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Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez
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La mendicité
des
enfants.
* biographie et receuil de publications scientifiques du
professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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Avis favorable.
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Détails de la pétition.
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Signez la pétition.
Le 13 août 2005 j’envoyais le mail suivant aux
personnes de mon carnet
d’adresses pour courriel :
PETITION CONTRE LA MENDICITE DES ENFANTS.
Je vous propose de prendre connaissance du
document ci-joint, à propos de la mendicité des
enfants, de signer la pétition
si vous êtes belge ou résidant en Belgique, et de
le diffuser largement autour de vous.
Bonnes vacances pour celles et ceux qui ne
les ont pas encore prises et courage pour les autres.
Jean-Yves Hayez
Psychiatre infanto-juvénile, professeur ordinaire à l'Université
catholique de Louvain
Service de psychiatrie infanto-juvénile,
Cliniques univ. Saint-Luc, Avenue Hippocrate, 10, B-1200, Bruxelles
Tél. national : 02.764.20.30 - international : 00.32.2. 764.20.30
Télécopie national. : 02.764.90.61 - international. 00.32.2. 764.90.61
PETITION CONTRE LA MENDICITE DES ENFANTS
UN AVIS IMPORTANT CONTRE L‘IDEE DE LA SIGNER
Le 15 août 2005 j’envoyais à tous le mail suivant :
Vous savez le prix extrêmement précieux qu'a
pour moi le débat d'idées, qui est tout le contraire
de la pensée unique.
Aussi me fais-je un devoir de transmettre à
tous ceux qui ont reçu le premier projet une
réaction dans l'autre sens de
Benoît van Keirsblieck, du service du droit
des jeunes et du Journal du droit
des jeunes, qui a aussi beaucoup réfléchi à la question.
Pour votre info, la pétition initiale émane de
Walter Lorne, un "simple citoyen" qui s'est beaucoup investi lui
aussi dans cette lutte et qui représente manifestement un pôle d'idées
différent.
Amitiés
JYH
CONTRE LA MENDICITE DES ENFANTS
J'ai pris connaissance de ce projet de petition (dont on ne sait pas qui
l'a redige, il n'est pas signe meme par son principal auteur).
Si on peut tous être d'accord sur le principe qu'il vaudrait mieux que les
enfants ne soient pas contraints de mendier (ca vaut aussi dans une large
mesure pour les adultes), la solution preconisee est la pire qui soit.
La penalisation de la mendicite des enfants, comme le propose la petition,
ne resoudra rien ; bien au contraire, elle provoquera d'autres violations
graves des droits de ces enfants. Le projet de petition se garde bien de faire
reference a deux etudes realisees par la Coordination des ONG pour les droits de
l'enfant qui preconisent une reponse sociale a la problematique de la mendicite
des enfants (voyez www.lacode.be).
Si on penalise les parents qui mendient avec leurs enfants (dans les autres
cas, la penalisation est deja effective ce qui ne sera pas sans poser divers
problemes), on ne provoquera qu'une chose : l'arrestation du parent et le
placement de l'enfant, donc sa separation de son parent.
Depuis quand l'intervention de la police permet-elle de regler un probleme
social ?
Cette proposition meconnait egalement le contexte social global qui pousse
ces familles a mendier : elles sont la plupart du temps dans une situation de
sejour extremement precaire, souvent en situation irreguliere sur le
territoire, n'ont droit a aucune aide des pouvoirs publics (si ce n'est, depuis
peu, un accueil dans un centre federal d'accueil pour demandeurs d'asile que la
plupart refusent pour diverses raisons, notamment de crainte d'etre expulses) ;
en outre, les demandes de regularisation (ou d'asile dans certains cas) ont souvent ete rejetees (ou l'attente d'une decision
prend des annees).
La mendicite constitue donc souvent la seule maniere pour survivre et ...
nourrir les enfants.
Croit-on que ces personnes ont la possibilite de mettre leur enfant en
creche, de les confier a un voisin, ... pendant
que les parents mendient ?
La situation des enfants qui mendient avec leurs parents constituent un
maltraitance grave qui leur est faite. Ceci n'est pas contestable.
