Après avoir défini le placement familial, nous le
situerons parmi les autres formes de prise en charge
de l'enfant qui doit être séparé de sa famille pour des
motifs sociaux tels que la pauvreté matérielle ou des
défaillances pédagogiques jugées graves; nous en
évaluons les avantages et les inconvénients et
surtout, avancerons l'idée qu'il peut concerner notre
pratique professionnelle et notre vie privée.
|
I. DESCRIPTION ET SITUATION DU PLACEMENT FAMILIAL.
|
Il y a " placement familial " dans une " famille
d'accueil ", si, après qu'un juge de la jeunesse ou
une autre instance sociale ait décidé ou proposé de
séparer l'enfant de son milieu, il est confié pour
longtemps à une autre famille qui offre de sérieuses
garanties pédagogiques.
Cette prise en charge se fait moyennant
rémunération; la famille d'accueil s'engage à fournir
les soins matériels, l'éducation, l'approvisionnement
affectif et les stimulations intellectuelles que réclame
l'enfant. Il peut être mis fin au placement par simple
décision de l'autorité de tutelle, des parents d'accueil
ou de l'enfant. La prise en charge est souvent
supervisée par un " organisme de placement ".
Je ne parlerai pas ici des familles de dépannage
ni de parrainage qui, respectivement, hébergent un
enfant lors de brèves situations d'urgence ou
pendant les vacances ou/et les week-ends, alors qu'il
séjourne en institution le reste du temps.
Hormis les cas évidents où la famille naturelle a
tout à fait disparu, il faut parfois séparer un enfant de
son milieu parce que son hygiène mentale, voire sa
croissance physique, y sont gravement compromises.
Jusqu'il y a peu, on avait tendance à
prendre trop vite cette décision. Actuellement, c'est
l'inverse : on laisse trop facilement l'enfant chez lui,
alors qu'il y a peu d'espoir de voir se modifier ses
conditions de vie et de relation.
Evidemment, il est logique de penser d'abord aux
formes d'aide " ambulatoire " qui permettent
d'encadrer les familles en difficulté sans recourir à la
séparation. Mais il y a encore beaucoup à faire pour
qu'elles deviennent vraiment efficaces
par exemple, assurer la coordination des services
sociaux ( il n'est pas rare qu'une famille soit aidée par
cinq ou six services sociaux différents ), développer
des centres d'hygiène mentale, organiser la
présence et le témoignage de " techniciens
engagés " et d'éducateurs de rue, dans les quartiers
marginaux des villes ...
Et même, lorsque l'équipement d'aide ambulatoire
sera amélioré, il restera nombre de situations
irréductibles où il faudra passer par la séparation et
choisir entre :

- les institutions pour enfants, sous toutes leurs
formes : petites maisons familiales ( une douzaine
d'enfants ); grands homes ( de plus en plus souvent
fragmentés en pavillons ); foyers pour jeunes
travailleurs ou étudiants, instituts
médico-pédagogiques, etc.

- et le placement familial.
C'est un choix difficile. En principe, il devrait
toujours être posé par plusieurs personnes
compétentes après un examen psycho-social
approfondi et, pour les cas les plus complexes, il
faudrait recourir aux centres d'accueil et
d'observation qui permettent de le peser
soigneusement : les enfants en crise familiale y
séjournent de un à quelques mois, et sont orientés
après observation et analyse complète de leur
situation.
|
II. AVANTAGES THÉORIQUES DU PLACEMENT FAMILIAL.
|
Lors de la séparation, la première pensée
des autorités responsables devrait aller vers
le placement familial : théoriquement,
l'enfant y trouve un cadre de vie naturel, une
grande quantité d'approvisionnement affectif
et de stimulations de toutes sortes; il est mis
en présence intime de modèles
identificatoires dont il peut s'imprégner; et
surtout, les adultes de référence sont là en
permanence, condition très favorable pour
que s'intériorisent des Images Parentales qui
donnent à l'enfant ses racines. C'est un
avantage incomparable, qui n'existe pas
souvent en institution où, bien plus que la
rotation des horaires, c'est le peu de stabilité
du personnel et l'intimité émotionnelle
moindre qui doivent être incriminés.
|
III. CRITÈRES DE RÉUSSITE OU D'ÉCHEC.
|
Pourtant, cette première idée n'est pas réalisable à
chaque coup. En effet, il existe des critères qui
permettent de pronostiquer les probabilités de
succès ou d'échec d'un placement familial.
Ces critères sont relatifs; en fin de compte,
le seul élément qu'il faut apprécier, c'est la
compatibilité des caractères et des aspirations de
l'enfant et de sa famille d'accueil : et il y a place pour les
formules extérieurement les plus folles mais qui
garantissent à seconde vue l'épanouissement des
partenaires en présence. Ceci dit, il existe quand
même des repères standard qui, dans des
conditions moyennes, permettent des évaluations
pronostiques.
A) Du côté de l'enfant,
on tiendra compte surtout de :

