Ce jeudi 12 juin 2003, vers neuf heures du matin, Colette (5 ans) a été kidnappée par des policiers : Elle quittait son domicile pour se rendre à l’école et ils ont bondi de leur voiture, juste comme dans les séries télévisées. Trois heures après, elle était embarquée dans un avion vers les USA pour être rendue à son père texan, sans avoir pu faire un bisou d’au revoir à sa maman. Heureusement, nous dit le porte-parole du ministère ad hoc, les responsables de cette horreur avaient tout prévu : une psychologue avait traversé l’Atlantique pour être à ses côtés et lui faire digérer le traumatisme : nous pouvons donc être rassurés, braves gens !
L’ensemble de ce procédé est pourtant des plus
choquants !
L’Etat n’hésite donc pas à créer chez cette fillette
innocente un traumatisme grave et qui aurait pu être évité : être kidnappée
à 5 ans ! Quelle expérience négative, source d’angoisse durable et de
désespoir ! Et par la police, en plus : quelle source de confusion
dans les idées à venir de cette fillette à propos de qui est protecteur et qui
est dangereux dans une société [3] !
A côté de l’effroi lié à l’événement, les
responsables n’hésitent pas non plus à déraciner Colette du lien qu’elle avait
tissé depuis tout un temps avec sa maman et avec le réseau social de
celle-ci...comme si cela n’avait aucune importance, cet attachement.......comme
si ce n’était pas d’abord et avant tout d’une réassurance quant à la pérennité
de ce lien qu’une fillette de 5 ans a besoin.
Et, semble-t-il, ils procèdent
à cet arrachement, sans avertissement, sans information, sans
préparation...comme si parler avec un enfant ne servait à rien...comme si le
sort d’un enfant, c’était de subir, sans avoir jamais de souhait pertinent à
exprimer sur ce qui lui arrive...ou comme si leur action était trop honteuse que
pour pouvoir s’expliquer les yeux dans les yeux !
A quoi sert-il donc de
signer toutes ces conventions sur les droits des enfants ou d’avoir un délégué
général qui veille à ceux-ci s’ils sont susceptibles d’être balayés d’un revers
de main ?
Le fait qu’on insiste lourdement pour expliquer que des
psychologues étaient là pour atténuer le drame et consoler est encore plus
écœurant : C’est un trompe l’œil ! Que pouvait avoir de rassurant, aux
yeux de l’enfant, ce psychologue qui s’associe à un acte aussi brutal ?
D’ailleurs la mascarade continua jusqu’au bout puisque la personne chargée de
venir chercher l’enfant à l’aéroport (encore une inconnue) déclara que tout
allait bien pour l’enfant puisque la petite avait dormi pendant le trajet en
avion....Ce psychologue était-il autre chose qu’un outil mis en place pour
calmer les esprits et faire taire l’opinion publique ? D’ailleurs un
psychologue aussi bon soit-il ne sait pas faire de miracles par rapport à la
matérialité persistante d’un mal que l’on a créé de toutes pièces !
Présentés comme ils le sont ici, ils nous font penser aux religieux qui
accompagnent les condamnés à mort jusque l’échafaud, à ceci près que, dans le
cas qui nous occupe, la condamnation était tout sauf nécessaire...
Arrivons-en maintenant au fond de l’histoire
D’abord, l’Etat belge affirme qu’il doit bien respecter les
conventions internationales qu’il a signées...L’argument nous impressionnerait
si nous avions la conviction qu’il le fait systématiquement.... Est-ce si
sûr ? N’est-ce pas plus facile pour lui de se montrer ferme quand les
vis-à-vis, ce sont une mère immigrée et son enfant que quand des intérêts
autrement puissants sont en jeu ? Un esprit libre et irrévérencieux ne
pourrait-il faire l’hypothèse que l’heure était venue pour l’Etat belge de se
racheter une conduite face à l’oncle Sam et qu’une petite fille, ça vaut bien la
sauvegarde de 4000 emplois à l’OTAN.Les français, eux, qui ont aussi quelques
impertinences à racheter, offrent bien le Concorde au musée de l’aéronautique à
Washington.. Ce n’est pas le sort de quelques milliers d’orphelins qui empêche
la vente des armes, quel est alors le poids d’une fillette...
L’Etat affirme
également qu’il est en devoir de faire appliquer une décision de Justice. Oui,
en principe, mais, ici aussi, est-il certain qu’elles soient toutes appliquées
avec la même diligence et la même intransigeance ? Même de vrais
délinquants bénéficient parfois de la suspension du prononcé ! Sans tenir
compte de possibilités de médiation qui, si nous sommes bien informés existaient
toujours, notamment à partir du Service d’Aide à la Jeunesse de
Liège ?
