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Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez
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Mais que
nous est-il donc
arrivé?
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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Mais que nous est-il donc arrivé?
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Publié dans "N'oubliez pas" de juillet 2000.
Jean-Yves Hayez, Pédopsychiatre
(1)
En août 1996, la découverte des corps de Julie,
Mélissa, Ann, Eefje et de ce qui avait été leurs
souffrances, ainsi que celle des
brutalités commises sur Sabine et Laetitia par
Dutroux et sa bande, ont provoqué un mouvement de
grande tristesse et
de colère dans toute la population. La prise de
conscience ultérieure des dysfonctionnements
d'une partie des institutions
qui auraient dû veiller sur ces enfants, n'a fait
qu'accroître
l'indignation de tous et l'exigence d'une justice
et d'une compétence plus grandes. Petit à petit,
le nom d'autres enfants
disparus s'est intégré à la colère de la
population - Loubna,
Elisabeth, Kim et Ken, et tous les autres - parce
que ces enfants symbolisent tellement bien notre
vulnérabilité à tous et notre besoin d'avoir un
système judiciaire et social qui soit efficace.
Notre émotion et notre revendication ont culminé
avec la Marche blanche et la mise en place de
comités blancs, à l'automne 1996, époque où nous
étions tous solidaires : même au sein des
institutions contestées, beaucoup de travailleurs
voulaient que cela change; seuls au sommet, les
chefs de file songeaient tout de suite à protéger
vaille que vaille leur image sociale en niant
tout en bloc et en accusant leur voisin; ils
songeaient aussi à réaffirmer leur force, comme
ce fut le cas pour la première fois avec l'arrêté
spaghetti d'octobre '96. Dans ce contexte, il ne
fut néanmoins pas trop difficile de mettre en
place une commission parlementaire chargée
d'enquêter sur les faits et les
dysfonctionnements, et d'en médiatiser
abondamment le travail.
Et puis, à partir du premier semestre 1997, un grand
virage et un retour en arrière se sont amorcés.
Dans ce mouvement de repli des idées, le rôle
d'une bonne partie de la presse a été
déterminant : bien des journalistes qui avaient
été à la pointe de l'information jusqu'alors, ont
été progressivement écartés; les éditoriaux et
les personnes interviewées ont changé de ton;
comme on ne le voit que trop souvent, les
victimes qui s'exprimaient encore et posaient de
bonnes questions ont à nouveau été accusées :
coupables de déranger l'ordre établi; coupables
d'avoir égratigné à l'occasion quelques droits
mineurs, soit de leurs bourreaux, soit de ceux
qui avaient dysfonctionné, comme si ces
peccadilles étaient aussi énormes et
inacceptables que ce qu'on leur avait fait à
elles!
Face à une ambiance, voire à des campagnes
concertées de mise sous silence et de
désinformation, accompagnées de la défection de
quelques leaders d'opinion, le découragement
s'est abattu sur un certain nombre d'entre
nous ... Or, il nous faut réagir et continuer à
revendiquer de l'Etat efficacité, vérité et
justice.
Pour nous aider à garder ou à retrouver courage,
je vais vous exposer cinq motifs qui expliquent
la mise en place de cette chape de silence, en
montrant surtout ce qu'ils ont d'irrationnel et
de non acceptable!
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Cinq motifs pour ramener le silence dans la communauté.
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1. Une grande peur de la déstabilisation de l'Etat.
A leur apogée, la Marche blanche et les comités
blancs ont très probablement fait fort peur à
tous les dirigeants politiques à qui ils sont
apparus comme un mouvement révolutionnaire; ils
n'étaient pas loin de l'être, en effet, avec
leurs revendications de justice qui commençaient
à dépasser les seuls enfants et à se manifester
dans tous les domaines. Même si la révolution qui
se pointait était bien naïve, évoquant davantage
la " croisade des enfants " au Moyen-âge,
qu'octobre 1917. N'empêche, on risquait de
toucher à trop de choses et peut-être
déstabiliser la confortable homéostasie et le
copinage qui règnent au sommet de l'Etat belge.

Donc, aucun parti politique n'a vraiment soutenu
le mouvement blanc! Et plus grave, je suis
persuadé qu'il y a eu des réunions, au moins
informelles, entre dirigeants des " principaux
partis démocratiques " et qu'il s'en est suivi
des instructions, formelles ou non, destinées à
la presse " en liberté habituellement surveillée
", c'est-à-dire celle qui est subsidiée par
l'Etat. Celle-ci n'était pas obligée d'obéir,
mais hélas beaucoup l'ont fait ... sous prétexte
de ramener la paix dans l'Etat.
