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la discussion : |
"Syndrome d'aliénation
parentale" Envoyé par fibrine le 22 juin à
20:59
1ère partie
1. Quest-ce
que le syndrome daliénation parentale?
1.1.
Définition Laliénation parentale est un processus
qui consiste à programmer un enfant pour quil haïsse
un de ses parents sans que ce ne soit justifié.
Lorsque le syndrome est présent, lenfant apporte sa
propre contribution à la campagne de dénigrement du
parent aliéné. (GARDNER2 et GARDNER3, 1) 1.2.
Historique
1.2.1. La tradition considère que
la femme, en tant que mère, est plus apte à soccuper
des enfants que lhomme. 1.2.2. Dès les années 60,
les mères poursuivent de plus en plus des études et
une carrière tandis que les pères simpliquent
davantage dans les activités du ménage et la prise en
charge des enfants. 1.2.3. Au début des années 70,
une loi permettant le divorce sans tort aux Etats-Unis
provoque une vague de divorces sans précédent.
1.2.4. Quelques années après, une loi organise la
garde conjointe , impossible auparavant sans laccord
de la mère. 1.2.5. Lidée que lintérêt des enfants
prime et que le meilleur parent sont les deux parents
a un effet pervers : si les parents ne sentendent pas,
le conflit dont lenjeu est la garde des enfants est
porté devant les tribunaux et dégénère en une guerre
dans laquelle chacun cherche à démontrer que lautre
est un mauvais parent. 1.2.6. Dans les années 80,
on observe une escalade des conflits et, dans les cas
extrêmes, le détournement de laffection des enfants
par un des parents au détriment de lautre parent. Le
premier à mettre un nom sur ce phénomène est le
psychiatre Richard Gardner : le syndrome daliénation
parentale .(MAJOR, 6 à 11) 1.2.7. Le syndrome se
manifeste en général chez la mère des enfants,
notamment parce que sa mise en place demande beaucoup
de temps et que cest souvent elle qui en a la garde
principale. Toutefois, le cas peut se présenter chez
des pères instables ou dans des cultures où la femme
n'a traditionnellement aucun droit tangible. (MAJOR,
31 et 33) 1.2.8. Depuis la fin des années 90, le
père passe de plus en plus de temps avec ses enfants
dans le cadre de gardes conjointes. La proportion
entre les hommes et les femmes qui induisent un tel
désordre psychologique chez les enfants tend
actuellement à séquilibrer. (GARDNER_ADDENDUM2, 6)
1.2.9. Aux Etats-Unis et au Canada, de plus en
plus de tribunaux reconnaissent lexistence des
dommages causés aux enfants victimes du syndrome
daliénation parentale et en tiennent compte dans leurs
jugements. (GARDNER_ADDENDUM2, 17) 1.3. Origines
En cas de séparation, il est naturel dêtre inquiet
lorsque les enfants sen vont la première fois en
visite chez lautre parent. Au début, les dérives sont
fréquentes, comme de dire Appelle-moi dès que tu
arrives , Appelle-moi si tu as peur , Je viendrai te
chercher , etc. Si le parent est psychologiquement
fragile, lanxiété peut croître au lieu de disparaître,
et déclencher le processus daliénation. (MAJOR, 35 et
36) Le parent aliénant est souvent un parent
sur-protecteur. Il peut être aveuglé par sa rage ou
animé par un esprit de vengeance provoquée par la
jalousie ou la colère. (GARDNER2, 14 à 17) Il se
voit en victime, injustement et cruellement traitée
par lautre parent dont il cherche à se venger en
faisant croire aux enfants que cet autre parent a tous
les torts. (LOWENSTEIN1, 15) Dans des familles qui
présentent des dysfonctionnements, le phénomène
implique plusieurs générations. Le parent aliénant est
soutenu par des membres de sa famille, ce qui renforce
son sentiment dêtre dans le vrai. (MAJOR, 53) 1.4.
Conséquences pour lenfant Lenfant est amené à haïr
et à rejeter un parent quil aime et dont il a besoin.
(FAMILYCOURTS, 3) Le lien entre lenfant et le
parent aliéné sera irrémédiablement détruit (GARDNER3,
66) En effet, on ne peut reconstruire le lien entre
l'enfant et le parent aliéné s'il y a eu un hiatus de
quelques années (GARDNER_ADDENDUM2, 2) Le parent
aliéné devient un étranger pour l'enfant. Le modèle
principal des enfants aura été le parent pathologique,
mal adapté et présentant un dysfonctionnement.
Beaucoup de ces enfants développent de sérieux
troubles psychiatriques (MAJOR, 57) Induire un
syndrome daliénation parentale à un enfant est une
forme dabus. Dans les cas dabus sexuels ou physiques,
les victimes arrivent un jour à surmonter les
blessures et les humiliations quils ont subies. A
contrario, un abus émotionnel va à coup sûr avoir des
répercussions psychologiques et peut engendrer des
problèmes psychiatriques pour le restant de la vie
(GARDNER_ADDENDUM2, 2) Les effets chez lenfant
victime du syndrome daliénation parentale peuvent être
une dépression chronique, une incapacité à fonctionner
dans un cadre psychosocial normal, des troubles
didentité et dimage, du désespoir, un sentiment
incontrôlable de culpabilité, un sentiment disolement,
des comportements hostiles, un manque dorganisation,
un dédoublement de personnalité et parfois, le
suicide. Des études ont montré quune fois adulte, les
victimes dune telle aliénation ont un penchant pour
lalcool, la drogue et présentent dautres symptômes de
mal être profond (FAMILYCOURTS, 19) Le sentiment
incontrôlable de culpabilité est provoqué par le fait
quil réalise, une fois adulte, quil a été le complice
malgré lui dune grande injustice infligée au parent
aliéné (LOWENSTEIN1, 13) Lenfant aliéné risque de
reproduire la même pathologie psychologique que le
parent aliénant (GARDNER3, 66) 1.5. Comment réagir
?
1.5.1. Identifier le syndrome 1.5.2.
Tenter une médiation 1.5.3. Saisir le
tribunal 1.5.4. Erreurs à éviter
1.5.1.
Identifier le syndrome Le phénomène qui consiste
pour un parent à monter ses enfants contre lautre
parent est une notion facile à comprendre. Cependant,
historiquement, le processus a été difficile à
identifier. Il sensuit dinterminables procédures,
émaillées de nombreuses plaintes et senlisant dans la
recherche de détails qui parfois sévaporent finalement
deux-mêmes (BONE-WALSH, 1) Il importe, avant de
poser un tel diagnostic, dêtre sûr que le parent
aliéné ne mérite aucunement dêtre rejeté et haï, à
cause de comportements véritablement répréhensibles
(LAMONTAGNE, page 81) La tâche doit être confiée à
un professionnel de la santé mentale qui connaît ou
qui a étudié ce type de maladie. Il fait passer aux
parents une série de tests psychologiques et rédige
des recommandations (MAJOR, 65) Dans ses guides
pour parents et professionnels où il fait figure de
pionnier, Gardner a présenté une description détaillée
du phénomène en identifiant une panoplie de
comportements chez lenfant et chez les parents
(LAMONTAGNE, page 179 3) 1.5.2. Tenter une
médiation Une médiation destinée à trouver un
terrain dentente et un modus vivendi est de loin
préférable à une action en justice qui va détériorer
de façon dramatique la relation entre les parents pour
le long terme (LOWENSTEIN2, 1) Des professionnels
de la santé au courant du syndrome daliénation
parentale, de ses origines et de ses effets, doivent
intervenir le plus rapidement possible afin dempêcher
que les dommages causés par laliénation ne deviennent
irréversibles (LOWENSTEIN1, 42) Les deux parents
doivent être évalués séparément. Une fois la certitude
acquise quaucun des deux parents ne représente pas ou
plus un danger pour les enfants, le travail de
médiation peut commencer. Un de ses effets sera
déviter laliénation des enfants par lun ou lautre
parent. Si cette première étape échoue, il faut
adopter une approche plus ferme et recourir au système
judiciaire (LOWENSTEIN1, 43) 1.5.3. Saisir le
tribunal Si le processus est identifié - même sil
na pas encore porté ses fruits - il doit être
considéré par les professionnels comme une violation
directe et intentionnelle dune des obligations les
plus fondamentales dun parent, qui est celle de
promouvoir et dencourager une relation positive et
harmonieuse entre lenfant et son autre parent
(BONE-WALSH, 1 et 25) Le parent qui encourage ses
enfants à ignorer les droits de visite doit être puni
par le tribunal afin d'être rappelé à l'ordre
(GARDNER_ADDENDUM 11) On ne peut admettre quun
parent stable et capable soit privé du droit dexercer
son rôle de parent (LOWENSTEIN1, 57) Sans menaces
de sévères amandes, de séjour en prison ou de perte
totale de la garde, le parent aliénant a peu de chance
de changer (MAJOR, 69) Un autre intérêt de ces
menaces est de fournir aux enfants aliénés l'excuse
dont ils ont besoin pour aller voir le parent aliéné
tout en ne décevant pas le parent aliénant : "Je le
hais vraiment. "J'y vais seulement pour t'éviter
d'aller en prison." (GARDNER_ADDENDUM2, 14) Sans
une intervention extérieure et sans une aide
psychologique, il est probable que lenfant ne se rende
jamais compte de ce quil sest passé (MAJOR, 58) On
peut soigner les enfants par une thérapie appropriée,
seulement à condition que laction empoisonnante du
parent aliénant soit neutralisée (MAJOR, 74)
1.5.4. Erreurs à éviter 1) Tenir compte
uniquement de lavis des enfants Les enfants rencontrés
paraissent bien fonctionner à lécole, leur vie sociale
semble normale et, de prime abord, ils ne présentent
pas de psychopathologie particulière. Mais, tous, à
des degrés divers, réclament la cessation des contacts
avec lautre parent. Lon plaide alors que, dans
lintérêt de lenfant, il faille suspendre les visites
parce que traumatisantes... on ne veut pas forcer
lenfant... Et il en irait tout à coup de lintérêt de
lenfant, de ses droits et de son besoin de navoir quun
seul parent! (LAMONTAGNE, page 179, 2) 2) Ordonner
que les deux parents décident ensemble du bien être
des enfants Cest ignorer lampleur du problème. Il faut
dune part cesser de croire à la bonne volonté de
laliénant et dautre part faire cesser son action
néfaste en utilisant le seul pouvoir qua la société,
cest-à-dire en recourant à la fonction tierce (en
canadien dans le texte) (LAMONTAGNE, page 197, 1)
3) Ordonner une thérapie familiale traditionnelle
Ordonner une thérapie traditionnelle est sans effet.
