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Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez
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Quelles psychothérapies
pour les enfants
en âge d'école primaire?
* biographie et receuil de publications scientifiques du
professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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Quelles psychothérapies pour les enfants en âge
d'école primaire?
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Paru dans Nervure - Tome XIII - N°4 - Mai 2000.
J.- Y. Hayez (*).
Les psychothérapeutes constituent toujours un
champ important dans l'ensemble des
interventions thérapeutiques proposées aux
enfants de 6 à 12 ans présentant des troubles
psychiques et à leur famille. Mais leurs
objectifs, leur configuration générale et leur
cadre changent assez rapidement; en même temps
que des formes nouvelles apparaissent, et que
les indications de la psychothérapie "
classique ", individuelle, analytique ou
d'inspiration analytique, se font plus précises
(1).
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L'ambiance et les objectifs généraux.
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Les objectifs des psychothérapeutes se
diversifient : l'amélioration de la sérénité
intra-psychique et de l'estime de soi, l'accès
à un discours sur soi, vécu et non théorique,
celui-ci à la congruence, à la liberté
intérieure s'exerçant dans une sociabilité au
moins raisonnable, en demeurent des fréquents
et importants; mais les thérapies familiales ,
elles, promeuvent souvent plus centralement la
qualité de la communication et des
négociations, et la recherche d'un équilibre
entre le droit de chacun à se différencier et
la réalisation de tâches communes, au nom de
valeurs et de cultures communes elles aussi;
ailleurs, les objectifs visent davantage les
compétences sociales (" skills ") et l'efficaci
té comportementale. La poursuite de ces
objectifs s'inscrit dans une modélisation bio-
psycho-sociale de l'être humain qui est
davantage qu'une déclaration sur papier : les
thérapeutes tiennent mieux en compte le fait
que les modifications intra-psychiques ou/et
comportementales visées seront modulées par
l'état du corps et de l'équipement et par les
injonctions familiales et sociales dans
lesquelles baigne l'enfant.
Même au terme d'une excellente thérapie père-
mère-enfant, tel jeune enfant anxieux peut
rester hypersensible à d'hypothétiques
agressions, probablement parce que son
équipement corporel le veut ainsi. Il faudra
donc largement " faire avec ", et peut-être
catalyser l'installation d'une meilleure
efficacité comportementale par des
interventions complémentaires, de type
cognitivo-behavioriste, auxquelles il aurait
vraiment consenti. L'organisation et le décours
de beaucoup de psychothérapies se modifie lui
aussi. Les thérapeutes se laissent moins
freiner par les grandes déclarations de
principe des écoles : " On ne peut pas ... on
doit ", et font davantage preuve de créativité
et d'adaptation aux circonstances de chaque
cas. Les thérapies se font souvent plus denses,
plus centrées sur l'un ou l'autre problème
précis, plus souples dans leur organisation.
Passons en revue quelques formes; la première
est de loin la plus fréquente; les autres sont
présentées sans ordre quantitatif précis.
Les psychothérapies individuelles brèves, "
panachées ",
couplées à une guidance parentale.
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Cette organisation de l'intention
psychothérapeutique est souvent mise en place,
pour faire place aux problèmes d'intensité
moyenne, où la relation à la réalité externe
est maintenue : c'est certainement le cas si
l'on a l'impression d'une conflictualité intra-
psychique ou/et d'affects et de représentations
pénibles, ressassées par l'enfant ("
internalizing disorders "). Ce peut être aussi
une indication pour des troubles du
comportement dans l'acceptation large du terme
(" externalizing disorders "), où demeure quand
même une capacité au moins modeste
d'introspection et de collaboration via la mise
en question de soi. Ici, le thérapeute et
l'enfant conviennent d'un projet ( relativement
) précis ( par exemple : avoir moins peur dans
certaines circonstances ... être plus à l'aise
avec les autres ... mieux se contrôler ); ils
conviennent aussi d'une tranche de temps de
travail suivie de réévaluation ( par exemple :
trois mois ).Les séances de celui-ci, souvent
hebdomadaires ou bimensuelles , sont
d'inspiration " panachée " : il y existe des
temps d'écoute et d'élaboration spontanée par
l'enfant des thèmes qu'il souhaite travailler,
selon mes techniques habituelles aux
psychothérapies d'introspection; mais le
thérapeute peut également lui proposer de se
centrer sur quelque chose; et puis, il peut s'y
adjoindre des moments plus cognitivistes (
information, stimulation de l'imagination
positive; entraînement à résoudre des problèmes
précis par jeux de rôle, etc ...). On peut même
y convenir d'attitudes à modifier dans la vie
quotidienne, d'exercices à faire à la maison et
les évaluer les fois suivantes.