Cependant, cette maltraitance emane d'abord et avant tout des pouvoirs
publics (belges et etrangers puisque ces personnes ont ete amenees a fuir des
conditions d'existence indignes dans leur pays d'origine) et non pas des
parents (sauf cas particuliers pour lesquels notre arsenal juridique suffit
amplement, ce n'est pas lui qui est en cause).
Je vous propose donc quant a moi de NE PAS SIGNER CETTE PETITION mais
d'agir la ou vous pouvez pour denoncer la maniere dont les etrangers sont
traites dans notre pays, la lenteur des procedures d'asile, l'absence de
politique de regularisation, la severite des pouvoirs publics dans l'examen de
ce type de demandes, ....
Benoit VAN KEIRSBILCK
Benoit VAN KEIRSBILCK
Service droit des jeunes
Rue Marche aux Poulets 30
1000 Bruxelles
Tel. : (00-32) 2/209.61.62
Fax. : (00-32) 2/209.61.60
E-Mail : bvk@sdj.be (nouvelle adresse mail)
www.sdj.be
De Vincent Decroly, ex-député de la nation :
Certes, la pénalisation de la mendicité procède, dans l'esprit de
bien des politiques, d'une forme d'hygiénisme social, quand il
ne s'agit pas simplement de sauvegarder l'image touristique
d'une ville. "Cachez ce pauvre que je ne saurais voir"... D'où
l'opposition de bien des progressistes (celle de Benoît, celle de
Lorne Walters, la nôtre aussi) à ces arrêtés communaux "anti-
mendicité" et autres mesures de police qui défrayent parfois la
chronique.
Mais se trouve-t-on dans le même registre avec la prise de
position à laquelle Lorne Walters nous invite ? Il ne s'agit pas
ici de pénaliser la mendicité en tant que telle, mais
l'exploitation de mineurs d'âge à des fins de mendicité.
Est-il si certain, en effet, que la majorité des mineurs d'âge qui
accompagnent des mendiants adultes ou mendient pour le
compte de ces adultes soient, aujourd'hui encore, les enfants
de ces adultes ?
N'a-t-on pas vu émerger ces dernières années, comme à
Athènes lors des derniers JO par exemple (été 2004), un
phénomène de traite d'enfants par des réseaux mafieux ?
Ceux-ci utilisent des mineurs d'âge de deux manières. Soit
directement, comme "agents collecteurs" : le gosse est
contraint, parfois par la violence, de rapporter son tribut chaque
soir à son chef ; soit indirectement, comme "auxiliaires
apitoyants" d'adultes : par leur simple présence aux côtés de
ces adultes, ils renforcent leur potentiel captateur (ces adultes
peuvent, eux aussi, être tenus par l'organisation à une certaine
rentabilité journalière).
Parmi les populations les plus exploitées par ces réseaux, de
nombreux enfants de pays d'Europe centrale et orientale. A
Athènes par exemple, selon le rapport d'une ONG grecque que
j'ai rencontrée lors d'un séminaire sur la traite des enfants
organisé par l'Institut international des droits de l'enfant (en
Suisse en septembre 2004), ils sont majoritairement d'origine
albanaise. Ce trafic et cette traite semblent malheureusement
avoir été catalysés par la chute du Mur et la suppression des
frontières intérieures au cours des dernières décennies.
La position d'associations de Roms à ce sujet semble un
indicateur du changement de profil de ces enfants (cfr le
document mis à disposition par Lorne Walters). Il ne s'agit plus
seulement (ni peut-être majoritairement) de familles en
détresse. Ces associations demandent aujourd'hui aux
autorités de les aider à lutter contre des organisations
prédatrices qui acheminent des enfants Roms vers de grands
centres de pays riches, après avoir promis à leurs parents
qu'elles leur y assureraient un avenir. Dans d'autres cas, ces
parents vendent purement et simplement leurs enfants à ces
mafias. Les Roms partagent certainement les vues de Benoît
(et les nôtres et probablement celles de Lorne) quant à la
politique défaillante (pour dire le moins) de la Belgique en
matière migratoire et en matière d'asile. Simplement, ils
prennent en compte (et demandent que les autorités prennent
en compte) une dimension différente, nouvelle et intolérable du
phénomène.
