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Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez
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Mouvances des familles
et réponses
aux besoins des enfants.
I. L’amour et la confiance de base.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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MOUVANCES DES FAMILLES ET
REPONSES AUX BESOINS DES ENFANTS.
I. L’amour et la confiance de base.
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Paru dans Psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent,
volume 1, numéro 5. novembre-décembre 2003, p. 31-37.
Jean-Yves HAYEZ
(1*)
, Alain LAZARTIGUES
(2*).
Correspondance
(*).
Les familles restructurées rencontrent-elles les besoins
des enfants et contribuent-elles alors à
l'épanouissement de leur personnalité ?
Connaissent-elles des difficultés spécifiques
à ce propos ? La réponse ne sera évidemment ni
exhaustive ni de type tout ou rien : nous nous limiterons à
quelques illustrations-clé face à la très
grande variété des situations de terrain.
Par ailleurs, prétendre connaître
" objectivement " quels sont les besoins des enfants
constituerait une déclaration imprudente et orgueilleuse!
Bien que nous nous soyons efforcés d'en faire un
repérage scientifique, à travers nos lectures,
l'écoute de nos collègues et notre
expérience professionnelle, nos propositions sont
forcément imprégnées par notre
subjectivité, personnelle et culturelle; nous
assumerons cette limite irréductible.
Ces restrictions préliminaires étant posées,
définissons les trois concepts centraux de ce texte :
Les besoins psychiques de l'enfant, c'est ce qui manque à
celui-ci, et qu’il attend des autres, pour assurer ou maintenir sa
croissance psychique, c'est-à-dire cognitive,
émotionnelle et spirituelle.
Quelles sont les conditions et les composantes d'une bonne
santé mentale chez l'enfant?
Les conditions, c'est que son équipement personnel, issu de
son génome, ne soit pas altéré et que l'on
s’efforce de répondre à ses besoins d'une
manière que Winnicot [6]
a définie comme
" suffisamment bonne " ( suffisamment abondante et subtile,
adéquate ); parmi ceux-ci, citons le besoin d’être
préparé à être un membre créatif
et convivial de sa société d’appartenance, qui a ses
valeurs profondes et ses règles. Il faut enfin
qu’avec l'ultime pouvoir d'analyse, de
réceptivité et de liberté
intérieure dont l'enfant dispose, il ait " reçu et
accepté " ce que son entourage lui propose de bon, en large
congruence avec les intentions de
ceux qui désirent l'investir et l'élever.
Quant aux composantes, elles se mettent en place au fil du
développement [2].
En voici les principales :
(A) Le déploiement précoce d'une capacité
à aimer : demander de l'amour,
accepter d'en recevoir et pouvoir en donner. Au fil du temps, une
sexualité physique se greffe occasionnellement sur cette
aptitude à aimer; elle s'exerce en tenant compte des
grandes lois humaines ( non-inceste ; non-violence sur autrui );
l'enfant sait se réjouir de son existence.
(B) A partir d'environ un an, acquisition d’une confiance de
base rendue possible par la qualité des relations
précoces ( attachement secure ) et par
" l’intériorisation " de " bons objets
internes primaires " [1].
Elle se signifie par une certitude tranquille à
propos du droit à exister et
de la valeur que l'on a, ainsi qu’à propos de la
bienveillance et la capacité protectrice de
l'environnement, par une capacité à supporter des
délais, des absences de durée et d’intensité
raisonnable, par un plaisir à explorer l’environnement avec
assurance, ce qui contribue à la construction d’une
représentation du monde riche et de plus en
plus adéquate, etc.
(C) La capacité de s'affirmer, d’exercer une agressivité
gratuite et conquérante - instance
assertive [3] -
; elle tient néanmoins progressivement
en compte le droit d'autrui
à une vie digne, au fur et à mesure que
s’intègre et que s’élabore le Surmoi, largement
relayé plus tard dans la vie par une conscience morale
personnelle. Corollairement, on peut parler de
capacité à se défendre
lorsque l'on est menacé dans son intégrité.
(D) La capacité de vivre, puis de " dépasser
" une dynamique oedipienne, en s'identifiant aux
adultes plutôt qu'en cherchant à les
éliminer; en renonçant à posséder
amoureusement le parent d'abord choisi et en sublimant en tendresse
l'amour que l'on ressent pour lui; en orientant vers le monde
social des pairs les pulsions et désirs sexuels les plus
forts.
(E) L'élaboration d'une identité générale et d'une
identité sexuée stables pouvant se traduire par une
confiance dans les
ressources que l'on possède, par une capacité d'effort
et de travail pour achever un projet.
(F) L'élaboration d'un Idéal du Moi qui propose de
l’intérieur des modèles réalistes et souvent
sociables, ainsi que d'un système de
valeurs personnel et stable.
Qu'appellerons-nous " famille restructurée
" ? Nous n'aimons pas trop le terme " recomposé
" qui nous évoque " bricolage ... vase
recollé après la casse " et donc
vulnérabilité particulière et esthétique douteuse.
Nous préférons parler d'une organisation, d'un lieu
et d'un moment de structuration nouveaux dans la trajectoire de vie
d'enfants, de leurs parents et des éventuels nouveaux
partenaires de ceux-ci.