- Son âge : plus il est âgé, plus structurée et rigide
risque d'être la personnalité qu'il introduit dans son
nouveau milieu, plus difficile sera son adaptation son
environnement est exigeant. Les familles qui
accueillent un adolescent devraient donc si peu influer
sur la philosophie qu'il s'est faite de la vie et les
habitudes qu'il a prises, tout en posant clairement
quelques règles indispensables qui garantissent la
viabilité de chacun.

- La présence ou l'absence de qualités qui
séduisent ou de difficultés comportementales : les
enfants les plus sages ont le plus de chance d'être
les mieux acceptés à long terme ! Corollairement, il
faudrait spécialiser davantage les institutions et les
réserver aux cas difficiles ce qui n'est pas le cas
actuellement, chacun " sautant " évidemment sur les
enfants les plus " sages " ! Disons toutefois qu'il
existe l'une ou l'autre expérience de placement
familial thérapeutique, où ce sont précisément les
enfants perturbés que l'on destine aux familles
d'accueil, mais avec un encadrement psycho-social
intense.

- La capacité de l'enfant à recevoir de la tendresse
: ceci s évalue par observation spécialisée.
Malheureusement, les enfants les plus fragiles, les
plus dépressifs, ceux qui ont subi de violents rejets,
sont devenus les plus méfiants quand on leur exprime
de la tendresse dans le cadre d'une relation affective
plus intime, ils se demandent ce qu'elle cache, n'y
croient plus, la refusent, ou s'enfuient par peur d'être
déçus encore une fois.

- Le degré de liberté de l'enfant par rapport à sa
famille naturelle : ici aussi, les enfants les plus
fragiles et les plus déçus s'accrochent
désespérément à leur famille naturelle et ne peuvent
pas prendre le risque d'investir d'autres personnes.
D'autres subissent tellement de pressions de leur
milieu d'origine qu'ils vivent comme une trahison
l'idée de partager leurs sentiments affectueux : ces
fixations constituent aussi des contre-indications du
placement familial. Mais il ne faut pas les confondre
avec la simple existence de la famille naturelle, avec
laquelle on peut aménager parfois de fructueuses
collaborations, à condition qu'on lui reconnaisse
implicitement le droit à l'existence, et qu'on lui
manifeste une attitude d'accueil réel.
B) Du côté des familles d'accueil candidates,
l'on demandera surtout :

- Des garanties de stabilité matérielle ( minimum
vital financier ) et affective ( bonne entente du couple;
ambiance de bonheur dans la famille; existence de
réussites en plus grand nombre que les échecs dans
la réalisation des projets familiaux ...).

- Une présence, au moins morale, suffisante des
deux parents; l'acceptation de livrer à l'enfant
accueilli leur témoignage spontané de vie.