Je suis persuadé qu'à l'époque, la partie de la
population qui continuait à se plaindre est
vraiment apparue comme complice d'une extrême
gauche inquiétante pour les hauts responsables du
pays : Quoi, nous leur avons donné une commission
- show pour la catharsis, Child Focus et Octopus,
et ils ne sont pas encore contents ? Ils
voudraient que nos attitudes et nos mentalités
changent, que nous nous excusions et
auto-sanctionnions ? Ça suffit ainsi ...
Seulement voilà, avoir refusé ce moment de remise
en question démontre que nous ne sommes plus
totalement en démocratie. Ceux qui détiennent le
pouvoir dans les grandes institutions -
politiques, judiciaires, de police, etc. -
oublient qu'ils ne sont jamais que délégués à
leur poste par la population. En se coupant
d'elle comme ils l'ont fait, et en " roulant pour
leur compte ", ils bafouent en douce les
principes de la démocratie : notre régime à nous, ce
n'est peut-être pas la terreur comme en Birmanie,
c'est plutôt l'élevage de moutons passifs et bien
engraissés, surveillés par quelques " guides "
qui savent à eux seuls ce qui est bon pour tous.
2. Une montagne de travail à gravir.
Faire à fond les enquêtes sur les possibles
réseaux pédophiliques exige un énorme
investissement en temps, en moyens et en argent.
Ainsi en va-t-il par exemple si l'on veut démêler
ce qui est objectif ou imaginaire dans les
allégations de Régina LOUF. On pourrait soit s'y
atteler, soit poser clairement et
démocratiquement la question de l'argent
nécessaire pour y procéder; néanmoins, on a
préféré la troisième voie, celle du mensonge
lénifiant : "
Les réseaux pédophiliques, ça
n'existe pas chez nous. " "
Régina LOUF, elle est
complètement folle ". Et la TV a même donné un
coup de main pour faire comprendre "
qu'il
fallait en finir avec elle ".
(2)

Or, précisément, réfléchissons au cas " Régina
LOUF " : les rapports psychiatriques à son sujet
n'ont jamais dit qu'elle était fabulatrice, sans
plus, mais bien qu'elle avait beaucoup souffert
dans sa vie et qu'il lui était difficile de
construire son psychisme en faisant bien la part
entre le réel et de l'imaginaire. L'homme qui l'a
abusée au début de son adolescence a été retrouvé
et a avoué. Il semble qu'elle connaisse l'un ou
l'autre détail matériel sur la champignonnière
d'Auderghem qui fait fortement croire qu'elle a
dû y séjourner ... mais on a trouvé plus simple
de l'enterrer, la messe étant concélébrée par un
collège de hauts magistrats réunis pour la
circonstance. Néanmoins, après avoir honteusement
chassé les gendarmes DE BAETS et BILLE, seuls à
bien connaître les méandres du dossier,
n'était-il pas couru d'avance que les nouveaux à qui on
demandait des devoirs supplémentaires n'allaient
aboutir à rien, dans ce labyrinthe tellement
touffu?
J'aurais davantage apprécié, pour ma part, que
les responsables politiques et judiciaires
discutent clairement avec la communauté du coût
probablement énorme des enquêtes à venir pour y
voir plus clair. Et qu'ils posent alors la
question : "
Seriez-vous d'accord de payer 1 % de
vos impôts en plus pour que ce soit possible? "
Le débat qui en aurait résulté aurait été
passionnant et incertain, mais au moins, les
choses se seraient-elles passées
démocratiquement.
3. Mécanisme psychologique fréquent : le " besoin "
de dénier.
(3)
Après quelques mois d'attente, certains d'entre
nous n'ont plus supporté l'atmosphère
d'insécurité oppressante dans laquelle les
événements se déroulaient; ils ont fait " la
politique de l'autruche ".