Nouveauté susceptible d'être très polymorphe
puisqu'elle comprend les réorganisations
familiales consécutives à la
séparation parentale; tous les cas d'espèce de foyer
monoparental ( par choix délibéré, suite
à un abandon précoce et douloureux du père
biologique, par veuvage ); les couples homosexuels
où séjournent des enfants ( par ex. les enfants d’une
première union hétérosexuelle d’un des
partenaires ); les familles où l'enfant a été
fécondé artificiellement par donneur externe,
etc.
Nous nous en tiendrons donc principalement à une vignette
fréquente, qui est illustrée dans l'encadré
ci-dessous.
Après une étape dite de " famille - ou foyer -
monoparental(e) " - elle-même consécutive
à une séparation conjugale, la maman d'un
ou plusieurs enfants
(1)
qui vivent en semaine chez elle, ouvre la
porte de sa maison à un nouveau compagnon, avec qui elle
veut stabiliser une vie de couple déjà
débutée.
Ce " nouveau " a lui-même - ou n'a pas -
d'enfants, en garde quotidienne ou en visite. Il branche
également les enfants de sa compagne sur un nouveau
réseau humain : sa propre famille
d'origine, ses amis, connaissances et réseaux sociaux.
La plupart du temps, sa venue ne supprime pas les liens qui
existent entre les enfants et leur branche paternelle ... de
là à prétendre qu'elle n'y provoque aucun
remous, c'est une autre histoire.
Enfin, indépendamment de ce qui se passe dans la branche
maternelle, le père des enfants, de son côté,
peut garder le statu quo ou procéder aux restructurations
les plus diverses de sa vie relationnelle.
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Cette vignette constitue déjà une
réalité complexe et aux frontières plus
floues et insaisissables que celles de la famille traditionnelle.
Les nombreuses fois, où les deux parents du couple
d'origine restent dans la course, quel est le lieu de la famille
restructurée de l'enfant, alors qu'existent toujours ses
deux sources de sa vie à qui la loi reconnaît une
égalité de droits éducatifs et de
responsabilités? Il est plus exact de dire qu'existent deux
pôles de référence, deux constellations de
personnes entre lesquelles va se répartir sa vie!
Chacune de ces constellations est elle-même susceptible
d'avoir des compositions variables et des frontières
floues : par exemple, jusqu'à quel point les parents du
nouveau compagnon de la maman font-ils partie intégrante
d'un de ces pôles?
En référence à un type contemporain de
fonctionnement qui sera détaillé dans la seconde
partie, la réponse dépend davantage de
l'engagement des personnes et de l'intensité des liens qui
se créent que de statuts officiels ; elle est donc
variable! Inversement, on devrait pouvoir admettre que tel
( grand ) adolescent profite d'une restructuration familiale ...
pour ne pas y entrer et prendre son autonomie plus
précocement qu'attendu.
Il y a aussi la mouvance possible dans le temps : si
certaines restructurations se pérennisent, dans d'autres
cas l'itinéraire d'un, voire des deux parents, reste
très mouvant, avec les recompositions du
groupe de vie quotidienne qu'il entraîne dans sa course.
Est-ce possible pour l'enfant, alors, de vivre chacune de ces
étapes comme des moments et des lieux de famille successifs
ou se sent-il plutôt en famille monoparentale, le lien avec
son parent faisant foi et ce dernier
amenant pour son seul compte ses invités du moment?
Ici aussi la réponse est variable et dépend plus
de l'engagement des personnes que de la matérialité
des faits : on peut se sentir orphelin du départ d'un adulte
avec qui on a habité moins d'un an, mais avec qui un lien
fort et réciproque s'est créé.
Ces quelques mots d’introduction mettent bien en lumière
l’inversion de apports qui s’est opéré en 40 ans
(2)
entre l’institution et l’affectivité : dans la famille
classique
(3)
, l’affectivité devait entrer dans le cadre
imposé par l’institution. Dans la famille contemporaine
(4)
, l’affectivité va " structurer le cadre " qui va
organiser les relations entre les partenaires de toutes ces
variations de composition familiale.
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RECEVOIR ET DONNER DE L'AMOUR.
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L'investissement positif de l'enfant par son entourage constitue un
bienfait fondamental, dont la forme évolue
spontanément au fil du temps : de la tendresse physique et
des chatouillis dispensés au bébé, à
l'intérêt bienveillant et discret pour la
pensée de l'adolescent, puis au petit coup
de pouce financier au jeune ménage qui s'installe. Cet amour
donné se doit de ne pas être possessif et d'encourager
l'enfant qui grandit à se trouver amis et partenaires dans
le monde social, sans renier la base d'affection qui le relie
à sa famille. On doit pouvoir mettre des limites
aussi, à l'occasion, contre l'éventuel cannibalisme
affectif ou contre les débordements oedipiens de
l'enfant, sur lesquels nous reviendrons par la suite.
Réciproquement, parents et autres adultes devraient accepter
que l'enfant soit lui aussi un être relationnel, qui
désire donner attention et amour au sein des relations
importantes qu'il s'est choisies.
Ces différentes intentions et modalités positives
sont souvent spontanément mises en oeuvre par les
proches de l'enfant, qu'ils vivent en famille d’origine ou
restructurée. Il existe néanmoins toujours des
conditions relationnelles et des risques occasionnels susceptibles
d'en compromettre la réalisation. Dans la famille
restructurée, ces risques sont bien sûr plus forts aux
moments de transitions ( séparation, naissances,
arrivée de nouveaux ...) qui sont souvent des moments de
crises ( bouleversements émotionnels; incertitudes des
idées et des repères; changement d'organisation et
de contexte matériels ... ).
