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Jean-Yves Livre du professeur Jean-Yves Hayez : La destructivite chez
l'enfant et l'adolescent.
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La destructivité
chez l'enfant et
l'adolescent.
* biographie et receuil de publications scientifiques du
professeur Jean-Yves Hayez.

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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent.
Jean-Yves Hayez
Paris : Dunod, 2001 : 296 pages
Résumé au verso du livre.
Enfants et adolescents peuvent transgresser les lois humaines
garantissant la cohésion d'une communauté. Leurs
actes intentionnels peuvent, alors, conduire jusqu'à la
mort physique ou mentale d'autrui.
Ce livre décrit la nature de ces transgressions et
destructions, ainsi que leur rapport avec les pulsions agressives
et sexuelles. Il analyse les réactions qu'elles provoquent
chez les adultes, entre la crainte d'un jugement incertain
conduisant à ne rien faire et la certitude arbitraire menant
à de graves sanctions inappropriées.
Comme solution opérante, l'auteur propose une approche
caractérisée par l'humilité, l'engagement
personnel et des décisions
collégiales ponctuées par des réévaluations
régulières. Il explique également pourquoi et comment
l'accompagnement du jeune auteur d'une transgression doit harmoniser,
simultanément, la sanction de l'acte avec la prise en compte de
la personnalité du jeune et de son système de vie.
Dans une dernière partie, l'ouvrage montre comment les transgressions
s'ordonnent autour des pôles de la personnalité de leur auteur.
Chacun de ces pôles est analysé sous l'angle de ses mécanismes
d'apparition, de sa description clinique et de son accompagnement spécifique.
Jean-Yves Hayez est psychiatre
d'enfants et d'adolescents, professeur à la faculté de médecine
de l'Université Catholique de Louvain. Il dirige l'Unité
de Pédopsychiatrie des Cliniques Universitaires Saint-Luc et y
coordonne l'équipe SOS Enfants-Famille.
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent
Couverture du livre.
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent
Caractéristiques du livre.
Auteur : Jean-Yves Hayez
Editeur : Dunod, Paris
Collection : Enfances
Année : 2001 ( 3 avril ).
Pages : 296 pages.
Broché
Format : 16 cm x 24 cm.
Poids : 558 grammes.
Prix : 27 euros ( amazon : 25.62 euros, fnac : 25.65 euros port compris. )
ISBN : 2100055585
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent
Une dédicace par le professeur Hayez sur son livre
qu'il donne à un ami médecin le 2 mai 2003.
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent
Table des matières.
PREFACE
AVANT-PROPOS
PREMIERE PARTIE
LES CONCEPTS DE REFERENCE.
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1. Les transgressions et destructions.
Une transgression, c'est un acte ou une parole...
... Avec l'intention de " passer par-dessus "...
A propos de l'intention * Transgressions et pseudo-transgressions
... " Passer par-dessus " une grande loi humaine et/ou une règle ...
Qu'appelons-nous Lois et règles ? * Discussion : le rapport
des règles et des Lois
La réalisation de la pulsion agressive, sexuelle
ou de l'intrication des deux.
Notre conception de l'agressivité et de la violence * Quelques
mots sur la pulsion sexuelle et l'intrication
sexualité-agressivité
La destructivité et les autres qualifications des transgressions.
Le point de vue phénoménologique * Le point de vue de
l'évaluation morale * Le point de vue du diagnostic
clinique * Les transgressions et les lois de la cité
2. Autres considérations liminaires.
Modélisation générale des facteurs à l'oeuvre
et du fonctionnement des personnalités.
Les prédispositions intrapsychiques d'origine externe
(PIEX) * Les prédispositions intrapsychiques endogènes (PIEND)
* Les influences variées sur les deux catégories de
prédispositions; la prédisposition résultante (PR) * Le
second travail de notre intelligence et celui de notre liberté
intérieure * Les rétroactions
Causalité, responsabilité et culpabilité du jeune.
Le vécu subjectif des professionnels.
Plaidoyer pour la sérénité * La sérénité, un travail
toujours à reprendre
DEUXIEME PARTIE
LES MODES D'ACCOMPAGNEMENT DU JEUNE
ET DE SES SYSTEMES
DE VIE.
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3. Finalités.
Extension dans le temps et dans l'espace.
Au centre de nos objectifs : reconnaître et/ou faciliter
la maturation psychologique.
Les grandes intentions qui concrétisent l'objectif central.
Les grandes lignes des résultats obtenus.
Les limites du projet * Schématisation des résultats obtenus et
de leurs conséquences
4. Les étapes de l'accompagnement.
Les transgressions répétées et moyennement destructrices.
Une première réaction rapide émanant d'une " autorité
provisoire " * La mise en place et le fonctionnement d'une
autorité de référence * La démarche diagnostique *
L'accompagnement stricto sensu : introduction *
L'accompagnement stricto sensu : la sanction active des
transgressions *
L'accompagnement stricto sensu : la sollicitude envers la
personne du jeune *
L'accompagnement stricto sensu : l'interpellation des
systèmes de vie et l'amélioration des conditions
matérielles de la vie * La fin du programme de prise
en charge ou de sa dimension la plus intensive
La transgression unique et très destructrice.
Les transgressions légéres et espacées.
5. L'aide contrainte ou le travail à l'amiable.
Introduction.
Discussion des critères évalués.
A propos de la dangerosité * Le fonctionnement
psychopathologique ou sociopathique
Face aux transgressions au moins moyennement destructrices.
Le jeune génère une dangerosité significative pour
autrui * Acceptation du programme * Le jeune ne génère pas
une dangerosité significative
En guise de conclusion.
6. Les sanctions de l'acte.
Les sanctions actives.
L'interdiction verbale * L'interdiction agie * Le dédommagement
* Reconnaître la réparation spontanée de soi et/ou y
inviter le jeune * Les récompenses matérielles * Les
punitions * Ecarter le jeune de son milieu de vie habituel
Décider l'abstention.
Définition et discussion * Quand et pourquoi vaut-il mieux
s'abstenir ? * Quelques applications
7. La sollicitude envers la personne du jeune et ses systèmes
de vie.
La mise en place d'une éducation et de relations quotidiennes
de qualité.