Eventuellement, le thérapeute, s'il est
médecin, se charge lui-même de discuter et de
gérer une médication (2).
Plus denses que ce que l'on appelle , parfois
de façon un peu méprisante, " thérapies de
soutien ", ces thérapies sont caractérisées par
le mélange d'écoute et d'engagement actif du
thérapeute, qui doit cependant veiller à se
vivre comme " proposant bienveillant ", et non
comme "éducateur pressant ". Un travail
parallèle est mené avec les parents, identique
dans ses objectifs et ses techniques , souvent
à rythme un peu moins dense, par le même
thérapeute ou par un collègue avec qui il
communique effectivement. Non seulement le
secret n'est pas étanche entre le discours des
parents et de l'enfant ( c'est-à-dire qu'on se
communique les grandes lignes de ce que chacun
vit et pense de son côté ), mais il existe même
parfois des moments de mise en commun ( par
exemple : une séance spécifique où se
retrouvent parents, enfant, voire l'ensemble de
la fratrie, ou encore, les dernières vingt
minutes qui succèdent à deux séances
simultanées et séparées ) : on y fait le point
sur les grandes représentations mentales vécues
les uns par rapport aux autres et leur
enracinement, et l'on y définit éventuellement
des objectifs communs ( communicationnels,
comportementaux ) pour les semaines à venir.
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Des psychothérapies familiales brèves.
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Elles se mettent parfois en place en utilisant
les mêmes techniques, et en jouant sur la même
identité du psychothérapeute. On y recourt
notamment pour améliorer les problèmes
psychiques d'intensité moyenne qui semblent
avoir été bien " internalisés " par l'enfant,
mais où la contribution du milieu paraît
importante ( par exemple : parents, eux-mêmes
dépressifs, anxieux, etc ...). On y recourt
aussi pour les problèmes externalisés, pour peu
du moins que chacun ne soit pas devenu, de
façon stable et rigide, le mauvais objet de
l'autre, origine d'affrontements perpétuels et
irréductibles en séance : quand c'est le cas,
mieux vaut faire un travail en parallèle, comme
dans la première formule, où le thérapeute
reconnaît face à chacun que l'autre, absent,
est vraiment difficile à vivre, mais où il
s'efforce ensuite d'amener quand même des
positions d'introspection et de mobilisation de
soi : si elles sont impossibles à mettre en
place, introduire l'idée et la réalité de
moments plus ou moins larges de séparation peut
s'avérer bien plus thérapeutique que de
confirmer, par notre impuissance,
l'amplification progressive des liens sado-
masochiques.
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Des thérapies enfant-éducateur.
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Lorsque ce sont des enfants placés en
institution qui répondent aux indications que
nous venons d'évoquer, des thérapies
enfant-éducateur peuvent s'avérer
très fécondes,
surtout si : l'éducateur volontaire pour
accompagner l'enfant, est important dans la vie
de celui-ci et dans l'institution : il accepte
de sortir du rôle de bon adulte, et se laisser
interpeller dans les émotions et
représentations parfois individuelles que
suscite l'enfant; il rend compte à l'équipe des
grandes lignes de ce qu'il a vécu avec
l'enfant, et cette restitution sert à mobiliser
certaines attitudes des professionnels ou/et à
passer d'autres contrats de vie avec l'enfant.
