| Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez |

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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier." Jean Guéhenno. |
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Qu'est-ce que la guidance des parents ?
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| A. PREMIÈRE DÉFINITION (1) |
* Beaucoup de problèmes qui nous sont posés,
surtout dans le domaine affectif, relèvent en effet
d'une causalité circulaire où sont intriquées des
réactions en chaîne entre parents et enfants et où
il est difficile de déterminer le primum movens.
* Pour le thérapeute, il s'agit d'abord de
comprendre ce qui se passe dans cette relation,
de rétablir la continuité de ce qui s'y vit, de
chercher quelles sont les causalités circulaires. Il
ne s'agit pas de tout élucider d'un coup, mais
d'être ouvert à tout sens possible qui surgira
dans le discours, sans a priori; ce qui opère,
c'est la capacité du thérapeute à intuitionner ce
qui se passe, au moment où c'est vécu.
* De son côté, après un temps d'ajustement, le
client participe aux séances en sa qualité de
parent :
- il se centre sur la facette de sa personnalité qui
interagit avec ses enfants et qu'on peut appeler
son « être-parent » ;
- il cherche le sens de ses attitudes parentales et
il essaie surtout de les accepter dans la paix,
quelles qu'elles soient. La centration sur son «
être-parent » n'empêche pas que, pour mieux le
comprendre et l'accepter, il se penche
secondairement sur d'autres champs de sa vie :
vie conjugale, éléments de son passé ...;
- dans cette visée de vérité et d'acceptation, il
effectue la même recherche de sens pour son
enfant absent, non sans quelque spéculation. Ici,
sa recherche est presque automatiquement
globale; elle touche aux différents moments de la
vie de l'enfant, et pas seulement à ses rencontres
avec ses parents;
- enfin, le client accepte de modifier les zones de
son « être-parent » qui gênent sa croissance ou
celle de son enfant; réciproquement, quand
l'enfant est gênant, il accepte de l'inviter à de
semblables changements.| B. PLACE DE LA GUIDANCE PARMI D'AUTRES RELATIONS THÉRAPEUTIQUES |
ILL. :
Par exemple, je suis à l'écoute de ce que dit mon client, et j'essaie de l'accepter. Puis, je lui demande avec autorité de renforcer ou de modifier un aspect de son comportement. L'acceptation de lui demeure pourtant, car son refus éventuel de ma demande ne signifie pas mon rejet futur : à moi de comprendre qu'il ne peut pas me suivre dans l'état actuel de son expérience subjective! Et s'il suit la consigne, à moi de réécouter, avec toute mon empathie, l'écho qu'elle a eu chez lui. En tout cas, je ne pense pas que la succession d'un moment directif à un moment d'écoute non-directive condamne l'existence de la guidance.
* Pour Rogers, dans une relation d'aide, l'un des
deux participants cherche à favoriser chez l'autre
la croissance, une appréciation plus grande de
ses ressources latentes, une meilleure possibilité
de les exprimer et d'en faire usage.
* Mais Rogers se limite à citer quelques
caractéristiques du thérapeute aptes à mener à
bien le processus de croissance : sa congruence,
son empathie, l'absence de tout jugement de
valeur et la considération positive
inconditionnelle de l'expérience d'autrui.
* Le but d'une analyse n'est pas codifié de façon
univoque, comme en témoignent les dissensions
d'école! Sans m'être livré à une exégèse fouillée,
je le comprends ainsi : que « ça » parle, que « ça
» vive chez l'analysant, et que « ça » se mette à
sa place, parce qu'existe une fonction de
synthèse qui l'intègre aux exigences d'autres
Instances de la personnalité comme l'Idéal du
Moi, garant des valeurs souvent transmises par
le jeu des identifications, et le Moi qui réprime
volontairement ou sublime les impulsions au
nom d'autres intérêts, comme ceux de la réalité
externe. Je considère également cette
formulation comme une approximation
acceptable du but de la guidance. Peut-être
l'approche rogérienne est-elle plus totale, au
moins dans le discours quotidien de la thérapie,
qui envisage tous les secteurs de la personnalité,
alors que, dans les faits, le discours de l'ana-
lysant se centre beaucoup sur le « Ça » et ses
conflits. Il est sous-entendu seulement que,
ceux-ci dénoués, le reste sera donné par surcroît,
pas seulement la guérison, mais aussi la
construction de l'ensemble de la personne!