Les attitudes vécues par l'adulte " pour soi " *
L'investissement du jeune par l'adulte * La présence de
l'adulte * La valorisation du jeune par l'adulte * La
force de l'adulte et des institutions * L'attractivité *
Favoriser les sublimations
L'éducation et la remédiation cognitives.
Les objectifs d'un travail cognitif * Les composantes de la
remédiation cognitives * Ambiance et procédures * Où
se réalise ce travail cognitif?
Les rencontres de paroles dirigées vers la personnalité
du jeune et/ou la modification des comportements.
Le contexte des entretiens (E) et des (psycho)thérapies (PST)
* Les fonctions exercées dans les E et les PST
L'interpellation des systèmes de vie.
TROISIEME PARTIE
LES CATEGORIES CLINIQUES ET LEUR PRISE EN CHARGE.
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8. Les fonctionnements types et leurs variantes.
Possibilité de définir et de modéliser des fonctionnements types.
Les modèles de fonctionnement type et les jeunes en chair et en os.
Mode d'emploi de la troisième partie.
9. Les personnalités actuellement en bonne santé mentale.
Définition, critères clés et discussion.
La limite des termes * Les indicateurs positifs de la bonne
santé mentale
Les facteurs externes, PIEND et mécanismes intrapsychiques.
Les facteurs externes * Les PIEND * Quelques mécanismes
intrapsychiques propices aux transgressions
Description clinique.
Les caractéristiques usuelles des transgressions * Les
catégories de transgressions à l'oeuvre
L'accompagnement du jeune et de ses systèmes de vie.
A propos des sanctions * La sollicitude envers la personne
du jeune * L'accompagnement destin‚ aux systèmes de vie *
La mobilisation de l'équipement social
Quelques variantes cliniques.
Les jeux et confusions d'identité * Les représentations
mentales très traumatiques et les transgressions différées
Les personnalités actuellement immatures.
Définition, critères clés et discussion.
Définition * Critères clés * Discussion
Les facteurs externes, PIEND et mécanismes intrapsychiques.
Les facteurs externes * Les PIEND * Quelques mécanismes
intrapsychiques propices aux transgressions
Description clinique.
Le fonctionnement général typique du jeune immature *
Récapitulatif des principales transgressions * L'évolution
dans la durée
L'accompagnement du jeune et de ses systèmes de vie.
Un état d'esprit * A propos des sanctions * La sollicitude
envers la personne du jeune * La mobilisation de l'équipement
social
11. Les personnalités actuellement psychopathiques.
Définition, critères clés et discussion.
Définition * Critères clés * Discussion
Les facteurs externes, PIEND et mécanismes intrapsychiques.
Les facteurs externes * Les PIEND * Quelques mécanismes
intrapsychiques propices aux transgressions
Description clinique du jeune de la catégorie A.
Le fonctionnement général de la personnalité *
Récapitulatif des principales transgressions * L'évolution
dans la durée * A propos du fonctionnement
psychopathique de la catégorie B
L'accompagnement du jeune et de ses systèmes de vie.
Un état d'esprit * A propos des sanctions * La sollicitude
envers la personne du jeune * L'accompagnement destin‚ aux
systèmes de vie * La mobilisation de l'équipement social
Quelques variantes cliniques.
La bidimensionnalité immaturité-psychopathie * La
tridimensionnalité normalité-immaturité-psychopathie
12. Les personnalités actuellement caractérisées par un
vécu d'exclusion.
Définition, critères clés et discussion.
Définition * Critères clés * Discussion
Les facteurs externes, PIEND et mécanismes intrapsychiques.
Les facteurs externes * Les PIEND * La mise en place des principaux
mécanismes intrapsychiques du vécu d'exclusion
Description clinique.
L'accompagnement du jeune et de ses systèmes de vie.
L'accompagnement du jeune de la catégorie A ( carencé
affectif ) * L'accompagnement du jeune de la catégorie B
( exclusions tardives et circonstancielles )
Quelques variantes cliniques.
Carence affective partielle ou
insecure attachment * Les
jeunes caractérisés par une dimension d'immaturité
et de carence affective * Les jeunes caractérisés par
au moins une dimension de psychopathie et de vécu d'exclusion
* Carence affective et délinquance essentielle; carence
affective et perversité
13. Les personnalités actuellement délinquantes essentielles.
Définition, critères clés et discussion.
Définition * Critères clés * Discussion
Les facteurs externes, PIEND et mécanismes intrapsychiques.
Les facteurs externes * Les PIEND * Quelques mécanismes
intrapsychiques propices aux transgressions
Description clinique.
Le fonctionnement général de la personnalité * Récapitulatif
des principales transgressions
L'accompagnement du jeune et de ses systèmes de vie.
(DE) A propos de l'interdiction verbale * (DE) A propos de
l'interdiction agie * (DE) A propos de l'exigence de
dédommagement * (DE) A propos de la valorisation des
dimensions estimées saines du jeune * (DE) A propos de la
force de l'adulte * (DE) A propos des entretiens et des
psychothérapies * (DE) A propos de la mobilisation de
l'équipement social
Quelques variantes cliniques.
Les fonctionnements divers avec pseudopodes occasionnels vers
la délinquance essentielle * Les fonctionnements de
moralité émoussée, entre normalité et délinquance
* Les fonctionnements mixtes psychopathie-délinquance
14.Les personnalités actuellement caractérisées par
la délinquance névrotique.
Définition, critères clés et discussion.
Définition * Critères clés * Discussion
Les facteurs externes, PIEND et mécanismes intrapsychiques.
Les facteurs externes * Les PIEND * Quelques mécanismes
intrapsychiques typiques
Description clinique.
Le fonctionnement général de la personnalité * Récapitulatif
des principales transgressions * L'évolution dans la durée
L'accompagnement du jeune et de ses systèmes de vie.
A propos des sanctions * La sollicitude envers la personne du
jeune * L'accompagnement des systèmes de vie * La mobilisation
de l'équipement social
Une variante clinique : entre l'immaturité et le fonctionnement
névrotique hystérico-délinquant.
15.Les personnalités actuellement caractérisées par la
perversité et/ou porteuses de perversion(s) sexuelle(s).
Définition, critères clés et discussion.
Le fonctionnement actuellement caractérisé par la
perversité * Le fonctionnement actuellement caractérisé par
la présence d'une ou de plusieurs perversions sexuelles
Les facteurs externes, PIEND et mécanismes intrapsychiques.