- Le renoncement à de trop grands rêves et
l'acceptation de l'enfant tel qu'il est. Il ne faut pas
faire de projets trop précis à son sujet : sa vie a déjà
pris des tournants que les parents d'accueil n'ont pas
voulus et ils ne parviendront pas à les modifier ! En
ce sens, une proximité culturelle facilite parfois la
cohabitation : des familles d'accueil de milieu ouvrier
seraient plus réalistes, et plus proches des
enfants que les autres, qui connaîtront un peu plus
de difficultés.
Une différence d'âge adaptée. S'il s'agit de placer
un enfant jeune, on pensera plutôt à des parents
d'accueil plus âgés ( 40-50 ans ) qui ont acquis un
solide bagage d'expériences et de sécurité. Pour des
adolescents, ils pourraient convenir aussi, sauf s'ils
ont une philosophie de la vie trop différente et trop
rigide : pour ces aînés on a constaté que des parents
d'accueil plus jeunes ( alentour de 30 ans ) pourraient
représenter des modèles identificatoires plus
acceptables, et être plus réceptifs aux expériences
des adolescents, à condition toutefois que leur
couple ait déjà trouvé sa stabilité.
C) Dans la mesure où "le " critère de
compatibilité a été soigneusement respecté,
et si le
placement a été bien préparé ( information des
parents d'accueil; entretiens avec l'enfant; mise en
contact progressive ...), la vie ensemble procure
souvent des satisfactions profondes. Grâce à l'enfant
accueilli, les parents d'accueil comblent mieux
certaines de leurs aspirations émotionnelles : ils
connaissent la joie de lui donner, de lui assurer un
environnement de bonne qualité et d'assister à son
épanouissement. Ils reçoivent également de
légitimes gratifications sociales, et cela sans
sacrifices financiers.
Quant à l'enfant placé, il voit s'accroître son
sentiment de sécurité et de force, il intègre les
approvisionnements de toutes sortes qu'il reçoit, et
enrichit son bagage d'expérience et d'affection, qu'il
pourra redistribuer plus tard dans des liens sociaux
et affectifs stables.
|
IV. DIFFICULTÉS LIÉES AU PLACEMENT FAMILIAL.
|
Cependant, la vie ensemble n'est pas toujours
une lune de miel. L'existence de difficultés justifie
que les placements familiaux soient supervisés par
des services spécialisés que les familles d'accueil
n'acceptent pourtant pas toujours bien; elles les
vivent comme une force contraignante vis-à-vis de
laquelle il s'agit de réussir impeccablement ou dont,
tout simplement, elles n'ont pas envie d'admettre le
contrôle, se refermant sur " leur " enfant comme de
bonnes mères poules.
A) Du côté des enfants,
l'on assiste parfois aux phénomènes suivants :

- Leur méfiance persiste : ils n'osent pas se laisser
aller, et conservent une certaine insécurité quant à
leur avenir (" Va-t-on me garder, même si je fais des
bêtises ? "). Ils ne peuvent guère s'ouvrir de ces
inhibitions et de ces doutes à ceux qui en sont
précisément l'objet. On les voit donc se replier sur
eux-mêmes, voire provoquer un rejet pour éviter de
vivre leurs doutes en permanence; ou alors, ils se
conforment à l'extrême au moindre désir des parents
pour pouvoir être gardés, jusqu'à ce qu'ils craquent
d'une pièce. Si, dans ses premiers temps, cette
soumission ne pose malheureusement pas de
problèmes à la famille, le repli et la provocation, par
contre, risquent d'être mal compris et de précipiter
des ruptures par malentendu sur les sentiments.

- Certains enfants ne parviennent pas à partager
leurs sentiments affectueux entre les familles
d'accueil et d'origine. Quoiqu'ils fassent, ils se
sentent coupables de trahison et selon l'objet qu'ils
choisissent, ils ne parviennent pas à s'attacher à
leur nouveau milieu ou rejettent trop bruyamment
leurs parents naturels : l'un cas comme l'autre
engendrent, à la longue, le rejet de la famille
d'accueil : les relations deviennent tendues, l'enfant
agressant ses parents d'accueil, surtout la maman,
de diverses manières.

- D'autres ne veulent pas faire l'effort de
s'adapter aux exigences nouvelles de leur
environnement; ou alors, ils en sont
empêchés parce que leur Moi est trop fragile
et que ce qui leur est demandé dépasse
brutalement leur entendement ( dans le
champ disciplinaire et culturel notamment ).
L'on voit alors des désobéissances répétées
et des troubles du comportement (
agressivité, petits actes de vandalisme ...).