Dans l'hypothèse où les mineurs sont biologiquement les
enfants de ceux avec qui ou pour qui ils mendient,
l'appréciation doit sans doute être plus nuancée. Exactement
comme en matière d'abus sexuel. Dans ce domaine, ni la
croyance qu'un parent ne peut qu'aimer sincèrement son enfant
et qu'il est impossible qu'il lui nuise, ni le recours automatique
au pénal ne doit s'imposer a priori. Il y a maltraitance (et de
cela, Benoît est également conscient dans le domaine qui nous
préoccupe), mais des questions de degrés dans la maltraitance,
des aspects d'antécédents et de pronostic, une dimension
systémique, etc. sont à soupeser finement. C'est en fonction du
résultat de cette évaluation qu'on fixe la limite en-deçà de
laquelle la seule prise en charge psycho-sociale est plus
conforme à l'intérêt de l'enfant qu'un traitement répressif du
problème de son parent. On choisit entre deux risques de
contre-productivités.
Cela n'empêche nullement que la maltraitance sexuelle sur
mineur d'âge figure bel et bien au Code pénal, y compris
lorsque son auteur est un parent de la victime. Cette
pénalisation formalisée dans le Code offre aux responsables de
la protection des enfants un outil d'intervention, mais elle
n'empêche nullement les policiers et les magistrats d'utiliser
leur faculté - leur devoir - d'appréciation juridique, sociale et
éthique des faits. Par contre, selon des magistrats, dans sa
formulation actuelle, le Code pénal ne leur permet pas
d'intervenir face à l'exploitation d'enfants pour mendier.
Benoît paraît convaincu du contraire : cet élément mériterait
approfondissement.
Ne penses-tu pas que nous devrions associer l'Observatoire à
cette réflexion, et même à cette pétition ? Ne devrions-nous pas
tenter quelque chose pour éveiller convivialement (pas par
bataille de mails) l'esprit de Benoît à cette nouvelle dimension
mafieuse qu'il semble ignorer ou sous-estimer ? (Pour l'heure,
je préfère ne pas lui envoyer ce message avant d'avoir ton
avis.) N'inscririons-nous pas le point à notre ordre du jour du
7/9 ou du 1/10 ?
Vincent
J'envoie copie de ce message à Lorne Walters, que j'ai eu le
plaisir de revoir récemment. Il pourra ainsi compléter notre info,
ce petit texte reflétant, je pense, la discussion passionnante
que nous avons eue.
Fichier:
ATT00250.html>><< Fichier: appelstopmendicieenfance.doc
Appel en faveur de l'interdiction de toute forme
d'utilisation d'un enfant dans le cadre de la
mendicité
Préambule
Inquiets de l'extension constante, dans les rues et
autour des gares et des stations du métro du
pays, de l'exploitation forcée d'enfants, voire de
nourrissons, utilisés en tant qu'objets pour
susciter la pitié – et donc la « générosité » du
passant - les premiers signataires de cet appel,
citoyen(ne)s, spécialisé(e)s ou non en matière de
santé et/ ou de défense des droits de l'enfant,
avaient mis beaucoup d'espoir dans les travaux
parlementaires récents devant aboutir à une loi
pour « renforcer la lutte contre la traite et le trafic
des êtres humains ».
Imposée par des textes contraignants de l'ONU et
de l'Union européenne, cette nouvelle législation,
d'après l'exposé des motifs, aurait dû prévenir
ces pratiques contraires à la dignité humaine,
punir les auteurs, protéger les victimes et leur
venir en aide.
Cependant, dans le texte adopté le 7 juillet 2005 et
soumis actuellement à la signature royale, le
gouvernement, en refusant de pénaliser l'acte
consistant à se servir d'une personne – a fortiori
d'un enfant – pour mendier, a, au contraire, donné
de facto un véritable feu vert « légal » aux
organisateurs des réseaux familiaux et/ou
mafieux de ce phénomène criminel que la loi était
justement censée combattre !