Ces thérapies sont utiles, entre autres, lors
de difficultés relationnelles adultes-enfant,
surtout celles qui sont liées à des immaturités
plus ou moins dysharmoniques de celui-ci ou à
des troubles de sa personnalité au sens large
du terme ( catégorie 3 de la CFTMEA ).
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Psychothérapies visant une modification
structurale profonde.
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Les thérapies qui ont pour visée une
modification structurale plus ample de l'enfant
ont tendance à se faire plus rares, car elles
nécessitent un investissement en énergie et en
durée qui ne cadre plus bien avec notre culture
sociétaire contemporaine ( le rendement dans la
vitesse ). De moins en moins de parents, et
peut-être d'enfants, sont prêts à y consentir.
Ces thérapies sont souvent " monoréférentielles
" dans leur modélisation de l'être humain et
leurs méthodes. De facto (3)
, on les réserve
donc aux problèmes graves et chronifiés : il
est assez fréquent alors que l'enfant réside en
hôpital de jour à temps complet ou partiel ou
en institution résidentielle spécialisée.
Dans cette catégorie nous plaçons :
Les psychanalyses et les psychothérapies
psychanalytiques (4)
de l'enfant.
1/ Leurs indications principales restent les
névroses ( très ) chronifiéés et invalidant
beaucoup le comportement, ou/et certains
troubles de la personnalité fort marquées par
l'angoisse, la dépression ou/et la mauvaise
image de soi ( dysharmonies évolutives,
abandonnisme ). En Belgique et en France, si
l'enfant est en famille, on le reçoit souvent,
une ou deux fois par semaine; des rythmes plus
soutenus sont plus rares; s'il y a séjour en
institution, les séances peuvent être plus
fréquentes.
Ce qui change, mais parfois encore trop
lentement, c'est l'impression vécue par le
thérapeute de faire à lui seul la chose la plus
importante du monde, ainsi que la nécessité
intérieure qu'il éprouve à s'isoler
parfaitement avec l'enfant. En effet, davantage
de thérapeutes acceptent l'idée que le travail
fait avec les parents constitue un complément
indispensable : il se réalise alors selon les
modalités décrites à propos des psychothérapies
brèves. Leur ouverture à l'importance d'autres
parties du travail, notamment celui des
éducateurs, s'améliore aussi en même temps que
diminue leur terrorisme intellectuel à l'égard
ceux-ci. Enfin, le secret professionnel
commence à être une réalité moins étanche : si
on se limite à partager les grandes lignes de
ce que vit l'enfant, ce peut être une bonne
chose.
2/ Les enfants chez qui une psychose semble
éclater tardivement ( après 6, 7 ans - psychose
schizophrénique?), ainsi que les enfants
autistes ou souffrant de psychoses précoces
avérées ne sont plus systématiquement conviés à
ces thérapies analystiques au long cours.
Ils le sont encore
parfois (5)
, soit en pratique ambulatoire, soit dans le cadre
d'hospitalisations ( de jour ou totale ) et
avec les nuances d'organisation et de
complémentarité que je viens juste d'évoquer.
Ailleurs, par contre, et en référence à des
modélisations davantage organicistes ou/et
neuro-psychologiques de la psychose et de
l'autisme, les psychothérapies individuelles
sont soit désinvesties, soit considérées comme
interchangeables avec d'autres techniques de "
stimulation douce " visant chacune à améliorer
la capacité de penser et de se donner un projet
chez l'enfant.
Dans une majorité d'institutions résidentielles
thérapeutiques belges par exemple : la tendance
est de veiller à la mise en place d'une "
ambiance thérapeutique du quotidien ", adaptée
au groupe et à chaque enfant ( nous y
reviendrons bientôt ); en outre, il existe des
modules visant spécifiquement la stimulation
douce ( psychomotricité, ateliers créatifs,
classe type Teacch, ...); par contre, on ne
fait plus de psychothérapies individuelles au
long cours sur place, et très peu d'enfants en
ont une à l'extérieur.