- Lorsque des enfants sont déjà présents dans la
nouvelle famille, l'intrusion du nouvel arrivant n'est
pas toujours facile : elle donne lieu aux sentiments
de tristesse, de jalousie ou de rivalité qui
accompagnent toute naissance, et qui,
paradoxalement, sont exacerbés parce que les
parents ont pleinement choisi le nouveau ! Le
problème se repose d'ailleurs, pour le premier enfant
accueilli, lors de l'arrivée éventuelle d'autres enfants.
Aussi veille-t-on, dans la mesure du possible, à ce
que l'enfant accueilli soit le plus jeune des enfants de
son milieu, ou au moins, qu'il y ait une différence
d'âge de quelques années avec son aîné ou son
puîné immédiat.
B) Du côté des parents d'accueil,
l'on se heurte
surtout aux écueils de l'insécurité, de la
dramatisation et de la possessivité.

- L'insécurité concerne d'abord la personne même
de l'enfant " Va-t-il nous aimer ? Est-il capable de le
faire ? Va-t-il obéir ? ". Cette incertitude donne lieu à
des tâtonnements et à des variations trop grandes
dans l'expression de l'affection des adultes (
oscillations entre les grandes démonstrations et les
retraits découragés ). " Comment fonctionne-t-il à
l'intérieur ? Est-ce un enfant comme un autre ?
Comme les nôtres ? " Objectivement, grosso modo, l'on
peut répondre oui! Mais l'angoisse des parents
d'accueil vis-à-vis des enfants est réelle : elle
concerne leur éventuelle fragilité, leur hérédité, leurs
tares possibles : et c'est suffisant pour que s'installe
un silence anxieux dans les relations ( on ne sait
comment l'interroger ); et surtout, pour qu'apparaisse
une des plaies du placement familial : la
dramatisation des petits conflits. Par exemple, les petits
écarts de comportement " normaux" qui émaillent
leur adolescence, comme toute adolescence, sont
souvent interprétés comme la résurgence de leurs
tares, et dramatisés ( excès de répression et
finalement renvoi ) : la tentation est grande alors de
recourir subtilement à l'argument : " Si lu continues,
on ne te garde pas ", ce qui précipite évidemment
les choses.

- L'insécurité concerne également l'avenir de
l'enfant. Du jour au lendemain, il peut être retiré par
décision du magistrat et cette menace n'est pas sans
fondement, bien qu'assez rare ( deux à trois pour
cent des placements ). A l'heure actuelle, elle est
irréductible.
Dans ces conditions, il est assez héroïque
d'engager beaucoup d'affectivité envers quelqu'un
qui peut être amené à partir quand on commencera
vraiment à récolter les fruits de son placement.
D'autre part, ce risque accroît considérablement
l'attitude de méfiance, voire de rejet, des familles
d'accueil à l'égard des familles naturelles. Or, cette
attitude négative n'est pas bonne pour l'enfant, qui
assiste à cette bataille avec une culpabilité intense
mais silencieuse, et qui se sent privé de son droit à
avoir les racines et les choix affectifs qu'il veut : tôt
ou tard, il proteste vigoureusement, souvent par la
rupture. Conséquence : il faut quand même faire un
effort d'ouverture aux familles naturelles, ce qui peut
demander beaucoup de courage!