Les parents qui induisent un syndrome daliénation
parentale ne sont pas des candidats à une thérapie. Un
candidat doit être conscient du fait qu'il a un
problème psychologique et doit vouloir guérir. Quant
aux enfants, même avec une séance de thérapie tous les
jours, le reste du temps serait employé à continuer
leur endoctrinement. On peut comparer un parent
aliénant avec le gourou d'une secte. Pour qu'une
déprogrammation réussisse, l'enfant doit être coupé de
tout contact avec l'auteur de l'endoctrinement. Enfin,
ordonner une thérapie traditionnelle donne au parent
aliénant un avantage car le temps joue en sa faveur
(GARDNER_ADDENDUM2, 7 et 8)
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| Liste des réponses : |
 Heu,
cilys, le 22 juin à 21:22
 Pour
arrêter toutes ces guerres, papatoutsimplement, le 10 juillet à 21:52
 Précautions
à prende avec ce concept de sap, veromaylis, le 11 juillet à 10:15
 S.a.p.-
grande conférence , papatoutsimplement, le 11 juillet à 12:03
 Bonjour,
cilys, le 11 juillet à
11:30
  suis tout a fait ok av
toi, saturna2, le 11 juillet à
11:41
 Quand
il reviendra, cilys, le 11 juillet à
11:43
 Une
chose est sure..., papatoutsimplement, le 11 juillet à 12:32
 Tiens
justement cette personne dont je parle, saturna2, le 11 juillet à 12:44
 Bien
sur que je connais sos papas, papatoutsimplement, le 11 juillet à 15:17
 Ok
!!, saturna2, le 11 juillet à
15:23
 Mais
ou est la justice !!!!!!, mrspeel29, le 10 juillet à 22:48
 Suite
: 2ème partie, fibrine, le 22 juin à
21:01
 Suite
: 3ème partie, fibrine, le 22 juin à
21:04
 Fin:
4ème partie ouf! , fibrine, le 22 juin à 21:07
 Merci
a par françois podevyn pour sa traduction , fibrine, le 22 juin à 21:10
 Dur
dur !!!, mrspeel29, le 10 juillet à
18:08
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| Contenu des réponses
: |
"Heu" Envoyé par cilys le 22 juin à 21:22
sincèrement j'ai pas tout lu, mais
j'ai vu ta réponse au papa dans un autre post, et je crois
que tu as tout résumé là bas
j'apprécie ton
initiative
quand s'arreteront toutes ces guerres ou
l'on mele les enfants, ils ont rien demandé eux ! je ne dis
pas de se laisser faire, mais ne pas les meler aux affaires
des soi disants adultes ! chacun a droit à son enfance
! bises cathy
|
"Pour arrêter
toutes ces guerres" Envoyé par papatoutsimplement le 10 juillet à
21:52
Deux parents à égalité totale face à
l'enfant.
Résidence alternée d'office pour tous les
enfants.
Le parent qui ne respecte pas le droit de
l'autre parent et les droits de l'enfant doit être
sanctionné.
C'est je pense la seule solution pour
protéger le "maximum" d'enfants.
Doivent être aussi
"sévèrement" sanctionnés les parents coupables d'aliènation
parentale, les parents coupables de fausses allégations
d'abus sexuel ainsi que les avocats qui entrainent leurs
client(e)s dans ce type de démarche.
Les sanctions
devraient commencer par l'attribution systématique du
domicile principal au parent non coupable, s'il en fait la
demande, mais aussi la radiation des avocats
"véreux".
Les psy devraient aussi être condamnés pour
leurs jugement fautifs, et il y en a. Qu'ils s'abstiennent
de se prononcer s'ils ne ne sont pas
compétents.
Quand on sait que les juges se
retranchaent derrière les examens psychologiques et les
enquêtes sociales pour se prononcer, et quand on connait les
orientations prises par ces mêmes "spécialistes", il y a de
quoi frémir sur la justice familiale qui est la nôtre dans
notre beau pays.
Résultat des dossiers complètement
truqués régulièrement tournés en faveur des mères, mais très
rarement en faveur des enfants !!!! L'exclusion des pères de
la vie de leurs enfants sont les premières mesures prises au
détriment de l'intérêt des enfants.
Une fois que tous
ces points seront clairement établis, que les sanctions
seront réelles, les juges auront ainsi beaucoup plus de
temps pour traiter les vrais dossiers à problème lors des
séparations. jp
|
"Précautions
à prende avec ce concept de sap" Envoyé par veromaylis le 11 juillet à
10:15
Navigation Observatoire Citoyen
L aliénation parentale, un concept à haut
risque vendredi 7 mai 2004.
Des mêmes
auteurs Jean-Yves HAYEZ Site darticles de Jean-Yves
Hayez Psychiatre denfants et dadolescents, docteur en
psychologie,
Créé en 1992 par le psychiatre
nord-américain Richard Gardner, le concept daliénation
parentale tend à être utilisé actuellement à tort et à
travers, avec des étiquetages abusifs et des conséquences
parfois désastreuses pour lenfant.
Cet article gagne
à se lire en complément du texte intitulé "Garde alternée et
autorité parentale conjointe".
Pr J.-Y. Hayez,
Bruxelles ce 07/05/04
Les conflits peuvent demeurer
très graves après la séparation du couple parental, au point
que, parfois, lenfant refuse obstinément et longuement de
séjourner chez lun de ses parents, celui chez qui il ne
passe pas le principal de sa vie quotidienne : nous
appellerons ce parent exclu de contacts, le parent
refusé.
Les causes de cet état de fait sont multiples
: pour ceux qui connaissent les statistiques, on peut
évoquer une courbe de Gauss (cest-à-dire une courbe en forme
de cloche, dénombrant le plus grand nombre de cas dans la
zone située autour de la moyenne et un nombre décroissant de
cas au fur et à mesure que lon sen éloigne, que ce soit vers
la région inférieure ou vers la région supérieure à cette
moyenne, pour se rapporcher des pôles extrêmes).
A un
extrême, cest principalement ce parent refusé qui sest trop
longtemps montré et se montre peut-être toujours un
repoussoir pour l enfant.
Au centre - et ce sont les
situations les plus fréquentes -, la bataille fait toujours
rage entre les parents, cest un impitoyable bras de fer, pas
toujours bruyant, mais très réel... Lenfant sy associe plus
ou moins activement ou alors, par prudence, il épouse
apparemment le point de vue dun des camps.
A lautre
extrême de la courbe en cloche, cest le parent gardien du
quotidien qui voue principalement une haine injustifiée à
son ex-conjoint et monte ouvertement ou subtilement lenfant
contre ce denier. Cest alors - et alors seulement - que lon
peut parler daliénation parentale et désigner le parent
gardien comme parent aliénant.
