le sujet de la contraception ou de l'enfant à n'importe quel prix : nous vivons à l'ère du surpeuplement de la Terre-poubelle et à celle où telle femme de soixante ans se fait inséminer par le sperme de son gendre pour donner un enfant à sa fille. Heureusement, le lien entre sexualité et affectivité reste, lui, encore régulièrement évoqué, mais sans que l'acte sexuel soit présenté comme le fruit d'une longue maturation ( on fait l'amour très vite à l'écran où, il est vrai, tout est speedé ). Enfin, la sexualité est présentée comme un bien privé : sa finalité du moment est décidée individuellement ou en couple, voire en groupe de partenaires. La manière dont chacun gère sa sexualité est donc le plus souvent désignée comme " normale " : la norme, c'est de s'afficher dans tous ses goûts sexuels. A la télévision, les animateurs de talk- shows accueillent avec la même empathie l'abbé Pierre, le Premier ministre dans son quotidien, puis quelques sadiques et un couple qui fait l'amour sur scène ...

La confusion des sentiments

Je participe à une émission télévisée à grande audience consacrée à la pornographie. A ma gauche, le ministre de la Culture et des députés. A ma droite, deux garçons et une fille de dix-sept ans, à qui le présentateur demande de raconter leurs expériences à propos de la pornographie. Ils exposent très naturellement, comme une expérience intéressante à partager, comment ils y sont arrivés à onze-douze ans, souvent en compagnie de l'un ou l'autre copain, en décrivant l'excitant de la chose, bien que " ça, on le sait, c'est pas de l'amour ...".


LE MARCHÉ DU SEXE

Si les enfants ne sont pas directement conviés à cette grand-messe du sexe, ils sont néanmoins les témoins involontaires ou intéressés de sa célébration perpétuelle; elle les imprègne pour leur futur et les provoque à quelques transgressions dès leur présent : d'eux-mêmes, ils peuvent décider d'y goûter comme le font les grands, et certains ne s'en privent pas! Pourtant, le message officiel des adultes est : " Pas regarder! Pas toucher! "

Quant aux plus grands, tant les marchands que les adultes les plus prosélytes les verraient volontiers rejoindre sans tarder le marché du sexe : on leur bassine donc les yeux et les oreilles avec les prouesses sexuelles de leurs idoles. On attire leur attention, sans vraiment l'évaluer, sur l'abaissement de l'âge des premières relations sexuelles, sur la banalité d'être consommateur de pornographie à onze-douze ans ... Des distributeurs de préservatifs sont accessibles dans les toilettes de nombre d'écoles secondaires - prévention oblige, bien entendu.

Septième ciel

La série télévisée populaire Le Clan du bonheur ( W. F. Henschel ), paradigme du pollitically correct - elle cible l'Occidental bourgeois branché -, raconte le quotidien d'une famille allemande aisée. Séverin ( quatorze-quinze ans ) et Sophie ( même âge ), amoureux, y ont leur première relation sexuelle dans la chambre du garçon, au su implicite des parents. On les voit discuter tendrement après l'amour : " - T'as eu un orgasme? - Chai pas, j'avais un peu peur. " On nous épargne du moins la séquence lourdement didactique du préservatif-auquel-il- fautpenser-quand-on-est-responsable. Les parents, avant et après, ne feront jamais référence à ces relations sexuelles - supposées appartenir à la vie privée de ces jeunes - , mais se pencheront à l'occasion sur leurs soucis amoureux.


LA PEUR DU GRAND MÉCHANT LOUP

Ainsi, notre société veut gaver ses enfants d'une information scientifique démesurée sur de très nombreux aspects de la sexualité, en obligeant par décret les instituteurs réticents à s'y conformer, mais elle organise son discours comme si l'intérêt pour la pratique sexuelle ne commençait qu'autour de la puberté. Le marché explose! Encyclopédies, DVD, CD-Rom et autres jeux éducatifs expliquent à foison comment tout cela fonctionne. Hélas, dans toute cette panoplie, peu de mots - voire pas du tout - sur le plaisir, sur l'existence d'une sexualité infantile saine et sur les préoccupations graves que peuvent parfois vivre les enfants.