- Parfois, l'enfant accueilli est étouffé sous un
excès de tendresse. Ce peut être un moment
transitoire à son arrivée, il soulève la pitié; on se
montre trop affectueux et trop tolérant alors qu'il ne
supports pas encore que l'on s'approche trop de lui;
et plus tard, il ne comprend pas pourquoi il passe
d'une ambiance tolérante à une ambiance plus
rigide.
Mieux vaut donc l'accueillir un peu froidement et,
en tout cas, sans concessions sur les règles de vie.
Ailleurs, c'est un amour possessif permanent. Il a
réveillé chez ses parents d'accueil des tendances à
la surprotection : en même temps, il est choyé
et il est prié, dans les
faits, de correspondre aux rêves et à l'image qu'ils se
font à son propos : c'est un enfant-poupée. Ici aussi,
il se montre très conformiste pendant son enfance, et
se révolte, parfois brutalement, lors de l'adolescence.
|
V. ÉVALUATION DE L'INTÉRÊT DU PLACEMENT FAMILIAL.
|
Ces difficultés sont partiellement réductibles. L'on
essaie de bien sélectionner les uns et les autres, de
trouver des parents d'accueil qui ne demandent pas
d'être " tout " pour l'enfant, mais acceptent qu'il ait
des choix affectifs variés et une ligne de croissance
qui lui reste personnelle. L'on essaie d'insérer les
enfants dans un réseau social riche ( amis,
mouvements de jeunes, voisins ) grâce auquel on
évite les inconvénients d'une intimité quotidienne
parfois lourde à supporter. Dans ces conditions, l'on
obtient souvent des résultats appréciables. Quoique
à ma connaissance, des statistiques n'aient pas été
publiées dans notre pays, le degré de ce qui est
estimé être une réussite paraît plus élevé que dans
d'autres formes de prise en charge. Bien sûr, il y a
des ruptures; mais l'on a tendance à les monter en
épingle pour invalider le placement familial. Or,
même si la rupture n'est pas consacrée par un
départ, elle existe également - en tant qu'atmosphère
- en famille ou en institution!
Et s'il arrive qu'un adolescent doive quitter une
famille d'accueil parce que sa présence y provoque
trop de tension, les conséquences de ce départ ne
sont pas nécessairement dramatiques : il part avec
un bagage intellectuel, affectif et identificatoire dont il
continue à se servir; et l'expérience montre que
souvent, des contacts se renouent avec son
ancienne famille d'accueil, à l'initiative de l'un ou
l'autre, sous forme de courrier, de visites
dominicales, etc. parfois des années plus tard ! La
cohabitation était devenue difficile, mais l'on reste
vivant, chacun dans le coeur de l'autre, en qualité de
souvenir agissant : c'est donc une mission
importante des organismes de placement que de
superviser des départs sans culpabilité ni dépression
exagérées.
|
VI. INCIDENCES PRATIQUES.
|
Cet article veut avoir des incidences pratiques. En
allant du plus général au particulier, nous pourrions :

- exprimer plus fortement notre opinion en matière
de prise en charge des cas sociaux : si l'on hésite à
séparer des enfants de leurs familles naturelles,
comme c'est la mode, que ce ne soit pas à n'importe
quel prix : il faut d'abord créer des structures
valables d'accompagnement ambulatoire. En cas de
séparation, il faut d'abord orienter les cas possibles
vers le placement familial et, pour leurs
contre-indications, vers les institutions, qui doivent être
davantage spécialisées;

- poser à notre propre famille la question de
l'accueil d'un enfant chez elle;

- exercer à fond, dans ce domaine précis, notre
rôle d'intermédiaire social privilégié. Nous sommes
des " oreilles " sociales efficaces : dans notre
clientèle, des familles épanouies pourraient accueillir
des enfants, des patrons pourraient prendre des
jeunes comme " compagnons ", soit qu'ils y pensent
spontanément, soit après information de notre part ...
Dans le cadre d'une ASBL (
2)
qui cherche à
placer des grands enfants, à partir de 7, 8 ans, et
des adolescents, je suis disposé à recevoir des
candidatures et à en ( faire ) étudier la recevabilité.
Les familles pour enfants plus grands sont
beaucoup trop peu nombreuses. Il manque aussi
beaucoup de " petits patrons " ( garagistes,
restaurateurs, entrepreneurs, etc.) disposés à
accueillir des ( jeunes ) adolescents dans une
optique de compagnonnage, où la pression affective
est moindre, où un lien existe quand même, et où le
jeune est accueilli globalement dans le cadre d'un
contexte de travail.
Je puis également orienter vers des organismes
compétents, répartis dans les grandes régions du
pays, les candidatures se proposant pour des
enfants plus jeunes. Des collaborations directes à
l'ASBL, elle-même sont également les bienvenues :
il est souhaitable qu'elle dispose d'antennes
régionales compétentes.
- Notes. -
(1). Université catholique de Louvain, Unité de
recherches de pédopsychiatrie ( Dir. Pr P.- J. Fontaine ),
Clos Chapelle-aux-Champs 30, B-1200 Bruxelles.
(2). Service de placement familial, avenue Albert 1er,
B-1420 Braine-L'Alleud. Tél. 384.58.28.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.