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Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez
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Fonction des parents
dans le traitement de
l'enfant hyperkinétique.
* biographie et receuil de publications scientifiques du
professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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Paru dans Louvain Med. 114 : 413-423, 1995.
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Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique
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J.-Y. HAYEZ.
(1).
Le terme « enfant hyperkinétique » ... « enfant présentant
un A.D/H.D. ( attention deficit/hyperactivity disorder - DSM IV
) » est employé dans la littérature et par les cliniciens avec des
acceptions et des nuances quantitatives très différentes. Il nous
paraît donc indispensable de préciser d'abord quelles sont les
nôtres.
Affirmer qu'un enfant est hyperkinétique, c'est - et ce n'est
que - le désigner par une dimension de son comportement : son
nervosisme important et perpétuel, du moins ce qui en est
ressenti comme tel par celui qui affirme.
Se pose ici, d'emblée, la question de la tolérance subjective
plus ou moins grande de cet évaluateur face au comportement
vivace de bien des enfants ... et du sentiment de contrainte qu'il
ressent ou non, à faire entrer tous les enfants qu'il examine
dans des catégories nosographiques préalables. Cette question
n'est pas qu'une vue de l'esprit. Aux USA, par exemple, le
diagnostic « ADHD »est très probablement largement
surévalué : on fait entrer dans cette catégorie beaucoup trop
d'enfants immatures, distraits, dont la concentration scolaire
est faible ... même si leur symptomatologie est mineure.
Même lorsque est apparemment résolu ce problème de la
subjectivité individuelle de l'examinateur; c'est-à-dire, par
exemple, lorsque existe un consensus de plusieurs cliniciens,
sereins et compétents, pour déclarer que l'enfant est
hyperkinétique, en référence à des critères qualitatifs et
quantitatifs bien codifiés ... il nous faut
constater que l'étiopathogénie de ce syndrome
est très hétérogène.
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I. ESQUISSE ÉTIOPATHOGÉNIQUE
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I. Liste des principaux facteurs étiologiques
susceptibles d'être en jeu.

(1). Les facteurs chronologiquement primaires sont ceux dont
l'action unique ou combinée fait apparaître le phénomène
clinique, au-delà d'un seuil d'expressivité estimé pathologique.
Les facteurs chronologiquement secondaires proviennent de
certaines réorganisations de l'enfant ou/et de son entourage
face à l'hyperkinésie, qui paradoxalement entretiennent ou
aggravent celle-ci. La pondération des uns et des autres est
mouvante au fil du temps.
II. Schématisation de quelques combinaisons factorielles
fréquentes.
A. Dans une première catégorie de cas,
il semble raisonnable
d'admettre que, initialement, l'hyperkinésie résulte de
l'imprégnation cérébrale par un facteur organique ( génétique ...
expression retardée de discrètes lésions périnatales,
etc.). Au fil du temps, il n'est pas exclu que la dysfonction
cérébrale aille d'abord en s'aggravant ( non-imprégnation des
informations, des expériences entraînant peut-être la
non-constitution d'une partie des réseaux associatifs - cfr le
problème de la débilité affective - ). Mais des facteurs relationnels
défavorables se surajoutent quasi systématiquement : parents et
enseignants sont épuisés et exaspérés par l'enfant, et deviennent
de plus en plus incohérents et rejetants. L'angoisse, l'image
négative de soi et le sentiment d'injustice s'amplifient chez
l'enfant et exacerbent son comportement difficile.
B. Dans les autres catégories,
l'existence du facteur
organique primaire indépendant est plus inconstante : parfois, il
est absent; parfois il a la même intensité que dans la première
catégorie. Les facteurs organiques secondaires, eux, sont
toujours susceptibles de s'installer; pour des raisons identiques
à celles de la première catégorie. Par contre, des facteurs
affectifs ou/et relationnels primaires existent toujours, à l'état
isolé ou en combinaison. Par la suite, s'installent également les
facteurs relationnels et affectifs secondaires que nous venons
d'évoquer. En voici quelques exemples :
B1. Présidant ou contribuant largement à l'installation du
nervosisme et de l'impulsivité, on constate l'existence d'une
dimension très anxieuse chez l'enfant : mélange fréquent d'une
composante constitutionnelle et de l'impact, en lui, de «
messages » très insécurisant émanant de l'entourage ( par
exemple l'enfant a été longuement hospitalisé quand il était
bébé, et les parents ne peuvent pas s'empêcher de se le
représenter comme menacé de mort, si pas mort vivant ).