Dans ce cadre précis,
Gardner et ses élèves ont donné dexcellentes descriptions du
syndrome daliénation parentale, à une exception majeure près
: ils font lhypothèse que dans ce contexte précis, lenfant
nest plus capable de penser personnellement et nest donc
plus quun robot conditionné ! Je minscris en faux contre
cette idée exprimée de façon trop générale ; même quand sa
pensée est conformiste, cest toujours sa pensée qui sexprime
: à nous de comprendre le degré de liberté intérieure qui y
préside et le contexte où il lémet !
Dans le document
attaché ci-dessous, je passe en revue ce que lon pourrait
faire dans toutes ces situations difficiles, et je discute
des phénomènes corollaires comme les allégations dabus
sexuel et les enlèvements denfants.
Dans tous les cas
de vraie aliénation parentale, il faut bien sûr mettre de
lénergie pour maintenir des contacts entre le parent refusé
et lenfant : il faudra le plus souvent, pour y réussir,
engager de puissantes forces judiciaires et sociales. Je
suis cependant sceptique sur lefficacité réelle et même
léthique de mesures prises à légard du parent aliénant, qui
seraient de lordre de la violence. La mesure ultime, ici,
est de déraciner lenfant une nouvelle fois pour le confier
au parent refusé ;elle ne devrait constituer quune mesure
très bien réfléchie, en référence, non à des considérations
légales générales, mais bien à lintérêt de lenfant concret
dont il est question. On lappliquera dans les cas où la
toxicité du parent gardien actuel est claire : pensons par
exemple à certains parents "aliénants" vivant seuls,
psychotiques ou perpétuellement en revndication persécutive
; pensons aussi à ces enfants qui ont été brutalement
arrachés à un parent quils aimaient et qui les élevait
bien,par lautre parent, aveuglé par ses convictions
religieuses ou culturelles...ou par son orgueil et par sa
toute puissance, et qui devient tout de suite aliénant :
cest inacceptable !
Larticle ci-joint expose ce point
de vue de façon plus détaillée.
A lire en complément
: "Garde alternée et autorité parentale
conjointe"
Source :http:/ ...
observatoirecitoyen.be/article.php3?id_article=315-
|
"S.a.p.-
grande conférence " Envoyé par papatoutsimplement le 11 juillet à
12:03
Date Lieu 21/10/2004
PARIS
-- Espace Reuilly Thème Laliénation
parentale.
Grande conférence de Hubert Van Gijseghem,
psychologue, expert judiciaire, professeur titulaire à
l'université de Montréal. A Paris, Espace Reuilly, le 21
octobre 2004 de 9h à 17h.
Le syndrome daliénation
parentale est le processus où lenfant est amené par un
parent, de façon plus ou moins subtile, à partager un
ensemble didées et de perceptions fausses, déformées ou
exagérées sur lautre parent. Lenfant devient graduellement
captif du mode de pensée du parent aliénant, y adhère
totalement et véhicule, à propos de lautre parent,
des propos insensés voire des accusations de tout
genre qui, souvent, font douter le professionnel de la
capacité parentale du parent aliéné.
Il sagit dune
relation demprise, liée à la puissance de la conviction qui
soulage lenfant de lambivalence de ses sentiments suite à la
rupture, de lanxiété qui sensuit et de la peur de labandon.
En effet, en glissant dans laliénation, lenfant résout
littéralement son conflit de loyauté, tuant toutefois sur le
plan psychologique lautre parent.
Un mythe veut que
la psychothérapie ou dautres procédures "douces" viendraient
à bout de ce syndrome. Rien nest plus faux ! Ainsi, en
Amérique du Nord, une certaine
jurisprudence
consacre le changement radical de lhébergement de lenfant,
surtout si le syndrome est sévère. Le parent aliénant perd
parfois du jour au lendemain la garde de lenfant et, à la
surprise de tous, lenfant ré-apprivoise très vite le parent
"haï" ou aliéné.
Dans le processus, lenfant récupère
ses deux parents ce qui, sur le plan de son intégrité
identitaire, ne peut quêtre dans son intérêt.
Cette
conférence propose une description raffinée du syndrome
ainsi que les pistes pour remédier à ce processus insidieux
qui relève véritablement du domaine de labus
psychologique.
Renseignements Inscriptions,
administration :
Revue daction juridique et
sociale 16 Passage Gatbois 75012 Paris
Tél : 01
40 37 40 08 Fax : 01 40 37 41 25 Email :
rajs.jdj@wanadoo.fr
Aricle disponible sur le site
: social-annonces.com rubrique : l'agenda - mois :
octobre
|
"Bonjour" Envoyé par cilys le 11 juillet à 11:30
je ne suis pas très au fait de tout
ca, car je veux pas en faire partie
j'ai demandé un
divorce pour faute (violences morales et physiques) mais en
aucun cas je voulais utiliser mon fils pour atteindre le
père
dans tous les cas (sauf maltraitance enfant)
l'on devrait automatiquement donner un droit de visite
élargie, voire mm la garde alternée, quelque soit l'age de
l'enfant.... ne plus recevoir les plaintes des mères (ou
pères) sans de solides preuves venant du
plaignant
quand se finiront toutes ces guerres
lamentables ??? quand comprendra t on qu'un enfant n'est pas
un outil de vengeance ????????
cela aurait été facile
pour moi d'agir ainsi, j'avais les atouts, mais j'ai trop
conscience qu'un enfant a besoin de ces deux parents !!!
donc j'ai demandé à ce qu'il ait l'autorité parentale
partagée, et un droit de visite libre !!! (pas de garde
alternée, vu la distance) à lui d'en abuser ou non, mais moi
jamais JAMAIS je ne mettrais une barrière entre eux !!! mm
imparfait un parent est un parent !!!! après tout le parent
ayant la garde, est il parfait ????
de quel droit un
père ou une mère utilise un enfant pour se venger ??????? ca
m'écoeure au plus haut point tout ce que je peux lire,
garde, pension etc........ on parle de l'intéret de l'enfant
??? Nan de celui qui n'arrive pas à faire le deuil de son
mariage ! il est là le problème !
|
" suis tout a fait ok av
toi" Envoyé par saturna2 le 11 juillet à
11:41
C'est dommage ke la personne dont je
t'ai parlé ne soit pas là, j'aurrai aimé c vrai qu'elle
vienne temoigner de son experience.
Je sais pas si ce
serait bien ke je le fasse a sa place, mais il aurrait sa
place pr repondre a ce post je pense.........sur
l'alienation metale kiss isa
|
"Quand il
reviendra" Envoyé par cilys le 11 juillet à 11:43
tu le pousses à le
faire...... joli cas d'aliènation !!!! il renforcera
ce que dis les papas d'ici !!! bisous miss
merci cathy
|
"Une chose
est sure..." Envoyé par papatoutsimplement le 11 juillet à
12:32
C'est que pour aimer un enfant point
n'est besoin de faire de thèse !!!
J'espère que cette
personne dont vous parlez pourra s'exprimer.
Cela
fait toujours chaud au coeur de voir des mamans qui
défendent l'intérêt des enfants avant tout.
bises
jp
|
"Tiens
justement cette personne dont je parle" Envoyé par saturna2 le 11 juillet à
12:44
qui est un pere, a adheré a
l'association "SOS PAPAS" tu connais??
Je n'ai pas eu
trop le tp de dial exactement de cette asso avec
lui.....
Je t'explik vite fait son cas
tiens:
Divorcé evidemment et son ex lui refusait kil
voit son fils a l'epok agé de 10 ans ( elle savait kils
etaient proches ts les 2 et a joué la dessus) et pareil pr
son plus jeune ( là le pretexte etait kil etait trop petit
alors kil ne saurrait pas s'en oqp )
Pdt 3 ans il n'a
pas vu ses fils et la mere a été jusqu'a faire ecrire au
plus grd une lettre qui disait kil ne voulait plus voir son
pere (lettre qu'ellle presentée au
juge)
arffffffffffffffff je suis verte de rage là
Ce pere en a été malade bien entendu,il a vecu com
ca presque com un deuil a ce kil m'a dit. Son fils de 13
ans maintenant en a garder des sesquelles et sa mere
commence maintenant a s'en rendre
compte.........
Voilà encore un "bel" exemple de la
stupidité de certains adultes a vouloir prendre comme
"objet" de vengence les enfts, ben bravo, apres ce sont eux
qui en gardent des sequelles et c honteux, kelle preuve
d'amour , pfffff !!! Qd on aime ses enfts on veut leur bien
etre, leur bonheur, et quoi d emeilleur pr un enft que
d'avoir son papa et sa maman , meme separemment , mais avoir
autant le contact avec l'un qu'avec l'autre !!
