| Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez |

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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier." Jean Guéhenno. |

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| § I. L’autorité parentale conjointe (APC). |
Quoi qu’elle veuille imposer, quelques parents – séparés
ou non ! –
sont partiellement ou totalement incapables de faire
une place à leur
partenaire-parent. Dans les cas les plus graves, ils
méritent l’appellation de parent
aliénant (5)
,
mais des situations moins extrêmes peuvent déjà s’avérer bien
préoccupantes : ici, l’un des parents – souvent celui
qui n’a pas la garde
quotidienne principale – est subtilement mis à distance
et disqualifié. La
tentation d’une démission progressive dans le chef de
ce parent contesté n’est
pas rare ( Poussin, 1998 ).
; pourtant, mieux
vaudrait qu’il essaie de rester
debout face à l’enfant, pour lui montrer la valeur
de ce qu’il apporte de
différent, sans pour autant insécuriser l’enfant par
des contre-attaques
systématiques contre le parent premier harcelant !
Pas simple, reconnaissons-le !
Ailleurs, c’est de part et d’autre, en référence à
une dynamique
systémique, que les conflits restent vifs, tant avant
qu’après la séparation.
De féroces affrontements socio juridiques existaient
déjà avant la mise en
place de la loi et persistent par-devers celle-ci :
toute décision quelque
peu importante n’est prise qu’à l’arraché, avec sabotages
à la clé, et à grand
renfort d’énergie et de coûts sociaux et
judiciaires : du pain bénit pour
certains avocats, médiateurs et psy en mal
d’emploi et de sérieux dilemmes pour
les magistrats avant qu’ils se décident à
appliquer l’ultime recours offert par
la loi : confier à nouveau l’autorité
exclusivement à un parent. Mais
auquel ? Vraiment pas simple, face à
ces parents déchaînés, d’évaluer s’il
y en a vraiment un qui soit peu meilleur
et l’ autre un rien plus incompétent !
A côté de ces freins mis à l’efficacité de la loi,
il existe un autre
effet négatif que l’on peut, lui, qualifier de
pervers. On y assiste lorsque de
facto, un parent – souvent la mère – porte à lui
seul la plus grande partie de
la charge quotidienne de l’enfant : elle l’a
accepté ou voulu ainsi,
certes, mais cela arrange bien l’autre parent – souvent
le père – qui a repris
une vie plus libre de son côté. Néanmoins, ce second
parent se sert du principe
d’autorité parentale conjointe pour surgir à l’occasion
et mettre des bâtons
dans les roues du parent principal gardien, jusqu’à
parfois lui pourrir la vie.
Les motivations de ce second parent sont variées :
dans les pires des cas,
il s’agit d’une lutte de pouvoir homme femme,
c’est-à-dire de soumettre à
nouveau la femme à l’autorité masculine ; la
femme garde la charge
effective des enfants, mais les pères ont repris le
pouvoir de contrôler leur
vie (entre autres, restriction sur la mobilité,
imprévisibilité dans la
programmation des temps consacrés à l’enfant,
exigence d’un hébergement alterné (6)
qui ne sera
pas appliquée...). Ces motivations narcissiques et
de pouvoir doivent
nous faire nous souvenir que, s’il existe des
féministes parfois excessives
dans leurs revendications, il existe des masculinistes
tout aussi outranciers. (7)
| §II. L’hébergement alterné et les conditions positives de son application |
Au terme de ces dialogues, on ne devrait pas
imposer un hébergement
alterné à l’enfant qui en éprouve la perspective
négativement et de façon
stable. Inversement, s’il la souhaite, et d’autant
plus qu’il la souhaite
ardemment et fortement, c’est un indicateur fort
pour la mettre en place,
surtout si les conditions suivantes sont
réunies, elles aussi. S’il se dit
indifférent, il faudra avancer
prudemment : se référer aux autres
conditions et prendre des décisions
susceptibles de révision, par exemple de
six mois en six mois, ou annuellement.