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Les thérapies familiales sans détermination
préalable de la durée.
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Elles sont d'inspiration variée :
psychanalytique, systémique, centrées sur la
communication, pédagogique et ( largement )
comportementale, ou panachant deux ou plusieurs
de ces référentiels. Les familles y sont
souvent conviées tous les quinze jours, pour
des durées de quelques mois à trois-quatre ans.
Le lus fréquemment, on insiste pour que tous
les membres de la famille nucléaire soient
présents, et on interroge la signification des
absences. Mais, sur ce rite habituel, peuvent
se greffer des rencontres de sous-groupes, des
invitations faites à la famille élargie, etc
... Les indications sont très larges;
l'alternative qu'elles représentent par rapport
aux thérapies individuelles panachées ou
psychanalytiques qui viennent d'être évoquées,
est plus souvent une résultante de l'offre
locale du marché ( formation et identité des
thérapeutes proches; hasards de la mise en
contact avec eux dans des centres de santé
mentale, ...) que le fruit de considérations
objectives.
( A l'une ou l'autre exception près néanmoins,
par exemple : les névroses les plus graves
nécessitent le plus souvent une approche
individuelle, car l'appropriation de sens et
l'amélioration de l'estime de soi qui résultent
de thérapies familiales bien gérées ne sera
probablement pas suffisante, voire même pas
accessible, pour ces enfants très emmurés dans
leurs conflits; pour les enfants psychotiques
ou autistes, ce qui s'y travaille passe assez
souvent au dessus de leur tête, ou est
franchement inquiétant, etc ...)
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Les thérapies psychomotrices.
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Une partie des psychomotriciens revendique que
leurs interventions auprès des enfants soient
dénommées " Thérapies psychomotrices ". Pour
peu qu'ils se soient donné des formations et
des supervisions suffisantes, cette
revendication me semble légitime. Leurs
interventions constituent de véritables
psychothérapies individuelles à médiation
corporelle. Par définition, ils acceptent que
le corps de l'enfant se mette en activité en
séance, ou/et ils l'y stimulent et orientent
cet agir; mais ils écoutent aussi ce que
l'enfant en dit à cette occasion, ou/et ils
l'aident à en dire quelque chose; sans faire
d'interprétations caractérisées, ils aident
donc l'enfant à trouver davantage de sens en
lui, et à accepter mieux ce qu'il est, y inclus
corporellement. Belle indication, alors, que
ces thérapies psychomotrices, pour bien des
enfants maladroits, peu sûrs d'eux et de leur
corps, anxieux à l'idée de bouger, rigides et
n'habitant plus leur corps, etc ...
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Psychothérapie par la vie quotidienne.
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Elle se pratique à partir des attitudes
générales et dirigées vers l'enfant, des
invitations et commentaires verbaux, eux aussi
généraux ou visant l'enfant, émanant de ces
compagnons naturels de la vie de l'enfant que
sont ses parents ou ses éducateurs. Y
participent aussi les enseignants, au-delà de
leur stricte fonction
d'instruction (6).
Tous ces créateurs de liens et d'éducation ont ici
l'occasion de discuter avec des " psy ",
connaissant bien l'enfant, des besoins de celui-
ci; ils ont donc mobilisé leurs attitudes,
leurs discours et l'organisation du quotidien
pour atténuer sa pathologie et favoriser sa
maturation. De là à dire qu'ils sont
" co-thérapeutes ", il y a un pas que je ne franchis
pas aisément : ils restent responsables de
gérer des liens affectifs et une éducation qui
pourraient avoir des effets thérapeutiques, ni
plus ni moins.