Kiss a
toi isa
|
"Bien sur que
je connais sos papas" Envoyé par papatoutsimplement le 11 juillet à
15:17
pour y avoir adhérer; aujourd'hui je
suis à la condition paternelle(plus proche géographiquement
de mon domicile). Curieusement, il n'y a pas que des papas
qui adhèrent à ces associations. On y trouve : - des
papas bien sur - mais aussi leur nouvelle compagne -
des soeurs (dont le frére est injustement privé des
enfants) - des grand parents paternels (leur fils ne voit
plus ses enfants) et eux ne voient plus leurs petits
enfants. Et parfois le papa est en prison, injustement
condamné!!!
C'est pour tous l'occasion de prendre
conscience que nous ne sommes pas les seules victimes de
psychologues, pédopsychiatres,avocats, juges , enquêteurs
sociaux... mais surtout et avant tout surtout de mères qui
n'ont de cette qualité que le nom!
Heureusement ce
milieu comporte aussi des professionnels intègres et
compétents, qui ont les bons jugements et qui savent prendre
les bonnes décisions dans l'intérêt des enfants!
Le
cas de ce papa et de son fils dont tu parles, n'est pas
isolé, malheureusement. Je connais aussi un cas de SAP, et
dans un tel cas les enfants devraient être systématiquement
éloignés du parent aliènant, pour les protéger.
Pour
reprendre quelques lignes d'un de mes derniers post venant
du site: social-annonces.com
"Un mythe veut que la
psychothérapie ou dautres procédures "douces" viendraient à
bout de ce syndrome. Rien nest plus faux ! Ainsi, en
Amérique du Nord, une certaine
jurisprudence
consacre le changement radical de lhébergement de lenfant,
surtout si le syndrome est sévère. Le parent aliénant perd
parfois du jour au lendemain la garde de lenfant et, à la
surprise de tous, lenfant ré-apprivoise très vite le parent
"haï" ou aliéné.
Dans le processus, lenfant récupère
ses deux parents ce qui, sur le plan de son intégrité
identitaire, ne peut quêtre dans son intérêt."
Qu'il
n'en déplaise à certains "professionnels" de l'enfant, les
doctrines qu'ils défendent ne vont pas toujours dans
l'intérêt de
l'enfant!!!!
bises jp
|
"Ok
!!" Envoyé par saturna2 le 11 juillet à
15:23
J'ai encore du mal a imaginer que
c'est possible..........pourrir le cervo de son enfant pr
une vengence perso.........
|
"Mais ou est
la justice !!!!!!" Envoyé par mrspeel29 le 10 juillet à
22:48
En tout honneteté, je pense que nous
n'avons pas eu de chance avec l'ex de mon mari... Quand nous
parlons d'elle et disons qu'elle est folle à lier, nous ne
sommes pas loin de la vérité. Pour 1 mois de vacances : 4
slips, 5 tee shirts taille 6 ans au lieu de 10 (...), pas
une paire de chaussures de rechange et j'en passe.. pas de
possibilité de joindre l'enfant, il ne recoit pas les
courriers, ni les kdo lorsqu'il est chez la mère.... la mère
le mène chez des psychiatres, bilans d'évlauations chez des
psychologues, pédopsychiatres tous les 6 mois.... + une
demande de placement de la part de la mère dans un internat
social. Là, on constate que la mère est malheureusement
fortement dérangée...C dur, mais on se dit que peut être un
jour, je JAF verra toutes ces manigences. (non présentation
d'enfant...) Merci pour votre soutien, C difficile de se
séparer mais la ... dur de gérer cela....et cela fait 11 ans
que ca dure, tant pour l'enfant que pour notre
couple.. Merci à ce forum d'exister !!!! Bizes à tous
et toutes
|
"Suite : 2ème
partie" Envoyé par fibrine le 22 juin à 21:01
2. Comment identifier le syndrome
daliénation parentale?
2.1. Comment identifier un
parent aliénant? Dans son livre Protecting your children
from parental alienation , le Dr Douglas Darnall décrit le
parent aliénant comme procédant dun système fait dillusions,
où tout son être est orienté vers la destruction de la
relation entre les enfants et lautre parent (MAJOR, 28)
Pour le parent aliénant, avoir le contrôle total de ses
enfants est une question de vie ou de mort. Il est incapable
dindividualiser (de reconnaître en ses enfants des êtres
humains séparés de lui) (MAJOR, 38 et 39) Le parent
aliénant ne respecte pas les règles et na pas lhabitude
dobéir aux jugements des tribunaux. Il présume que tout lui
est dû et que les règles sont pour les autres (MAJOR, 38 et
40) Le parent aliénant est parfois sociopathe et sans
conscience morale. Il est incapable de voir la situation
sous un autre angle que le sien, spécialement pas sous celui
des enfants. Il ne distingue pas la différence entre dire la
vérité et mentir (MAJOR, 41) Le parent aliénant cherche
désespérément à contrôler lemploi du temps des enfants
lorsquils sont chez lautre parent. Laisser partir ses
enfants équivaut à lui arracher une partie du corps (MAJOR,
45 et 46) Le parent aliénant est très convaincant dans
sa détresse et dans ses descriptions. Il arrive souvent que
les personnes impliquées (police, assistants sociaux,
avocats et même psychologues) le croient (MAJOR, 60) Le
parent aliénant feint de manière hypocrite de vouloir forcer
les enfants à se rendre en visite chez lautre parent
(GARDNER2, 22) Le parent aliénant nest pas coopératif et
offre une grande résistance à être examiné par un expert
indépendant, qui pourrait mettre au grand jour ses
manipulations (GARDNER1, 39 à 41) Lors dune évaluation,
le parent aliénant peut montrer des failles dans son
raisonnement. Celui-ci, fondé sur des mensonges et des
illusions, savère parfois absurde ou non crédible (GARDNER1,
43 à 45) Le parent aliénant soutient lenfant dans ses
allégations propres, sans égard pour leur degré
dinvraisemblance (GARDNER1, 48 et 49) Lorsque la
présence de paranoïa est détectée, la victime du système se
limite au parent aliéné. Au cours des litiges, la paranoïa
sétend à ceux qui défendent le parent aliéné (parents,
avocat) (GARDNER1, 91 et 92)
2.1.1. Les
comportements classiques dun parent aliénant On observe
souvent les mêmes comportements chez le parent aliénant qui
sabote la relation entre les enfants et lautre parent:
(CHILDALIENATION, 2) 1Refuser de passer les
communications téléphoniques aux enfants. 2Planifier
toutes sortes dactivités avec les enfants durant la période
où lautre parent doit normalement exercer son droit de
visite. 3Présenter le nouveau conjoint aux enfants comme
leur nouvelle mère ou leur nouveau père. 4Intercepter le
courrier et les paquets envoyés aux enfants.
5Dévaloriser et injurier lautre parent en présence des
enfants. 6Refuser dinformer lautre parent au sujet des
activités dans lesquelles les enfants sont impliqués (match
de sports, représentation théâtrale, activités scolaires...)
7Parler dune manière désobligeante du nouveau conjoint
de lautre parent. 8Empêcher lautre parent dexercer son
droit de visite. 9 Oublier de prévenir lautre parent des
rendez-vous importants (dentiste, médecin, psychologue...)
10Impliquer son entourage (sa mère, son nouveau
conjoint...) dans le lavage de cerveau des enfants.
11Prendre dimportantes décisions concernant les enfants
sans consulter lautre parent (choix de la religion, choix de
lécole) 12Changer (ou essayer de changer) leur nom de
famille ou leurs prénoms. 13Empêcher lautre parent
davoir accès aux dossiers scolaire et/ou médical des enfants
14Partir en vacance sans les enfants et les placer chez
dautres personnes que lautre parent, alors que celui-ci est
disponible et volontaire pour sen occuper. 15Raconter
aux enfants que les vêtements que lautre parent leur a
achetés sont laids et leur interdire de les porter.
