| Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez |

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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier." Jean Guéhenno. |
Les sanctions de l'acte. |
| LES SANCTIONS ACTIVES |
- L'adulte (re)demande la raison d'être
de la transgression: un peu au-delà de
l'écoute empathique, il demande des comptes
au jeune, sans reproches ni irritation
immédiats, mais avec fermeté: " Pourquoi
t'es-tu permis de nous bousculer ou de
nous agresser de la sorte, alors que
nous ne t'avions pas mis dans une
position de légitime défense ? ".
- Selon les cas, l'adulte réagit comme
personne directement lésée, ou comme
porte-parole de la communauté ( si pas
des êtres vivants ). Cette réaction peut -
et gagne à - être personnelle, vécue,
mettant en scène de la façon la plus
concrète possible la souffrance provoquée.
Elle doit néanmoins indiquer son au-delà,
qui est le droit de tous au respect.
- Une verbalisation explicite de l'interdiction,
brève et ferme, peut encore s'ensuivre si
c'est nécessaire, de même qu'une interdiction
de toute récidive : " Tu n'avais pas le droit et tu ne peux plus ".
soit informels, par exemple décidés en
famille, par l'éducateur de l'institution
résidentielle, par l'école, soit formalisés
et confiés à une institution spécifique
après décision judiciaire. On est alors
dans le cadre de médiations pénales
gérées par les parquets, ou de jugements
prononcés par les juges pour mineurs :
ces derniers délèguent alors à des équipes
spécialisées le soin d'exécuter des
prestations d'intérêt général ( France,
Québec ) ou des prestations éducatives
et philanthropiques ( Belgique );
systématiques: chaque fois que l'on a
décidé de sanctionner activement la
transgression, l'exigence d'un dédommagement
devrait constituer le coeur de la réaction
de l'adulte ; ceci vaut pour tous les jeunes
chez qui est reconnue une part de responsabilité;
proportionnels à la destruction entraînée
( au résultat ), à quelques nuances près.
- Il existe une limite supérieure à cette idée de proportionnalité: on ne peut pas faire payer sa vie durant quelqu'un qui aurait causé des dégâts d'une telle ampleur qu'une vie d'homme, manière de dire, n'y suffirait pas.
- Nous avons déjà dit que le critère " intentionnalité " ne devait pas beaucoup intervenir, mais quand même un peu ( idée d'une " barre à un niveau moyen ", haussée un peu face aux intentionnalités égocentriques les plus arbitraires, et abaissée un peu quand existent de fortes tensions psychiques contributives ) ( voir p. 55 et 56 ).
- il faut tenir compte aussi de la force
intérieure de la personnalité du jeune :
par exemple un grand immature, un dépressif,
un psychotique sont incapables de la même
efficacité dans l'exécution que des
personnalités fortes et structurées;
de nature telle qu'on y trouve le meilleur
lien logique possible avec les dommages provoqués;
exécutés au bénéfice exclusif de la victime
( victime principale et/ou autres personnes
touchées par la transgression ), de la communauté, ou des deux.
- la victime refuse tout contact avec le jeune
( colère, angoisse ... ce contact n'est
cependant pas une condition impérative
du dédommagement ), ou, au contraire,
si elle risque fort de se montrer trop
indulgente ( renforçant positif des transgressions ultérieures !)
- la victime reste l'objet d'une haine profonde de la part du jeune;
- la victime apparaît comme lointaine,
anonyme, injustement nantie ( par exemple, un grand magasin ).
Ils portent parfois sur les dommages provoqués par la transgression, que le jeune cherche sincèrement à supprimer ou atténuer: donc, s'il y a adhésion intérieure, un dédommagement peut aussi avoir valeur de réparation de soi.
Les actes de réparation posés sont donc parfois de nature symbolique ( par exemple, envoyer une lettre d'excuses à la victime ). Ailleurs, ils auront un poids plus significatif de (re)construction positive du réel ( par exemple, rendre un service ). Tel acte sera pénible à poser ; à d'autres, le jeune prendra peut-être plaisir.
Quand un jeune adhère sincèrement à
l'idée de soins qui lui permettront
de mieux fonctionner ( passage de la
catégorie " entretiens " à la catégorie
" psychothérapies "), cette décision,
et ce qui s'en suivra, peut également
contribuer à la réparation de soi.