Pour rendre compte de la perversité * Pour rendre compte
des perversions sexuelles * Description clinique * Le
fonctionnement caractérisé par la perversité
* Description clinique d'activités sexuelles perverses
L'accompagnement du jeune actuellement caractérisé par la
perversité.
(PE) A propos du repérage des actes transgressifs * (PE)
A propos de l'interdiction agie * (PE) A propos de la valorisation
des dimensions estimées saines * (PE) A propos de la
mobilisation de l'équipement social
Faire face à la sexualité pathologique du jeune et notamment
aux perversions sexuelles.
Un état d'esprit * Une éducation et des relations
quotidiennes de qualité * Les rencontres de paroles
instituées * Les sanctions
Quelques variantes cliniques.
16. Les personnalités actuellement psychotiques,
prépsychotiques ou autistiques.
Tous sont susceptibles de poser des actes destructeurs.
Responsabilité ou irresponsabilité?
L'accompagnement, notamment la sanction des actes destructeurs.
Bibliographie
Index
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent
Préface.
Parmi les sujets traités par les praticiens de la
santé mentale et de l'aide socioéducative, certains
d'entre eux sont étrangement occultés. Tout se
passe comme si leur complexité ou leurs parts
d'incertitudes entraînaient une sorte de silence
vaguement comblé par quelques considérations
théoriques bâclées. Ils forment le continent
sombre de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie.
Les troubles d'adaptation sociale tels que les
manifestations délinquantes font partie de ces
thèmes évités. Certes, bien des cliniciens
acceptent de faire des expertises qui leur
permettent de nommer les problèmes, d'en tirer
certaines conclusions intéressantes tout en se
distanciant des prises en charge bien souvent
décevantes. Certes, il existe des praticiens
acceptant de travailler dans les institutions pour
jeunes contrevenants, mais la plupart d'entre eux
préfèrent se tourner vers une clientèle capable de
formuler une demande explicite moins
ambivalente dans le déroulement d'un
cheminement thérapeutique, moins blessante
dans les volte-face agressives.
Il se peut aussi que travailler concrètement avec
des jeunes délinquants soulève des résonances
émotives pénibles à métaboliser. Leurs
comportements nous renvoient à nos propres
errances, à notre lent apprentissage à la
socialisation, à notre éternelle difficulté de gérer
ces deux forces pulsionnelles qui s'appellent :
agressivité et sexualité. Ils nous forcent à nous
situer vis-à-vis de problèmes dont la résolution
reste un éternel combat tant à un niveau
personnel qu'à un niveau social. Quels sont les
ingrédients, l'utilité, le sens des conduites dites
d'autorité? Comment se situer entre les intentions
éthiques de liberté, de respect de la personne et
les règles tout aussi nécessaires pour permettre
que convivialité et communauté humaine ne
soient pas des termes vides de signification ?
Comment savoir rencontrer celui qui transgresse
gravement les valeurs sociales et morales sans
juger sa personne mais sans accepter ses actes?
Lorsqu'il s'agit d'un jeune, comment reconnaître
dans ses comportements inacceptables s'il s'agit
d'une phase transitoire sous-tendant malgré ses
errances une période féconde dans son évolution
ou s'il s'agit des signaux annonciateurs d'une
organisation plus durable de sa personnalité ?
Derrière les mots utilisés si souvent à tort et à
travers, qu'y a-t-il derrière les conduites perverses,
les intentions meurtrières, les atteintes au bien
d'autrui dont les évocations ou la vue donnent si
fort envie de parler de perversité, de psychopathie
ou de structure délinquante irréversible? Quelle
part faut-il donner au génome, aux aléas des
premières années, aux identifications pathogènes,
aux facteurs sociaux, aux dysfonctionnements
familiaux dans l'émergence parfois si précoce des
comportements déviants ? Peut-on donner une
signification à ce qui parait non-sens ou contre
sens de l'altérité ? Pourquoi nos constructions
théoriques, surtout orientées vers l'explication des
malaises existentiels liés aux conflits intériorisés,
deviennent-elles si incertaines lorsque se pose le
problème des interventions cherchant à juguler les
gestes portant atteinte à l'intégrité d'autrui ? La «
bible » de nos médiations relationnelles ( écoute,
empathie, prise de distance, anticipation positive,
contenant, mouvements transférentiels,
interprétations ...) manque de pages pour
réintroduire la portée de ces attitudes dans la
démarche du praticien confronté à l'agresseur.
On comprend donc ma joie et mon intérêt quand
le professeur Hayez m'a envoyé son manuscrit
consacré aux « transgresseurs sociaux », tout en
me proposant de préfacer son ouvrage. Son effort
me renvoyait à mes propres affrontements et
errances avec une population dite « délinquante »
que j'ai eu le privilège de côtoyer et
d'accompagner tantôt comme éducateur, tantôt
comme pédopsychiatre. Il me rappelait les
échanges avec ces quelques pionniers médecins
de la rééducation qui ont pour nom G. Amado, A.
Chaurand, S. Tornkiewicz, R. Lafon, A. Mathis
pour n'en citer que quelques-uns. Il me faisait me
souvenir aussi des autres : ceux qui dans leurs
professions d'éducateurs, de psychologues, de
travailleurs sociaux, de juges ou dans leurs statuts
de religieuses et de religieux ont tant fait, souvent
dans le silence de leurs institutions, pour calmer la
détresse d'êtres humains à la fois redoutables par
certains de leurs comportements et dignes de
respect par leurs conditions de filles ou de
garçons incapables de gérer l'anarchie de leurs
désirs.
Je savais par certains écrits et quelques
rencontres que J.-Y. Hayez faisait partie de ce
groupe d'hommes et de femmes qui, au-delà des
positions mortifères de nombreux théoriciens,
avaient su garder un espoir un peu fou en des
êtres humains ne sachant plus exprimer leur rage,
leur détresse ou leurs insatisfactions qu'en se
donnant l'illusion de pouvoir « agir leur toute-
puissance ».
C'est donc avec un vif intérêt que j'ai lu son
ouvrage. Qu'en ai-je essentiellement tiré?
- Une grande rigueur dans les définitions afin que
chaque lecteur puisse exactement savoir ce que
l'auteur met derrière ses formulations souvent
originales.