16Menacer de punir les enfants s'ils appellent, écrivent
ou essayent de contacter lautre parent de nimporte quelle
façon. 17Reprocher à lautre parent la mauvaise conduite
des enfants. 2.1.2. Critères didentification Dans
létude de 700 cas de séparations conflictuelles au cours des
12 dernières années, on a pu observer la présence de 4
critères qui permettent raisonnablement de prédire que le
processus daliénation est en route (BONE-WALSH, 1 et 24)
1. Obstruction à tout contact 2. Fausses
accusations dabus 3. Détérioration de la relation depuis
la séparation 4. Réaction de peur des enfants
2.1.2.1. Obstruction à tout contact (BONE-WALSH, 6 et 7)
La raison la plus souvent invoquée est le fait que
lautre parent ne soit pas capable de soccuper des enfants et
que ceux-ci ne se sentent pas bien lorsquils reviennent de
la visite. Lultime raison est laccusation dabus (voir
critère suivant) Un autre argument est le fait que voir
lautre parent ne convient pas aux enfants et que ceux-ci ont
besoin dun temps dadaptation. Le message adressé aux
enfants est ici que lautre parent nest plus un membre clé de
la famille et est relégué au statut de connaissance
ennuyeuse chez qui cest une corvée daller. Une telle
présentation des choses érode sérieusement la relation entre
les enfants et le parent absent. Dautant plus que dans ce
contexte, le moindre changement dans le planning des droits
de visite est prétexte à annulation. Le but est dexclure
lautre parent de la vie des enfants. Le parent aliénant se
place erronément en protecteur de lenfant, violant le
principe qui veut que chaque parent se doive de favoriser le
développement positif de la relation entre les enfants et
lautre parent. 2.1.2.2. Fausses accusations dabus
(BONE-WALSH, 9 à 12) Labus le plus grave qui est invoqué
est labus sexuel. Il apparaît dans la moitié des cas de
séparations à problèmes, spécialement si les enfants sont
petits et plus manipulables. Les accusations dautres formes
dabus ceux qui laissent des traces sont moins fréquentes.
Labus le plus couramment invoqué est labus émotionnel.
Un parent accuse par exemple lautre de mettre les enfants
trop tard au lit. En réalité, les différences de jugements
moraux ou dopinion entre les parents sont qualifiées par lun
comme abusives chez lautre. Un parent peut faire faire à un
enfant une activité quil sait que lautre parent va
réprouver, afin de pouvoir laccuser dabus émotionnel. Le
parent aliénant utilise les différences entre les parents
comme étant des manquements chez lautre parent, au lieu de
les présenter comme une source de richesse. Le climat
émotionnel que cela crée est clairement aliénant pour
lenfant. 2.1.2.3. Détérioration de la relation depuis la
séparation (BONE-WALSH, 14 à 17) Cest le critère le plus
décisif. Il importe que létude de la relation davant la
séparation soit menée avec beaucoup de minutie. Il est
courant que lexpert désigné se contente de la description
que les enfants font de la situation actuelle, sans chercher
à savoir de quelle nature était leur relation avant la
séparation. 2.1.2.4. Réaction de peur des enfants
(BONE-WALSH, 19 à 22) Lenfant peut faire preuve dune
réaction évidente de peur de déplaire ou dêtre en désaccord
avec le parent aliénant. Le message de celui-ci est clair:
il faut me choisir. Si lenfant désobéit à cette directive,
spécialement en exprimant une approbation envers le parent
absent, lenfant apprendra vite le prix à payer. Il est
courant que le parent aliénant menace lenfant de labandonner
ou de lenvoyer vivre chez lautre parent. Lenfant est mis en
situation de dépendance et est régulièrement soumis à des
tests de loyauté. Ce processus agit sur lémotion la plus
fondamentale de lêtre humain: la peur dêtre abandonné.
Lenfant est contraint à devoir choisir entre lun de ses
deux parents, ce qui est en totale opposition avec le
développement harmonieux de son bien être émotionnel.
Dans ces conditions, lenfant développe une assiduité
particulière à ne pas déplaire au parent aliénant. Celui-ci
peut même se permettre de donner limpression dêtre surpris
par lattitude des ses enfants, lorsquils manifestent de
lopposition à légard du parent absent. Pour survivre,
ces enfants apprennent à manipuler. Ils deviennent experts
avant lâge pour déchiffrer lenvironnement émotionnel, pour
ne dire quune partie de la vérité et finalement, pour
senliser dans les mensonges et exprimer des fausses
émotions.
2.2. Comment identifier un enfant aliéné?
Le parent aliénant confie avec force de détails à son
enfant ses sentiments négatifs et les mauvaises expériences
vécues avec le parent absent. Lenfant absorbe la négativité
du parent et devient en quelque sorte son thérapeute. Il
ressent le devoir de protéger le parent aliénant (MAJOR, 55)
Lenfant aliéné sent quil doit choisir le camp du parent
aliénant. Cest lui qui a le pouvoir et la survie de lenfant
en dépend. Il nose pas se rapprocher du parent aliéné. Il
racontera uniquement ce qui nétait pas bien durant le droit
de visite. Un détail ou un incident isolé est monté en
épingle par le parent aliénant, confortant lenfant dans
lidée quil naime pas être avec lautre parent (MAJOR, 48 et
50) Les enfants aliénés entretiennent les mêmes
illusions que le parent aliénant, dans un processus
psychiatrique appelé la folie à deux (GARDNER1, 91 et 92)
2.2.1. Critères didentification
Symptôme (GARDNER3, 3 à 11)Explication (MAJOR, 16
à 26) 1. Campagne de dénigrement Cette campagne se
manifeste verbalement et dans les actes. 2.
Justifications futiles Lenfant donne des prétextes futiles,
peu crédibles ou absurdes pour justifier son attitude.
3. Absence dambivalence Lenfant est absolument sûr de
lui et son sentiment exprimé à légard du parent aliéné est
manichéen et sans équivoque: cest de la haine. 4.
Phénomène dindépendance Lenfant affirme que personne ne la
influencé et quil en est arrivé seul à adopter cette
attitude. 5. Soutien délibéré Lenfant prend dune manière
réfléchie la défense du parent aliénant dans le conflit.
6. Absence de culpabilité Lenfant néprouve aucune
culpabilité face au dénigrement ou à lexploitation du parent
aliéné. 7. Scénarios empruntés Lenfant relate des faits
quil na manifestement pas vécus ou quil a entendu raconter.
8. Généralisation à la famille étendue Lenfant étend son
animosité à lensemble de la famille et des amis du parent
aliéné. 2.2.2. Les trois stades de la maladie chez
lenfant Stade I léger A ce stade, les visites se
déroulent généralement calmement, avec peu de difficultés au
moment du changement de parents. Dès que lenfant est chez le
parent aliéné, les manifestations de la campagne de
dénigrement disparaissent ou sont discrètes et rares. Leur
principale motivation est pour lenfant de conserver un lien
solide avec le parent aliénant (GARDNER3, 20) Stade
II moyen Le parent aliénant utilise une grande variété de
tactiques pour exclure lautre parent. Au moment du
changement de parents, les enfants, ayant compris que cest
ce que le parent aliénant veut entendre, intensifient leur
campagne de dénigrement. Les arguments utilisés sont plus
nombreux, plus frivoles et plus absurdes. Le parent aliéné
est entièrement mauvais et lautre entièrement bon. Malgré
cela, ils acceptent daccompagner le parent aliéné et, une
fois totalement coupés de lautre parent, ils redeviennent
plus coopératifs. (GARDNER3, 27 et 28) Stade
III grave Les enfants sont généralement perturbés et
souvent fanatiques. Ils partagent les fantasmes paranoïaques
du parent aliénant à légard de lautre parent. Ils peuvent
être paniqués à la seule idée de devoir aller en visite chez
lautre parent. Leurs cris, leur état de panique et leurs
explosions de violence peuvent être tels qualler en visite
devient impossible. Si néanmoins ils vont chez le parent
aliéné, ils peuvent fuguer, être paralysés par des peurs
morbides ou être continuellement tellement provoquants et
destructeurs quil devient nécessaire les ramener à lautre
parent. Même coupés de lunivers du parent aliénant pour
une période significative, il est impossible de réduire
leurs peurs ou leurs colères. Tous ces symptômes renforcent
encore le lien pathologique quils entretiennent avec le
parent aliénant (GARDNER3, 38) 2.2.3. Comment identifier
le stade de la maladie en fonction des critères ? Il est
primordial détablir un diagnostic correct avant de choisir
le traitement à apporter. Une erreur de diagnostic peut
mener à commettre des erreurs douloureuses entraînant un
traumatisme psychologique significatif chez toutes les
parties concernées. Le stade de la maladie ne dépend pas des
efforts déployés par le parent aliénant mais bien par leur
degré de réussite chez lenfant (GARDNER3, 17) Symptômes
Stade léger Stade moyen Stade grave Campagne de
dénigrement minime moyenne forte
Justifications
futiles minime modérés multiples et absurdes
Absence dambivalence ambivalence normale pas
dambivalence pas dambivalence Phénomène dindépendance
habituellement absent présent présent Soutien délibéré
minime présent présent Absence de culpabilité
culpabilité normale peu ou pas de culpabilité pas de
culpabilité Scénarios empruntés peu présents présents
Généralisation à la famille étendue minime présente
énorme et fanatique Autres critères Stade léger Stade
moyen Stade grave Difficultés au moment dexercer le
droit de visite habituellement absentes moyennes énormes, ou
visites impossibles Comportement pendant le droit de
visite bon hostile et provocateur par intermittence
destructif, continuellement provocateur ou pas de visite
Lien avec le parent aliénant fort et sain fort et
légèrement à moyennement pathologique gravement
pathologique, souvent paranoïaque Lien avec le parent
aliéné fort, sain ou un minimum pathologique fort, sain ou
un minimum pathologique fort, sain ou un minimum
pathologique 2.3. Comment différencier un syndrome
daliénation dun cas dabus ou de négligence? Lorsque des
enfants manifestent de lanimosité envers un des parents, il
arrive parfois que lautre parent laccuse dabuser deux
(physiquement ou sexuellement) ou de ne pas sen occuper
convenablement, alors que celui-ci accuse le premier davoir
programmé les enfants contre lui. Il est important de faire
la différence entre les deux cas. En présence dabus ou de
négligence grave, le diagnostic daliénation parentale nest
pas applicable (GARDNER1, 4) Critères Cas dabus ou de
négligence Cas de syndrome daliénation 1) les souvenirs
de lenfant Lenfant abusé se souvient très bien de ce qui lui
est arrivé. Un mot suffit à déclencher chez lui un flot
dinformations détaillées. Lenfant programmé na pas
réellement vécu ce que le parent aliénant affirme. Il a
besoin de plus daide pour se souvenir des événements. De
plus, ses scénarios sont moins crédibles. Entendus
séparément, les enfants donnent plus souvent des versions
différentes. Entendus ensembles, ils se jettent plus de
regards entre eux que des enfants victimes dabus (GARDNER1,
50 et 51) 2) la lucidité du parent Le parent dun enfant
abusé se rend compte des effets désastreux quentraîne la
destruction progressive du lien entre les enfants et lautre
parent et va tout faire pour réduire les abus et sauvegarder
la relation avec le parent qui abuse (ou néglige) lenfant.