Les actes et les paroles de réparation ne peuvent pas être imposés au jeune : il est essentiel qu'il leur trouve du sens, spontanément ou après qu'on a recréé de l'espérance en lui ( de façon non verbale, simplement en lui demandant un service, ou au terme d'une discussion ).
Plutôt que d'imposer, il s'agit donc de guetter, d'être attentifs : si, d'aventure, le jeune produit spontanément du positif dans le décours de ses transgressions, il faut savoir le mettre en évidence, quel que soit le lien direct avec la destruction provoquée. Pour des jeunes particulièrement écorchés, ou méfiants à l'égard de l'emprise possible de l'adulte sur eux, on pourra se limiter à les remercier sobrement pour l'acte posé.
D'autres fois, il s'agit d'inviter tel jeune très immature, pris par le plaisir, ou qui n'y croirait plus. Ici aussi, le lien avec la destruction commise peut être variable, tout comme le fait d'attirer son attention ou non sur la dimension réparatrice de l'invitation : à un extrême, on peut se contenter de lui demander un service; à l'autre, on peut lui proposer de chercher, lui, comment il pourrait retrouver l'estime de soi.| DÉCIDER L'ABSTENTION. |
- le déni de l'adulte (" Ca ne me fait rien ...
tu peux transgresser tant que tu veux, tu ne
m'atteindras pas "); déni dont l'effet est
souvent extraordinairement provocant!
- un signe d'une ambiance d'infantilisation
du jeune (" Ce n'est pas grave ce qu'il a
fait, c'est sa crise ... "). Il faut savoir
reconnaître la puissance du jeune, le bien
et le mal en lui. Certains d'entre eux
toujours " excusés et récupérés " deviennent
très dangereux : provocations de plus en
plus à risque, longues fugues, violences
intenses jusqu'au parricide ou au matricide ...
- la démission, la passivité, l'angoisse
d'affronter le jeune, l'effritement de la
motivation à éduquer ... Ainsi, l'abstention
délibérée de sanctionner l'acte d'un jeune
( par exemple, être sorti du groupe sans
permission ; avoir été ivre ...) ne devrait
pas couvrir d'injustes bénéfices matériels
liés volontairement ou non à l'acte, comme
d'échapper à un devoir ou à une corvée
collective. On peut s'abstenir de sanctionner
l'acte, mais demander que le travail mis
en suspens soit exécuté;
- la complicité plus ou moins voyeuriste, plus
ou moins affichée, à la limite de la provocation
( par exemple certaines nuances des prédictions
négatives, où l'on devine la jouissance du
prédicteur à l'idée que sa prédiction pourrait
se réaliser ou certaines institutions qui
" ferment les yeux ", perpétuellement,
sur les relations sexuelles, consommations
de drogues mineures et autres trafics d'objets
volés qui ont lieu dans leurs murs ).
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... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut. ... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez. |

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Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur
Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son
infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008, Jean-Yves Hayez |
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... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut. ... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez. |

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Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur
Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son
infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008, Jean-Yves Hayez |
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| PLAN. |
DÉCIDER L'ABSTENTION.L'interdiction verbale.
Définition et discussion.L'interdiction agie.
Pourquoi l'interdiction verbale ?
L'application de l'interdiction verbale.
Les qualifications de l'interdiction verbale.
Définition.Le dédommagement.
Quelques applications.
Définition.Reconnaître la réparation spontanée de soi.
En quoi consistent les dédommagements?
Quelques qualifications de ces contenus.
Les objectifs du dédommagement.
Les processus d'application.
Définition.
En quoi consistent les réparations?
Les objectifs de la reconnaissance
ou de la stimulation de la réparation de soi.
Les qualifications et processus.
Définition et discussion.Notes.
Quand et pourquoi vaut-il mieux s'abstenir?
Quelques applications.
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Les sanctions de l'acte.
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| ..... |
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