Les psychologues emploient ici le terme " dénier
" : progressivement ou brusquement, les personnes
concernées ont eu besoin de chasser de leur
mémoire l'idée que toutes les questions posées
autour des réseaux et des dysfonctionnements
pouvaient être vraies; ils ont refoulé au plus
profond d'eux-mêmes leur questionnement à ce
propos; consciemment et bruyamment, ils se sont
même mis à affirmer et à écrire le contraire,
comme pour se convaincre : "
Non, DUTROUX ne
faisait pas partie d'une bande ... puisqu'on nous
a dit que NIHOUL n'y était pour rien ". Et la
famille flamande qui a vu NIHOUL? Et le
témoignage de Laetitia DELHEZ? Grains de sable
ennuyeux pour l'esprit? Que nenni! On en évacue
l'existence aussi profond que l'autruche enfouit
sa tête. Les raisons d'être de ces dénégations
sont multiples et susceptibles de s'additionner
chez une même personne.

Certains n'ont tout simplement plus supporté
l'insécurité, la lenteur des résultats de
l'enquête, les cris et menaces de protestations
de ceux qu'on accusait d'avoir dysfonctionné.
Entre autres, vivant dans une société occidentale
où il faut du rendement et des résultats rapides,
ils ont indûment conclu que si ceux-ci n'étaient
pas là, c'est que le prétendu problème était
faux.
D'autres ont eu peur des cris poussés soit par
les pédophiles, soit par les professionnels
accusés d'avoir dysfonctionné : ces deux groupes
ont eu l'art de culpabiliser la communauté et de
se faire passer pour des persécutés.
D'autres encore, probablement certains
intellectuels, ont eu peur de passer pour
stupides : en l'absence de résultats rapides et
face aux arguments protestataires de ceux qu'on
épinglait, ils ont retourné leur veste et, pis
encore, ils sont devenus des militants clamant à
tous les vents leur opinion retournée!

Malheureusement, une fois que la dénégation a
commencé, elle produit un effet boule de neige : on
s'y accroche pour ne pas connaître la honte de
changer d'avis une deuxième fois. Par ailleurs,
comme ceux qui restent persuadés de la
probabilité des faits déniés protestent et
contre-attaquent, parfois maladroitement et exagérément,
des parties de bras de fer s'engagent avec eux.
4. Un autre mécanisme psychologique fréquent : protéger avec
la bonne foi ceux que l'on sent proches.
Les gestes de protection décrits maintenant sont
posés de bonne foi, au moins en grande partie;
néanmoins, ils ne concourent pas à la vérité : ce
sont comme des réflexes où le protecteur est
pressé à prendre sous son aile et à défendre
l'ami, le parent ou le collègue qui va avoir des
ennuis, parce qu'il trouve impossible qu'ils les
aient mérités : "
N'importe qui mais pas lui! "
On ne peut pas imaginer qu'un proche
habituellement estimé ait la double vie secrète
d'un pédophile, ou qu'il ait pu dysfonctionner au
point où cela lui est reproché. Parfois, c'est
plus corporatiste : tout un groupe fait bloc pour
défendre son image sociale et chacun espère que,
en cas de coup dur futur, les autres lui
renverront l'ascenseur et seront solidaires avec
lui.
Malheureusement, ceux qui font des protections
criminelles se servent de ceux qui font des
protections de bonne foi : ils les excitent, les
manipulent, leur soufflent de nouveaux arguments
... de sorte que, finalement, on est devant un
bloc bétonné de voix qui veulent protéger : les
naïfs et les bandits, les seconds excitant
discrètement les premiers et restant bien cachés
derrière eux.
5. Les protections criminelles ( ou " mafieuses " ).
A leur propos, je ne puis exposer ici que mes
convictions de citoyen de base, qui manque
d'informations précises. Néanmoins, au fil du
temps, je me suis très largement convaincu de
leur existence, à partir d'une somme d'indices de
présomption.

D'abord, un peu partout dans le monde, on a
découvert que les pédophiles s'assemblaient
souvent en petits groupes opportunistes, et qu'il
existait aussi des organisations qui
commercialisent la sexualité infantile. Pourquoi
certains s'acharnent-ils à nous faire penser que
c'est impossible chez nous?
Dans les pays voisins, on arrête régulièrement
des gens puissants pour pédophilie. En Belgique,
curieusement, celle-ci semble ne pas dépasser le
niveau de la classe moyenne ( prêtres,
instituteurs, directeurs d'école ). Je ne me
souviens pas qu'un personnage puissant ait été ou
soit resté inquiété? Cette échappée systématique,
est-ce bien normal?
La deuxième commission Verwilghen a fait état de
nombreux indices de protection mafieuse : on ne
nous a jamais mis au courant des suites données à
ces constatations. Qui est derrière ce silence?
