| Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez |

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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier." Jean Guéhenno. |
Les enfants qui vont bien |
- L'enfant de six-sept ans termine la
découverte de son corps sexuel et de celui de
l'autre sexe. Seul ou avec un pair qu'il
affectionne, il procède aux dernières
vérifications à propos de la « permanence de
l'objet » et de l'inéluctabilité de chaque
sexuation; ses dernières angoisses à ce propos
n'ont pas disparu ...
- L'enfant de huit à dix ans est un
scientifique contemporain : le sexe l'intéresse,
en vrac et sans tabou, mais à titre d'objet
d'études. Il discute beaucoup de ces choses
avec ses copains de toujours. Ils font même l'un
ou l'autre exercice pratique, davantage pour
savoir que pour prendre leur pied.
- Le préadolescent lui, entrouvre la porte de
la chambre sexuelle des ados et des adultes,
puis s'y aventure pour son propre compte : il a
envie d'essayer ses compétences et le plaisir
physique l'intrigue d'abord puis l'intéresse
beaucoup, en théorie et en pratique.| LES ACTIVITES SEXUELLES HABITUELLES |
| LES ACTIVITES MOINS SYSTEMATIQUES |
| DU COTE DES FANTASMES |
- Pris dans « le feu de l'action », les partenaires
ne fantasment rien; ils imitent tout au plus ce
qu'ils ont vu sur une image pornographique.
- Un rite, un scénario sexuel commun existe. il
est mis en situation et guide les préliminaires,
voire le coeur de l'activité sexuelle ( par
exemple, faire semblant d'être les vedettes de
Loft Story au moment où elles flirtent et passent à
l'acte ), mais le script peut tout aussi bien être
désinvesti en cours de route ...
- Un jeu de rôle plus relationnel peut légitimer et
pimenter la composante sexuelle qui s'y inclut (
le jeu du docteur des petits ).
- Il existe également des fantasmes intimes que
l'enfant ne partage pas avec son partenaire du
moment; ils concernent ou non celui-ci et se
rapportent ou non à l'activité en cours :
fantasmes très « perso », surgis de l'album
intrapsychique érotique de l'enfant, qui se
dédouble au cours de son activité sexuelle,
jusqu'à être absent d'esprit dans ce qu'il fait! Ce
processus se poursuit chez un certain nombre
dans la suite de leur vie sexuelle; il n'est pas
rare qu'il ne soit jamais communiqué au(x)
partenaire(s) futur(s), même aimé(s).
- Les fantasmes semblent totalement absents,
la sexualité de l'enfant ne se déchargeant alors
que par l'action.
- L'enfant, surtout préadolescent, incapable de
création personnelle, alimente exclusivement et
plus ou moins avidement son imaginaire
érotique en captant des images
pornographiques et en se les rappelant
passivement par la suite.
- L'enfant cultive des fantasmes d'une seule
catégorie ( très ) déviante, intensément et
durablement.
- Quoique diversifiés, les fantasmes sont très
envahissants et pressent trop l'enfant de
pratiquer une sexualité sans retenue adult-like
et centrée sur le plaisir. A l'inverse, des
fantasmes diversifiés et envahissants, couplés
souvent avec le visionnage d'images
pornographiques, retranchent certains grands
enfants peu sûrs d'eux dans une sexualité
solitaire, ne leur apportant que des satisfactions
compensatoires.| LE CONTEXTE GENERAL |
| LA PLACE DE L'AUTRE |
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Lorsqu'un grand entreprend de séduire un ( trop ) petit
La communauté adulte peut faire face à cette difficulté de la façon suivante :
- Prévenir les accidents, notamment par
une information et une sensibilisation
concrètes et précoces : si on parle aux
enfants de la puberté, il faut aussi évoquer
les risques liés aux relations sexuelles à
cette période de la vie et les précautions à
prendre (9)
.
- Accepter l'idée qu'une activité sexuelle qui
a eu lieu entre jeune pubère et non pubère
est susceptible d'être vécue positivement si
elle correspond aux autres critères
développés plus haut ( pages 68 et 69 ).
- Pour l'avenir, discuter avec les jeunes
concernés et essayer de les convaincre
que la puberté - réalité physique - devrait
entraîner des rites et des choix nouveaux
de partenaire - réalité psychologique et
sociale. Les pubères avec les pubères ( ou
avec ceux qui sont en fort développement
pubertaire ) voilà un des chemins par
lesquels on finit par se ressentir comme
jeune adolescent!
- Même s'ils n'en acceptent pas l'idée,
instaurer cette dernière affirmation au titre
de règle puissante ( voir pages 234 et 235 ). |
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A la rencontre de l'autre
Outre les trois critères de choix que sont la maturité développementale, la taille et l'âge, une sexualité partagée positive présente encore les caractéristiques suivantes :
- Le consentement de chacun : initiative et
proposition faite par le plus déluré, réponse
positive immédiate de l'autre ( des autres ...
; parfois, la réponse est plus lente à venir,
plus passive, plus infiltrée d'ambivalence,
mais, en fin de compte, l'autre donne un
accord, même si c'est avec quelques
réserves.
- La mutualité : coopération à un scénario,
négociations sur le programme et
concessions à l'autre, sollicitude pour ce qui
fait plaisir à l'autre.
- Le dépassement, très souvent, d'une
simple dimension d'« éclate » : on s'amuse
ensemble, on rit, on se parle. Les jeux ou
activités en cours engagent le sexe et le
dépassent à la fois : ce sont des rencontres
entre personnes. |
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Les couples-spectacles
Il existe aussi des couples de façade, assez fréquents, propulsés sur le devant de la scène par le besoin de paraître de chaque partenaire, les provocations du groupe des pairs et même, moins fréquemment, celles des familles! Les jeux publics de mise en place, puis de rupture de ces couples peuvent commencer dès huit-neuf ans ou plus tard, sous le regard et avec la participation des petites bandes homosexuées d'appartenance respective. A leurs débuts, il n'est pas sûr que les deux partenaires éprouvent vraiment des sentiments pour l'autre, sinon le désir de s'affirmer sexué, voire sexuel grâce à cet autre. Observe-t-on, dans ce cas, davantage d'engagement personnel quand ils arrivent à la préadolescence? Probablement, mais il s'agit encore de jouer un rôle : les filles s'habillent très sexy pour provoquer les garçons; des billets d'amour transitent par les bancs de la classe (17) ; les garçons échangent mille grossièretés sur celle qu'ils convoitent le plus et s'envoient des défis (« T'oserais pas te faire sucer ...»). Des intermédiaires sont dépêché(e)s à l'élu potentiel, avec des messages clairs et nets (« X demande si tu veux sortir avec »). Sur cette base semi-publique, des couples se font et se défont, à grands renforts de colère et de souffrance-spectacle; quand ils sont actifs, marivaudage et « drague » s'arrêtent souvent juste au-dessus de la ceinture (18) . |
| POUR METTRE UN BEMOL |
- Ils ne vont qu'exceptionnellement au bout de
l'horreur ( tuer, prolonger dans la durée un abus
sexuel patent ...). Leur conscience morale
reprend le dessus et les en dissuade.
- ils font spontanément marche arrière: ils
regrettent leurs actes et prennent des
dispositions personnelles pour ne pas récidiver;
ils s'efforcent même parfois de réparer leur
faute tout seuls.|
Les enfants mosaïques
Les difficultés d'évaluation sont particulièrement nettes dans le cas des enfants « mosaïques ». Je nomme ainsi les enfants qui, sur de longues durées, sont mi- satisfaisants, mi-préoccupants. Ils développent une partie de leur potentiel positif, mais ils sont aussi « trop ceci ou cela » : trop nerveux, trop dépendants, trop anxieux, trop intolérants à la frustration ou tout-puissants. Cela se révèle pénible à vivre pour eux-mêmes et leur entourage. Pour ces enfants à la santé mentale « intermédiaire », les comportements sexuels posent parfois question, eux aussi : un peu trop de culpabilisation et d'angoisse autour de la sexualité, avec les comportements inhibés ou compulsifs qui s'ensuivent, une sexualité un peu trop « sauvage », trop impulsive, etc. |
| notes. |
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... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut. ... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez. |

