Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez

Le placement familial

des enfants

socialement délaissés.

* biographie et receuil de publications scientifiques du professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier." Jean Guéhenno.

Jean-Yves Hayez
a le plaisir de vous proposer



Paru dans Louvain médical. 96 403-408, 1977.

Le placement familial des enfants socialement délaissés.



J.-Y. HAYEZ. (1).

Après avoir défini le placement familial, nous le situerons parmi les autres formes de prise en charge de l'enfant qui doit être séparé de sa famille pour des motifs sociaux tels que la pauvreté matérielle ou des défaillances pédagogiques jugées graves; nous en évaluons les avantages et les inconvénients et surtout, avancerons l'idée qu'il peut concerner notre pratique professionnelle et notre vie privée.

I. DESCRIPTION ET SITUATION DU PLACEMENT FAMILIAL.

Il y a " placement familial " dans une " famille d'accueil ", si, après qu'un juge de la jeunesse ou une autre instance sociale ait décidé ou proposé de séparer l'enfant de son milieu, il est confié pour longtemps à une autre famille qui offre de sérieuses garanties pédagogiques.

Cette prise en charge se fait moyennant rémunération; la famille d'accueil s'engage à fournir les soins matériels, l'éducation, l'approvisionnement affectif et les stimulations intellectuelles que réclame l'enfant. Il peut être mis fin au placement par simple décision de l'autorité de tutelle, des parents d'accueil ou de l'enfant. La prise en charge est souvent supervisée par un " organisme de placement ".

Je ne parlerai pas ici des familles de dépannage ni de parrainage qui, respectivement, hébergent un enfant lors de brèves situations d'urgence ou pendant les vacances ou/et les week-ends, alors qu'il séjourne en institution le reste du temps.

Hormis les cas évidents où la famille naturelle a tout à fait disparu, il faut parfois séparer un enfant de son milieu parce que son hygiène mentale, voire sa croissance physique, y sont gravement compromises. Jusqu'il y a peu, on avait tendance à prendre trop vite cette décision. Actuellement, c'est l'inverse : on laisse trop facilement l'enfant chez lui, alors qu'il y a peu d'espoir de voir se modifier ses conditions de vie et de relation.

Evidemment, il est logique de penser d'abord aux formes d'aide " ambulatoire " qui permettent d'encadrer les familles en difficulté sans recourir à la séparation. Mais il y a encore beaucoup à faire pour qu'elles deviennent vraiment efficaces par exemple, assurer la coordination des services sociaux ( il n'est pas rare qu'une famille soit aidée par cinq ou six services sociaux différents ), développer des centres d'hygiène mentale, organiser la présence et le témoignage de " techniciens engagés " et d'éducateurs de rue, dans les quartiers marginaux des villes ...

Et même, lorsque l'équipement d'aide ambulatoire sera amélioré, il restera nombre de situations irréductibles où il faudra passer par la séparation et choisir entre :

- les institutions pour enfants, sous toutes leurs formes : petites maisons familiales ( une douzaine d'enfants ); grands homes ( de plus en plus souvent fragmentés en pavillons ); foyers pour jeunes travailleurs ou étudiants, instituts médico-pédagogiques, etc.

- et le placement familial.

C'est un choix difficile. En principe, il devrait toujours être posé par plusieurs personnes compétentes après un examen psycho-social approfondi et, pour les cas les plus complexes, il faudrait recourir aux centres d'accueil et d'observation qui permettent de le peser soigneusement : les enfants en crise familiale y séjournent de un à quelques mois, et sont orientés après observation et analyse complète de leur situation.

II. AVANTAGES THÉORIQUES DU PLACEMENT FAMILIAL.

Lors de la séparation, la première pensée des autorités responsables devrait aller vers le placement familial : théoriquement, l'enfant y trouve un cadre de vie naturel, une grande quantité d'approvisionnement affectif et de stimulations de toutes sortes; il est mis en présence intime de modèles identificatoires dont il peut s'imprégner; et surtout, les adultes de référence sont là en permanence, condition très favorable pour que s'intériorisent des Images Parentales qui donnent à l'enfant ses racines. C'est un avantage incomparable, qui n'existe pas souvent en institution où, bien plus que la rotation des horaires, c'est le peu de stabilité du personnel et l'intimité émotionnelle moindre qui doivent être incriminés.