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Beaucoup de tout petits supportent bien
d’aller à la crèche ou chez une
gardienne d’enfants : pendant des
durées de temps longues et dont le
retour est largement prévisible et
ritualisé ; ils vivent donc
positivement des séjours en alternance. Mais
ce qui est fondamental, pour que
ça se passe bien, c’est le passage du
témoin entre gardiens successifs, où
l’enfant peut s’imprégner d’une
permanence de la confiance entre les
personnes : lorsque le tout petit
pressent que ses gardiens les plus
familiers ( ses parents ) sourient au suivant
et le remettent dans les bras de celui-ci
avec plaisir, alors, si du moins il
n’est pas d’un naturel trop anxieux, il se
sent en sécurité et ne fait pas
beaucoup – ou pas du tout – d’histoire pour
changer d’environnement à
répétition.
Il souffre déjà davantage d’insécurité lorsque,
malgré que les adultes
s’apprécient les uns les autres, les
changements sont plus inorganisés,
imprévisibles, ou portant sur des lieux
multiples et inconnus.
Mais justement, il ne faut plus
rêver : dans la ( grande ) majorité
de cas de séparations parentales presque
par définition toutes fraîches
puisque, ici, des enfants très jeunes
sont en jeu, ce contexte de confiance
réciproque entre les conjoints séparés
est loin d’être retrouvé ! la mère
a peur de voir partir son enfant chez
son « ex », qui représente
essentiellement des expériences et
souvenirs négatifs. Et le papa, de son côté,
les fois où il « a » l’enfant
chez lui, se crispe pour montrer qu’il
sait réussir tout seul et donc qu’il ne
fera surtout pas de référence à la
maman. Si la situation se présente
ainsi – et c’est le plus fréquent ! –
alors l’enfant a fort peur d’être séparé
de sa mère : peur de ce qui
pourrait arriver quand elle n’est pas là
et qu’elle n’aime pas trop qu’il soit
là où il est ; peur aussi de ne plus
jamais la revoir ; et quand il
revient chez elle, il ne « décompresse »
que lentement, il lui montre
toute son insécurité et aussi qu’il s’est
fâché. Et bien sûr, ce comportement
difficile du tout petit chez chacun des
adultes ne fait que
« légitimer » leur position de
disqualification de l’autre : la mère
accuse le père d’incompétence voire de
traitements louches ; le père
accuse la mère de lui mettre des bâtons dans les roues : et le cercle
vicieux de méfiance et de reproches
réciproques s’intensifie. C’est à cause de
ces tensions entre adultes, et non parce
que, par principe, les tout petits ne
supporteraient mal les alternances de
séjour que ces derniers éprouvent des
difficultés à s’adapter à ces conditions
relationnelles.
C’est le cas par exemple lorsque l’un
des parents est trop anxieux à l’idée
de se séparer de l’enfant, ou un peu trop
possessif, en n’allant cependant pas
jusqu’à diaboliser l’autre et à vouloir le
faire disparaître de la vie de l’enfant :
ce premier parent met alors
assez souvent et plutôt involontairement
quelques obstacles, pour compliquer le
contact avec l’autre ; quand il parle
de ce dernier, il se centre surtout
sur ses manques, son insouciance, ses
défauts de vigilance, son indifférence
pour l’école ... Néanmoins, il ne se dresse
pas sur la route de cet autre avec la
conviction folle des rares
parents vraiment aliénants ( Hayez, Kinoo, 2004 ).
C’est encore le cas lorsque la
situation est tendue entre les
parents, l’un ne passant pas à l’autre ses
incartades réelles, mais sans pour
autant que tout soit prétexte à des bagarres
sans fin : ici, les adultes
ne s’aiment plus, mais restent objectifs dans
leurs revendications ; ils
n’empêchent pas l’enfant de circuler de l’un à
l’autre, à condition que le cadre légal
soit strict et qu’on ne se fasse pas de
cadeaux...
n’est qu’une intention : feu de
paille, qui ne résistera pas aux
exigences du terrain ; or cette
immaturité du projet est souvent
largement prévisible !