Dysfonctions dans le don d’amour.
Ainsi peut-on évoquer tous ces moments où l’enfant
n'est pas ménagé, parce que les émotions
vécues par les adultes sont trop fortes ou leurs
enjeux de pouvoir trop intenses : enfants témoins des
disputes conjugales, si pas pris à partie dans celles-ci ou
abandonnés à l'impression que tout est de leur faute;
enfants témoins - voire priés d'être
complices - des visites de l'amant, alors que le couple parental
est censé toujours exister; enfants se transformant en
objets qu’on ne se prive pas de bousculer lors des visites
conflictuelles.
Dans tous ces cas, la fonction pare-excitations est
défaillante de facto, principalement parce que les parents
sont peu disponibles en raison de leurs difficultés
propres. L'enfant est donc soumis à des excitations et
à des stimulations trop élevées qui, si elles
se pérennisent, risquent de conduire à un habitus
d’échanges par trop tumultueux.
Paradoxalement, le risque devient que l’enfant éprouve comme
peu intéressantes les stimulations de la vie quotidienne
ordinaire, les échanges sans épines et les
désirs de tout le monde, mieux inscrits dans
des cadres matériels et psychiques solides.
On peut penser aussi à tous ces moments où l'on
crée chez l'enfant l'idée qu'il est de trop, que ce
serait mieux s'il n'était pas là ou, à tout
le moins, qu'il n'est plus le petit prince d'avant et que
maintenant, il est prié de rentrer dans le rang : il
s'entend dire qu'il est éreintant, difficile, pendant une
phase monoparentale où son parent est
épuisé; il constate qu'il encombre, parce que
le père fait faux bond à la dernière minute
pour un week-end prévu chez lui et que, justement, sa
mère avait aussi prévu sa récréation
à elle; plus âgé, il doit assister aux
effusions de sa mère et de son copain en ne sachant
où se mettre et qui les voit partir en week-end d'amoureux,
lui " relégué " chez ses grands-parents, etc.
S'il ne s'agit que d'une rétrogradation vers une place plus
réaliste, c'est dur sur le coup, et il faut aider l'enfant
à exprimer comment il le vit, mais ce n'est pas
nécessairement négatif à long terme. Il fait,
en temps pas toujours le plus opportun, l'inévitable
leçon de la désillusion : l'amour parental ne saurait
pas être parfait, et il faut donc se débrouiller et
s'aimer soi-même et chercher chez ses pairs d'autres
amitiés et amours qui ne sauraient être
qu’impératifs eux aussi!
Conséquences sur le développement.
Certaines situations comportent un risque majeur
de perturber le développement psychologique de l'enfant.
Par exemple, à l'occasion de
la séparation, certains enfants perdent leur père
(5)
, carrément ou en se découvrant assez vite
insignifiants à ses yeux. Ou alors, ils découvrent
brutalement de lourds secrets, par exemple que celui qui a
fonctionné jusqu'alors comme leur père - et leur a
peut être même donné son nom - n'était
pas leur géniteur
(6).
Difficile, pour certains, de
garder confiance en eux, quand ils se découvrent
dédaignés, sans crier gare, par un homme qui,
éventuellement, a de nouveaux enfants de son
côté
(7)!
Difficile de leur faire vraiment comprendre que
c'est l'attitude de leur père qui est médiocre et pas eux
qui sont particulièrement minables!
Difficile aussi de découvrir brutalement qu'on ne sait pas
de quelle semence d'homme on vient, même si l'identité
et les richesses spirituelles de chacun transcendent son
équipement biologique!
Tel autre enfant jusqu’alors petit prince se croyant indispensable
à la félicité d'une maman bien contente de le
choyer, doit accepter maintenant qu'elle soit folle amoureuse d'un
autre adulte. Certes elle a encore l'air de se souvenir de son
existence à lui, l’enfant, mais justement, ça ne
lui plaît pas trop que ce soit un acte de mémoire. Il
se sent comme un surplus dont on se souvient après que le
plus essentiel de la passion a été vécu avec
un autre. Par la suite, il faudra peut-être même
accepter avec un simili-sourire le nouveau bébé du
nouveau couple; l’enfant se sentira bien obligé de montrer
qu'il va l'aimer et bien s'occuper de lui, alors qu'au fond, cela
ne voudrait-il pas dire que maman en a préféré
un autre, avec une autre marque de fabrique? Et qu'il doit
bien rester, quant à lui, porteur de la semence d'un
père jugé si négatif?
Rien de tout ceci n'est irrémédiablement
traumatisant ... si les adultes concernés acceptent vraiment
de l'intérieur l'idée que ça puisse
l'être momentanément. Alors ils iront à la
rencontre de l'enfant pour lui permettre de s'exprimer, ils
trouveront quelques mots et signes pour le consoler, le rassurer,
et lui montrer qu'il compte toujours à leurs yeux.
Mais il existe des situations inverses où, pendant la phase
monoparentale, l'enfant va prendre la place du partenaire affectif
privilégié de sa mère. Partenariat parfois
seulement fondé sur de la tendresse sensuelle; ailleurs,
davantage marqué par la dimension " adulte " que
développe l'enfant. Le voici le confident de sa mère,
le consolateur, le protecteur, celui qui se débrouille et
bricole mieux qu'elle. Il lui offre un soutien affectif et
global dont elle a bien besoin en ce moment de sa vie où
elle surnage comme elle peut dans ses difficultés et
sa solitude affective. Ils font presque tout ensemble, même
dormir dans le même lit pour se sentir moins seuls la nuit.