- La constatation d'une expérience professionnelle
exceptionnelle, non dans un sens livresque mais
dans celui d'un témoignage de rencontres toujours
significatives avec des jeunes qui, encore une
fois, déclenchent trop souvent le rejet ou le retrait.
- Un essai de classification nous permettant de
mieux nous situer dans le dédale des situations
cliniques avec des points de repère précis sans
être rigides.
- Une tentative pour faire le lien entre cette
diversité des aventures existentielles et les
démarches judiciaires, éducatives, parentales
souhaitables.
- Le témoignage d'un homme engagé qui ose
affirmer son projet d'éclectisme sans renier ses
racines conceptuelles. Il y a parfois un tel désir
d'affirmer l'hégémonie des hypothèses
psychodynamiques dont les apports sont
immenses qu'on ne peut plus entendre la voix des
autres disciplines, qu'elles soient
neurobiologiques, comportementalistes,
cognitivistes, sociofamiliales dans le sens
systémique et sociales.
- Son affirmation courageuse que la croyance en
l'évolution potentielle d'un être humain ne
supprime pas la valeur de ce qu'on peut appeler
les actes de réparation, les arrêts d'agir, la
formulation des interdits, le rappel de la loi.
- Des propositions suffisamment étayées et
suffisamment claires pour que le lecteur ne
s'enlise pas dans un jargon ésotérique, sans
abandon pour autant de la nécessité d'une
réflexion s'appuyant sur de solides
connaissances.
Une autre qualité de ce travail est son ouverture
vers d'autres directions possibles. Je me permets
donc quelques souhaits d'approfondissements
ultérieurs.
Le professeur Hayez a raison de craindre un
usage éventuellement abusif des classifications
proposées. Comme lui, je souligne que toutes les
orientations énoncées ne sont que des manières
d'être plus ou moins prolongées d'entrer en
contact et en conflit avec l'environnement.
La taille du volume n'a pas permis de développer
longuement les indications respectives des
séjours institutionnels injustement dénigrés à
l'heure actuelle et des cures ambulatoires ou des
interventions dites en milieu ouvert. Clarifier ce
point me paraîtrait une étape ultérieure
souhaitable. Il en est de même au sujet du difficile
problème du partenariat, car les multiples
disciplines impliquées dans l'approche des
transgressions sociales ont bien besoin
d'apprendre à travailler ensemble.
Cette mise en appétit pour d'autres pages
d'approfondissement démontre tout l'intérêt du
travail.
Un livre, au-delà d'une cohésion d'idées que j'ai
souvent eu le plaisir de constater tout au long de
ces pages, est d'abord un lieu de confrontations
permettant de s'ouvrir un espace psychique de
réflexion.
Un livre est une occasion d'applaudir maintes
idées et de réfléchir sur certaines autres puisque
le doute suscité est le ferment de l'énergie de
l'esprit.
Un livre comme celui-ci est la résultante d'un lent
et long cheminement professionnel. Il a donc une
valeur identificatoire tout en invitant à se regarder
dans son propre cheminement.
Un livre comme celui-ci est un pas en avant dans
les immenses inconnues qui peuplent la
compréhension des transgressions sociales.
Puisse le lecteur y trouver la. source, le
détonateur ou les ingrédients pour que ce
scandale, autant personnel que social, constitué
par l'existence des transgressions puisse être
attaqué de front non seulement par l'ensemble
des praticiens mais par la communauté humaine
tout entière, car ces jeunes dont les comporte-
ments difficiles choquent tant le citoyen en font
intégralement partie.
Michel LEMAY Psychiatre
Docteur ès Lettres Professeur titulaire
Faculté de médecine de l'université de Montréal
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent
Avant-propos
(1)
Nous nous proposons de décrire ici les jeunes qui
transgressent les grandes Lois humaines et/ou les
règles sociales soit en posant un seul ( ou l'un ou
l'autre) acte tout de suite identifié comme très
destructeur - par exemple, un homicide, un viol -
soit qu'ils le fassent avec une récurrence telle que,
même si chaque résultat n'est que peu
destructeur, leur répétition finit par préoccuper ou
traumatiser significativement ceux qui en sont les
témoins et/ou les victimes.
Nous parlerons du fonctionnement de la
personnalité de ces jeunes en résonance avec
leurs systèmes de vie, et des objectifs et des
méthodes de leur prise en charge, une fois les
transgressions installées.
Nous ne dirons rien de la prévention, bien que
nous la considérions comme de toute première
importanoe, surtout sous sa forme primaire qui
stimule les ressources positives du jeune et
cherche à lui donner envie de s'insérer dans la
société. C'est que nous ne sommes pas
spécialiste de la prévention et que bien d'autres
en parlent de façon infiniment plus vécue et donc
pertinente que nous!
Dans le présent texte, le terme générique « jeunes
» est synonyme de «
mineurs d'âge » (1)
: nous
l'avons préféré parce qu'il fait moins administratif
et qu'il nous rappelle que la majorité des
personnes concernées sont des adolescents,
communément appelés « jeunes ». Nous
n'oublions cependant pas qu'il existe aussi des
enfants auteurs de transgressions parfois graves.
Le terme « adultes », lui, désigne les plus de dix-
huit ans, professionnels ou non, lorsqu'ils sont
indistinctement concernés. Lorsqu'il faudra des
précisions, nous parlerons de parents, famille,
professionnels, thérapeutes, etc.
Pourquoi avoir choisi le terme « transgressions »
là où d'autres parlent de « conduites antisociales »
« Transgressions » nous a paru un terme plus
phénoménologique, moins chargé d'évaluation
morale et d'invitation au combat; dans notre esprit,
« antisocial » résonne comme si le social dont il
est question était systématiquement sociable et
comme s'il fallait toujours combattre ou soigner les
« anti », nécessairement mauvais ou malades.
Pourquoi ne pas désigner ces jeunes alors
comme « jeunes délinquants » ou « délinquants
juvéniles »? Pour les mêmes raisons tout juste
invoquées et aussi parce que les transgressions
que nous décrirons débordent la seule catégorie
des infractions au code pénal, même si celles-ci
en constituent un sous-groupe important.