Pire, la répression traditionnelle ou sournoisement contemporaine de la pratique sexuelle infantile reste toujours vigoureusement d'actualité. Certes, la " simple " masturbation et les jeux sexuels les plus innocents sont souvent mieux tolérés que jadis et parfois même accueillis avec le sourire. Mais quand il s'aventure au-delà, l'enfant est très vite considéré comme bon pour les deux pires engeances imaginables à ses yeux : le psychiatre ou le juge. N'est-ce pas plus cruellement raffiné que les appareils antimasturbation du bon Dr Tissot?

Enfin, histoire de bien effrayer les enfants, le grand méchant loup-pédophile est abondamment sorti de sa boîte. Le monde en serait truffé. Et donc spectacles cul hoc et autres campagnes de prévention foisonnent pour mettre les enfants en garde. A de rares exceptions près - comme le programme d'autodéfense québécois Kidpower -, ils ne leur enseignent pas vraiment de stratégies personnelles pour décourager verbalement l'adversaire; ils évitent aussi d'évoquer la légitime défense et le droit que les enfants auraient alors de dissuader l'entrejambe de leur agresseur de poursuivre. Non, il faut aller se plaindre chez maman; ensuite, interventions officielles enclenchées, une aide efficace serait garantie à 100 %. Mais la réalité est souvent bien différente.

L'ANGE OU LA BÊTE

L'activité sexuelle infantile n'est mise sous le feu des projecteurs que très partiellement et souvent de façon très angélique. Quelques échappées occasionnelles alimentent des représentations qui restent bien " traditionnelles " : l'enfant masturbateur, le petit Spirou qui s'apprête à ausculter Suzette, Titeuf un rien plus paillard et l'enfant abusé victime à vie ... En contrepoint, on fait surgir le spectre diabolique du mineur abuseur, agissant seul ou par " tournantes " interposées ( on nous les annonce en augmentation préoccupante et avec des acteurs de plus en plus jeunes ...). Mais ces cris d'alarme ressemblent très fort au discours sécuritaire sur une délinquance juvénile soi-disant en expansion. Le bouillonnement de la vie attribué aux jeunes n'a-t-il pas de tout temps paru menaçant pour l'ordre adulte?

Mais voilà, un underground important et diversifié échappe à ces représentations ( il suffit d'aller jeter un coup d'oeil à la vie qui grouille sur Internet pour s'en convaincre (1) et la société, dans son ensemble, sous-estime largement les nuances qualitatives et l'extension de la sexualité infantile, à l'exception de la petite minorité d'adultes pour qui elle représente un objet de commerce ou de consommation ou un objet de fascination ( nostalgiques des touche-pipi de leurs dix ans ou vrais anarchistes en mal de débauche de la jeune génération ). La grande majorité des adultes n'accepte de prendre en considération que la partie immergée de l'iceberg et ils en font :

 - Un objet de sollicitude, d'éducation et de soins. Cela peut être positif jusqu'à un certain point, au- delà duquel commencent les abus commerciaux et idéologiques : l'excès de professionnalisation assez inefficace autour des enfants victimes d'agressions sexuelles; les promesses triomphalistes des politiciens en campagne électorale; les technocrates des ministères qui dissèquent tout l'humain sur fiches et les vendeurs d'encyclopédies sexuelles en plusieurs tomes, chacun spécifiquement adapté à un semestre de vie de l'enfant. A remarquer, une fois encore, la marge de navigation très étroite dans laquelle ces éducateurs du sexually correct laissent l'enfant (" La masturbation, c'est naturel (2) ... mais ce n'est rien à côté du plaisir que tu connaîtras plus tard, et puis, ne te touche pas trop ... et en plus si le zizi d'un copain atterrit dans ta bouche, alors là tu es un vrai monstre "). Heureusement, beaucoup de parents ne sont pas dupes : la maman type Martine qui a grandi, feuilletant l'encyclopédie ad hoc avec ses deux chérubins blonds, garçon et fille, au sourire bien niais, c'est du virtuel!