Dans ces situations, la fréquentation de son père par
l'enfant est assez souvent espacée et difficile, si pas
impossible. Mais surtout, la mère renonce à
" refaire sa vie " parce qu'elle est suffisamment
comblée par l'enfant. Ou alors si, à la
longue, elle essaie quand même de faire entrer un autre homme
à la maison, les risques sont nombreux, quelle que soit l'éventuelle
diplomatie du nouvel arrivant. L'enfant lui montre avec obstination
qu'il est de trop, la mère empêche la relation
enfant/nouvel adulte ou arbitre tous les conflits en faveur de
l'enfant, et le monsieur finit par partir en claquant la porte.
Les bénéfices à court et à moyen terme
que l’enfant en tire sont importants : être quasi
traité en adulte; gérer des responsabilités
importantes; réaliser une bonne partie de ses voeux
oedipiens, etc. Il est néanmoins rare que ces " petits couples "
intergénérationnels constituent à long terme
la formule de vie la plus épanouissante pour
chacun. Parfois, l’enfant puis l’adolescent semble rester hypermatures,
avec peu d’attrait pour les activités usuelles de leurs
pairs, mais ils deviennent souvent des adultes insatisfaits,
fréquentant plus que les autres les cabinets des
psychiatres. Chez d’autres, avec la crise
d'adolescence, le jeune finit par
prendre distance, via des conflits ou en sabotant ses ressources. Dans
d'autres cas, il reste très dépendant de sa
mère, même devenu adulte et le voici se
condamnant au célibat, ratant sa vie de couple; ou
developpant des tendances perverses et/ou pédophiles.
Last but not least, le sexe fait son apparition de loin en loin.
Parce qu'il se sent seul, parce qu'il a besoin d'affectivité
et de sexualité, un parent en vient à séduire
son enfant
(8)
et celui-ci à consentir! Ou c'est l'inverse
qui se produit; les activités sexuelles qui s'en suivent
durent le temps d'un dérapage, une seule fois, quinze jours,
un mois ... Plus rarement elles s'installent en une habitude de plus
longue durée : un père et un fils se masturbent
ensemble devant de la pornographie; une mère lèche
la vulve de sa fillette de 8 ans ... la mère de Lorenzo
couche avec lui dans Le souffle au coeur ( L. Malle, 1970 ).
Que de misères qui se vivent là! L'adulte
incriminé continue le plus souvent à porter sa
solitude - peu confiant qu'il est dans le respect de la
confidentialité chez les professionnels de l'aide à
qui il se confierait - l'enfant ou le jeune, lui aussi, garde un
silence farouche sur ce à quoi il a l'air de consentir,
mais qui constitue quand même un inceste et un abus!
Reconnaître et respecter l’enfant comme un être
relationnel.
Rappelons d’abord à ce propos quelques principes qui
gouvernent les relations sociales, particulièrement
celles où des enfants sont parties :
(A). Les relations vivantes et consistantes sont librement choisies de
part et d'autre; ce choix réciproque, pas
nécessairement de même intensité ni
guidé par les mêmes attentes, garde un ultime
déterminant imprévisible, l'exercice de la
liberté intérieure de chacun.
Pour s'ouvrir ( à nouveau ) à quelqu'un, il faut que
l'enfant ait confiance, se sente en sécurité et
reconnaisse chez l'autre la capacité de le respecter. Pour
cette raison, il est utopique et traumatisant de réimposer
des contacts, même en milieu tiers, entre un enfant et un
parent abuseur sexuel qui n'aurait
jamais reconnu sa faute. Derrière le sourire et la
duplicité de l'adulte c'est en face d'une vipère
toute-puissante que l'enfant a l'impression de se trouver.
On ne crée ou ne recrée pas une relation sur
injonction; inversement, on est tout aussi incapable d'imposer
à l'enfant qu'il y mette fin dans ce qu'elle a de plus
insaisissable et de plus essentiel, sa dimension spirituelle!
Même lorsqu'un parent s'oppose indûment aux contacts
de l'enfant avec l'autre, même lorsqu'il suggestionne
subtilement l'enfant pour que celui-ci ait l'air d'être
d'accord, jamais personne n'a d'emprise sur ce que cet enfant pense
le plus personnellement et le plus secrètement ni sur ce
qu'il vit.
(B). On court un risque sérieux de traumatiser l’enfant lorsque
l’on coupe indûment la matérialité d’une
relation significative pour lui. Et ceci, indépendamment de
ce que nous venons de dire sur la gestion
autonome des dimensions spirituelles de toute relation.
On ne devrait donc y recourir que pour des raisons graves - la
destructivité attribuée à cette relation -,
confirmées par des observateurs sereins et
indépendants.
Un enfant a besoin de rencontres concrètes qui lui prouvent
qu'il est aimé et important. Il a besoin de recevoir des
petits plaisirs, d'enrichir ses identifications au contact de la
manière d'être de l'autre, d'enrichir ses informations
au fil de petits dialogues vécus avec celui-ci, etc.
Si on le prive de ces aspects concrets, on génère
tristesse, sentiment de vide, colère!
Si en plus on l'influence pour qu'il dise qu'il est d'accord,
il a une mauvaise image de lui, il se sent traître et
lâche, vécus qu'il refoule et dénie parfois en
se montrant le plus accusateur de tous ... mais à quel
prix intérieur!