B2. D'autres enfants ont vécu précocement beaucoup
d'expériences de rejet ou/et de rupture de liens affectifs
importants. Ils organisent leur psychisme sur le mode de la
carence affective. Il peut en résulter des comportements agités,
intolérants à la frustration, très captatifs et instables ( mélange
d'angoisse et de quête perpétuelle d'un « Bon objet » jamais
atteint ; cfr le concept de « dysharmonie évolutive » dans les
nosographies françaises ).
B3. D'autres enfants encore sont abondamment équipés en
pulsions ( tendance à prendre, à dominer; à posséder
amoureusement ...), et grandissent dans des familles qui, pour
des raisons variées, ne peuvent ou ne veulent pas éduquer
celles-ci : on les laisse donc d'abord tout faire. Petit à petit, ils
provoquent des conflits dans des milieux sociaux externes. Il est
même possible qu'ils finissent par épuiser leurs propres parents
: alors, ceux-ci se mettent à les affronter; avec une certaine
incohérence. On finit souvent par désigner ces enfants comme «
caractériels », étiquetage assez injuste puisqu'il met entre
parenthèses l'implication de l'adulte dans la genèse de la
problématique.
Par ces quelques esquisses, nous espérons avoir montré qu'il
fallait se départir de l'analyse simpliste « Enfant
hyperkinétique = toujours et seulement problématique céré-
brale ( au sens large du terme ) ». Chaque cas mérite une
analyse et une recherche soigneuse des facteurs susceptibles
d'être en cause. Ceux-ci sont mouvants dans la durée.
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II. IMPLICATION DES PARENTS DANS LE PROGRAMME THÉRAPEUTIQUE
(2).
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I. Se donner le temps de comprendre.
Lorsque les parents se décident à consulter; ils le font
souvent dans un grand sentiment d'urgence : ils sont épuisés, ils
« n'en peuvent plus » face à un enfant qu'ils décrivent comme
infernal.
Il est très important de ne pas s'immerger avec eux dans ce
sentiment d'urgence, qui exigerait de notre part une réponse,
soi-disant thérapeutique, trop immédiate : pour bien aider, il
nous faut le temps de comprendre, au moins quelque peu, et
ceci nécessite souvent plusieurs consultations destinées au
groupe familial, aux parents, et/ou à l'enfant seul
(3).
Elles visent à obtenir plusieurs catégories
de renseignements :
- élaboration de « photos de famille » ( ou, plutôt de «
clips-vidéo de famille ») (4)
qui permettent de saisir les
interactions et les sentiments de tous autour
d'événements très précis ( par exemple, le moment où
l'enfant commence à faire des bêtises au repas du soir );
- reconstitution de l'histoire de vie de l'enfant : anamnèse
médicale générale; événements; première approche des
représentations mentales qui le désignent, qui le
définissent : Quelle image a-t-on de lui? Quel avenir lui
prédit-on ? Comment le rattache-t-on à d'autres
membres ou événements de la famille?
- reconstitution de l'histoire de son problème :
Comment l'a-t-on remarqué et a-t-il évolué? Comment
se le représente-t-on? Comment se l'explique-t-on?
Qu'a-t-on fait, déjà, pour y remédier?
- mise en oeuvre, avec l'enfant seul, d'entretiens
complémentaires, de tests et d'épreuves projectives,
d'examens organiques cliniques et paracliniques.