Pratiquement, la guidance est donc plus proche
de la thérapie rogérienne puisqu'on y parle
couramment des valeurs, de la réalité externe et
du Moi.
* Le fondement du processus analytique est la
névrose de transfert qui reproduit sur l'analyste
les conflits originaires de la personne. Elle est
éventuellement interprétée. Joue surtout son
acceptation inconditionnelle par l'analyste, qui
prend ici le nom de neutralité bienveillante : par
elle, la névrose se vit dans une paix relative, dans
une ambiance fraternelle d'alliance thérapeutique
réciproque.
* Selon les thérapeutes familiaux, chaque
membre de la famille envoie des « messages »
verbaux et non-verbaux à ses partenaires; ceux-
ci les intègrent pour adopter une manière d'être
conséquente, qui est plus ou moins une réponse
et qui se diffuse à son tour comme message. Les
auteurs ont des avis différents quant au degré
d'introjection des messages reçus par exemple la
phrase : « Tu ne seras jamais qu'un voyou »
prend-elle de l'autonomie à l'intérieur de son
récepteur et reste-t-elle opérante même quand
l'émetteur change de registre? Ou y a-t-il stricte
réversibilité? En d'autres termes, la pathologie
est-elle seulement liée aux distorsions actuelles
de la communication ou résulte-t-elle aussi
d'anciennes introjections?
* La thérapie familiale vise à changer des
interactions dans le système familial, analysé
globalement; on ne se centre pas sur celui que
les clients ont identifié comme le patient à
problèmes, mais on le considère comme un point
sensible, un repère de souffrance dans un réseau
déficient de circulation des communications. En
guidance par contre, on accepte plus facilement
de se centrer sur l'enfant-symptôme, en se
bornant souvent à l'étude des signaux entre ses
parents et lui.
* Pour atteindre son objectif, le thérapeute
familial réunit souvent deux générations du
groupe familial, habituellement les parents et
plusieurs enfants. Il participe très activement aux
interactions du moment présent, prend la place
d'un nouveau membre de la famille et s'y installe
avec force : de son intégration dépend sa
capacité à changer la circulation des affects, des
idées et des messages.| C. QUELQUES LIMITES DE LA GUIDANCE |
ILL. :
Par exemple, j'aide une mère à assumer plus librement une tendance à rejeter son enfant. Du coup, j'aide l'enfant en remplaçant un système où il était soumis à des doubles messages par un système où l'interaction est plus claire, ce qui lui permet d'organiser nettement son adaptation, par exemple en remaniant ses investissements externes. J'ai l'impression cependant que je dois faire plus que laisser coexister, côte à côte, les désirs incompatibles de la mère et de l'enfant : je puis aider la mère à réprimer quelque peu, librement, une part de ses comportements rejetants et à mettre en jeu d'autres mécanismes : « Vous ne devez pas l'aimer, mais vous en occuper par quelque intérêt matériel ». Mais, j'énonce le principe d'une limite à la réalisation des désirs de chacun, c'est-à-dire d'un renoncement pour autrui. Mais la zone où pourrait être placée la limite est large et est fixée de façon variable par le client. Où et quand commence l'inacceptable?
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... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut. ... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez. |

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Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur
Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son
infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008, Jean-Yves Hayez |
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Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur
Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son
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Ce 22 septembre 2008, Jean-Yves Hayez |
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Qu'est-ce que la guidance des parents ?.
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