(C). Il est important que quelques relations, les plus fondamentales
pour l’enfant, soient stables et que celui-ci puisse se ressourcer
indéfiniment en elles.
Mais au-delà, il gagne à vivre des relations
diversifiées; personne, pas même un parent très
engagé pour lui, n'a le droit de se poser en " Grand
Tout ". La liberté d'aimer au pluriel, de
s'intéresser aux gens, de se socialiser, doit être
reconnue à l'enfant pour les enrichissements
multiples qu'il peut tirer de ces contacts diversifiés, et,
plus essentiellement, pour qu'il se sente libre de penser sa vie et
de choisir.
Il n'y a pas d'obstacles de principe à ce que la famille
restructurée concoure à la promotion de cet
être relationnel. A chaque adulte, au moins lui, d'y
être attentif et d'y oeuvrer! En récompense de
son travail, il verra souvent sa nouvelle famille se constituer
plus ou moins vite en un " ensemble relationnel ", un
espace de vie suffisamment bien délimité, à
l'intérieur duquel une " intimité ensemble " peut se
développer, et où la dimension affective des
relations prend de plus en plus
d'importance [4].
Cet espace délimité n'en sera pas pour autant
barricadé : il sera pourvu de portes de sortie par
lesquelles s'encourage également l'existence de
relations au-dehors.
Il existe néanmoins quelques risques spécifiques :
(A). Bousculer le réseau relationnel tissé jusqu'alors
par et pour l'enfant sans y faire attention, parfois, banalement,
parce qu'il y a beaucoup de problèmes " importants "
à résoudre. Par exemple, considérer
comme insignifiantes les " amitiés d'école ou
de rue " qu'un déménagement peut casser sans
même qu'on en parle.
(B). Ne pas tenir compte du besoin d'un repérage stable
présent surtout chez l'enfant jeune et le laisser baigner
dans trop de chaos mouvant, sans expliquer, rassurer, prendre le
temps de lui montrer que beaucoup de ses
références-clé persistent, au-delà de
réorganisations formelles superficielles.
(C). Disqualifier " l'ex " ou sa famille, sans faire
attention à l'enfant qui écoute; imposer à
celui-ci des ruptures qu'il ne demande pas, en assimilant son
vécu expérientiel à celui de l'adulte
accusateur qui, lui, a toujours des raisons subjectives et souvent
des objectives de se plaindre.
(D). Dans un contexte de séparation difficile, le fait qu'une
mère n'entrave pas l'accès d'un enfant à son
père lui demande parfois le courage d'éviter des
récupérations subtiles. Inutile, par exemple,
qu'elle téléphone à son " ex "
pour qu'il s'occupe particulièrement des devoirs de l'enfant
si elle sait, par ailleurs, que ça l'agace et que ça
n'a jamais été son souci! Inversement, elle n'est pas
obligée de rester passive si elle est persuadée que
son " ex " dit du mal d'elle à l'enfant. Sans
faire de l'inquisition au retour de chaque visite, elle peut
signaler l'une ou l'autre fois à celui-ci, en termes
adaptés à son âge : " Je te prie de
considérer comme très contestable le mal qu'il te
dirait de moi ; c'est sa manière de me voir; d'ailleurs,
là dessus, tu peux me demander
des explications si tu le souhaites ".
(E). Imposer trop vite que se mettent en place des liens positifs; ne
pas signifier à l'enfant " Tu l'aimeras un jour si tu
le veux "; ne pas respecter un temps d'apprivoisement.
C'est le cas, par exemple, quand on fait pression pour qu'existent
des liens positifs rapides entre les enfants, ceux de la
mère et ceux de son nouveau compagnon. Or un esprit fraternel ne se
recrée que petit à petit, s'il y a accord implicite,
et s'il existe suffisamment de temps de cohabitation
concrète [5].
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FACILITER L'ACQUISITION DE LA CONFIANCE DE BASE.
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Remarquablement décrite par
E. Erikson [2]
, la confiance de base est cette réalité
intérieure, déjà bien acquise vers l'âge
d'un an dans de bonnes conditions relationnelles, qui
confère à l'enfant sentiment de
sécurité et de paix, la confiance dans le respect de
son intégrité par son environnement, et la certitude
qu'il recevra la protection nécessaire en cas de danger.
Certes, un enfant n'est pas l'autre. De par leur seule nature,
certains se sentent " naturellement " confiants plus
vite et plus forts que leurs pairs ( enfants au tempérament
dit easy going, enfants potentiellement résilients ).
Facteurs contributifs de la confiance de base.
Néanmoins, la qualité de l'éducation et des
relations quotidiennes contribue puissamment à
l'installation de cette confiance de base, en
référence aux attitudes plus précises que
voici :
(A). La qualité et la quantité de protection
effectivement destinée à l'enfant. Plus il est petit,
plus il a besoin de sollicitude et de vigilance pour écarter
les menaces d'agression sur sa route. Au fur et à mesure
qu'il grandit, il faut y ajouter des incitations à ce qu'il
prenne en charge sa propre protection, au moins partiellement, pour
ce qui est à la mesure de ses forces.
(B). Une présence effective des adultes
dans sa vie. Cette
présence discrète mais fiable qui " veille-sur ",
lui crée un environnement suffisamment secure,
donne un coup de main à l'occasion et qui puisse servir de
contenant, de pare-excitations quand l'enfant est trop
débordé par ses propres pulsions.