Cette démarche à visée compréhensive, outre les
informations qu'elle apporte et les spéculations raisonnables
qu'elle permet, a déjà une fonction thérapeutique, à partir de la
bienveillance des intervenants qui écoutent et demandent des
précisions mais ne critiquent pas : ils prennent connaissance,
simplement, amicalement, d'un ensemble de phénomènes et
d'interactions qui a du sens pour leurs interlocuteurs, qui
représente pour eux la moins mauvaise forme d'équilibre
interactionnel qu'ils ont trouvée.
II. Proposer aux parents une modélisation, partielle et
partiellement spéculative, du problème de l'enfant
( et de la famille ...) aujourd'hui, et une esquisse
de ce que pourrait être la prise en
charge; les inviter à un pari sur le traitement.
A. Il faudra souvent invoquer des hypothèses multiples,
chacune partielle, en se gardant d'établir des
hiérarchies entre elles. Selon les cas, on se référera à :
- une composante organique : une différence dans l'équipement
ou/et la fonctionnalité du cerveau de l'enfant, qui le fragilise
dans certains domaines et pour une durée indéterminée;
- un tempérament anxieux ... dépressif ... un
suréquipement en pulsions;
- l'épuisement progressif des ressources éducatives de la
famille ( et peut-être d'autres milieux de vie ), et donc la
mise en oeuvre d'attitudes progressivement maladroites,
incohérentes, hostiles, désespérées;
- par ailleurs, il arrive que l'on soupçonne également
l'existence de facteurs familiaux « primaires » ( par
exemple : enfant mal accepté depuis toujours; enfant
objet de représentations mentales très anxiogènes, etc. ).
A leur propos, nous sommes moins sûrs qu'il faille les
évoquer explicitement et immédiatement dans cette
première modélisation du problème. Mieux vaut parfois
se limiter à enregistrer qu'ils opèrent et prévoir que, au
fil des conversations ultérieures, on aidera les parents à
mieux les préciser encore et à en comprendre le sens
vécu pour eux.
B. Après avoir écouté la réaction des parents
à la modélisation proposée, et mis au point
avec ceux-ci ce
qui sera une modélisation commune, les intervenants
peuvent évoquer les grandes lignes possibles de la
prise en charge future. Pour être efficace, celle-ci
devrait être longue, énergique, et coordonnée entre
plusieurs partenaires :
- le premier de ceux-ci, c'est l'enfant, sujet, agent de son
propre destin, porteur d'une liberté, tout imparfaite
qu'elle soit, et qui doit donc être écouté, informé de ce
que l'on se propose de faire à son sujet, encouragé à s'y
associer activement. En fin de compte si, après première
expérimentation et évaluation, il disait « non » aux invi-
tations qui l'impliquent le plus centralement ( par
exemple, prise de médicaments, rééducation ), il faudrait
le respecter; quitte à le réinterpeller de temps en temps
à ce propos. Nos traitements ne constituent jamais des
sortes de « dressages » de jeunes chiens fous;
- les deux parents gagnent a s'impliquer dans
l'accompagnement, pour se compléter et se renforcer
mutuellement : la participation active du père, aux côtés
de la mère, dans la programmation éducative spécifique
est quasi-indispensable. On doit mettre beaucoup
d'énergie à l'obtenir! ...
- les parents gagnent également à demander l'aide de la
fratrie et de la famille élargie, afin que les objectifs mis
en route deviennent l'oeuvre de tous, dans la mesure du
possible ... il s'agit néanmoins d'inviter; sans culpabiliser
ceux qui refuseraient.
Frères et soeurs collaborent plus volontiers si, par ailleurs,
ils reçoivent également leur part d'attention et s'ils
constatent que les parents les protègent parfois des déborde-
ments de l'enfant hyperkinétique qui bousculent leur propre
territoire. Au minimum, on doit exiger d'eux qu'ils s'abs-
tiennent de provoquer négativement l'enfant, et de saboter le
travail des parents;
- enfin, d'autres systèmes de vie de l'enfant, et surtout le
milieu scolaire, sont invités eux aussi à s'impliquer dans
l'accompagnement, selon une dynamique très proche de
la guidance parentale, et en s'accordant avec les parents
sur des objectifs communs (5).