Indépendamment de ce zèle brutal qu’a affiché l’Etat, le fond du
fond du problème, c’est ce qui s’est passé entre le père et la mère de Colette
et la qualité de l’amour qu’ils avaient pour leur petite fille. Nous ne
connaissons évidemment pas tous les détails de leur histoire de vie. On nous dit
que la maman avait elle-même enlevé l’enfant il y a trois ans en accusant le
papa d’abus sexuel et qu’elle avait fui les Etats-Unis avec Colette
D’abord,
nous voudrions être certains que cette plainte a été investiguée avec précision
et sérénité : actuellement, il y a un a priori de suspicion contre les
mères qui accusent leur ex-conjoint : elles indisposent et elles passent
facilement pour fabulatrices ou déséquilibrées, malgré que les études
scientifiques montrent que leurs plaintes sont fondées environ une fois sur
deux.
Mais admettons que l’on ait pu démontrer que la maman de Colette se
trompait, voire au pire qu’elle cherchait depuis le début un prétexte pour
séparer l’enfant du contact avec son père. Alors, nous aurions été dans le cadre
de ce qu’on appelle actuellement une aliénation parentale : La mère de
Colette aurait voulu « aliéner » le père, faire comme s’il n’avait
jamais existé.
A supposer que ce soit le cas, ce n’est pas acceptable,
évidemment : même si la maman avait eu des raisons de souffrir de
l’attitude de son mari pendant leur vie conjugale, elle n’avait pas le droit de
réagir par un premier rapt. Ceci étant dit, répare t on vraiment un mal par un
mal plus grand encore ?
En kidnappant cette enfant, le pouvoir exécutif
applique des règles de droit. Il règle le rapport entre deux personnes qui se
disputent pour un objet. Un enfant est-il un objet ? La Bible nous dit que
non : dans son célèbre jugement, Salomon a identifié la vraie mère, celle
qui aimait sincèrement son bébé, puisqu’elle avait pris le risque de s’effacer
pour le bonheur de celui-ci. Et si le magistrat biblique lui en avait finalement
attribué la garde, ce n’était certainement pas prévu comme tel par la maman,
persuadée qu ’elle était de ne plus revoir son enfant pour que celui-ci puisse
vivre [4] !.
Hélas, ces temps sont révolus : l’être humain
contemporain ne réagit plus comme les personnages d ’antan : aujourd’hui,
nous sommes à l’heure des droits revendiqués à tout prix et des conflits de
pouvoir menés au finish. ! L’individualisme est devenu le fondamentalisme
de notre culture occidentale ! L’humilité et le renoncement à soi pour
l’amour de l’autre ne sont plus de mise et si au passage, on passe sur le corps
d’un enfant, bah, qu’importe, on trouvera bien quelques scientifiques pour
« légitimer » la démarche.
Pour notre part, nous ne raisonnons
pourtant pas comme une partie des spécialistes du traitement de l’aliénation
parentale.... Même et surtout dans les cas graves, nous ne pensons pas qu’il
soit bon de déraciner une enfant pour la quatrième fois en cinq ans :
premier enracinement chez papa et maman, deuxième chez papa, troisième chez
maman.... Et on repartirait pour un tour ? Faites cela à un jeune arbre et
vous verrez qu’il s’en étiolera pour toujours à moins qu’il n’en crève.
Oui,
s’il s’avérait que la mère de Colette a pris indûment la responsabilité du
troisième déracinement, elle a mal fait, il faut le lui faire savoir et la
désapprouver énergiquement. Sauf motif grave, la fillette avait besoin de se
savoir investie et accueillie par sa mère et par son père pour s’épanouir
totalement ! Oui, il fallait mettre en place des médiations énergiques,
sous le contrôle de l’Etat, pour que le père puisse revoir régulièrement
l’enfant et exercer sa part de responsabilité éducative ! Non, il ne
fallait pas arracher cette enfant pour la quatrième fois à une sécurité et à un
bonheur précaires qu’elle avait retrouvés....
Un être de chair, tout faible
et démuni soit-il, n’a-t-il pas plus de valeur que la plus forte des
conventions ?
[1] J.-Y Hayez, psychiatre infanto-juvénile, docteur en psychologie, professeur ordinaire à l’UCL ; directeur de l’Unité de pédopsychiatrie aux Cliniques Universitaires Saint-Luc. E-Mail : jean-yves.hayez@pscl.ucl.ac.be
[2] D. Drory, psychologue, psychanalyste
[3] On n’a pas pensé non plus à tous les petits enfants du royaume, témoins du drame presque en direct et qui ont aussi une opinion à se faire sur qui est susceptible de les protéger !
[4] Il faudrait rappeler cet épisode à la Fondation Rachel, qui semble appuyer son action sur quelques citations bibliques mais a oublié celle-ci...........
Prudence svp !
Et si les accusations étaient erronées ! Qui aurait alors abusé de Colette ?
Sa mère, sa grand-mère maternelle. L’amour peut rendre aveugle ? et excessif ?
Le psychiatre et l’Aide à la jeunesse belges, les medias belges, nous tous, prudence !