Le parent aliénant ne sen rend pas compte (GARDNER1, 59)
3) la pathologie du parent En cas de comportements
psychopathologiques, un parent qui abuse de ses enfants
présente également ces comportements dans dautres domaines
de la vie. Le parent aliénant reste sain dans les autres
domaines de la vie (GARDNER1, 65 à 67) 4) les victimes
de labus Un parent qui accuse lautre dabus sur ses enfants
laccuse en général aussi dabus sur lui-même. Un parent qui
programme ses enfants contre lautre parent se plaint en
général seulement du mal que le parent aliéné fait aux
enfants alors que les reproches à son égard ne doivent pas
manquer, puisquil y a eu séparation (GARDNER1, 71) 5) le
moment de labus Les plaintes dabus sont très loin
antérieures à la séparation. La campagne de dénigrement à
lencontre le parent aliéné débute après la séparation
(GARDNER1, 74 et 75)
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"Suite : 3ème
partie" Envoyé par fibrine le 22 juin à 21:04
3. Comment traiter le syndrome
daliénation parentale?
Lintervention
psychothérapeutique doit toujours être encadrée par
procédure légale et doit pouvoir compter sur le support du
milieu judiciaire (LAMONTAGNE, page 183, 1) 3.1.
Approches légales et thérapeutiques Stade Approche
légale Approche thérapeutique I - Léger aucune aucune
II - Moyen 1)laisser la garde principale au parent
aliénant 2)mandater un thérapeute pour servir de
transition lors des visites et pour avertir le tribunal des
manquements 3)Assortir le refus du droit de visite de
sanctions: a.une sanction financière (réduction de la
pension alimentaire) b.une assignation à résidence (le
temps correspondant à la visite) c.un court
emprisonnement 4)en cas de désobéissance chronique et de
récidive en dépit de lemprisonnement, changer la garde de
parent. 1)le thérapeute en charge de contrôler les
visites doit être familier avec le syndrome daliénation
parentale. 2)il doit appliquer un programme
thérapeutique précis. 3)il doit pouvoir reporter
directement aux juges des manquements. 4)le tribunal
doit absolument faire exécuter les sanctions prévues.
III - Grave 1)transférer la garde principale au
parent aliéné. 2)mandater un psychothérapeute pour
exécuter un programme de transition. 3)ordonner
éventuellement un site de transition. (même approche que
pour le stade moyen)
3.1.1. Traiter la maladie au
stade I (léger) En général, la simple confirmation par
le tribunal quil a la garde principale fait cesser la
campagne de dénigrement du parent aliénant (GARDNER3, 22)
3.1.2. Traiter la maladie au stade II (moyen)
Lenfant a généralement créé un lien plus fort avec le
parent qui a assuré la continuité. Il est dès lors logique
de ne pas lui enlever la garde principale de lenfant.
Par contre, la menace de devoir payer une amende ou
daller en prison peut suffire à remettre le parent aliénant
dans le droit chemin tout en fournissant une excuse aux
enfants leur permettant de ne pas trahir ce parent
(GARDNER3, 29 à 31) 3.1.3. Traiter la maladie au stade
III (grave) Le seul salut pour lenfant est le changement
de garde. Le caractère définitif de cette mesure dépend du
comportement du parent aliénant. Cette mesure doit être
accompagnée dun traitement psychologique dautant plus
compliqué que lenfant ne veut pas coopérer (GARDNER3, 40)
Ce manque de coopération qui semble rendre impossible le
changement de garde et la croyance très répandue qui veut
quil ne vaille mieux pas enlever un enfant de sa mère dans
le cas où elle serait le parent aliénant peu importe son
degré de dérangement, explique la réticence des tribunaux à
imposer une telle mesure (GARDNER3, 41) Si le transfert
des enfants directement chez le père savère impossible, on
peut envisager le passage par un site de transition. Le
programme de transition doit être suivi par un thérapeute
mandaté par le court et à laquelle il doit avoir un accès
direct concernant laide judiciaire et la production des
ordonnances nécessaires au succès du plan (GARDNER3, 43)
3.2. Thérapie familiale dans le stade II (moyen)
(Résumé de larticle Family Therapy of the Moderate Type
of Parental Alienation Syndrome de Richard A. GARDNER, 1999)
1. Bases de la thérapie 2. Les sanctions 3.
Conseils pour le traitement du parent aliénant 4.
Conseils pour le traitement des enfants 5. Conseils pour
le traitement du parent aliéné 3.2.1. Bases de la
thérapie La thérapie doit être prise en charge par un
seul thérapeute. Celui-ci doit rencontrer et traiter tous
les membres de la famille afin détablir les liens entre ce
que chacun dit (GARDNER2, 3) Le traitement doit être
ordonné par le tribunal et le thérapeute doit être en
communication directe avec le tribunal (via un avocat
spécialisé par exemple) Le parent aliénant doit être informé
du fait que toute obstruction au traitement et tout
non-respect du droit de visite sera immédiatement rapporté
au juge par le thérapeute. Le tribunal doit absolument
appliquer les sanctions prévues (GARDNER2, 4) Le
thérapeute doit être familier des méthodes autoritaires et
contraignantes. De plus, dans ce type de traitement, la
confidentialité traditionnelle doit être modifiée. En
particulier, il peut révéler, à sa propre discrétion, toute
information apprise lors du traitement à des tiers tels que
le juge ou les avocats des deux parties (GARDNER2, 5)
3.2.2. Les sanctions Toutes les sanctions doivent
être prévues et développées dans le jugement. Il est
important que le thérapeute, mandaté par le tribunal,
connaisse exactement les menaces quil pourra utiliser dans
le traitement. Ces sanctions doivent être applicables sans
difficultés afin de préserver la crédibilité du thérapeute
(GARDNER2, 7) Les sanctions possibles, par ordre
dimportance: (GARDNER2, 8 et 9)
1. un rapport
défavorable du thérapeute à ladresse du tribunal 2. une
réduction de la pension alimentaire 3. une
astreinte 4. la menace de transférer la garde principale
à lautre parent 5. un séjour en prison 3.2.3.