C. Comme on le voit, le prix à payer en investissement de
soi est important
pour les adultes interpellés : on peut donc en
discuter avec eux et leur laisser le temps de réfléchir, de façon
lucide : c'est seulement en s'engageant intensément que l'on
peut espérer une certaine efficacité; les demi-mesures, par
exemple celles qui n'exigeraient des investissements que du seul
enfant, cela ne fonctionne pas beaucoup ...
III. Réaliser un programme de prise en charge global, tel qu'il
est discuté avec ceux qui font le pari de s'y engager.
En voici les constituants les plus habituels :
A. Prise en charge directe de l'enfant
- Relation avec un médecin qui l'informe des causes de
son problème, qui lui parle de l'ensemble de ses
ressources, et qui le médicamente éventuellement ( si l'on
estime qu'existent d'importantes composantes
organiques, et si l'enfant n'est pas foncièrement hostile
à ce propos ).
- Psychothérapie de soutien avec, entre autres, des
dimensions cognitivo-behavioristes, où l'on associe
l'enfant au programme éducatif que se proposent ses pa-
rents ; certaines séances ont donc lieu avec eux.
- Rééducations d'éventuels déficits ou immaturités
neuropsychologiques ( psychomotricité; éducation de
l'attention; logopédie; éducation des structures logiques
de la pensée; cours particuliers ...).
- Psychothérapie individuelle d'orientation analytique si les
conflits affectifs s'avèrent importants.
Attention toutefois à ne pas saturer l'enfant par trop de
séances, théoriquement d'orientation différente. Les
professionnels devraient souvent être polyvalents, et
combiner; dans la même unité de temps, par exemple, «
rééducation + psychothérapie de soutien ».
- Eventuellement, réorientation scolaire ( réseau
d'enseignement spécialisé ); fréquentation d'un hôpital de
jour ou d'une institution spécialisée.
B. Prise en charge des parents
- Le « coeur » de cette prise en charge, c'est une guidance
parentale : séances régulières, par exemple, 2 x par mois,
centrées sur l'amélioration de la relation parents-enfant, et
sur celle de l'efficacité sociale de l'enfant; mélange d'écoute,
de psychothérapie de soutien, et de
composantes cognitivo-behavioristes.
Cette guidance parentale se prolonge par des entretiens
occasionnels parents-enfant problématique, parents-fratrie,
et par des réunions de coordination parents-enseignants.
- Lorsque certaines représentations mentales des parents
semblent enserrer depuis toujours l'enfant dans un
carcan d'angoisse et de dépression, ou/et lorsque son
éducation réavive chez l'un d'entre eux d'importants
conflits psychiques, ou/et lorsque existent de sérieux
conflits conjugaux, on gagne à compléter la guidance des
parents par une psychothérapie individuelle de l'un des
parents ou par une psychothérapie de couple.
Parfois, on le fait sans le déclarer explicitement, en intensifiant
les moments de rencontre avec les parents, et en consacrant une
partie du temps à une centration plus personnelle ( ou
conjugale ) du discours. Parfois, on annonce clairement le
projet, et l'on dissocie les moments de guidance et ceux de
thérapie.
C. La guidance des enseignants
Elle est très analogue à celle des parents, et inclut des moments
de rencontre et de concertation parents-enseignants.
IV. Schématisation du déroulement d'une guidance parentale.

V. Etude détaillée des informations susceptibles d'être
proposées aux parents.
A. Le cas échéant, une partie des informations porte sur les
attitudes parentales susceptibles de réduire l'angoisse de
l'enfant hyperkinétique.
Nous nous limiterons à indiquer quelques attitudes qui peuvent
réduire les angoisses secondaires ( celles qui sont liées à la
perception, par l'enfant, de son problème et des tensions qu'il a
entraînées dans sa famille et son entourage ) :
- cadre de vie bien organisé ; retour très prévisible des
activités : rites et horaires réguliers; stabilité dans
l'organisation matérielle de la maison; stabilité dans les déci-
sions prises par les parents, et les directions de vie qu'ils
donnent;
- abstention stricte de messages menaçants liés à
l'hyperkinésie ( menaces par la forme, par exemple, cris et
colères des parents ; et menaces sur le fond, par exemple, «
Tu vas aller en internat »).