Cette psychothérapie par le quotidien s'exerce :
- parfois en complément à une psychothérapie
ou/et à l'une ou l'autre intervention
spécialisée dont bénéficie l'enfant;
- parfois, à elle toute seule, alors que
l'enfant fréquente une institution
résidentielle : c'est soit qu'il s'oppose à
l'idée d'une approche plus directe de sa
personne, soit qu'il y est et reste
indifférent, soit que la méthode de
l'institution n'inclut pas le recours à des
psychothérapies individuelles ( nous venons de
l'illustrer à propos de la psychose ou/et
l'autisme );
- parfois, à elle toute seule, alors que
l'enfant vit à la maison, pour les mêmes motifs
d'opposition ou d'indifférence stables de sa
part.
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Autres psychothérapies mono-référentielles.
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Actuellement, du moins dans mon pays, on n'y
recourt que peu fréquemment. Cependant, l'usage
des deux premières d'entre elles pourrait aller
en s'accroissant, en référence au changement
des mentalités dans la société ( besoin de
résultats lisibles et rapides ).
Les psychothérapies comportementales ou
cognitivo-comportementales.
On oriente les enfants vers ce type de thérapie
lorsqu'un praticien compétent dans ce champ et
habitué au travail avec les enfants, est
géographiquement accessible ... que les
dysfonctionnements de l'enfant sont socialement
invalidants, et paraissent ne pas échapper
totalement au contrôle de sa volonté :
angoisses excessives, phobie scolaire,
habitudes nerveuses, encoprésie, etc ... La
fécondité de ces thérapies, comme de toutes les
autres, exige une adhésion raisonnable de
l'enfant au projet qui sera discuté avec lui,
et qui inclut des efforts comportementaux,
avant d'atteindre la joie du résultat. Dans
certains cas, on a combiné avec succès une
thérapie à visée psychanalytique et une autre
cognitivo-behavioriste ( par exemple : TOC
graves ).
Les thérapies à médiation clairement instituée.
La plupart des thérapies individuelles décrites
jusqu'à présent recourent occasionnellement à
des médias, qui catalysent l'expression de soi
de l'enfant : dessins, marionnettes, etc ... Le
" média" dépend à la fois de l'âge et des goûts
de l'enfant, et de ceux de son thérapeute : il
se négocie entre eux un matériau de création
investi en commun.
Mais, dans certains types de thérapie, le média
prend une place encore plus officielle : il est
le point de départ nécessaire, à partir duquel
quelque chose de soi se reflète et se discute.
Ces " points de départ " peuvent être très
divers : utilisation du conte thérapeutique,
art-thérapie, programmation neuro-linguistique,
danse, yoga, etc ... Il est parfois plus facile
à les mettre en oeuvre en institution rési
dentielle, et elle se déroule éventuellement en
petits groupes ( 3 à 4 enfants ).
Le psychodrame de groupe; les thérapies de
groupe sans médiation instituée.
Actuellement, ces psychothérapies souffrent
d'une certaine désaffection, probablement parce
qu'on a voulu les pratiquer avec des groupes
trop nombreux ( plus de 5 enfants ). Alors, les
effets positifs du support par les autres ne
pouvaient pas beaucoup s'exercer et étaient
remplacés par des facteurs comme : une pure
ambiance ludique, de la compétition et de
l'excitation mutuelle excessive ... On
gagnerait cependant à y revenir, avec des
groupes moins nombreux ( pas plus de 4 enfants
) et au moins deux co-thérapeutes. Ces groupes
redeviendraient alors des laboratoires de socia
lisation; la présence d'autres présentant des
problèmes proches constituerait un soutien
narcissique et une invitation à
l'introspection, tous facteurs que l'on voit
jouer dans les thérapies de groupe bien
conduites. Ces groupes constitueraient alors
vraisemblablement un lieu complémentaire à
d'autres interventions individuelles; ils réuni
raient des enfants aux problématiques
d'intensité moyenne et complémentaires ( par
exemple : phobie scolaire, manque d'estime de
soi et impulsivité par trop déstructurée ).