Pour étayer notre propos, nous nous appuyons
sur une expérience clinique de trente ans, où
notre investissement de la pédopsychiatrie sociale
et médico-légale nous a toujours particulièrement
tenu à coeur (2)
.
Notre texte doit donc se lire comme le témoignage
d'un travailleur de terrain, qui s'essaye à théoriser
en référence à des données éclectiques ; il ne
relève donc pas d'une école de pensée
particulière.
Nous n'avons pas voulu en faire tout à fait un
manuel, visant la systématisation et la description
exhaustive de tout ce qu'il avance. Nous détaillons
surtout ce qui nous semble être au centre de notre
expérience clinique, ce qui nous est le plus
précieux et ce que nous considérons comme
original. Nous ne faisons que citer ce que nous ne
pratiquons pas personnellement ou ce que
d'autres ont déjà très bien décrit : ce choix ne
signifie évidemment pas que nous y attachons
une moindre importance!
Dans les pages qui suivent, nous nous sommes
souvent heurtés au problème insoluble de
l'évaluation précise et objective des réalités que
nous décrivons. Quand une transgression est-elle
mineure ou grave? Qu'est-ce qui permet de
certifier qu'un jeune est en situation de
dangerosité ou non ? Et qu'il a engagé sa liberté
intérieure pour poser ses actes ? Et qu'il avait un
discernement suffisant? On peut multiplier les
illustrations de ces incertitudes. Certes, il existe
quelques critères apparemment objectifs et
indéniables, mais qui concernent surtout les
degrés extrêmes des évaluations : personne ne
doute qu'un homicide intentionnel soit une
transgression grave, mais qu'en est-il du vol de
quelques centaines de francs en famille?
On n'établira jamais une liste exhaustive de
critères objectifs qui permettraient de catégoriser
à coup sûr les réponses; dans de nombreux cas -
en dehors des deux extrêmes - on reste dans le
domaine des approximations : il existe entre les
catégories des zones de recouvrement et non des
frontières précises tant le relevé des signes
existant que l'appréciation de leur signification
conservent une dimension subjective.
Deux écueils inverses guettent alors celui qui doit
néanmoins tenter d'évaluer pour programmer
l'accompagnement :
- d'une part, confondre « approximation » et «
pure spéculation » ou « arbitraire » et ne jamais y
prendre appui à cause de cette dimension
incertaine : alors, on ne propose jamais de
diagnostic et l'on ne décide rien ;
- d'autre part, nier ces dimensions incertaines et
croire que l'on possède des certitudes objectives!
Nous proposons plutôt, le cas échéant, que l'on
assume de se trouver dans le domaine des
approximations :
- avec humilité, en gardant toujours à l'esprit leur
statut incertain et en restant à l'écoute des
personnes concernées;
- pour des périodes de temps précises, scandées
par des réévaluations régulières ;
- collégialement : un petit groupe de personnes (
deux à quatre ), expérimentées et sereines, en
réunion de synthèse ou en table ronde, peut
constituer un meilleur garant d'objectivité ;
- en osant s'engager : l'appréciation est parfois
difficile, par exemple face à des actes «
moyennement » destructeurs ou à des mineurs «
dans une mauvaise passe » dont on ne sait pas
bien « jusqu'où ils peuvent aller ». Plutôt que de
se laisser paralyser par l'incertitude et de ne rien
décider, il vaut souvent mieux assimiler l'acte en
question soit à un acte destructeur, soit à un acte
non destructeur, et la situation du jeune à une
situation soit de dangerosité, soit de non-
dangerosité, quitte à revoir ce jugement à
l'évaluation suivante ( raisonnement binaire et
progression par essais et erreurs ).
Nous espérons que notre ouvrage donnera aux
lecteurs des indications utiles pour identifier et ces
jeunes qui transgressent de façon préoccupante
et leurs interactions clés avec leurs systèmes de
vie; nous espérons aussi qu'ils y trouveront des
outils pour bien les accompagner. Mais surtout,
nous avons voulu y faire passer quelques idées
qui nous sont chères, définitoires d'un état d'esprit
qui peut guider nos rapports les uns avec les
autres, jeunes et moins jeunes. Et notamment ...
Nous refusons de faire des jeunes en général et
des marginaux et des défavorisés en particulier,
les boucs émissaires de notre insécurité
sociétaire. La prétendue montée alarmante de la
délinquance juvénile est largement un bobard
destiné à nous donner des suitable enemies (
cibles commodes ) et à détourner notre attention
d'autres tâches visant à l'amélioration de nos
sociétés, tâches prioritaires mais très éprouvantes
pour l'ordre établi.
Si nous ne diabolisons pas les jeunes, nous n'en
faisons pas non plus des anges ni des victimes. Ils
sont pris, comme nous, dans un débat intérieur
entre le bien et le mal, l'égocentrisme ou la
sociabilité, le laisser-aller ou la construction d'un
surplus d'humanité, en eux et autour d'eux. Leurs
transgressions expriment l'existence de ce débat,
ce qui ne signifie pas qu'elles soient toujours
mauvaises. Il en va de même pour les nôtres, qui
existent tout autant que les leurs, mais que nous
dissimulons souvent plus habilement.
L'objectif le plus central de l'accompagnement,
c'est donc d'encourager ces jeunes à opter pour la
construction de davantage d'humanité : alors, tout
naturellement, ils renonceront d'eux-mêmes à
celles de leurs transgressions qui s'avèrent
vraiment destructrices.
Mais cette envie d'un projet de vie plus humain et
sociable, et qui resterait défini comme étant le
leur, ne s'installe que s'ils se sentent l'objet de
notre amitié, de notre reconnaissance et de notre
espérance, et que si parallèlement nous veillons à
remédier à leurs souffrances internes et à réduire
les injustices sociales qui les entourent.
Au fond, ici aussi, le problème est le même pour
eux et pour nous ...
Cette sollicitude envers leur personne, pour
fondamentale qu'elle soit, n'a pourtant pas pour
corollaire la démission et le silence par rapport
aux transgressions. Sauf pour les moins graves
d'entre elles, qui devraient souvent inviter à
l'abstention, face à toutes les autres, des
sanctions constructives, non humiliantes et non
désespérantes peuvent constituer et une forme de
respect à l'égard des jeunes auteurs, et une
manifestation inéluctable de la consistance de la
réalité sociale. Néanmoins, reconnaître la part de
responsabilité des jeunes dans leurs actes ne
peut pas se limiter à cette politique répressive.