Et ce, au mépris d'un sentiment croissant
d'indignation de l'opinion et de l'avis de
nombreux spécialistes du terrain (magistrats
« traite », police fédérale, experts psy en
maltraitance, juristes, etc.).
Confronté donc à cette « surdité » étonnante de
nos élu(e)s, les premiers signataires de la pétition
osent espérer qu'à présent d'autres voix
citoyennes, de plus en plus nombreuses,
viendront se « faire entendre » dans le but
d'obtenir, dès la rentrée parlementaire, l'adoption
d'un texte additionnel de loi visant à compléter et
corriger lesdites lacunes inacceptables du texte
de loi actuel.
Tous les enfants sur notre territoire ont besoin -
et droit - à la protection intégrale de la loi, sans
discrimination, et indépendamment de leur
situation familiale ou de leur statut de séjour.
Pour signer l'appel
Vous trouverez ci-après le texte destiné au
gouvernement belge.
Vous êtes invités à prendre connaissance de
celui-ci ainsi que de ses annexes et, si vous le
souhaitez, à le signer – et à le faire signer autour
de vous - en précisant votre nom, votre adresse,
(éventuellement) votre titre, votre association…
Pour ce faire, il suffit d'envoyer vos coordonnées
(nom, prénom, adresse postale, titre si vous le
souhaitez, précédés de cette phrase (un petit
copié-collé de 2 sec….), "Je signe l'appel en
faveur de l'interdiction de toute forme d'utilisation
d'un enfant dans le cadre de la mendicité", à
l'adresse e-mail de la pétition:
stopmendiciteenfance@caramail.com .
Vous serez informés par courriel de l'évolution de
celle-ci.
Bien entendu, vous pourriez encore très utilement
interpeller personnellement à ce sujet des
parlementaires de votre choix, le
gouvernement et, plus spécifiquement, le cabinet
de Madame la Ministre de la Justice Laurette
Onkelinx, voire des médias, etc.
Si vous le souhaitez, tenez-nous au courant de
vos démarches ! A la même adresse :
stopmendiciteenfance@caramail.com
Quelques mots d'explication concernant le
contexte juridique :
Suite aux diverses dispositions européennes
contraignantes en la matière - notamment la
Décision cadre du 19 juillet 2002 du Conseil de
l'Union européenne relative à la lutte contre la
traite des êtres humains, entrée en vigueur le 1er
août 2002 - notre gouvernement, pour se
conformer à ses obligations, vient d'adopter en
dernière lecture à la Chambre, le 7 juillet 2005,
une Loi modifiant diverses dispositions en vue de
renforcer la lutte contre la traite et le trafic des
êtres humains et contre les pratiques des
marchands de sommeil.
Cependant, au sujet du chapitre relatif à
"L'exploitation de la mendicité", alors que le texte
condamne « l'exploitation de quelque manière
que ce soit de la mendicité d'autrui » de même,
par exemple, le fait de procurer une personne à
un mendiant « afin qu'il s'en serve pour susciter
la commisération publique », le gouvernement a
toujours refusé d'interdire explicitement l'acte
consistant à se servir d'une personne - a fortiori
d'un enfant - pour apitoyer les passants,
estimant que cela pourrait « porter atteinte à la
liberté de mendier » et ainsi pénaliser certains
"parents" – ou supposés tels – qui s'avisent
systématiquement d'utiliser de la sorte leurs
propres enfants pour augmenter la rentabilité de
leur démarche.
Précisons à ce propos que si la mendicité a été
effectivement dépénalisée en Belgique en 1993, il
n'existe nullement un " droit de mendier "
proprement dit. Et quand bien même cela fût le
cas, le gouvernement se trompe certainement en
sous-entendant ainsi que ce prétendu "droit »
aurait une quelconque prééminence sur
l'ensemble des textes internationaux se
référant au respect des valeurs universelles de la
dignité humaine (Droits de l'Homme, Droits de
l'Enfant, etc.) et plus spécifiquement à " l'intérêt
supérieur de l'enfant ".