(*) Clinique Saint-Luc, Avenue Hippocrate, 10, B-
1200 Bruxelles,
Fax : 32 2 764 89 21,
Courriel :
jyhayez@uclouvain.be
(1). Si la description et l'évaluation que j'en
fais concernent centralement la Belgique,
témoin de mon expérience professionnelle depuis
trente ans, je suis persuadé qu'elles
s'appliquent également à d'autres pays
européens ou, en tout cas, qu'elles peuvent y
donner matière à réfléchir.
(2). On ne diabolise donc plus, a priori, les
conséquences de la double identité que revêt
alors le thérapeute : après tout, si,
théoriquement tout est parlable et susceptible
de recevoir du sens, pourquoi ne pas accepter
l'idée d'une médication bien négociée, bien
acceptée par l'enfant ( et sa famille ), et qui
reconnait " la part indépendante du corps ".
(3). A quelques exceptions près, où il y a
consensus entre le style de travail habituel du
thérapeute, et un intérêt de l'enfant, plus
gratuit et stable dans la durée, pour " se
découvrir parlant et désirant ", comme dans une
analyse d'adultes.
(4). D'autres catégories de psychothérapie à
visée introspective, essentiellement néo-
rogériennes, existent aussi de ci-de là, mais
encore plus rarement.
(5). Probablement environ 5 sur 10 en France, et
2 sur 10 en Belgique.
(6). On peut même dire qu'elle se pratique à
partir de l'ambiance de vie, à partir de
l'organisation du quotidien à laquelle ont
veillé ces personnes.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
Création le 24 août 2003.
Dernière mise à jour
le dimanche 06 juillet 2008.
Issu de pages de la revue prêtées le professeur
Jean-Yves Hayez.
DS.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.

... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
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le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
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le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
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appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
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Quelles psychothérapies pour les enfants en âge
d'école primaire?
L'ambiance et les objectifs généraux.
Les psychothérapies individuelles brèves, "
panachées ", couplées à une guidance parentale.
Des psychothérapies familiales brèves.
Des thérapies enfant-éducateur.
Psychothérapies visant une modification
structurale profonde.
Les thérapies familiales sans détermination
préalable de la durée.
Les thérapies psychomotrices.
Psychothérapie par la vie quotidienne.
Autres psychothérapies mono-référentielles.
Notes.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note *.
(*) Clinique Saint-Luc, Avenue Hippocrate, 10, B-
1200 Bruxelles,
Fax : 32 2 764 89 21,
Courriel :
jyhayez@uclouvain.be.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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Note 1.
(1). Si la description et l'évaluation que j'en
fais concernent centralement la Belgique,
témoin de mon expérience professionnelle depuis
trente ans, je suis persuadé qu'elles
s'appliquent également à d'autres pays
européens ou, en tout cas, qu'elles peuvent y
donner matière à réfléchir.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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Note 2.
(2). On ne diabolise donc plus, a priori, les
conséquences de la double identité que revêt
alors le thérapeute : après tout, si,
théoriquement tout est parlable et susceptible
de recevoir du sens, pourquoi ne pas accepter
l'idée d'une médication bien négociée, bien
acceptée par l'enfant ( et sa famille ), et qui
reconnait " la part indépendante du corps ".
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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Note 3.
(3). A quelques exceptions près, où il y a
consensus entre le style de travail habituel du
thérapeute, et un intérêt de l'enfant, plus
gratuit et stable dans la durée, pour " se
découvrir parlant et désirant ", comme dans une
analyse d'adultes.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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Note 4.
(4). D'autres catégories de psychothérapie à
visée introspective, essentiellement néo-
rogériennes, existent aussi de ci-de là, mais
encore plus rarement.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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Note 5.
(5). Probablement environ 5 sur 10 en France, et
2 sur 10 en Belgique.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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Note 6.
(6). On peut même dire qu'elle se pratique à
partir de l'ambiance de vie, à partir de
l'organisation du quotidien à laquelle ont
veillé ces personnes.
Pour retourner à l'endroit
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urgences,
violence,
vulnerabilité.