Même s'il arrive que certains enfants, vécus comme très
problématiques, doivent séjourner en internat spécialisé, la
décision de les y envoyer ne devrait pas succéder à une longue
suite de menaces; d'ailleurs, fondamentalement, l'institution
n'est pas un lieu de punition mais un lieu d'aération, de socia-
lisation, de meilleur traitement; les adultes pourraient donc en
envisager l'éventualité dans la discrétion;
- abstention de punitions qui soient des agressions du corps ou
des sources d'effroi.
B. Le cas échéant, d'autres informations portent sur la
réduction de la dimension dépressive, de l'image négative de soi
élaborée par l'enfant.
Ici aussi, nous nous limiterons à considérer la remédiation aux
composantes chronologiquement secondaires de ces dépressions :
- s'abstenir de disqualifier l'enfant; se réhabituer à le
considérer globalement, avec sa part de ressources
physiques et mentales, et attirer l'attention de tous - lui inclus
... - sur l'existence de celles-ci;
- faire appel à l'enfant ( aide matérielle ; interlocuteur valable
dans une conversation etc.);
- de façon plus générale, lui donner chaque jour; gratuitement
( donc, même les « mauvais » jours ) au moins un signe tangible
d'amitié ou/et d'estime;
- l'encourager à fréquenter des gens qui l'aiment et l'estiment (
par exemple, des amis, un grand-parent aux yeux de qui il
trouve grâce ...).
C. Systématiquement, on peut proposer des
informations portant sur l'éducation des pulsions et d'un
meilleur contrôle psychomoteur.
1. Le cadre de l'action éducative.
Nous avons déjà évoqué l'importance de l'implication de tous,
notamment du père ; la fratrie doit au moins s'abstenir de
provocations négatives.
L'on peut encore encourager les parents à persévérer lorsqu'ils
expérimentent une nouvelle attitude : s'habituer à
l'expérimenter au moins trois mois avant d'introduire
une modification significative, sauf les très rares fois où,
manifestement, son effet est destructeur; lutter contre
l'instabilité et les découragements rapides qui se sont installés
au fil du temps.
A ce propos, l'on doit prévenir les parents que souvent, en
début de modification d'attitudes, il existe un « effet rebond » :
l'enfant teste leur force, leur solidité et se bat pour maintenir
l'équilibre antérieur; il faut pouvoir passer à travers cette
protestation transitoire.
2. Attitudes qui visent à prévenir les débordements.
- Cfr ce qui a été proposé pour réduire l'angoisse : ordre;
organisation stable de la vie; prévisibilité; rites.
- Calme autour de l'enfant ; ne pas l'entraîner dans des
situations trop excitantes ( par exemple, courses au
supermarché; repas trop longs et trop animés; sources de
distraction autour de l'endroit de ses devoirs, etc.).
- Ne pas lui demander de gérer des situations trop
compliquées ( par exemple, prévoir des chaussures sans
lacets, des vêtements faciles à enfiler ; les lui préparer; bien
accessibles, à un endroit rituellement convenu ).
- Le préparer à assumer des expériences nouvelles,
surtout si on les prévoit stressantes ou excitantes ( par
exemple, avant de le faire aller chez le dentiste, parcourir à
l'avance avec lui l'une ou l'autre composante de l'expérience
et de ce que l'on souhaite de lui ... être à ses côtés au moment
de l'expérience ... convenir avec lui d'un petit « signe secret »
- mimique, geste du doigt - s'il commence à décompenser;
pour l'aider à maintenir son adaptation ... sinon - et si c'est
possible - le sortir de la situation expérientielle et
accompagner sa sortie ).
3. Attitudes qui fixent l'organisation basale de sa vie.
- Cfr ce qui a déjà été dit sur l'importance de l'ordre, de
la stabilité, du calme et sur celle des signes d'amitié et
d'estime.