 - Un objet d'opprobre et de répression. Très vite, s'il existe une activité sexuelle d'apparence un peu hard entre enfants, tout se passe comme si on devait absolument épingler un abuseur et des victimes : comme si, au fond, l'adulte était trop lâche - ou trop dégoûté par lui-même - pour se représenter que tous les enfants sont susceptibles de s'identifier aux images pornographiques que lui, l'adulte, commercialise à la pelle. Et les mineurs abuseurs, voilà encore du pain bénit ( si j'ose dire ...) pour les vendeurs de psychothérapie spécialisée.

LE DEVOIR DES GRANDS

Outre que les questions ou idées des enfants à propos de la sexualité surviennent au hasard de la vie, les enfants ne s'engagent à parler vrai qu'avec les personnes qui ont su mériter leur confiance. C'est dire combien les adultes qui ont des responsabilités éducatives devraient se tenir prêts à rencontrer ces imprévus et à y faire face rapidement, en restant dans le temps expérientiel vécu par l'enfant, qui est court (3) .

Comment se préparer quand on est parent?

Si les parents ne se sentent pas assez sereins face à cette perspective, ils peuvent s'y préparer. Ainsi, il existe des cycles de sensibilisation élaborés par des associations ou " écoles de parents ". Ils peuvent encore lire des textes qui donnent une présentation nuancée de la sexualité, ou discuter avec un professionnel rapidement disponible - psy, médecin ... - lorsqu'ils rencontrent un problème ardu. L'entraide des autres parents, par exemple via des forums de discussion sur le web, peut également fournir un appui.

Comment se former quand on est un professionnel de la santé?

La formation de professionnels de la santé compétents constitue un objectif important. Médecins généralistes, pédiatres, médecins scolaires, psychologues, pédagogues, enseignants, etc. devraient donc pouvoir consacrer quelques heures de leur formation de base au thème de la sexualité infantile, pas tant à sa mécanique qu'à son " actualité vécue " dans le petit monde des enfants.

Willy est inquiet ...

Willy ( onze ans et demi ) est effondré ( décrochage scolaire, négativisme ...) depuis le jour où son médecin généraliste, dans un souci d'information objective, lui a dit, presque en dehors de tout dialogue, que la taille de son pénis était " un peu plus basse que la normale ". Après beaucoup d'hésitation, le préadolescent avait pourtant pris son courage à deux mains pour interroger le praticien à ce propos, car justement cette taille, couplée à une puberté pas encore déclenchée, le tracassait beaucoup ... A se demander si ce généraliste sait ce que peut représenter pour certains petits garçons ce genre d'inquiétude ...


Et l'éducation sexuelle?

Je ne suis que modérément convaincu par la réelle efficacité des séances d'éducation sexuelle rituellement programmées à l'école. Certes, une information basale sur le fonctionnement sexuel peut être utile; elle inclut nécessairement quelques considérations sur l'intégration de la sexualité dans les relations humaines. Mais c'est surtout à partir des imprévus de la vie que l'enfant construit son savoir. Tant mieux alors si un enseignant - à l'instar d'un parent - peut tirer parti d'un événement de type sexuel récent qui a impressionné les enfants et en discuter à chaud avec sa classe, en dehors de tout programme artificiellement prévu.

Faut-il créer de nouveaux lieux publics d'accueil pour les questions, souffrances et curiosités des enfants?

Nous devons assumer avec humilité que, assis en face de nous, les enfants restent prudents, voire méfiants aussi longtemps que nous n'avons pas gagné leur confiance via notre sincérité, notre accueil et notre respect de la confidentialité. Une partie des parents a fini par mériter cette confiance. Tant mieux! Quant à nous, psy et autres travailleurs sociaux, balayons devant notre porte plutôt que de nous montrer déçus du fait que les enfants nous en disent si peu en matière sexuelle. Le " bouche à oreille ", ça fonctionne entre eux aussi, et ils devinent à juste titre que les officiels se déclarant " là pour les aider " sortiront très probablement de leur logique d'écoute et parleront au-dehors si d'aventure ils évoquent une activité sexuelle partagée. Dès lors, il faut souvent qu'un enfant souffre énormément avant qu'il s'aventure à s'exprimer!