C'est surtout en leur faisant des invitations
positives et en leur proposant une place utile dans
la société, qu'on leur démontrera qu'on les
regarde vraiment comme des sujets responsables.
Notes
(1). Lorsqu'il sera nécessaire d'introduire des
spécifications en relation avec l'âge, nous
recourrons à d'autres termes comme : enfants
d'âge préscolaire ( avant six ans ) ; enfants d'âge
scolaire ( entre six et sept ans et demi ) ;
préadolescents ( douze - treize ans ) ;
adolescents ( au-delà de treize ans ).
(2). Dans ce cadre, nous avons beaucoup travaillé
avec les juges de la jeunesse, principalement de
Bruxelles, ainsi qu'en centre d'observation et en
institution résidentielle pour jeunes difficiles ; nous
nous investissons également beaucoup dans les
problématiques de maltraitance physique et
sexuelle ; nous participons régulièrement à des
formations d'éducateurs spécialisés et de
magistrats ( cf. notamment, dans la bibliographie :
Hayez, Reithmuller, Verougstraete et Weger
1986 ; Hayez, Kinoo, Meynckens, Renders et
Vander Borght, 1994 ; Hayez, de Becker 1997 ).
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent
Index.
Index (1)
A
Absentéisme scolaire 21, 160, 176
Abstention 68-69, 94-96, 142-143, 162,164, 234
Abus sexuel 16, 17, 29, 64, 65, 145, 157,176, 228,
230, 233, 245-146, 250
Activités sexuelles non abusives, non perverses 6,
21, 138, 141, 157, 176, 214,228, 230, 239, 244-247
Agression physique v. violence physique
Agressivité* 12-16
Aide contrainte 71, 76,77, 166
Alcool ( consommation ou alcoolismes )21, 138, 141,
157, 158, 161, 175-176,198, 200, 214
Amitié v. investissement
Attractivité 105-106, 109, 164, 253
Autisme, autiste 6, 259, 263
Autorité de référence 50-54, 64, 68, 74,77, 111, 113,252
B
Bonne santé mentale v. fonctionnement / bonne
santé mentale
C
Cannabis v. drogues douces
Caractériel v. fonctionnement / immature
Carence affectif v. fonctionnement / vécu d'exclusion
Commentaires clés 52, 66, 75, 83
Cruauté 3, 142, 239-240, 244
D
Dangerosité 65, 72-73, 74-76, 79
Dédommagement 58, 66, 85-88, 142, 162, 181-182,
218, 234, 262
Délinquance juvénile XVIII, 20, 208, 239
Délinquance névrotique v. fonctionnement /
névrotique
Désir* 27
Destruction, destructivité* 17-19 et, 242-244
Diagnostic 42, 50, 54-55, 68
Discernement 4, 5, 6-7, 28-29, 155, 226-227
Drogues douces 11, 17, 33, 67, 84, 138, 140, 144,
157, 175-176, 198, 200
Dysharmonie d'évolution 151 et v. fonctionnement /
immature
Dysharmonie psychotique 260 et v. fonctionnement /
(pré)psychotique
E
Ecartement (du milieu) v. placement en institution résidentielle
Ecole buissonnière v. absentéisme scolaire
Education cognitive 50, 61 , 107-109, 111,163,186-
187,202
Enfermement 65, 71, 75, 76, 77-78, 166
Entretiens v. rencontres de paroles instituées /
entretiens
Equipement v. PIEND
F
Fantasmes* 3
Fonctionnement (2)
* 125-126 et 128-130
- arbitraire 73, 84, 93, 130, 168-169, 179-180,208-210
- bonne santé mentale 19, 92, 95, 126, 131-132,
191, 219-220
- délinquance essentielle 30, 46, 89, 127, 161,
205-206, 207, 255
- immature 3, 46, 78, 86, 90, 92, 104, 126, 149-
150, 190-191, 204-205, 236
- névrotique 8, 30, 66, 73, 92, 93, 127, 221-222
- perversité 46, 89, 127, 206, 237-238
- perversions sexuelles 16, 128, 238, 241-242,
247-250
- psychopathique 4, 30, 41, 126, 161, 167-168,
190-191, 205-206, 220, 255-256
- (pré)psychotique 72, 73, 75, 78, 86, 128, 257-259
- vécu d'exclusion 14, 45, 92, 126, 167, 170, 179,
193-194
Force (de l'adulte) 103-105, 164, 185-186, 218-219
Fugue, fugueur 3, 21, 160, 176, 216
G
Gang 171-172, 178
H
Homicide 17, 65, 75, 199, 226, 230, 232, 239, 243-244
I
Idéal du Moi 138-139, 155,172,174,211
Impulsions irrésistibles 5, 7, 146-147, 155-156, 261, 264
Incendie volontaire 6, 17, 65, 228, 230
Informations, informer v. éducation cognitive et entretiens
Infraction ( pénale )* 20
Intention (nalité) combinaison de discernement et de
liberté intérieure v. ces deux termes
Interdiction agie 58, 83-84, 217-218, 251
Interdiction verbale 58, 66, 81-83, 143, 162, 181,
201, 217, 233-234, 255
Investissement (du jeune) XX, 50, 99-101, 180, 200-
201, 234
J
Juge ( de la jeunesse ou pour mineurs ) 51,66, 68,
144-145, 166-190
L
Légitime défense 6, 203
Liberté intérieure 4, 5, 26-27, 28, 29,155-156,211,
212, 227
Loi* 8
Loi de la cité (et positive, pénale)* v. règles
M
Mal XIX, 15,41,142,219
Médicament (- ation, - er) 50, 63
Médiation pénale v. dédommagement
Meurtres, meurtrier v. homicide
N
Neargroup 139, 153-154, 159, 198
Névrose v. fonctionnement / névrotique
Nomadisme 77, 100, 165-166
Normalité v. fonctionnement / bonnesanté mentale
O
Oppositional dejiant disorder v. fonctionnement /
immature, v. vandalisme et violence physique
P
Paranoïa 259-260, 261, 263
Perversion sexuelle v. fonctionnement / perversions
sexuelles
Perversité v. fonctionnement / perversité
PIEND (prédispositions endogènes) 24-25, 27, 40,
43, 137, IM, 172, 195, 210,224
Piratage Internet 175-176
Placement en institutions résidentielles 51, 54, 59,
65, 66, 69, 78-79, 93-94, 121, 122
Pornographie 141, 222, 228, 248
Présence (de l'adulte) 101-102, 164, 185, 234, 253
Prestations d'intérêt général ou philanthropiques et