- Lui donner un territoire, bien à lui, où il
puisse faire ce qu'il veut ( s'il respecte néanmoins
les « règles sacrées » : cfr infra ), et où l'on vérifie
régulièrement qu'il n'introduise pas de sources
de danger physique.
- Veiller à ce qu'il ait l'occasion de dépenser son énergie
dans des activités ludiques, sportives, qui engagent
intensément sa musculature.
- Réagir dès qu'il commence à décompenser ( lors de
situations excitantes, frustrantes, stressantes ...) : être à côté de
lui, l'aider en prenant sur soi une partie de la tâche ( avec
modération néanmoins : il pourrait finir par en abuser ) ...
l'encourager; utiliser « le signe secret » souriant qui lui indique
l'amitié de l'adulte, sa confiance, son désir d'aider ( clin d'oeil
encourageant ).
- Fixer quelques ( pas plus de 4,5 pour un enfant de 8,9
ans) « règles sacrées », concrètes, de type « oui » ou « non »,
variables pour chaque famille ( exemple: « Personne ne pousse
des cris dans la maison ... personne n'insulte les parents ... tu
restes toujours à plus de deux mètres de la stéréo ...»);
sanctionner l'observance des règles ; s'abstenir d'alourdir leur
nombre et d'en changer; aussi longtemps que l'observance de
ce qui est déjà demandé n'est pas devenu automatique.
Se souvenir néanmoins que l'enfant a du mal à généraliser le
sens des règles : par exemple, il finira par ne plus pousser de
cris dans la maison, mais il ne comprendra pas ipso facto que,
mettre sa radio à tue-tête, c'est une nuisance équivalente : il
faudra donc le lui expliquer patiemment, et ajouter
des applications à la règle, concrètement, une à une ...
4. Inviter l'enfant à « s'améliorer »?
S'améliorer est un concept imprécis : il renvoie à l'idée de
comportements estimés plus mûrs, plus sociables, plus «
sublimés » que l'enfant finit par poser; et parce qu'il le désire, et
en « faisant des efforts » pour y arriver ( qui veut la fin veut les
moyens ).
Cette invitation à donner le meilleur de soi-même peut s'adresser
à l'enfant hyperkinétique comme à tous les autres, en signe du
désir et de l'espérance de ses parents sur lui. Elle se dit dans le
dialogue et ne constitue pas un ordre : à un certain moment,
l'enfant doit être intéressé par elle et la reprendre à son
compte ... sinon, il faut en changer; sans s'obstiner.
Sur quoi peut-elle porter?
a) inviter l'enfant à améliorer certains comportements (
performances quotidiennes, par exemple, s'habiller seul, ou
actes conviviaux, par exemple, rendre un service ) :
Lui donner un cadre stable, sans sources de
distractions.
Si c'est possible, partir de ce qu'il sait déjà
produire : le lui faire remarquer; l'en féliciter; l'y
stabiliser.
L'intéresser aux étapes supplémentaires; les
décomposer en petites sous-étapes précises; en faire la liste
écrite et le chronogramme pour lui.
Lui rappeler rituellement le projet; l'encourager;
ne pas sanctionner négativement la stagnation, mais
sanctionner positivement le progrès ( cfr infra ).
b) inviter l'enfant à penser avant d'agir, à programmer ses
comportements ( en fonction de la réaction prévisible des
parents ou de l'entourage ... en fonction d'objectifs per-
sonnels ) :
L'intéresser à ce projet ( peu probable avant 8-9
ans ).
« Modeling » : le faire soi-même à haute voix
devant lui ( c'est-à-dire commenter l'idée de l'action, le
plan de l'action avant de la faire ... et ne la faire - « j'y
vais » - que si l'effet escompté est favorable ).
Proposer des expériences fictives où il s'entraîne
à penser avant d'agir.