Conseils pour le traitement du parent aliénant Ce parent
suit souvent déjà une thérapie. Il a généralement le feeling
pour choisir un thérapeute qui le soutiendra totalement dans
sa cause et avec lequel il développe souvent une relation
pathologique de type folie à deux Le tribunal ne doit pas
interdire ce traitement mais imposer de suivre parallèlement
le traitement imposé dans le jugement (GARDNER2, 11)
Typiquement, le parent aliénant va refuser dêtre
impliqué dans une thérapie imposée par le tribunal ou va, au
contraire, faire preuve dun grand intérêt tout en nétant pas
coopératif et en faisant tout ce quil est possible pour la
saboter (GARDNER2, 12) Le thérapeute doit faire son
possible pour trouver un allié interne: un membre proche de
la famille du parent aliénant qui se rend compte du fait
quil va trop loin. La mère du parent aliénant fait un allié
excellent, si le thérapeute arrive à lenrôler. Elle peut
amener le parent aliénant à lâcher prise en le persuadant
que ses manuvres sont désastreuses pour les enfants. Un tel
allié est difficile a trouver car chacun a peur de devenir
lui-même la cible du parent aliénant (GARDNER2, 13)
Motivations du parent aliénant Réponse 1)Certains
parent aliénant sont aveuglés par leur rage. Au niveau le
plus superficiel, on essaye de leur faire apprécier
limportance du rôle de lautre parent dans léducation des
enfants et le fait que leur campagne de dénigrement destinée
à atteindre lautre parent contribue aussi à développer des
pathologies chez les enfants (GARDNER2, 14) 2)Certains
parents aliénant sont jaloux du fait que lautre est engagé
dans une nouvelle relation et eux pas. Le priver des enfants
équivaut à lui enlever ce quil a de plus précieux au monde.
Certains parents aliénant utilisent la campagne de
dénigrement pour entretenir une certaine relation avec
lautre parent. Cette campagne demande en effet du temps et
interfère continuellement avec la vie de lautre
parent. La meilleure chose à faire est de pousser le
parent aliénant à reprendre sa propre vie en main, à trouver
dautres intérêts et à sinvestir dans une nouvelle relation
(GARDNER2, 15) 3)La colère peut être provoquée par des
facteurs économiques. Si le thérapeute se rend compte quil y
a de bonnes raisons de penser que les décisions concernant
le volet financier ne sont pas juste et contribuent à la
colère du parent aliénant, il doit le signaler au juge. Il
ne doit en aucun cas aboutir à des conclusions en la matière
et doit laisser ce soin à des experts (GARDNER2, 16)
4)Le coté maternel (paternel) sur-protecteur du parent
aliénant est un facteur courant qui explique laliénation des
enfants. Le monde est vu comme dangereux et le père (la
mère) en particulier représente une source potentielle de
danger. Ce symptôme peut être soigné par la thérapie. Toutes
les sources de colère, liées ou non à lautre parent, doivent
être explorées (GARDNER2, 17) 5)Il arrive parfois que le
parent aliénant décide soudain de déménager, de changer de
ville ou de pays. Il peut prétexter avoir fait une rencontre
amoureuse ou avoir une opportunité de travail. Le thérapeute
doit essayer de découvrir sil ne sagit pas simplement dune
manuvre de plus pour exclure les enfants de la vie de lautre
parent et, si cest le cas, en avertir le juge. Dans tous les
cas, il devra reconnaître quil est dans lintérêt des enfants
de rester dans leur environnement actuel, sous la garde de
lautre parent (GARDNER2, 18) 3.2.4 Conseils pour le
traitement des enfants Motivations des enfants Réponse
1)Les enfants affirment souvent quils seront maltraités
sils se rendent chez le parent aliéné. Prendre ces
allégations au sérieux est un très mauvais service et
antithérapeutique. Ce que les enfants disent vouloir nest
pas toujours ce qui est le mieux pour eux. Le thérapeute
doit voir leur animosité comme superficielle et fabriquée
pour sattirer les bonnes grâces du parent aliénant. La bonne
approche est de leur dire Allons, ces choses ne sont pas
arrivées. Parlons plutôt de la réalité, comme par exemple
votre prochaine visite chez votre père (mère) Il doit
rappeler aux enfants quavant la séparation, ils avaient une
bonne et profonde relation avec le parent aliéné (GARDNER2,
20 et 21) 2)Les enfants ne veulent pas aller chez le
parent aliéné, ou y vont en justifiant leur décision par
diverses raisons destinées à contenter le parent aliénant.
Jy vais uniquement pour son argent ou Si je ny vais pas, il
ne nous donnera plus dargent et nous mourrons de faim Les
enfants ont besoin dune excuse pour se rendre chez le parent
aliéné sans perdre laffection du parent aliénant. Ils ont
besoin de pouvoir lui dire quils haïssent lautre parent mais
quils y vont seulement pour lui éviter les sanctions du
tribunal. Ils ne demandent quà y être forcés par quelquun
qui les menace progressivement de ces sanctions. Le
thérapeute doit jouer ce rôle, qui implique dêtre accusé de
les contraindre et de les manipuler cruellement. Lidéal est
quils aient fait lexpérience du fait que le tribunal est
décidé à appliquer réellement les menaces de sanctions
financières ou pénales utilisées par le
thérapeute. Lenfant a seulement une vague idée de
pourquoi il ne veut pas aller chez le parent aliéné. Sil na
pas une raison précise pour y aller, il préfère subir cette
restriction draconienne (GARDNER2, 22 à 33) 3)Il arrive
souvent que les enfants plus âgés prennent en charge la
programmation des enfants plus jeunes lors des visites chez
le parent aliénant dans le camp ennemi Les plus âgés sont
les premiers à manifester les symptômes du SAP. Il est
classique que laîné soit dans le stade grave, le second dans
le stade moyen et le cadet dans le stade léger. La
séparation donne moins de possibilité au parent aliénant
datteindre lautre parent. Programmer les enfants pour quils
soient irrespectueux, désobéissants ou turbulents lors des
visites est un bon moyen de décharger sa haine. Si le
parent aliénant a été dépeint comme incompétent, le grand
croit quil doit assumer son rôle. Sil a été décrit comme
dangereux, il se doit de protéger les plus petits. Laîné
peut relayer le discourt infamant du parent aliénant ou
encourager les autres à voler ou à détruire des objets chez
le parent aliéné. La meilleure approche consiste à
organiser les visites de manière à séparer les enfants
jusquau moment où chacun aura fait lexpérience que les
terribles conséquences prédites daller seul chez le parent
aliéné ne se réalisent pas (GARDNER2, 34 à 36) 4)Le
moment de passer dun parent à lautre est particulièrement
pénible pour lenfant victime dun SAP. Le conflit de loyauté
est encore exacerbé si les deux parents sont présents. Le
bon endroit pour effectuer cette transition est le cabinet
du thérapeute. Le parent aliénant apporte les enfants et y
passe quelque temps avec le thérapeute. Les enfants restent
ensuite un peu seuls avec le thérapeute. Lautre parent
arrive enfin, passe un peu de temps avec les enfants et le
thérapeute avant de repartir avec eux (GARDNER2, 37)
5)Il arrive que les enfants mentent, exagèrent,
travestissent la vérité ou tentent de manipuler leur
interlocuteur. Le thérapeute doit décourager les enfants à
vouloir faire plaisir à chacun des deux parents en lui
disant exactement ce quil pense quil veut entendre à ce
moment. Le thérapeute doit semployer à dissiper tout
mensonge. Il doit se montrer fort incrédule face aux
allégations des enfants à lencontre du parent aliéné. Une
fois réfuté largument de lenfant, il faut passer rapidement
à autre chose. La prochaine fois, il faut insister sur le
fait que lallégation avancée ne sest pas produite lors de la
dernière visite (GARDNER2, 44) Dans certains cas, il est
nécessaire de moduler la durée des visites dans le temps. Le
thérapeute devrait avoir lentière liberté de prendre les
décisions quant à lextension et la fréquence des visites. Il
est en effet impraticable de devoir retourner devant le
tribunal chaque fois que le temps des visites doit être revu
(GARDNER2, 39) Le thérapeute doit voir un aspect du
traitement comme un debriefing et une déprogrammation. Il
faut aider lenfant à se rendre compte quil a été victime dun
lavage de cerveau (ce qui est plus facile à faire comprendre
à des enfants plus âgés) La technique consiste à lui parler
en ces termes: Je ne te demande pas dutiliser mes mots. Je
veux que tu fasses tes propres observations. Je veux que tu
réfléchisses à ce quil sest passé lors de ta dernière visite
chez ton père (ta mère) et que tu te demandes si les choses
que ta mère (ton père) a dites quil arriverait se sont
réellement passées ou pas. Pendant ta prochaine visite, je
veux que tu fasses attention et que tu arrives à tes propres
conclusions concernant lexistence de tel danger ou de tel
fait. Tu dis que tu es assez grand et assez intelligent pour
te faire ta propre idée. Je suis daccord avec toi. Les gens
intelligents se font une idée en se basant sur leurs propres
observations et non sur les affirmations dautres gens, quels
quils soient. Exactement comme je tai demandé de me donner
les preuves de ce que tu crois sur base de ce que tu as vu
dans le passé, je te demande de me donner les preuves, la
prochaine fois, après ta prochaine visite, sur la base de ce
que tu auras vu et vécu toi-même. (GARDNER2, 40 et 41)
Il arrive quune famille éclate en deux après une
séparation accompagnée dune campagne de dénigrement qui ait
porté ses fruits sur une partie des enfants seulement (ou
accompagnée de deux campagnes de dénigrement croisées) Les
visites deviennent lenjeu de chantages: les enfants vivant
avec un parent vont visiter lautre à condition que ceux
vivant avec lui viennent chez le premier. De telles visites
( swap ) valent mieux que pas de visite du tout (GARDNER2,
42) Tant que la garde na pas été statuée, la relation
avec le parent qui lui est le plus psychologiquement proche
est menacée. Une fois le jugement prononcé, lenfant peut
cesser sa campagne de dénigrement et profiter plus
sereinement des moments passés avec le parent aliéné
(GARDNER2, 45) 3.2.5. Conseils pour le traitement du
parent aliéné Le parent victime dun SAP est souvent
perdu face à ce qui lui arrive à lui et à sa famille. Le
thérapeute doit lui expliquer les mécanismes par lesquels se
développe le processus du SAP. Plus il sera au courant de ce
processus, mieux il sera armé pour le combattre (GARDNER2,
47) Lenfant manifeste de la haine à son égard Le parent
aliéné doit apprendre que linverse de lamour nest pas la
haine mais lindifférence. La campagne de dénigrement des
enfants cache leur affection refoulée, aussi étrange que
cela puisse sembler au parent aliéné (GARDNER2, 48)
Lenfant nest pas coopératif Le parent aliéné doit
apprendre à ne pas attacher trop dimportance aux allégations
des enfants à son égard et à tolérer leur animosité au
moment de la transition. Parfois, cette animosité dure tout
le temps de la visite. Le parent ne doit pas se décourage et
ne voir en cette animosité que le résultat de la
programmation du parent aliénant. Il doit apprécier le fait
que nonobstant leurs protestations, ils viennent quand même
en visite, ce qui signifie quils en ont envie. S'ils ne
voulaient réellement pas ce qui est le cas denfants au stade
grave ils ne viendraient pas (GARDNER2, 49) Il arrive
fréquemment que lenfant qui est sage et amical durant la
visite fasse à un moment donné une crise de colère ou de
rage. Il faut voir cet épisode comme une représentation au
bénéfice du programmeur et qui sera dûment rapporté à
celui-ci. Il sera étendu à lentièreté de la visite et aucune
mention ne sera faite des 95% de bons moments restant.