Par ailleurs, cet apparent acharnement en faveur
de la « mendicité » dans le cadre d' une loi censée
« renforcer la lutte contre la traite et le trafic des
êtres humains » étonne davantage encore quand
on lit dans une directive de l'administration de la
Justice elle-même définissant sa politique en
matière de recherches et de poursuites dans le
cadre de la répression de la traite des êtres
humains (COL/10/04 du 1er mai 2004) que « de
nouvelles formes d'exploitation surgissent telles
que (…) la mendicité forcée » (!)
Aussi, en tant que citoyen(ne)s, nous ne pouvons
accepter que, par son refus délibéré d'interdire
l'acte consistant à se servir d'une personne - a
fortiori d'un mineur - pour mendier, le
gouvernement puisse de facto ainsi autoriser
l'exploitation d'enfants dans le cadre de la
mendicité par leurs parents ou par des personnes
se faisant passer pour tels.
Et ce, en dépit du fait que l'ensemble des critères
des textes européens et internationaux, en
l'occurrence contraignants pour la teneur de cette
nouvelle législation, assimilent sans équivoque
ces pratiques, de même que toute autre utilisation
d'un enfant à des fins d'exploitation, à "une traite
des personnes" .
En outre, en opérant délibérément, comme il le
fait, une « distinction » selon que les auteurs sont
ou non des « parents » des enfants victimes, le
gouvernement instaure de facto deux catégories
de justiciables pour les mêmes faits incriminés en
violation notamment du principe de l'égalité de
traitement devant la loi consacré par les articles
10 et 11 de la Constitution.
En même temps, il instaure un système
intolérable de droits de l'enfant « à deux
vitesses ».
Dès lors, en résumé, ledit texte de loi pose
indéniablement problème :
- au niveau de sa cohérence juridique (droit
constitutionnel et conformité avec le principe de
la prééminence du droit international ; en effet,
étant donné les règles de la prééminence du droit
international sur le droit national et , en
l'occurrence, l'obligation de moyens en la matière
du gouvernement, celui-ci ne peut se permettre de
telles "interprétations" dans cette nouvelle
législation sous peine de se trouver l'objet de
poursuites - Cour d'Arbitrage, recours en
manquement, etc. - devant diverses instances
judiciaires nationales et internationales.) ;
- au niveau de sa non prise en compte de la
définition OMS de la maltraitance d'enfant (cf. le
texte de cette définition dans la requête de
l'Association de psychologues et psychiatres
experts francophones en maltraitance et abus
sexuel d'enfants, l'A.P.P.E.F.M.A.S.E.);
- au niveau de sa lisibilité et de sa praticabilité sur
le terrain eu égard à l'exposé des motifs (de l'avis
des acteurs clés, magistrats compétents du
parquet de la cellule traite des êtres humains, des
services ad hoc de la police fédérale, des services
SAJ, etc., le texte actuel restera totalement
impraticable dans les faits – problème de la
charge de la preuve - s'il n'est pas amendé dans
le sens d'une interdiction explicite de l'acte
consistant à se servir d'une personne pour
mendier) ;
- au niveau de la perception des valeurs des
droits de l'Homme et des droits de l'Enfant par
l'opinion, heurtée, à juste titre, par l'avilissement
intolérable d'enfants utilisés vénalement comme
de vulgaires « objets » inanimés, « outils »
déshumanisés pour apitoyer le passant.
Premières réactions de la société civile…
Le sujet de l'exploitation d'enfants dans le cadre
de la mendicité n'est malheureusement pas
nouveau et est traité régulièrement, depuis
quelques années déjà, par l'ensemble des
médias; ce qui reflète indubitablement la
préoccupation compréhensible de l'opinion
devant la persistance de la « tolérance » de ce
phénomène par les autorités compétentes.