Il existe une protection incroyable autour du
personnage de NIHOUL : on commence par nous
demander de croire que, au moment de l'enlèvement
de Laetitia, ses nombreux coups de téléphone à
DUTROUX-LELIEVRE ne portaient que sur la
réparation de sa voiture ( comme c'est plausible!
); on semble ne rien faire du témoignage de la
famille flamande qui l'a vu à Bertrix la veille
de l'enlèvement; si Laetitia DELHEZ dit avoir
entendu évoquer son nom ... tout cela n'était
donc pas suffisant pour le maintenir en détention
préventive? Pourquoi a-t-on " permis " au moins
une rencontre sans témoin, dans un préau de
prison, entre DUTROUX et lui? Pourquoi hurler sur
Marc VERWILGHEN qui le ramène à l'ordre après
que, tout juste sorti de prison, il recommence
tout de suite à faire un pied de nez à la
société?

Les gendarmes BILLE et DE BAETS, qui étaient
chargés de certains témoins X, et notamment de
Régina LOUF, ont été écartés sur base de fausses
allégations, puis victimes de quelque chose qui,
de loin, ressemble bien à un acharnement
persécutoire. Par contre, leurs accusateurs, eux,
semblent faire l'objet d'une incroyable
indulgence. Il est plus simple d'imaginer qu'il
s'agit-là d'un simple règlement de comptes entre
gendarmes et de surtout ne pas penser que, peut-
être, il y a " quelque chose ", derrière cet
acharnement.
N'est-elle pas finalement très suspecte,
l'obstination avec laquelle l'émission TV " Au
nom de la loi " matraque à l'opinion publique,
illustration à l'appui, que tout est propre au
royaume des belges, et que les seules
hystériques, ce sont les victimes. Plus manipulé qu'il
le croit, Charleroi ?

Certains devoirs d'enquête exigés par le juge
LANGLOIS dépassent l'entendement. Ce fut
notamment le cas lorsqu'il fit " contrôler " le
travail de trois légistes belges des plus
renommés, à propos des corps de Julie et Mélissa.
Alors, parfois plus manipulé qu'il le croit, le
juge LANGLOIS? Ne ferait-il pas mieux
d'investiguer du côté de ceux qui lui soufflent de telles
idées à l'oreille?
Enfin, tout récemment, le Parquet de Turnhout a
réussi à mettre K.O. l'asbl
Morkhoven, en la
poursuivant pour détention de matériel
pornographique aux fins de diffusion (! ! !). Ici
aussi, on pourrait se limiter à penser qu'il
s'agit de très mauvais rapports interpersonnels,
de rivalités et de jalousies ... Et si c'était
autre chose?
|
Mais alors que pouvons-nous faire?
|
D'abord et avant tout garder confiance en nous et
continuer à réclamer plus de justice et plus de
clarté. Ne pas nous laisser manipuler par
certains grands slogans précisément mis en
circulation dans le but de nous brouiller les
idées. Par exemple :
"
Il y a l'émotion populaire, d'une part, et la
raison de l'autre." C'est faux : nos émotions à
tous ont souvent constitué un ferment pour des
analyses sensibles et intelligentes. Ce qui est
vrai, c'est que justement parce que nous vivions
des émotions qui nous indignaient, nous n'avons
pas voulu être raisonnables dans le sens de : "
être mous, faire des compromis, tolérer les
dysfonctionnements ". Nous avons exigé et
exigeons toujours que soit reconnu ce qui a
existé, et que les mentalités changent.
Ou encore : "
Il y a le peuple, d'une part, qui
croit encore à des fadaises, et les
intellectuels, de l'autre, qui se sont repris. "
Ce bobard, a probablement été lancé pour diviser
la population et pour isoler dans leur coin, en
leur faisant honte, les intellectuels qui
resteraient " dans le camp du peuple ". Certes,
quelques leaders d'opinion ont changé d'avis. Par
contre, beaucoup d'intellectuels restent
désorientés, incertains, sensibles aux indices,
comme tout le monde, et en quête de vérité. A
trop leur dire qu'il est normal qu'ils se
trouvent dans le camp de ceux qui dénient, on va
finir par étouffer leur confiance et les y
envoyer.

Plus grave encore, le slogan précité nie toute
intelligence au peuple. Rien n'est plus faux! La
" sagesse populaire " existe bel et bien; les
intuitions de la communauté sont souvent
réalistes et sensibles : moi, comme thérapeute,
j'ai régulièrement vécu, face à des gens très
simples, de véritables leçons sur ce que sont
l'être humain, le monde, la société, les valeurs,
etc.