Les parents doivent donc être suffisamment fiables et
prévisibles. Alors, l’enfant élargit progressivement
son horizon temporel au futur et ose regarder avec confiance
vers le passé pour en tirer des leçons constructives.
(C). Une communication claire et authentique
(9).
(D). L'absence d'intrusions gratuites
dans la pensée ou le
corps de l'enfant ou dans les biens matériels dont la
propriété lui a été reconnue.
L'enfant gagne en effet à ce que lui soit garanti le droit
à un territoire matériel propre, d'extension variable
au fur et à mesure qu'il grandit, ainsi que le droit
à un territoire spirituel, c'est-à-dire une
intimité.
Concrétisée de façon raisonnable, cette
reconnaissance contribue puissamment à donner à
l'enfant un sentiment de sécurité et de paix;
à travers la reconnaissance de son territoire, il vit une
sérénité intérieure pour penser et
programmer sa vie, pour développer des
opinions personnelles et sa créativité.
(E). Une stabilité raisonnable de l'environnement,
des conditions de l'espace et du temps, de l'organisation
de la vie et des rites, ainsi que des liens.
Qu'en est-il dans les familles restructurées?
Ici non plus, il n'existe pas d'obstacle de principe qui
empêcherait la famille restructurée de déployer
ces attitudes. Il lui revient d'être
particulièrement attentive aux challenges suivants :
La disponibilité des adultes pour y assurer leur part de
protection et de présence auprès de l'enfant n'est
pas toujours optimale, vues les crises par lesquelles eux-mêmes
passent. Parfois, ils trouvent des solutions pour mettre l'enfant
à l'abri ( par exemple, chez les grands-parents ); parfois,
ce n'est pas possible. Certains enfants, résilients,
apprennent à se débrouiller tout seuls; d'autres,
moins compétents, vivent davantage
d'insécurité, souvent secrète, que dans des
conditions ordinaires, mais personne n'y peut rien!
Quant à l'authenticité de la communication comme
fondatrice de sécurité, elle est parfaitement
réalisable si l'on veut bien y penser et s'y investir!
Mais si on ne le fait pas toujours assez et bien, des enfants sont
involontairement abandonnés à de grands pans de
silence. Ils ne savent pas pourquoi les adultes se sont
séparés, où ont disparus certains d'entre
eux, qui est ce gentil monsieur qui vient dire bonjour à
leur maman ou même de quoi leur avenir à eux sera
fait!
Il revient donc aux parents et aussi à tous ceux qui vivent
aux côtés de l'enfant de relever ce défi de
l'information : se montrer disponibles aux questions et soucis de
l'enfant, prendre des initiatives, insérer les informations
dans un dialogue où l'on donne à l'enfant l'occasion
de réagir, d'exprimer ses opinions et où l'on
s'engage soi-même de façon personnalisée.
La non-intrusion constitue un autre défi délicat.
Sur le plan spirituel, elle est d'autant plus difficile à
respecter que la situation reste tendue entre les " ex ",
voire, le cas échéant, avec les nouveaux
partenaires. Et pourtant, dans ces circonstances plus que jamais,
il est important d'accepter que l'enfant " garde pour lui ",
s'il le souhaite, les expériences qu'il fait quand
il est dans " l'autre pôle ", ce
qu'il y vit et ce qu'il en pense!
Dans toute la mesure du possible, l'enfant appréciera
également que l'on respecte ses biens matériels, par
delà les vicissitudes, autant que son territoire
de vie privée qu'il s'est construit au fil du temps.
Même quand une famille n'est pas très riche et habite
un espace restreint, même si alors il faut bien faire
quelques concessions importantes, par exemple au niveau du partage
des chambres
(10)
, les adultes doivent montrer qu'ils restent les
garants d'un droit de l'enfant à la
propriété. Qu’ils protègent donc à
l'occasion, contre l'invasion des autres, le fait que l'enfant
conserve " sa " place à table ( ou devant la T.V. ),
l'endroit où il range ses souliers, sans qu'on puisse lui
faire de blagues à leur sujet ou, plus simplement encore,
qu'ils se soucient parfois qu'on lui " fiche la paix ".
Une stabilité " suffisamment bonne " de
l'environnement matériel et humain est une autre source de
la confiance de base. Il est inévitable qu'elle soit
compromise au coeur des crises qui scandent le processus de
restructuration. Tant mieux au moins si l'adulte peut se souvenir
que ces déstabilisations perturbent l'enfant et s'il peut
décoder et tolérer les signes de cette
insécurité infantile. Tant mieux surtout s'il peut
aider l'enfant à s'exprimer à ce propos et trouver
des paroles de réparation et d'espoir.
Par la suite, même quand les liens et l'organisation
redeviennent plus paisibles, on gagne à éviter trop
d'allers-retours aux enfants, parce que cette mouvance excessive
réveillerait leur angoisse ou les empêcherait
perpétuellement de bien organiser leur vie et de se donner
dans des liens sociaux.
Par exemple, il est rarement souhaitable que des enfants
très jeunes, avant 30 mois quittent
répétitivement leur endroit de vie principal pour
des périodes trop longues, celles qui incluent au moins une
nuit et où il y a rupture insécurisante du contact
sensoriel avec leur(s) référent(s) maternant(s)
habituel(s). Donc, oui à de petits contacts
répétés avec l'autre parent et non au
délogement!