Plus récemment, lors des travaux parlementaires
de la présente loi, une requête significative a été
déposée auprès du gouvernement le 27 mai 2005
par le Comité pour l'Union du Peuple Rhom
faisant état du « besoin pressant » pour la
jeunesse de sa communauté de pouvoir
bénéficier de « la protection intégrale de la loi »
grâce à l'adoption « d'une législation non
équivoque afin d'interdire explicitement toute
forme d'exploitation d'enfants dans le cadre de la
mendicité, quel que soit le prétexte, qu'il s'agisse
ou non des parents de ceux-ci ».
http://www.stop-mendicite-
enfance.org/peuplerhom.htm
A cette occasion, des avis s'exprimeront
également pour contester un autre aspect de la
position du gouvernement et de certains de ses
délégués qui s'accordent encore publiquement
pour décréter à tort que la mendicité forcée
d'enfants par leurs parents ne peut constituer de
la maltraitance puisque par définition les parents
"aiment" leurs enfants et ne se conduisent ainsi
que "par nécessité" (sic).
Parmi ces réactions, le texte déposé aux cabinets
de la Vice-premier Ministre et Ministre de la
Justice et du Premier Ministre le 10 juin 2005 par
l'Association de psychologues et psychiatres
experts francophones en maltraitance et abus
sexuel d'enfants, A.P.P.E.F.M.A.S.E., dément, en
effet, de la manière la plus formelle cette
affirmation erronée et dangereuse au sujet de la
maltraitance d'enfants tout en s'associant à la
requête des Rhoms visant l'interdiction explicite
de toute forme d'exploitation d'un enfant de
quelque manière que ce soit dans le cadre de la
mendicité » ainsi que « la mise en place d'un
dispositif d'aide et de prévention permettant à ces
enfants de grandir dans les conditions
nécessaires à leur développement et au respect
de leur dignité ».
http://www.stop-mendicite-enfance.org/psys.htm
Encore sur le plan médical, La Fédération des
Maisons médicales et centres de santé
francophone (69 maisons et centres) se joindra
rapidement à son tour pour soutenir la teneur de
ces démarches en faveur de la préservation de la
santé physique et psychique des enfants
concernés.
Enfin, si, par ailleurs, le fait de préconiser "une
solution sociale" pour l'ensemble des victimes de
cette problématique - et qui pourrait préconiser le
contraire? - coule de source, ceci ne peut
toutefois dispenser le gouvernement de prendre
pleinement ses responsabilités en la matière et
d'interdire clairement ces pratiques contraires à la
dignité humaine et en violation de l'ensemble des
textes relatifs à la défense des droits de l'enfant, à
ceux des droits de l'Homme, et de ses obligations
découlant des textes contraignants dont il est
question plus haut.
Aussi, eu égard à ce qui précède, il serait
essentiel que dès la rentrée parlementaire, le
gouvernement puisse d'urgence revoir sa position
dans le sens évoqué, afin de remettre l'Enfant –
tous les enfants – et leurs droits en tant qu'êtres
humains au centre de son action législative.
Comme l'a si bien dit Nelson Mandela (que nous
paraphrasons ici) : « Les enfants sont le roc sur
lequel se construira l'avenir de l'humanité,
Citoyen(ne)s de demain, pour le meilleur ou pour
le pire ».
APPEL EN FAVEUR DE L'INTERDICTION DE
TOUTE FORME D'UTILISATION D'UN ENFANT
DANS LE CADRE DE LA MENDICITE
Les soussigné(e)s, citoyen(ne)s, apprennent que
le gouvernement belge vient d'adopter en séance
plénière de la Chambre, le 7 juillet 2005, une Loi
visant à compléter la protection pénale des
mineurs (n° 1559) et, plus spécifiquement, eu
égard à la présente, une Loi modifiant diverses
dispositions en vue de renforcer la lutte contre la
traite et le trafic des êtres humains et contre les
pratiques des marchands de sommeil (n° 1560)
« pour mettre en conformité notre droit avec les
instruments de droit international et de droit
européen » (ONU et Union européenne) et ce
« devant l'ampleur de ces phénomènes criminels
qui ne cesse de croître » (extrait de L'exposé
introductif de la Ministre de la Justice, p.2-3, Doc
3-1138/4 – 2004/2005).