Cela fonctionne-t-il mieux quand il y a garantie d'anonymat?

Je n'ai pas de renseignements précis sur l'efficacité des " téléphones verts " mis à la disposition des enfants : quelques-uns de ceux-ci, en souffrance profonde ou se sentant très seuls, finissent probablement par les utiliser; mais je me demande comment ils vivent cette espérance d'aide qui se limite à une seule écoute, tout authentique soit-elle, et à un renvoi ailleurs, c'est- à-dire chez des adultes identifiables et qui peuvent les identifier (4) .

Et les sites (5) web?

Quelques-uns ont su gagner la confiance des jeunes, de facto à partir de la préadolescence, en réunissant certaines caractéristiques.

 - Garantie totale d'anonymat vis-à-vis des autres utilisateurs ( pas d'adresse électronique à communiquer ), donc garantie totale de protection ( pas de possibilité d'être dragué par un vieux pédophile qui prétend avoir quatorze ans ...).

 - Accueil très large par les animateurs de toutes les expériences racontées ( sur ces forums, ce sont les enfants et adolescents qui se parlent et se régulent à l'occasion ).

 - Invitation faite aux jeunes utilisateurs à rester dans la narration de l'expérience vécue et pas dans le texte pornographique (" Ta petite soeur de six-sept ans pourrait lire ces textes ").

 - Interventions écrites par les animateurs espacées et discrètes; elles soutiennent, encouragent, manifestent de la compassion et ne désapprouvent vraiment que les transgressions majeures ( il est probable néanmoins qu'une petite minorité de messages, très pervers ou destructeurs, sont censurés ).

Il est étonnant de constater avec quelle précision les enfants s'expriment, quelle peut être l'intensité de leurs expériences sexuelles ... et de leur solitude, et comment ils peuvent s'entraider en s'identifiant les uns aux autres et en s'apportant des bribes de réponses vécues. Ne sont-ce donc pas là des lieux où des professionnels de l'enfance pourraient être présents avec tact et discrétion?

Faut-il avoir peur d'Internet?

Ici comme ailleurs, Internet est comparable à la langue d'Esope, susceptible d'être la meilleure ou la pire des choses.

 - La meilleure : bien des enfants s'y débrouillent tout seuls (6) ( ou à deux ou trois du même âge ) et y trouvent les informations qui les intéressent vraiment; ils y exercent leur curiosité et leur désir de défier et de transgresser certaines règles des adultes, et ceci, sans courir les risques de la rue. Enfants et surtout adolescents peuvent y poser des questions délicates, recevoir des réponses positives et se sentir moins seuls; des amitiés " médiatées " s'y nouent, qui peuvent être très profondes ...

 - La pire : j'ai déjà évoqué l'addiction à Internet qui isole les timides et empêche les rencontres sociales concrètes. Par ailleurs, sur Internet, l'information arrive " en bloc " et se présente toujours sous une forme séduisante : il est souvent difficile pour l'enfant d'exercer son esprit critique et d'en faire de bonnes synthèses! Les infos se débitent sans tabou et leur contenu peut traumatiser ou pervertir; les frontières du " Mal " semblent s'estomper, tellement tout a l'air exclusivement virtuel et tellement nombreux sont ceux qui transgressent ces frontières juste à côté de l'enfant cybernaute; des invitations lui sont faites pour qu'il laisse s'exprimer ses pulsions sans retenue, voire qu'il se fixe dans les pires déviations.

Après le Minitel rose ...

Internet a pris la succession du Minitel, en en multipliant les effets. A onze ans, on peut, si l'on veut, pratiquer la branle-o-tél, voire des éjaculations en tir groupé et améliorées par numérisation, voir comment une fille se fait lécher par un chien, participer à un chat obscène spécialisé et même se vendre au plus offrant. Des enfants s'en imprègnent et parfois s'y perdent, pratiquement sans contrôle efficace possible!