Parfois, cette crise provient de la colère générée par la
confusion de lenfant au sein du conflit des parents
(GARDNER2, 50) Lenfant laccuse de fausses allégations Le
parent aliéné doit être aidé à détourner lenfant de ses
provocations hostiles vers des échanges plus sains et à ne
pas insister sur le fait quune allégation est vraie ou
fausse. Une simple et courte réplique suffit. On peut
prendre une allégation du parent aliénant et lui demander
s'il la lui-même réellement vécue. Le meilleur antidote aux
illusions créées par le parent aliénant est une saine
expérience vécue (GARDNER2, 51) Le lien semble rompu
Parler du bon vieux temps, multiplier les activités et les
échanges, entretenir les jeux privés qui rendent unique
chaque relation (mots codés, chanson favorite...) (GARDNER2,
52) Difficultés au moment de la prise en charge de
lenfant Se faire accompagner par la police peut aider à
rendre légitime le moment et lheure de la prise en charge de
lenfant, tout en lui fournissant une excuse pour le parent
aliénant (GARDNER2, 53) Le parent aliéné ne doit pas
oublier quune relation basée sur lamour véritable est plus
solide quune relation basée sur la peur. Il faut fournir à
lenfant un environnement dans lequel il sente quil peut
exprimer toutes ses impressions et ses sensations, positives
et négatives, au sujet de ses deux parents. Un environnement
opposé à celui du parent aliénant... (GARDNER2, 54) 3.3.
Le programme de transition dans le stade III (grave)
3.3.1. Le site de transition Selon les
possibilités, on envisagera lun des trois sites de
transition suivants: 1)La maison dun ami ou dun proche
ou une maison daccueil La maison dun parent est à éviter.
Cet ami ou le parent daccueil doit être en de relativement
bonnes relations avec lenfant. Il doit être au courant de la
gravité de la pathologie du parent aliénant. Il doit être
assez fort pour interdire tout contact téléphonique avec ce
parent et doit rapporter au tribunal tout manquement de
celui-ci aux ordonnances (GARDNER3, 47) 2)Un home pour
enfants Cest là que sont hébergés les petits délinquants,
les enfants abandonnés ou abusés. La surveillance y est plus
organisée et le contrôle du comportement de lenfant y sera
plus facile. (GARDNER3, 50) Loin dêtre idéal, cet endroit
peut parfois avoir lavantage de motiver un enfant à être
plus coopératif (GARDNER3, 63) 3)Lhôpital psychiatrique
Le personnel soignant doit être au courant et en contact
avec le tribunal (GARDNER3, 52) 3.3.2. Les phases de
transition Le but est de permettre à lenfant de vivre
lexpérience du fait que le parent aliéné nest pas la
personne dangereuse ou ignoble qui lui a été décrite
(GARDNER3, 54) Phase 1 Lenfant est placé dans le site de
transition et est coupé de tout contact avec le parent
aliénant. Il est graduellement mis en contact avec le parent
aliéné lors de visites de plus en plus longues et fréquentes
selon son accoutumance. Phase 2 Toujours sans aucun
contact avec le parent aliénant, lenfant rend des visites de
plus en plus longues dans la maison du parent aliéné, jusquà
ce quil puisse envisager y vivre en permanence... Phase
3 Lenfant vit chez le parent aliéné. Tout contact avec le
parent aliénant est interdit et toute tentative est
sévèrement punie (astreintes, emprisonnement,
hospitalisation...) Phase 4 Le parent aliénant reprend
graduellement un contact téléphonique surveillé avec
lenfant, à condition quil contrôle son obsession de
manipuler lenfant. Phase 5 Le parent aliénant rend des
visites surveillées à lenfant chez le parent aliéné, à
condition de contrôler son animosité envers le parent
aliéné. Phase 6 Si tout risque de reprogrammation a
disparu, des visites courtes et contrôlées de lenfant chez
le parent aliénant peuvent être tentées.
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"Fin: 4ème
partie ouf! " Envoyé
par fibrine le 22 juin à 21:07
4. Les aspects juridiques et légaux
4.1. Contexte légal aux Etats-Unis Le code pénal
de l'état de Californie stipule que "Toute personne qui
garde, éloigne, retient, soustrait ou cache un enfant et
prive avec une intention malveillante le gardien légal de
l'exercice d'un droit de garde ou une personne d'un droit de
visite, sera puni d'un emprisonnement n'excédant pas un an,
d'une amende n'excédant pas 1000 USD ou les
deux..."(GARDNER_ADDENDUM2, 13) En Pennsylvanie, ce
comportement est passible de 6 mois de prison avec sursis,
de 500 USD d'amende et suspension ou suppression du permis
de conduire (GARDNER_ADDENDUM2 11) Au Texas, on peut
être poursuivi devant les tribunaux pour avoir provoqué
intentionnellement une détresse émotionnelle. Les éléments
qui la caractérisent sont: le défendant a agi
intentionnellement ou imprudemment le comportement est
extrême et outrageux la détresse dont souffre le
plaignant résulte des actes du défendant la détresse du
plaignant est grave (GARDNER_ADDENDUM2, 17) 4.2. Le
code civil allemand (ELSHOLZ, 21 et 22) L'article
1626 1 est ainsi libellé : " Le père et la mère ont le droit
et le devoir d'exercer l'autorité parentale (elterliche
Sorge) sur leur enfant mineur. L'autorité parentale comprend
la garde (Personensorge) et l'administration des biens
(Vermögenssorge) de l'enfant. En vertu de l'article 1626
a 1 du code civil, dans sa version amendée, les parents d'un
enfant mineur né hors mariage exercent conjointement la
garde de l'enfant s'ils font une déclaration à cet effet
(déclaration sur la garde conjointe) ou s'ils se marient.
Aux termes de l'article 1684, dans sa version amendée,
un enfant a le droit de voir ses deux parents, qui ont
chacun l'obligation d'avoir des contacts avec l'enfant et le
droit de visite à son égard. De plus, les parents doivent
s'abstenir de tout acte qui nuirait aux relations de
l'enfant avec l'autre parent ou entraverait gravement son
éducation. Les tribunaux de la famille peuvent fixer
l'étendue du droit de visite et ainsi que desmodalités plus
précises d'exercice de ce droit, également à l'égard de
tiers. Ils peuvent aussi obliger les parties à remplir leurs
obligations envers l'enfant. 4.3. La Cour européenne
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