Les signataires prennent acte que lesdits
instruments de droit sont effectivement
contraignants pour notre pays en vertu du
principe de la prééminence du droit international.
Aussi concernant l'exploitation des enfants dans
un contexte de mendicité forcée, les signataires
souhaitent exprimer leur désaccord avec le fait
que dans le chapitre intitulé « De l'exploitation de
la mendicité » (Art. 7, à l'article 433ter, 1° et 2°), le
gouvernement a refusé d'interdire explicitement
l'acte consistant à se servir d'une personne - a
fortiori d'un enfant - pour apitoyer les passants,
estimant que "cela pourrait porter atteinte à la
liberté de mendier" et ainsi pénaliser certains
"parents" – ou supposés tels – qui s'avisent
systématiquement d'utiliser de la sorte leurs
propres enfants pour augmenter la rentabilité de
leur démarche.
Ils notent, en outre , que ce texte qui punit :
«1° quiconque aura embauché, entraîné, détourné
ou retenu une personne en vue de la livrer à la
mendicité, l'aura incitée à mendier ou à continuer
de le faire, ou l'aura mise à disposition d'un
mendiant afin qu'il s'en serve pour susciter la
commisération publique ;
2° quiconque aura, de quelque manière que ce
soit, exploité la mendicité d'autrui ; »,
pose de toute évidence le problème de la charge
de la preuve . En effet, sans expliciter l'interdit de
l'acte constitutif des autres infractions
susmentionnées, celles-ci resteront
inéluctablement impunies puisque les victimes de
la mendicité forcée – exploitées par leurs propres
parents ou par des tiers – n'oseront jamais
dénoncer spontanément leurs bourreaux.
A ce propos, les signataires regrettent que le
gouvernement n'ait pas tenu compte des
nombreux avis unanimes allant en ce sens
exprimés notamment par des spécialistes, acteurs
clés sur le terrain (magistrats compétents du
parquet de la cellule traite des êtres humains, des
services ad hoc de la police fédérale, des services
SAJ, etc.) qui attiraient également l'attention du
gouvernement sur la nécessité d'une précision
non équivoque desdits textes concernant ce qui
est ou n'est pas interdit – pour le public et pour
les autorités judiciaires et surtout comme
message préventif clair pour les milieux criminels
concernés.
Parmi les réactions de la société civile, les
signataires du présent appel ont pris
connaissance avec satisfaction de la démarche
du Comité pour l'Union du Peuple Rhom
(C.U.P.R.) lequel a déposé une requête urgente
auprès du gouvernement le 27 mai 2005 pour
exprimer le besoin pressant de sa communauté
de pouvoir bénéficier « d'une législation non
équivoque afin d'interdire explicitement toute
forme d'utilisation d'un enfant pour mendier quel
que soit le prétexte, qu'il s'agisse ou non des
parents de celui-ci ».
Le C.U.P.R. précise par ailleurs, concernant la
« tolérance » exprimée par certaines personnes
envers les parents de sa communauté qui se
servent de leurs propres enfants « comme outil de
travail » pour apitoyer le passant : « nous
dénonçons formellement et sans réserve ces
pratiques qui avilissent notre image aux yeux de
la population belge, contribuant au rejet de
l'ensemble de notre communauté tout en attisant
la haine raciale à notre égard. »
De même, les soussigné(e)s ont été avertis d'une
démarche similaire auprès du gouvernement par
l'Association de Psychologues et Psychiatres
Experts Francophone en Maltraitance et Abus
Sexuel d'Enfants auprès des Tribunaux
(A.P.P.E.F.M.A.S.E.).
Tout en rappelant la définition de l'Organisation
Mondiale de la Santé concernant la maltraitance à
l'égard des enfants, l'A.P.P.E.F.M.A.S.E. affirme
sans détour « que l'utilisation d'enfants à des fins
de mendicité ou pour attirer la commisération
publique nuit gravement à leur santé et à leur
développement tant physique que psychique » et
dénonce notamment les conséquences
désastreuses sur le développement des capacités
intellectuelles de l'enfant de cette « nouvelle
forme de maltraitance ».