Ultime recommandation aux parents du XXIe siècle

Au minimum, toujours concernant le web, il faut exercer un contrôle sur le cadre, même si son efficacité est limitée. L'ordinateur peut être placé dans un endroit calme, mais où il y a du passage; le temps et le type d'utilisation doivent être discutés, puis réglementés sans démission ultérieure et des engagements à une bonne sociabilité doivent être pris. Les parents gagnent à " s'y connaître un peu " : s'y intéresser, partager l'une ou l'autre cyberactivité avec la jeune génération, venir jeter un coup d'oeil amical occasionnel par-dessus l'épaule de leurs satanas et autres tétichéries (7) occupés à chatter ... Quant à la pseudoefficacité des filtres, il faut bien reconnaître qu'elle est surtout vantée par leurs fabricants nord-américains. Oui, peut-être, pour protéger les plus jeunes des images les plus choquantes; non à titre de barrage prohibitif pour les plus âgés, vis-à-vis desquels ils ont plutôt un effet provocateur très stimulant ...

Mais surtout, il faut parler, parler et encore parler aux enfants (8) . Il faut intégrer cette donnée nouvelle de l'accessibilité du Mal via le multimédia et, sans que cela ne tourne à l'obsession, en faire un objet clair de conversation. Avertir les enfants des sollicitations destructrices qu'ils peuvent rencontrer; écouter ce qu'ils en pensent et comment ils imaginent s'en défaire; dire pourquoi et de quoi l'on a peur et par quoi l'on est dégoûté; leur demander de ne pas fréquenter les lieux vraiment sales et criminels; leur promettre qu'on se tiendra à leur disposition, pour les soulager et sans jamais les gronder, s'ils font de mauvaises aventures qui les choquent et s'ils en parlent.

Notes.


1. Certes, tout internaute sensé est au courant que les propos qui circulent sur Internet ne sont pas fiables à 100 % : entre les faux enfants et les vrais qui se vieillissent, et tous ceux qui présentent leurs rêveries et frimes comme des réalités, il y a de la marge ... Avec une certaine expérience, on peut néanmoins estimer qu'au moins trois cinquièmes des échanges verbaux des forums " sérieux " sont fiables.

2. J'ai même entendu la ministre belge de l'Aide à la jeunesse y aller de son couplet libérateur, sur les ondes de la radio nationale, en septembre 2002 ... Les enfants et les ados ne pourraient-ils pas légitimement nous répondre : " Et vous, c'est combien de fois par jour que vous vous branlez? "

3. Même si j'ai reconnu à l'adulte interpellé le droit de répondre " je ne sais pas " ou " je dois réfléchir ", mieux vaut qu'une réaction verbale ou comportementale adéquate s'ensuive rapidement.

4. J'espère par ailleurs que ces écoutants au téléphone ne sortent que rarissimement de leur logique d'écoute pour intervenir dans la vie de l'enfant, en lui demandant ses coordonnées ou en repérant son numéro d'appel : c'est là une décision grave, susceptible d'être lourde de conséquences pour la confiance diffuse que la communauté des enfants doit continuer à leur faire!

5. Ce sont alors souvent des sites multiusages avec pages d'information, forums et plus accessoirement zones récréatives ( quizz, jeux ...) et zone de chat. Le site français kazibao en a été un excellent exemple, jusqu'à sa reprise il y a deux ans par des commerçants : maintenant les forums portent sur les fringues et plus sur les préoccupations affectivo-sexuelles.

6. C'est une première bonne chose : l'enfant fait l'expérience de son savoir-faire et s'en trouve valorisé.

7. L'enfant se présente dans les chats avec un surnom, un pseudo qu'il choisit et qui est souvent un condensé symbolique d'une partie de ses rêves sur lui-même.

8. www.edicom.ch/santé


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Création le 25 septembre 2005.
Dernière mise à jour le dimanche 02 mars 2008.
Issu d'un texte prêté par le professeur Jean-Yves Hayez.
DS.ds

 


Fin du dossier























































































































































































... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut.

... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez.





































 
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Bravo de m'avoir trouvé

Félicitations

Ce site a été composé par un bénévole sans aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié du professeur Hayez.

C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.

L'hébergement du site est situé sur lycos depuis le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir pratiqué cette action bénévolement également avec beaucoup de professionnalisme.

Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a été supprimé par Lycos le 15 octobre 2006 pour une raison non expliquée. Nous le regrettons vivement et ceci altère fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.



... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a été retirée par souci de simplicité.







Vérification d'accessibilité

Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et Netscape ( quelques instructions ignorées )

Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP

La présentation est prévue pour écran 640x480 mais est encore correcte avec les écrans plus grands 1600x1200 ou autres.

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Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a été supprimé par Lycos le 15 octobre 2006 pour une raison non expliquée. Nous le regrettons vivement et ceci altère fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.



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Note 1.


(1). Certes, tout internaute sensé est au courant que les propos qui circulent sur Internet ne sont pas fiables à 100 % : entre les faux enfants et les vrais qui se vieillissent, et tous ceux qui présentent leurs rêveries et frimes comme des réalités, il y a de la marge ... Avec une certaine expérience, on peut néanmoins estimer qu'au moins trois cinquièmes des échanges verbaux des forums " sérieux " sont fiables.

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Note 2.


(2). J'ai même entendu la ministre belge de l'Aide à la jeunesse y aller de son couplet libérateur, sur les ondes de la radio nationale, en septembre 2002 ... Les enfants et les ados ne pourraient-ils pas légitimement nous répondre : " Et vous, c'est combien de fois par jour que vous vous branlez? "

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Note 3.


(3). Même si j'ai reconnu à l'adulte interpellé le droit de répondre " je ne sais pas " ou " je dois réfléchir ", mieux vaut qu'une réaction verbale ou comportementale adéquate s'ensuive rapidement.

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Note 4.


(4). J'espère par ailleurs que ces écoutants au téléphone ne sortent que rarissimement de leur logique d'écoute pour intervenir dans la vie de l'enfant, en lui demandant ses coordonnées ou en repérant son numéro d'appel : c'est là une décision grave, susceptible d'être lourde de conséquences pour la confiance diffuse que la communauté des enfants doit continuer à leur faire!

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Note 5.


(5). Ce sont alors souvent des sites multiusages avec pages d'information, forums et plus accessoirement zones récréatives ( quizz, jeux ...) et zone de chat. Le site français kazibao en a été un excellent exemple, jusqu'à sa reprise il y a deux ans par des commerçants : maintenant les forums portent sur les fringues et plus sur les préoccupations affectivo-sexuelles.

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Note 6.


(6). C'est une première bonne chose : l'enfant fait l'expérience de son savoir-faire et s'en trouve valorisé.

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Note 7.


(7). L'enfant se présente dans les chats avec un surnom, un pseudo qu'il choisit et qui est souvent un condensé symbolique d'une partie de ses rêves sur lui-même.

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Note 8.


(8). www.edicom.ch/santé

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liste des mots-clés du site au 28 septembre 2005.

abus sexuel, accompagnement éducatif, adolescents abuseurs, adolescents, allégation d'abus sexuel, angoisse de séparation, angoisse, anxiété, assuétude, autorité parentale, beaux-parents, besoins psychiques des enfants, bizarrerie sexuelle infantile, cadre thérapeutique, confidences, confidentialité, conformisme, culpabilité, debriefing collectif, délinquance, dépendance, dépression, destructivité, deuil compliqué, deuil pathologique, éducation sexuelle, enfant abuseur, enfants, énuresie, éthique, équipes SOS-Enfants, famille, famille reconstituée, Familles restructurées, guerre, identité, infanto-juvénile, intervention de crise, Jean-Yves Hayez, jeux sexuels, livres, mendiants, mort, mort d'un proche, mots-clés, pédopsychiatrie, perversion sexuelle infantile, perversion sexuelle, peur, pornographie, protection, psychiatrie de liaison, psychothérapie, publications, relation de soin, réparations, réseau de santé, sanctions, secrets de famille, séparation parentale, sexualité infantile, sexualité normale, signalement, soins pluridisciplinaires, stress, SOS-enfants, suggestibilité, syndrome de stress post-traumatique, traumatisme psychique, trouble de l'endormissement, trouble du comportement, trouble psychique, urgences, violence, vulnerabilité.