III. CRITÈRES DE RÉUSSITE OU D'ÉCHEC.

Pourtant, cette première idée n'est pas réalisable à chaque coup. En effet, il existe des critères qui permettent de pronostiquer les probabilités de succès ou d'échec d'un placement familial.

Ces critères sont relatifs; en fin de compte, le seul élément qu'il faut apprécier, c'est la compatibilité des caractères et des aspirations de l'enfant et de sa famille d'accueil : et il y a place pour les formules extérieurement les plus folles mais qui garantissent à seconde vue l'épanouissement des partenaires en présence. Ceci dit, il existe quand même des repères standard qui, dans des conditions moyennes, permettent des évaluations pronostiques.

A) Du côté de l'enfant, on tiendra compte surtout de :

- Son âge : plus il est âgé, plus structurée et rigide risque d'être la personnalité qu'il introduit dans son nouveau milieu, plus difficile sera son adaptation son environnement est exigeant. Les familles qui accueillent un adolescent devraient donc si peu influer sur la philosophie qu'il s'est faite de la vie et les habitudes qu'il a prises, tout en posant clairement quelques règles indispensables qui garantissent la viabilité de chacun.

- La présence ou l'absence de qualités qui séduisent ou de difficultés comportementales : les enfants les plus sages ont le plus de chance d'être les mieux acceptés à long terme ! Corollairement, il faudrait spécialiser davantage les institutions et les réserver aux cas difficiles ce qui n'est pas le cas actuellement, chacun " sautant " évidemment sur les enfants les plus " sages " ! Disons toutefois qu'il existe l'une ou l'autre expérience de placement familial thérapeutique, où ce sont précisément les enfants perturbés que l'on destine aux familles d'accueil, mais avec un encadrement psycho-social intense.

- La capacité de l'enfant à recevoir de la tendresse : ceci s évalue par observation spécialisée. Malheureusement, les enfants les plus fragiles, les plus dépressifs, ceux qui ont subi de violents rejets, sont devenus les plus méfiants quand on leur exprime de la tendresse dans le cadre d'une relation affective plus intime, ils se demandent ce qu'elle cache, n'y croient plus, la refusent, ou s'enfuient par peur d'être déçus encore une fois.

- Le degré de liberté de l'enfant par rapport à sa famille naturelle : ici aussi, les enfants les plus fragiles et les plus déçus s'accrochent désespérément à leur famille naturelle et ne peuvent pas prendre le risque d'investir d'autres personnes. D'autres subissent tellement de pressions de leur milieu d'origine qu'ils vivent comme une trahison l'idée de partager leurs sentiments affectueux : ces fixations constituent aussi des contre-indications du placement familial. Mais il ne faut pas les confondre avec la simple existence de la famille naturelle, avec laquelle on peut aménager parfois de fructueuses collaborations, à condition qu'on lui reconnaisse implicitement le droit à l'existence, et qu'on lui manifeste une attitude d'accueil réel.

B) Du côté des familles d'accueil candidates, l'on demandera surtout :

- Des garanties de stabilité matérielle ( minimum vital financier ) et affective ( bonne entente du couple; ambiance de bonheur dans la famille; existence de réussites en plus grand nombre que les échecs dans la réalisation des projets familiaux ...).

- Une présence, au moins morale, suffisante des deux parents; l'acceptation de livrer à l'enfant accueilli leur témoignage spontané de vie.

- Le renoncement à de trop grands rêves et l'acceptation de l'enfant tel qu'il est. Il ne faut pas faire de projets trop précis à son sujet : sa vie a déjà pris des tournants que les parents d'accueil n'ont pas voulus et ils ne parviendront pas à les modifier ! En ce sens, une proximité culturelle facilite parfois la cohabitation : des familles d'accueil de milieu ouvrier seraient plus réalistes, et plus proches des enfants que les autres, qui connaîtront un peu plus de difficultés.

Une différence d'âge adaptée. S'il s'agit de placer un enfant jeune, on pensera plutôt à des parents d'accueil plus âgés ( 40-50 ans ) qui ont acquis un solide bagage d'expériences et de sécurité. Pour des adolescents, ils pourraient convenir aussi, sauf s'ils ont une philosophie de la vie trop différente et trop rigide : pour ces aînés on a constaté que des parents d'accueil plus jeunes ( alentour de 30 ans ) pourraient représenter des modèles identificatoires plus acceptables, et être plus réceptifs aux expériences des adolescents, à condition toutefois que leur couple ait déjà trouvé sa stabilité.