En tout cas, sans preuve formelle et sans condamnation, la réserve est de mise. Ce site web "rendez-nous Colette" met mal à l’aise.
Si les accusations sont non fondées ou même incertaines, que pensera Colette à 20 ans du contenu de ce site ? Quel jugement de femme adulte portera-t-elle ?
Si la méthode de "récupération judiciaire" de Colette est contestable, il ne faut pourtant pas oublier l’enjeu essentiel pour Colette : vivre et être aimée par une mère et un père qui, au stade actuel, doivent arrêter le conflit , lourd de conséquences pour la petite.
Que celui qui aujourd’hui peut dire avec certitude que le père a abusé de Colette se lève.
Et si le père n’avait pas commis ces actes ? le drame est que Colette deviendrait orpheline à vie de son père et injustement. Là serait l’abus. Et qui seraient les abuseurs ?
Sans preuve fomelle, les abuseurs sont dans le camp des meneurs d’une campagne haineuse sans éléments probants.
Il faut être prudent. Tant qu’il n’y a pas de preuves certaines, un devoir de réserves s’imposait à tous, y compris la mère et la grand’mère maternelle.
Aimer son enfant, c’est respecter le lien à ses deux parents, sauf preuve irréfutable d’abus.
Par amour pour Colette, il faut actuellement cesser de l’importuner avec cela et retrouver un dialogue, aussi difficile soit-il ; ne pas s’enfermer dans un conflit où les éléments de preuve certaine ne sont pas présents. Le vrai drame actuel pour Colette est d’être au milieu d’une haine entre deux familles, paternelle et maternelle, ses deux racines pourtant.
Il va falloir se calmer, tempérer, changer d’attitude, tant qu’aucune preuve n’est trouvée et qu’aucune décision de Justice ne condamne le père, jusqu’ici prétendu innocent, même si cela fait peur pour certains membres de la famille de Colette.
Pour l’intérêt de Colette au stade actuel, il faut ranger les armes, être prudents, viser de préserver Colette, ne pas mettre en avant ses propres peurs et malaises, mais rendre à Colette des PARENTS qui DOIVENT, PAR AMOUR POUR COLETTE, CHANGER LEURS RELATIONS ENTRE EUX et que personne, grands-parents compris, ne s’immiscent trop dans cette relation entre parents à recontruire, dans l’intérêt de la petite. Sans preuve certaine contre le père, Colette a droit et aura besoin de garder son papa et sa maman. Il faut le reconnaître. La famille maternelle et son entourage doivent redevenir plus prudents, reconnaître le caractère actuellement toujours incertain des accusations, et donc -en attente de preuves ou condamnations judicaires- laisser Colette tranquille avec tout cela et redonner une chance à ce qu’elle voit ses parents se respecter à nouveau, qu’elle les voit ensemble dans une seule et même pièce, avec le sourire de deux parents, qui par amour pour elle arrêtent leur guerre finalement très nuisible pour Colette.
Sauver Colette, c’est pacifier ; aimer Colette, c’est pacifier.
Chacun doit se remettre en question et adopter à l’avenir une autre attitude. Au stade actuel, respecter et aimer Colette, c’est respecter son père, respecter le statut d’innocent. Une autre attitude qui mettrait en avant ses propres émotions, ses propres malaises, serait nuisible pour Colette. Faire autrement, ce serait abuser de Colette, ce serait violer psychologiquement la vie de Colette, ce serait faire psychologiquement ce que l’on reproche au père. Avec certitude cette fois.
Prudence svp. Et retour à plus de sérénité. L’émotion de la peur et du soupçon ne doit pas submerger la prudence, faire perdre raison.
Il faudrait quand même sortir des discours ’clean’ et rester dans la réalité. Principe de base : Si il y a problème, alors il y a problème ! on n’arrête pas un problème comme cela, la baguette magique/vue de l’esprit, c’est finis !
Le comportement du père est flagrant et les méthodes utilisées abjectes (rachel), or rachel est justement un siège où la pédophilie est considérée comme un bien. C’est donc un aveux.
Ce n’est pas avec de la psychologie de salon que l’on aideras Colette. Un homme porte-t-il un enfant ?
En allemagne et dans les pays scandinave on ne confond pas la femme/maman de la femme !De toute façon, que le père soit pédophile ou non, son comportement de casser le lien enfant/maman est un fait donc il faut tenir compte.
Protéger-moi des psy, je m’occupe de l’ennemi !
j’ai vecu une histoire similaire a la votre(presque)et j’ai compris que les experts psychiatres choisi par la justice n’etaient pas assez formes pour ce rendre compte qu’un enfant etait abuse ;malheusement pour l’enfant ;et en consequence ,ils prennent des decisions monstrueuses ;lenfant lui n’oublie rien,et ne lui reste qu’un seul but :se venger "quand je serai grand"...
mots pour encourager son enfant a rester fort :"je te crois"je comprends tout""toi tu es intelligent, eux ,ils sont betes"..
G.