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... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut. ... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez. |

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| PLAN. |
LES ACTIVITES MOINS SYSTEMATIQUESRegarder et inspecter
Dans la caravane ...
La masturbation
Quand on est deux
Précision importante
Le vocabulaire et le discours sexuels
Le plaisir des yeux
La parole aux enfants
L'exhibition occasionnelle
Denis et sa culotte de pyjama
Il y a nu et nu
Quelques activités sexuelles « archaïques »
Les franches bizarreries
LE CONTEXTE GENERALUn besoin de mise en scène
A titre de répétition ...
Des scénarios préoccupants?
Fantasmes et déviances
LA PLACE DE L'AUTRELa prise de responsabilité par l'enfant et son rapport aux adultes
Selon les familles
L'ambiance affective
Autres caractéristiques circonstancielles
Un imprévu
POUR METTRE UN BEMOLLe statut de l'enfant partenaire
C'est pas moi, c'est elle !
Lorsqu'un grand entreprend de séduire un ( trop ) petit
Et quand un jeune devient pubère?
Avec le partenaire élu
Que se passe-t-il si la puberté est beaucoup plus précoce?
Les exceptions à la règle de la parité des statuts
A la rencontre de l'autre
A propos des « petits couples » précoces
A propos des « petits couples » précoces
Notes.Personne n'est parfait
Réagir, mais comment?
Les enfants mosaïques
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