n’est qu’une manière d’ennuyer l’autre
conjoint : une fois mise en route,
elle ne se déroule que très
irrégulièrement, mais le parent de
mauvaise volonté a réussi à récupérer du
pouvoir officiel sur l’autre !
n’est que la porte ouverte pour
confier l’enfant à des grands-parents,
l’un des deux parents – le plus souvent
le père – se trouvant dans l’incapacité
d’assurer la gestion matérielle ou
affective du projet ( pour des raisons
professionnelles, par manque de
compétences dans la gestion du
quotidien ou par désir de liberté ...).| § III. Les résultats. |
les parents ne font pas du calendrier
concret des alternances un carcan rigide et
peuvent se montrer souples : telle
semaine, il y aura un écart à ce qui
est officiellement prévu ; par exemple,
pour répondre aux nécessités de la
vie sociale de l’enfant ... ou même parfois,
pour se faciliter un peu la vie l’un à l’autre.
les parents ne font pas des séjours
respectifs deux blocs
spatio-temporels clivés, parfaitement
étanches l’un à l’autre. Certes, chacun
reste maître des petites décisions du
quotidien quand l’enfant est chez
lui : mais il est quand même
préférable qu’il existe une certaine
cohérence éducative, suffisamment
d’harmonie dans les règles posées, de
l’information réciproque sur les états
d’âme de l’enfant, ses soucis ou ses
ruses manipulatrices, un seul médecin traitant, etc.
Continuer à accorder une égale importance
à la fonction paternelle et à
la fonction maternelle, habituellement
distribuées principalement sur les
« têtes » de leurs agents
les plus naturels, le père et la mère de
l’enfant. Par père, nous entendons ici
celui qui était investi du nom du père
et de la paternité effective avant
la séparation du couple.
Reconnaître concrètement cette
égale importance à l’autre,
l’ex-conjoint, toutes les fois,
majoritaires, où cet autre n’a pas gravement
démérité face à l’enfant.
Se reconnaître également cette
importance, cette valeur ... et cette
responsabilité à soi-même. Cela signifie
ne pas désinvestir l’enfant, notamment
les fois où on le voit moins souvent que
le premier parent ; continuer à
croire que l’on est important pour le
devenir de cet enfant, même quand le
conflit perdure et que l’autre parent
y met des obstacles ; ne pas se
laisser effacer spirituellement
( ce qui ne veut pas dire non plus qu’il faut
tout le temps faire un dur bras de fer
pour avoir accès à l’enfant, qui serait
alors comme l’otage convoité en permanence
par deux tribus ennemies ).| Conclusions. |
| BIBLIOGRAPHIE. |
| RESUMES. |
| Mots clés. |
| Index terms. |
| Palabras clave. |
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... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut. ... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez. |

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Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur
Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son
infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008, Jean-Yves Hayez |
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... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut. ... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez. |

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Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur
Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son
infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008, Jean-Yves Hayez |
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| PLAN. |
§ II. L’hébergement alterné et les conditions positives de son applicationA. Définition et enjeu.
B. Des problèmes persistent.
§ III. Les résultats.I. L’enfant concerné doit être positivement intéressé par la perspective de l’hébergement alterné et le demeurer si celui-ci est mis en place.
A. Un enfant positivement intéressé : discussion du concept.II. L’état d’esprit des parents
B. Comment en tenir compte ?
C. Applications en référence à l’âge.
1. On admet généralement que les bébés
2. A l’autre extrême d’âge, à partir de douze ans révolus
3. C’est donc dire que c’est entre 4-5 ans et 12-13 ans
A. Des parents demandeursIII. Conditions matérielles..
1. Dans nombre des casB. Des parents quérulents.
2. Dans d’autres cas, minoritaires
3. Dans d’autres cas encore,
C. Situations intermédiaires.
D. Décoder les motivations.
A.La distance géographique.IV. Une souplesse raisonnable.
B. Les valises.
Conclusions.I. Les résultats positifs de l’hébergement alterné.
II. Les risques et les résultats négatifs.
A. Trop miser sur la matérialité des mesures prises.
B. N’accorder aucune importance à la matérialité des mesures.
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| RESUMES. |
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