C) Dans la mesure où "le " critère de compatibilité a été soigneusement respecté, et si le placement a été bien préparé ( information des parents d'accueil; entretiens avec l'enfant; mise en contact progressive ...), la vie ensemble procure souvent des satisfactions profondes. Grâce à l'enfant accueilli, les parents d'accueil comblent mieux certaines de leurs aspirations émotionnelles : ils connaissent la joie de lui donner, de lui assurer un environnement de bonne qualité et d'assister à son épanouissement. Ils reçoivent également de légitimes gratifications sociales, et cela sans sacrifices financiers. Quant à l'enfant placé, il voit s'accroître son sentiment de sécurité et de force, il intègre les approvisionnements de toutes sortes qu'il reçoit, et enrichit son bagage d'expérience et d'affection, qu'il pourra redistribuer plus tard dans des liens sociaux et affectifs stables.

IV. DIFFICULTÉS LIÉES AU PLACEMENT FAMILIAL.

Cependant, la vie ensemble n'est pas toujours une lune de miel. L'existence de difficultés justifie que les placements familiaux soient supervisés par des services spécialisés que les familles d'accueil n'acceptent pourtant pas toujours bien; elles les vivent comme une force contraignante vis-à-vis de laquelle il s'agit de réussir impeccablement ou dont, tout simplement, elles n'ont pas envie d'admettre le contrôle, se refermant sur " leur " enfant comme de bonnes mères poules.

A) Du côté des enfants, l'on assiste parfois aux phénomènes suivants :

- Leur méfiance persiste : ils n'osent pas se laisser aller, et conservent une certaine insécurité quant à leur avenir (" Va-t-on me garder, même si je fais des bêtises ? "). Ils ne peuvent guère s'ouvrir de ces inhibitions et de ces doutes à ceux qui en sont précisément l'objet. On les voit donc se replier sur eux-mêmes, voire provoquer un rejet pour éviter de vivre leurs doutes en permanence; ou alors, ils se conforment à l'extrême au moindre désir des parents pour pouvoir être gardés, jusqu'à ce qu'ils craquent d'une pièce. Si, dans ses premiers temps, cette soumission ne pose malheureusement pas de problèmes à la famille, le repli et la provocation, par contre, risquent d'être mal compris et de précipiter des ruptures par malentendu sur les sentiments.

- Certains enfants ne parviennent pas à partager leurs sentiments affectueux entre les familles d'accueil et d'origine. Quoiqu'ils fassent, ils se sentent coupables de trahison et selon l'objet qu'ils choisissent, ils ne parviennent pas à s'attacher à leur nouveau milieu ou rejettent trop bruyamment leurs parents naturels : l'un cas comme l'autre engendrent, à la longue, le rejet de la famille d'accueil : les relations deviennent tendues, l'enfant agressant ses parents d'accueil, surtout la maman, de diverses manières.

- D'autres ne veulent pas faire l'effort de s'adapter aux exigences nouvelles de leur environnement; ou alors, ils en sont empêchés parce que leur Moi est trop fragile et que ce qui leur est demandé dépasse brutalement leur entendement ( dans le champ disciplinaire et culturel notamment ). L'on voit alors des désobéissances répétées et des troubles du comportement ( agressivité, petits actes de vandalisme ...).

- Lorsque des enfants sont déjà présents dans la nouvelle famille, l'intrusion du nouvel arrivant n'est pas toujours facile : elle donne lieu aux sentiments de tristesse, de jalousie ou de rivalité qui accompagnent toute naissance, et qui, paradoxalement, sont exacerbés parce que les parents ont pleinement choisi le nouveau ! Le problème se repose d'ailleurs, pour le premier enfant accueilli, lors de l'arrivée éventuelle d'autres enfants. Aussi veille-t-on, dans la mesure du possible, à ce que l'enfant accueilli soit le plus jeune des enfants de son milieu, ou au moins, qu'il y ait une différence d'âge de quelques années avec son aîné ou son puîné immédiat.

B) Du côté des parents d'accueil, l'on se heurte surtout aux écueils de l'insécurité, de la dramatisation et de la possessivité.