Il nous faut distinguer les personnes et leurs
institutions; beaucoup de journalistes, de
magistrats, de policiers ... demeurent opposés
aux manoeuvres de dénégation et de protection
présentes dans leur hiérarchie. Ces personnes
lucides, sachons les repérer, leur parler et les
inviter à ne pas rester isolées.
J.-Y. Hayez, psychiatre infanto-juvénile, docteur en
psychologie, coordonnateur de l'équipe SOS Enfants-Famille
et responsable de l'Unité de pédopsychiatrie, Cliniques
universitaires Saint-Luc, 10, avenue Hippocrate,
B-1200 Bruxelles.
Courriel :
jyhayez@uclouvain.be
(1). Pédopsychiatre, professeur à l'Université
catholique de Louvain.
(2). A ce propos, G. Rogge, dans " Au nom de la
Loi ", a fait une déclaration vraiment
incroyable : il a affirmé que, après tout, elle
avait consenti aux relations sexuelle ... Or que
peut-il dire sérieusement du consentement de ces
jeunes de 12-14 ans ? L'adulte séducteur n'a donc
plus la responsabilité principale? Stupéfiant de
la part de ce même journaliste qui nous avait
tant émus lors de sa descente, avec une caméra
cachée, dans les bordels pour gosses de Bangkok
et d'Amsterdam mais voilà, ici, on avait besoin
de victimes et Louf, elle, il fallait la
descendre ...
(3). Le texte des deux paragraphes suivants a été
développé dans l'article " La confiance des
belges dans leurs institutions après Dutroux ",
paru dans un numéro de la revue de philosophie
morale et politique, " Réseaux ", intitulé "
Langues, blancs, pouvoir, inconscient ". On peut
se procurer le numéro à l'adresse de la revue :
Revue Réseaux, CIEPHUM, Université de
Mons-Hainaut, 20, Place du Parc, 7000 Mons. On peut
aussi se procurer l'article en le commandant par
écrit à l'asbl " Julie et Mélissa " 30/6, rue G.
Baivy à 4101, Jemeppe s/Meuse ( joindre 4 timbres
de 17 frs à la lettre de commande ).
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
Création le 29 juin 2003.
Dernière mise à jour
le dimanche 19 octobre 2008.
Issu du numéro de juillet 2000 de N'oubliez pas,
remis par le professeur Jean-Yves Hayez.
DS.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur
Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son
infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008,
Jean-Yves Hayez
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
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le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
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Ce 22 septembre 2008,
Jean-Yves Hayez
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Mais que nous est-il donc arrivé?
Cinq motifs pour ramener le silence dans la
communauté.
1. Une grande peur de la déstabilisation de l'Etat.
2. Une montagne de travail à gravir.
3. Mécanisme psychologique fréquent: le " besoin "
de dénier.
4. Un autre mécanisme psychologique fréquent:
protéger avec la bonne foi ceux que l'on sent
proches.
5. Les protections criminelles ( ou " mafieuses " ).
Mais alors que pouvons-nous faire?
Notes.
.
.
Note 1.
(1). Pédopsychiatre, professeur à l'Université
catholique de Louvain.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
.
.
Note 2.
(2). A ce propos, G. Rogge, dans " Au nom de la
Loi ", a fait une déclaration vraiment
incroyable : il a affirmé que, après tout, elle
avait consenti aux relations sexuelle ... Or que
peut-il dire sérieusement du consentement de ces
jeunes de 12-14 ans ? L'adulte séducteur n'a donc
plus la responsabilité principale? Stupéfiant de
la part de ce même journaliste qui nous avait
tant émus lors de sa descente, avec une caméra
cachée, dans les bordels pour gosses de Bangkok
et d'Amsterdam mais voilà, ici, on avait besoin
de victimes et Louf, elle, il fallait la
descendre ...
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note 3.
(3). Le texte des deux paragraphes suivants a été
développé dans l'article " La confiance des
belges dons leurs institutions après Dutroux ",
paru dans un numéro de la revue de philosophie
morale et politique, " Réseaux ", intitulé "
Langues, blancs, pouvoir, inconscient ". On peut
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Hainaut, 20, Place du Parc, 7000 Mons. On peut
aussi se procurer l'article en le commandant par
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