Par exemple, nous ne sommes pas défenseurs acharnés
de la garde alternée, malgré la modernité
qu’elle connote et les bienfaits que d’autres lui attribuent. Elle
nous paraît souvent davantage au service des besoins
affectifs des adultes et de leur incapacité à se
départager, qu'à celui des intérêts de
l'enfant.
MOTS CLES:
Familles restructurées, besoins psychiques infantiles,
confiance de base.
KEYWORDS :
Restructured families, Child’s psychic needs, Self-confidence.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
There are a lot of different models of family structures apart from the
traditional nuclear family which is why they ave been grouped
together under the
generic term
restructured families. Do
they satisfactorily meet - to
paraphrase Winnicot - the psychic needs of children that live
inside them?
The answer cannot be simply
yes or
no as it
is obviously impossible to study every individual case. Like all human
institution, these families have specific failures and successes,
which may be momentary during a crisis or a highly productive
periode while others may be more structural.
In the first of these two articles dedicated to this subject, the
question of love given in response to the child's expectations
will be discussed, followed by a discussion of what happens
to his self-confidence, which is in the process of being formed.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
[1]. ERIKSON E. , 1966
Enfance et société,
Neuchâtel, Delachaux et Niestlé.
[2]. HAYEZ J.-Y., 2001.
Destructivité chez l’enfant et l’adolescent,
Paris : Dunod.
[3]. MARCELLI D., 2003.
Une nouvelle autorité dans la famille : l’enfant,
Paris, Odile Jacob.
[4]. MARQUET J., 1998.
Evolution et déterminants des modèles familiaux,
Manuscrit non publié.
[5]. VAN CUTSEM C., 1998.
La famille recomposée, entre défi et incertitude,
Paris : Eres.
[6]. Winnicot D. W., 1969.
De la pédiatrie à la psychanalyse.
Paris : Payot.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
(1). Jean-Yves Hayez, psychiatre infanto-juvénile,
docteur en psychologie,
coordonnateur de l'équipe SOS Enfants-Famille et
responsable de l'Unité de pédopsychiatrie,
Cliniques universitaires Saint-Luc, 10 avenue Hippocrate,
B-1200 Bruxelles.
Courriel :
jyhayez@uclouvain.be
(2). A. Lazartigues, pédopsychiatre, professeur de
pédopsychiatrie à l’université de Brest et
chef de service du département de psychiatrie
infanto-juvénile au CHU de Brest.
(1). Nous supposerons qu'il s'agit d'enfants issus
du couple parental en
question ou adoptés par lui. De loin en loin, il y a aussi
des enfants en simple accueil familial ou d'autres issus en partie
d'autres unions ( déjà demi-frères ou
soeurs entre eux ).
(2). Mai 68 restera le signe fort d’un tremblement
de terre sociologique
dont le début est situé vers 1960.
(3). Qu’il n’y ait pas de confusion dans les qualifications : famille
classique ou moderne, ou traditionnelle se réfère aux
fonctionnements d’avant 1960. Famille contemporaine ou post-moderne
aux fonctionnelles les plus typiques du 3e millénaire
débutant.
(4). Dans la famille contemporaine où la natalité est
moindre et commence plus tardivement, on a l’impression que le
" projet enfant " est souvent mûrement
réfléchi et raisonnablement positionné dans
un programme de vie d’ensemble. Est-ce dire autant que l’enfant
soit mieux aimé qu’à l’époque où
c’était plus imprévu?
(5). La perte de la mère n'est pas impossible, mais encore plus
rare!
(6). Ce qui s'en suit est variable, du maintien d'un lien fort au
désaveu de paternité, mais n'est pas
toujours ni agréable à vivre ni sans créer de
dommage psychique.
(7). Quand il ne se remet pas en couple homo, histoire d'une fois
changer, modernité oblige ... et alors, c'est souvent plus
dur et plus troublant à vivre par les enfants que ne le
proclament les associations militantes homosexuelles ...
(8). L'âge le plus fréquent du jeune ici
concerné est entre 12 et 14 ans. Il y a parfois plus jeunes
et plus rarement plus âgés.
(9). Communication optimale n'est cependant pas communication totale.
On peut viser à protéger l'enfant d'informations
choquantes, inutiles à son développement ou à
tout le moins prématurées.
(10). Dans une maison de taille modeste, où plusieurs enfants
débarquent en visite le week-end, il peut être
inévitable que l'enfant plus permanent doive partager sa
chambre ... mais, s'il s'agit de visites, même
régulières, on pourrait officialiser qu'il s'agit
toujours de sa chambre, et que les autres en sont des
invités : de marque, sans doute, mais invités ... en
leur donnant d'autres privilèges à d'autres
moments.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
Création le 16 janvier 2005.
Dernière mise à jour
le dimanche 02 mars 2008.
Issu d'une photocopie prêtée
par le professeur Jean-Yves Hayez
DS.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.

... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.

... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480 mais est
encore correcte avec les écrans plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Cochez ici pour voir le texte original et intégral
immédiatement sur votre écran.
Mouvances des familles et réponses aux besoins des
enfants.- I. L’amour et la confiance de base.
Recevoir et donner de l'amour.
Faciliter l'acquisition de la confiance de base.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
- Notes automatiques. -
.
.
(*). Docteur Jean-Yves Hayez,
Cliniques universitaires Saint-Luc,
10 avenue Hippocrate,
B-1200 Bruxelles
Courriel :
jyhayez@uclouvain.be
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
.
.