- L'insécurité concerne d'abord la personne même de l'enfant " Va-t-il nous aimer ? Est-il capable de le faire ? Va-t-il obéir ? ". Cette incertitude donne lieu à des tâtonnements et à des variations trop grandes dans l'expression de l'affection des adultes ( oscillations entre les grandes démonstrations et les retraits découragés ). " Comment fonctionne-t-il à l'intérieur ? Est-ce un enfant comme un autre ? Comme les nôtres ? " Objectivement, grosso modo, l'on peut répondre oui! Mais l'angoisse des parents d'accueil vis-à-vis des enfants est réelle : elle concerne leur éventuelle fragilité, leur hérédité, leurs tares possibles : et c'est suffisant pour que s'installe un silence anxieux dans les relations ( on ne sait comment l'interroger ); et surtout, pour qu'apparaisse une des plaies du placement familial : la dramatisation des petits conflits. Par exemple, les petits écarts de comportement " normaux" qui émaillent leur adolescence, comme toute adolescence, sont souvent interprétés comme la résurgence de leurs tares, et dramatisés ( excès de répression et finalement renvoi ) : la tentation est grande alors de recourir subtilement à l'argument : " Si lu continues, on ne te garde pas ", ce qui précipite évidemment les choses.

- L'insécurité concerne également l'avenir de l'enfant. Du jour au lendemain, il peut être retiré par décision du magistrat et cette menace n'est pas sans fondement, bien qu'assez rare ( deux à trois pour cent des placements ). A l'heure actuelle, elle est irréductible.

Dans ces conditions, il est assez héroïque d'engager beaucoup d'affectivité envers quelqu'un qui peut être amené à partir quand on commencera vraiment à récolter les fruits de son placement. D'autre part, ce risque accroît considérablement l'attitude de méfiance, voire de rejet, des familles d'accueil à l'égard des familles naturelles. Or, cette attitude négative n'est pas bonne pour l'enfant, qui assiste à cette bataille avec une culpabilité intense mais silencieuse, et qui se sent privé de son droit à avoir les racines et les choix affectifs qu'il veut : tôt ou tard, il proteste vigoureusement, souvent par la rupture. Conséquence : il faut quand même faire un effort d'ouverture aux familles naturelles, ce qui peut demander beaucoup de courage!

- Parfois, l'enfant accueilli est étouffé sous un excès de tendresse. Ce peut être un moment transitoire à son arrivée, il soulève la pitié; on se montre trop affectueux et trop tolérant alors qu'il ne supports pas encore que l'on s'approche trop de lui; et plus tard, il ne comprend pas pourquoi il passe d'une ambiance tolérante à une ambiance plus rigide.

Mieux vaut donc l'accueillir un peu froidement et, en tout cas, sans concessions sur les règles de vie.

Ailleurs, c'est un amour possessif permanent. Il a réveillé chez ses parents d'accueil des tendances à la surprotection : en même temps, il est choyé et il est prié, dans les faits, de correspondre aux rêves et à l'image qu'ils se font à son propos : c'est un enfant-poupée. Ici aussi, il se montre très conformiste pendant son enfance, et se révolte, parfois brutalement, lors de l'adolescence.

V. ÉVALUATION DE L'INTÉRÊT DU PLACEMENT FAMILIAL.

Ces difficultés sont partiellement réductibles. L'on essaie de bien sélectionner les uns et les autres, de trouver des parents d'accueil qui ne demandent pas d'être " tout " pour l'enfant, mais acceptent qu'il ait des choix affectifs variés et une ligne de croissance qui lui reste personnelle. L'on essaie d'insérer les enfants dans un réseau social riche ( amis, mouvements de jeunes, voisins ) grâce auquel on évite les inconvénients d'une intimité quotidienne parfois lourde à supporter. Dans ces conditions, l'on obtient souvent des résultats appréciables. Quoique à ma connaissance, des statistiques n'aient pas été publiées dans notre pays, le degré de ce qui est estimé être une réussite paraît plus élevé que dans d'autres formes de prise en charge. Bien sûr, il y a des ruptures; mais l'on a tendance à les monter en épingle pour invalider le placement familial. Or, même si la rupture n'est pas consacrée par un départ, elle existe également - en tant qu'atmosphère - en famille ou en institution!