éducatives v. dédommagements
Prostitution 21, 132, 199, 225
Pseudo-transgressions 5-8, 11, 18,28-29, 147, 163
Psychopathie v. fonctionnement / psychopathique
Psychose et pré-psychose v. fonctionnement /
(pré)psychose
Psychothérapies v. rencontres de paroles instituées /
psychothérapies
Pulsion agressive* 12-16
Pulsion sexuelle* 16-17
Punition 59,79,91-93, 162,182-183
R
Règles* 9, 104
Règle majeure* 10
Règle mineure* 10
Récompense 59, 90-91, 102, 162
Règle négative 11, 19, 98, v. aussi son inverse, c-à-
d- trangression positive
Remédiation cognitive v. éducation cognitive
Rencontres de parole instituées 50, 62,110, 111-119,
143-144, 164-165, 202,206
- Entretiens (non spécifiés) 62, 111-119, 164-165,
187-189,202,219,253,254
- Entretiens de groupe 115-116, 118,187-189
- Entretiens familiaux 111-112, 115
- Interventions systémiques 111-112
- Psychothérapies (non spécifiées) 62,111-
119,164-165, 202, 219
- Psychothérapies de groupe 115-116
- Psychothérapies familiales 115
- Psychothérapie individuelle 62, 84, 89, 189,235
Réparation (de soi) 58, 87, 88-90, 102, 162, 182
Responsabiliser 30, 86-87, 107
Responsabilité* 29 v. aussi intention, discernement
et liberté intérieure
Responsabilité pénale 30
Reviviscences traumatiques 146-147,197, 199
S
Sanctions 55-57 et 81-84
Schizophrénie v. fonctionnement / (pré)psychotique
Sociopathie 20, 72, 73, 75
Sollicitude (pour le jeune) v. à ses composantes :
force, investissement, présence, valorisation ...
Sublimation 15, 106-107, 133, 186
Systèmes de vie* 119-121
T
Tempérament v. à PIEND
Transgression majeure* 17
Transgression mineure* 18
Transgression positive 3, 19, 102, 140, 142, 159 v.
aussi son contraire : règle négative
Transgressions statutaire 21, 22, 141, 166
Tribunal (de la jeunesse, pour mineurs) v. juges
Troubles des conduites v. fonctionnement /
délinquance essentielle et / psychopathique
V
Valorisation 102-103, 184, 201, 218, 235,251
Vandalisme 14, 67, 141, 159, 160, 176,199
Vécu d'exclusion v. fonctionnement / vécu
d'exclusion
Viol v. abus sexuel
Violence* 14
Violence physique 3, 14, 73, 141, 142,157, 159-160,
175-176, 199, 214, 230
Vol 11, 33, 83-84, 142, 157, 158, 159-160, 176, 199,
214, 216, 225, 229-231,233
Notes
(1). Certains termes fondamentaux sont très usités
dans l'ouvrage. Nous nous sommes limités à faire
suivre leur nom d'un astérisque, et à indiquer en gras
l'une ou l'autre page où ils étaient décrits. Chaque
fois que c'est possible, est (sont) indiquée(s) en gras
dans la(es) page(s) de référence, celle(s) où un
terme est défini.
(2). Doit s'entendre comme « fonctionnement actuel
de la personnalité », en résonance avec ses
systèmes de vie.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent
Pour stimuler votre intérêt.
Je vous propose quelques pages du livre.
( pages 212 à 214 y/c. )
DESCRIPTION CLINIQUE
Le fonctionnement général de la personnalité
Nous parlerons successivement du quotidien et de la vie
relationnelle du jeune.
En ce qui concerne la vie quotidienne
Le jeune ne s'investit pas dans des projets intellectuels et
scolaires, sociaux, culturels, sportifs ... ni même dans des
projets originaux où il ferait preuve d'une créativité non
centrée sur le profit, pour peu que ces projets lui demandent
du travail et une programmation à long terme. C'est
seulement pour des projets délinquants qu'il est motivé et
capable d'efforts.
Au quotidien, il se montre donc oisif, surgissant
occasionnellement de son inactivité pour attraper au vol un
plaisir matériel qui passe à sa portée. Ou alors, le voilà plutôt
instable, fureteur, en quête perpétuelle et d'un mauvais coup
et d'un profit à réaliser.
Si l'on veut le faire participer aux contraintes de la vie
collective ( corvées, règles ...) il cherche à s'esquiver. Il le fait
par des actes, en se procurant les certificats nécessaires et/ou
en recourant à ce que nous appellerons tantôt l'argumentation
délinquante. Il a d'ailleurs souvent subtilement pris les
devants, et est absent au moment où l'on appelle tout le
monde au travail.
Si l'on tient bon et qu'il ne parvient pas à s'échapper par la
ruse, il peut soit devenir physiquement violent, soit se venger
( en sabotant l'exécution de la tâche, en poussant les autres à
la révolte, etc.).
Si l'on veut le faire réfléchir, en général ou pour qu'il évalue
sa part de responsabilité dans des actes posés, on constate
d'abord qu'il n'est guère intéressé par l'introspection. Il ressent
très vite son interlocuteur comme le persécuteur de son
confort; il esquive le dialogue ou affirme son bon droit envers
et contre tout ( ici également, utilisation de l'argumentation
délinquante, cf infra ).
De façon plus générale, face à l'inconfort, au danger ou au
risque, ses réactions sont toujours les mêmes. Par ordre
décroissant de préférence : ruser et esquiver; argumenter ;
faire violence sur celui ou ce qui fait obstacle et/ou détruire.
En ce qui concerne la vie relationnelle
Le jeune au fonctionnement actuellement délinquant est
foncièrement asocial :
nouer un lien affectif ne l'intéresse pas et il ne peut pas
davantage avoir confiance en autrui ; l'empathie n'est pas non
plus son fort, pas plus que la manifestation de ses sentiments.