En outre, soutenant la requête déposée par les
membres de la communauté Rhom qui
demandent « la protection intégrale de la loi pour
leurs enfants », l'association d'experts souligne
que « sans un interdit clair de ces maltraitances,
les services d'aide à l'enfance n'ont aucune prise
pour apporter à ces familles l'aide et/ou la
protection appropriée. »
Aussi, les signataires de cet appel :
- se joignent pleinement à l'ensemble des
démarches susmentionnées en faveur d'un
respect intégral des droits de tous les enfants sur
notre territoire sans discrimination et
indépendamment de leur situation familiale ou de
leur statut de séjour ;
- demandent instamment que le gouvernement
rectifie d'urgence dès la rentrée parlementaire
( septembre 2005 ) les lacunes graves
susmentionnées des textes incriminés par
l'adoption d'une législation additionnelle
corrective non équivoque, instaurant à la fois :
l'interdiction explicite de se servir d'un enfant (ou
de toute autre être humain) de quelque manière
que ce soit dans un contexte de mendicité et la mise
en place d'un dispositif d'aide et de
prévention permettant à ces enfants de grandir en
tant que Citoyens à part entière dans les
conditions nécessaires à leur développement et
au respect de leur dignité.
Premiers signataires :
...
http://europa.eu.int/scadplus/leg/fr/lvb/l33137.htm
Voici le projet de loi, tel qu'il a été déposé au Parlement initialement (à la Chambre comme au Sénat
- ici, il s'agit de la version déposée à la Chambre). Ce document contient l'exposé des motifs, c'est-à-
dire la note par laquelle le gouvernement a présenté son projet de loi aux parlementaires (arguments
politiques et juridiques) : http://www.lachambre.be/FLWB/pdf/51/1560/51K1560001.pdf.
Voici le texte transmis par le Sénat à la Chambre : il sera adopté tel quel par la Chambre le 7 juillet
2005 (seul, le dispositif de la loi, c'est-à-dire ses articles, est repris ici) :
http://www.lachambre.be/FLWB/pdf/51/1560/51K1560011.pdf.
Doc. N° 3-1137/3 – 2004/2005 du Sénat, 10 mai 2005, p.11 : « (…) Il convient toutefois de réaliser
une distinction selon que la personne qui mendie est le père ou la mère de l'enfant ou ne l'est pas. Si
tel est bien le cas, il semble difficile d'intervenir par la voie pénale sans porter atteinte à la liberté de
mendier. (…) S'il ne s'agit pas du père ou de la mère, le mendiant pourra être poursuivi comme co-
auteur de l'infraction de mise à disposition
prévue par le projet de loi. »
Cf. par exemple, la Décision cadre du Conseil Européen 2002, supra, ainsi que le « Protocole de
Palerme » à savoir le Protocole additionnel à la convention des Nations Unies contre la criminalité
transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des
femmes et des enfants du 15 novembre 2000)..
http://www1.umn.edu/humanrts/instree/Ftrafficking.html.
Plus précisément au sujet de la traite d'enfants,
ce dernier texte affirme notamment dans son alinéa
c) : « Le recrutement, le transport, le transfert,
l'hébergement ou l'accueil d'un enfant aux fins
d'exploitation sont considérés comme une
« traite des personnes » même s'ils ne
font pas appel à
aucun des moyens énoncés à
l'alinéa a) du présent article; ».
Création le mardi 16 août 2005.
Dernière mise à jour
le dimanche 06 juillet 2008.
Issu d'un mail envoyé par le
professeur Jean-Yves Hayez,
le 15 août 2005.
DS.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
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Ce site a été composé par un bénévole sans
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C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
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Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
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liste des mots-clés du site au 28 septembre 2005.
abus sexuel,
accompagnement éducatif,
adolescents abuseurs,
adolescents,
allégation d'abus sexuel,
angoisse de séparation,
angoisse,
anxiété,
assuétude,
autorité parentale,
beaux-parents,
besoins psychiques des enfants,
bizarrerie sexuelle infantile,
cadre thérapeutique,
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Jean-Yves Hayez,
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mots-clés,
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