Et s'il arrive qu'un adolescent doive quitter une famille d'accueil parce que sa présence y provoque trop de tension, les conséquences de ce départ ne sont pas nécessairement dramatiques : il part avec un bagage intellectuel, affectif et identificatoire dont il continue à se servir; et l'expérience montre que souvent, des contacts se renouent avec son ancienne famille d'accueil, à l'initiative de l'un ou l'autre, sous forme de courrier, de visites dominicales, etc. parfois des années plus tard ! La cohabitation était devenue difficile, mais l'on reste vivant, chacun dans le coeur de l'autre, en qualité de souvenir agissant : c'est donc une mission importante des organismes de placement que de superviser des départs sans culpabilité ni dépression exagérées.

VI. INCIDENCES PRATIQUES.

Cet article veut avoir des incidences pratiques. En allant du plus général au particulier, nous pourrions :

- exprimer plus fortement notre opinion en matière de prise en charge des cas sociaux : si l'on hésite à séparer des enfants de leurs familles naturelles, comme c'est la mode, que ce ne soit pas à n'importe quel prix : il faut d'abord créer des structures valables d'accompagnement ambulatoire. En cas de séparation, il faut d'abord orienter les cas possibles vers le placement familial et, pour leurs contre-indications, vers les institutions, qui doivent être davantage spécialisées;

- poser à notre propre famille la question de l'accueil d'un enfant chez elle;

- exercer à fond, dans ce domaine précis, notre rôle d'intermédiaire social privilégié. Nous sommes des " oreilles " sociales efficaces : dans notre clientèle, des familles épanouies pourraient accueillir des enfants, des patrons pourraient prendre des jeunes comme " compagnons ", soit qu'ils y pensent spontanément, soit après information de notre part ...

Dans le cadre d'une ASBL (2) qui cherche à placer des grands enfants, à partir de 7, 8 ans, et des adolescents, je suis disposé à recevoir des candidatures et à en ( faire ) étudier la recevabilité.

Les familles pour enfants plus grands sont beaucoup trop peu nombreuses. Il manque aussi beaucoup de " petits patrons " ( garagistes, restaurateurs, entrepreneurs, etc.) disposés à accueillir des ( jeunes ) adolescents dans une optique de compagnonnage, où la pression affective est moindre, où un lien existe quand même, et où le jeune est accueilli globalement dans le cadre d'un contexte de travail.

Je puis également orienter vers des organismes compétents, répartis dans les grandes régions du pays, les candidatures se proposant pour des enfants plus jeunes. Des collaborations directes à l'ASBL, elle-même sont également les bienvenues : il est souhaitable qu'elle dispose d'antennes régionales compétentes.


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- Notes. -

(1). Université catholique de Louvain, Unité de recherches de pédopsychiatrie ( Dir. Pr P.- J. Fontaine ), Clos Chapelle-aux-Champs 30, B-1200 Bruxelles.

(2). Service de placement familial, avenue Albert 1er, B-1420 Braine-L'Alleud. Tél. 384.58.28.

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Création le 17 juillet 2005.
Dernière mise à jour le dimanche 02 mars 2008.
Issu de photocopies reçues de Louvain Médical le 11 juillet 2005.

DS.ds


 


Fin du dossier























































































































































































... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut.

... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez.





































 
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Ce site a été composé par un bénévole sans aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié du professeur Hayez.

C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.

L'hébergement du site est situé sur lycos depuis le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir pratiqué cette action bénévolement également avec beaucoup de professionnalisme.

Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a été supprimé par Lycos le 15 octobre 2006 pour une raison non expliquée. Nous le regrettons vivement et ceci altère fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.



... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a été retirée par souci de simplicité.







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La présentation est prévue pour écran 640x480 mais est encore correcte avec les écrans plus grands 1600x1200 ou autres.

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Le placement familial des enfants socialement délaissés.

I. Description et situation du placement familial.
II. Avantages théoriques du placement familial.
III. Critères de réussite ou d'échec.
A) Du côté de l'enfant,
B) Du côté des familles d'accueil candidates,
C) Dans la mesure où "le " critère de compatibilité a été soigneusement respecté,
IV. Difficultés liées au placement familial.
A) Du côté des enfants,
B) Du côté des parents d'accueil,
V. Evaluation de l'intérêt du placement familial.
VI. Incidences pratiques.

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