Il est donc plutôt solitaire pour se gérer et se satisfaire. Quand
on le voit en compagnie d'autrui, il s'agit le plus souvent
d'une association momentanée d'intérêts. Ses « associés »
sont alors l'un ou l'autre mineur, tout au plus un petit groupe
composé d'alliés sûrs ( autres jeunes en fonctionnement
arbitraire ). Il peut même arriver qu'il se joigne à une petite
bande de malfaiteurs adultes, où on l'accepte sans difficulté
pour son intelligence et sa « maturité ».
Hormis ces associations momentanées, et vu son peu d'intérêt
pour les relations :
- Côté adultes, il fréquente surtout ceux qui le gratifient, ne
lui demandent pas d'efforts et ferment les yeux sur ses
transgressions. S'ils sont faibles, il cherche à les exploiter
sans vergogne par la séduction, la ruse, ou en faisant pression
sur eux. On le voit également marchander : « Si tu fermes les
yeux, c'est la paix, sinon ... » ; « Vous êtres mon ami, donc ...
». Si l'adulte est fort et lui résiste, il applique progressivement
les réactions déjà connues : esquiver - argumenter - faire
violence. Cette manière de faire s'applique déjà
fondamentalement à ses parents : au-delà de quelques
apparences superficielles, dictées par la prudence, il ne leur
est guère attaché.
- Côté pairs, c'est la même chose : ils sont ignorés, exploités
ou combattus. Exploités, il leur fait faire à sa place le boulot
pénible ou à risques ; en cas de coup dur, il les laisse aussi
être accusés à sa place, voire provoque qu'il en soit ainsi.
Il n'est pas impossible qu'il s'engage quelque temps dans un
pseudo-lien sentimental et/ou sexuel, où le (la) partenaire est
essentiellement la chose qu'il séduit et domine, ou un(e)
associé(e) avec lequel (laquelle) se répartissent les plaisirs du
moment, sans véritable partage affectif.
Quelques composantes des fonctions cognitives
Bien que souvent doté d'une intelligence globale au moins
moyenne, le jeune au fonctionnement délinquant donne
l'impression de vivre essentiellement dans le temps présent
ou, tout au plus, dans la perspective d'un futur proche
caractérisé par plus de plaisirs. Il exprime un mode de pensée
magique, où tout ce qu'il désire semble possible et où les lois
de cause à effet lui sont épargnées. Il n'aime pas les
raisonnements abstraits et préfère planifier des (ex)actions
très concrètes ; il ne manie ni les symboles ni les images
mentales : on dit parfois de lui qu'il a le fonctionnement
opératoire du riche.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
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Jean-Yves
Hayez La
destructividad en el niño y en el adolescente Clínica y
seguimiento
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Denominaciones como “delincuente juvenil” o “niño con personalidad
psicopática” ocultan una categoría que es común a todas ellas: la
destructividad. Jean-Yves Hayez describe de forma comprensiva y metódica
el funcionamiento del niño y el adolescente con conducta destructiva y los
mecanismos psíquicos que se hallan en su origen. Así, el lector aprende a
no demonizar ni victimizar a estos menores, sino a verlos como personas
que en su proceso de maduración se ven inmersos en un conflicto interior
entre el egocentrismo y la sociabilidad, el respeto a las reglas y el
impulso de transgresión. La obra se dirige a personas relacionadas con un
niño o adolescente de estas características, y muy especialmente a
profesionales de los campos de la psiquiatría, la justicia de menores y la
asistencia socioeducativa. Se trata pues de un manual enormemente útil que
reúne los aspectos relevantes del diagnóstico con acertadas sugerencias de
medidas terapéutico-educativas e incluso preventivas, consejos acerca de
la adecuada cooperación con el entorno social de los jóvenes y que destaca
especialmente por la gran humanidad de su enfoque. |
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Traducción:
Maite SolanaFecha de
aparición: 30/11/2004
460 pág.
- . 1ª edición 30/11/2004 ISBN 84-254-2347-3 Precio: 28,65
€ Iva no incluido.
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent.
Jean-Yves Hayez
Paris : Dunod, 2001 : 296 pages
Résumé au verso du livre.
Enfants et adolescents peuvent transgresser les lois humaines
garantissant la cohésion d'une communauté. Leurs
actes intentionnels peuvent, alors, conduire jusqu'à la
mort physique ou mentale d'autrui.
Ce livre décrit la nature de ces transgressions et
destructions, ainsi que leur rapport avec les pulsions agressives
et sexuelles. Il analyse les réactions qu'elles provoquent
chez les adultes, entre la crainte d'un jugement incertain
conduisant à ne rien faire et la certitude arbitraire menant
à de graves sanctions inappropriées.
Comme solution opérante, l'auteur propose une approche
caractérisée par l'humilité, l'engagement
personnel et des décisions
collégiales ponctuées par des réévaluations
régulières. Il explique également pourquoi et comment
l'accompagnement du jeune auteur d'une transgression doit harmoniser,
simultanément, la sanction de l'acte avec la prise en compte de
la personnalité du jeune et de son système de vie.
Dans une dernière partie, l'ouvrage montre comment les transgressions
s'ordonnent autour des pôles de la personnalité de leur auteur.
Chacun de ces pôles est analysé sous l'angle de ses mécanismes
d'apparition, de sa description clinique et de son accompagnement spécifique.
Jean-Yves Hayez est psychiatre
d'enfants et d'adolescents, professeur à la faculté de médecine
de l'Université Catholique de Louvain. Il dirige l'Unité
de Pédopsychiatrie des Cliniques Universitaires Saint-Luc et y
coordonne l'équipe SOS Enfants-Famille.
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le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
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La destructivité chez l'enfant et l'adolescent.
Destructividad en el niño y el adolescente. Clinica y seguimiento.
Materia : PSICOLOGIA EVOLUTIVA
Autor : HAYEZ, JEAN-YVES
Editorial : EDITORIAL HERDER
Encuadernación : RUSTICA
Idioma : ESPAÑOL
Páginas : 460
PVP: 29,80 €
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
Création le 18 octobre 2004.
Dernière mise à jour
le dimanche 13 janvier 2008.
Le livre donné en cadeau en octobre 2004 a servi à
cette présentation.
DS.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480 mais est
encore correcte avec les écrans plus grands 1600x1200 ou autres.