(1*). Jean-Yves Hayez, psychiatre infanto-juvénile, docteur en psychologie,
coordonnateur de l'équipe SOS Enfants-Famille et
responsable de l'Unité de pédopsychiatrie,
Cliniques universitaires Saint-Luc, 10 avenue Hippocrate,
B-1200 Bruxelles.
Courriel :
jyhayez@uclouvain.be
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
.
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(2*). A. Lazartigues, pédopsychiatre, professeur de
pédopsychiatrie à l’université de Brest et
chef de service du département de psychiatrie
infanto-juvénile au CHU de Brest.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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(1). Nous supposerons qu'il s'agit d'enfants issus
du couple parental en
question ou adoptés par lui. De loin en loin, il y a aussi
des enfants en simple accueil familial ou d'autres issus en partie
d'autres unions ( déjà demi-frères ou
soeurs entre eux ).
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(2). Mai 68 restera le signe fort d’un tremblement de terre sociologique
dont le début est situé vers 1960
Pour retourner à l'endroit
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(3). Qu’il n’y ait pas de confusion dans les qualifications : famille
classique ou moderne, ou traditionnelle se réfère aux
fonctionnements d’avant 1960. Famille contemporaine ou post-moderne
aux fonctionnelles les plus typiques du 3e millénaire
débutant.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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(4). Dans la famille contemporaine où la natalité est
moindre et commence plus tardivement, on a l’impression que le
" projet enfant " est souvent mûrement
réfléchi et raisonnablement positionné dans
un programme de vie d’ensemble. Est-ce dire autant que l’enfant
soit mieux aimé qu’à l’époque où
c’était plus imprévu ?
Pour retourner à l'endroit
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(5). La perte de la mère n'est pas impossible, mais encore plus
rare!
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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(6). Ce qui s'en suit est variable, du maintien d'un lien fort au
désaveu de paternité, mais n'est pas
toujours ni agréable à vivre ni sans créer de
dommage psychique.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
.
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(7). Quand il ne se remet pas en couple homo, histoire d'une fois
changer, modernité oblige... et alors, c'est souvent plus
dur et plus troublant à vivre par les enfants que ne le
proclament les associations militantes homosexuelles ...
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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(8). L'âge le plus fréquent du jeune ici
concerné est entre 12 et 14 ans. Il y a parfois plus jeunes
et plus rarement plus âgés.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
.
.
(9). Communication optimale n'est cependant pas communication totale.
On peut viser à protéger l'enfant d'informations
choquantes, inutiles à son développement ou à
tout le moins prématurées.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
.
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(10). Dans une maison de taille modeste, où plusieurs enfants
débarquent en visite le week-end, il peut être
inévitable que l'enfant plus permanent doive partager sa
chambre ... mais, s'il s'agit de visites, même
régulières, on pourrait officialiser qu'il s'agit
toujours de sa chambre, et que les autres en sont des
invités : de marque, sans doute, mais invités ... en
leur donnant d'autres privilèges à d'autres
moments.
Pour retourner à l'endroit
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Bibliographie automatique.
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[1]. ERIKSON E. , 1966
Enfance et société,
Neuchâtel, Delachaux et Niestlé.
.
.
[2]. HAYEZ J.-Y., 2001.
Destructivité chez l’enfant et l’adolescent,
Paris : Dunod.
.
.
[3]. MARCELLI D., 2003.
Une nouvelle autorité dans la famille : l’enfant,
Paris, Odile Jacob.
.
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[4]. MARQUET J., 1998.
Evolution et déterminants des modèles familiaux,
Manuscrit non publié.
.
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[5]. VAN CUTSEM C., 1998.
La famille recomposée, entre défi et incertitude,
Paris : Eres.
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[6]. Winnicot D. W., 1969.
De la pédiatrie à la psychanalyse.
Paris : Payot.
Pour télécharger ce site ...
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Mouvances de la famille et réponses aux besoins
des enfants. - I. L’amour et la confiance de base.
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Mouvances de la famille et réponses aux besoins
des enfants. - I. L’amour et la confiance de base.
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abus sexuel,
accompagnement éducatif,
adolescents abuseurs,
adolescents,
allégation d'abus sexuel,
angoisse de séparation,
angoisse,
anxiété,
assuétude,
autorité parentale,
beaux-parents,
besoins psychiques des enfants,
bizarrerie sexuelle infantile,
cadre thérapeutique,
confidences,
confidentialité,
conformisme,
culpabilité,
debriefing collectif,
délinquance,
dépendance,
dépression,
destructivité,
deuil compliqué,
deuil pathologique,
éducation sexuelle,
enfant abuseur,
enfants,
énuresie,
éthique,
équipes SOS-Enfants,
famille,
famille reconstituée,
Familles restructurées,
guerre,
identité,
infanto-juvénile,
intervention de crise,
Jean-Yves Hayez,
jeux sexuels,
livres,
mendiants,
mort,
mort d'un proche,
mots-clés,
pédopsychiatrie,
perversion sexuelle infantile,
perversion sexuelle,
peur,
pornographie,
protection,
psychiatrie de liaison,
psychothérapie,
publications,
relation de soin,
réparations,
réseau de santé,
sanctions,
secrets de famille,
séparation parentale,
sexualité infantile,
sexualité normale,
signalement,
soins pluridisciplinaires,
stress,
SOS-enfants,
suggestibilité,
syndrome de stress post-traumatique,
traumatisme psychique,
trouble de l'endormissement,
trouble du comportement,
trouble psychique,
urgences,
violence,
vulnerabilité.