| Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez |

|
Le Jeune, le juge et les psy.
|
cochez nouveautés pour voir les textes les plus récents
|
" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier." Jean Guéhenno. |
Introduction |
| I. A QUI S'ADRESSE L'OUVRAGE? |
- Ce n'est pas en culpabilisant frontalement les
institutions qui font pression que l'on changera
radicalement leur fonctionnement! Au contraire : on
les pousse à des passages à l'acte encore plus
nets dont les familles font les frais.
- Plus radicalement, il n'y a pas lieu de leur faire
des reproches à chaque fois. Faire pression
quand on a le pouvoir, c'est parfois le seul moyen
accessible pour que des familles s'ébranlent et
essayent de dépasser leurs insatisfactions :
simplement faut-il ne pas s'obstiner, ni se bercer
d'illusions et regarder avec réalisme les premiers
(non)-résultats que l'on obtient. ( Que l'on pense
par exemple aux douloureux problèmes des
enfants battus.)| II. LE FONCTIONNEMENT DE NOTRE EQUIPE |
- D'une part, il s'agissait, par un examen
approfondi, médical, psychologique et social,
d'éclairer le mieux possible ces magistrats
lorsqu'ils devaient prendre des décisions
concernant des jeunes et/ou des familles en crise,
en difficulté psychosociale, se manifestant par des
transgressions sociales.
- D'autre part, il leur semblait tout aussi important
d'essayer d'accompagner dans le champ
psychosocial, le temps de l'examen pour certains,
beaucoup plus longtemps pour d'autres, ces
jeunes et ces familles qui avaient affaire avec eux.| III. LE FONCTIONNEMENT DES TRIBUNAUX POUR MINEURS EN BELGIQUE |
- Il est possible d'ouvrir un dossier au nom des
parents, lorsque ceux-ci remplissent leur mission
pédagogique de façon insatisfaisante, ou au nom
d'un mineur, lorsqu'il est en danger, ou commet
des actes antisociaux.
- Les moyens d'action du magistrat sont larges et
à première vue peu répressifs ( la loi ne prévoit
aucune mesure « répressive ») : fermeture d'un
dossier, classement sans suite, réprimande, mise
en place d'une tutelle sociale ou psychologique,
placement du jeune, demande qu'il contribue à un
travail philanthropique. Ces mesures peuvent à la
fois être provisoires ( prises avant l'audience
publique ) et de longue durée ( la citation à
l'audience publique est faite par le Procureur du
Roi ).
- La loi belge ne permet pratiquement pas
l'emprisonnement des mineurs ( quinze jours au
maximum ); en principe, pas à titre de mesure de
dissuasion, mais lorsqu'on ne trouve pas d'autre
solution d'hébergement institutionnel et qu'il y a
urgence. Existe-t-il d'autres formules résidentielles
qui permettent l'enfermement, sans pour autant
être carcérales? ... De loin en loin, il entre bien l'un
ou l'autre adolescent psychopathe ou psychotique
en asile psychiatrique ... A part cela, nous ne
disposons que d'une seule institution fermée
d'environ vingt places, gérée par l'Etat, et qui s'est
intitulée « centre orthopédagogique » : c'est une
traduction, parmi d'autres, du malaise de la
société belge face à l'enfermement des mineurs.
- Lorsque le juge estime qu'il est au bout du
rouleau de ses actions possibles, que le jeune
semble responsable de ses actes, dangereux et
récidiviste, comment marquer le coup? A première
vue, c'est l'impasse, puisque la loi, non seulement
ne lui permet pas de parler de délits, mais lui
interdit pratiquement autre chose que la
réprimande, la surveillance ou le placement en
maisons d'adolescents plutôt sympathiques :
hormis les quelques places en haute sécurité qui
viennent d'être évoquées, on envoie les jeunes
dans des institutions ouvertes, où les autres
pensionnaires résident pour des raisons sociales :
on voit donc quelle confusion peut naître à parler
d'un placement-sanction, dans des endroits qui ne
sont pas prévus pour cela! Deux portes de sortie,
plutôt extrêmes, ont été prévues par la loi :
- La défense des jeunes par avocat n'est pas
encore bien assurée : les familles bourgeoises se
paient les services d'un voire de deux avocats ... (
un pour les parents, un pour le mineur ). Mais les
jeunes ou les familles plus marginales sont
défendus par des « Pro Deo », qui ne sont pas
toujours très motivés. A rappeler que pour la loi
belge, les parents sont civilement responsables
des dégâts causés par leurs enfants mineurs; la
majorité civile se situe à vingt et un ans.
- Pour mener à bien son action, le Tribunal de la
Jeunesse recourt à un service social, mis à sa
disposition par l'Office de Protection de la
Jeunesse et dont les membres sont appelés les «
délégués permanents ». Ce sont pour la plupart
des travailleurs sociaux, avec quelques
sociologues, psychologues et criminologues. Leur
tâche est d'effectuer des études sociales, elles
aussi, à visée exploratoire, des surveillances et
des assistances éducatives qui sont pratiquement
des guidances ou des thérapies de soutien, dans
un contexte partiellement contraignant.
|
|
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut. ... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez. |

|
Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur
Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son
infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008, Jean-Yves Hayez |
|
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut. ... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez. |

|
Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur
Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son
infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008, Jean-Yves Hayez |
|
|
Le Jeune, le juge et les psy : Introduction.
|
|