Mettre au point avec lui une comptine rituelle de
postposition de l'action immédiate et de réflexion sur la
valeur de l'action projetée. Par exemple, « Stop - sera-t-on
content ? - j'agis ... ou je n'agis pas ( selon la réponse à la
question ) »; par exemple, compter jusque 5 ... puis se poser
la question : « Si je le fais, sera-t-on content de moi ? Y a-t-
il une manière de le faire pour que l'on soit content de moi? »,
puis agir ou renoncer.
S'il est plus âgé, lui apprendre à écrire des «
problem-solving plans », et à en tenir compte.
L'encourager répétitivement à utiliser ces rites
dans la vie concrète ; le féliciter et le récompenser
positivement s'il y parvient ...
5. Les sanctions et l'indifférence.
- Dans la vie de l'enfant hyperkinétique, si distractible, les
sanctions positives ( lors de l'observance des règles, lors de
ses efforts vers l'amélioration, lors de certains de ses
comportements spontanés ) devraient être abondantes, et
l'aider à fixer son attention sur quelques attentes-clé
d'autrui.
Si l'on souhaite qu'elles « renforcent » l'apprentissage d'un
nouveau comportement, elles doivent se répéter
systématiquement au début de l'installation de celui-ci, et
suivre rapidement l'effectuation. Il faut faire preuve
d'imagination pour qu'elles apparaissent comme « signifiantes
» à l'enfant ( par exemple, faire le grand dessin d'un beau
jouet attendu, le décomposer en un puzzle, et coller
progressivement les pièces du puzzle ... ce qui peut s'avérer
intéressant pour un grand enfant; un plus jeune aura plus
probablement besoin de récompenses moins abstraites, plus
immédiatement tangibles: bonbons, petits jouets, pièces de
Lego ...) (6).
- L'indifférence devrait s'appliquer largement, elle aussi,
et « répondre » à tout ce qui est inapproprié, mais non
dangereux, non menaçant pour
soi et pour autrui ou/et non exigé dans « les règles sacrées ».
Ce n'est néanmoins pas une indifférence désespérée : c'est
l'attente silencieuse de celui qui espère que, à terme, les
dysfonctions s'améliorent ... et qui sait qu'il ne faut pas
brusquer le rythme de l'enfant. Ce doit être une indifférence
totale ( grommeler; soupirer; exprimer sa déception par un gros
mot susurré entre ses dents ... c'est déjà sortir de l'indifférence
et sanctionner négativement! ).
- Les punitions ne devraient s'appliquer qu'à la non-
observance des règles sacrées, ou/et à la production
spontanée des comportements réellement dangereux ou des-
tructeurs d'autrui.
Alors, elles devraient être systématiques elles aussi, et suivre
rapidement l'acte litigieux.
Avant la punition, l'interdiction et sa raison d'être devrait être
rappelée chaque fois, éventuellement avec la même phrase ri-
tuelle qui l'introduit: « Non, ... tu ne peux pas ... ( pour telle
raison ) ...». Puis l'adulte devrait rester près de l'enfant, dans
une assez large mesure, pour l'encourager à accepter la
punition comme un mal inéluctable mais constructif.
Selon les circonstances, les punitions peuvent consister en :
frustrations matérielles ... moments de « time-out » ( mise à
l'écart de l'enfant dans un endroit pauvre en distractions
plaisantes, non dangereux, non effrayant ) ... « grèves » de
l'adulte ( l'adulte ne preste pas tel acte agréable attendu ;
attention à ce que l'enfant ne le confonde pas avec un retrait
d'amour diffus !...).
Elles ne devraient jamais consister en insultes, ni en retrait
d'amour.
- Dans une certaine mesure - ni nulle, ni totale ! - on peut
également ne pas épargner à l'enfant les conséquences
désagréables des actes négatifs qu'il a posés ( par exemple,
affrontement
coléreux avec un voisin dont il a piétiné le potager ... avec un
plus grand qu'il a taquiné ) : si ces affrontements sont
mesurés, ils peuvent l'aider à respecter l'autre.
- Quelques remarques connexes :
On peut promettre à l'enfant une sanction positive s'il
réussit une nouvelle prestation ... mieux vaut cependant ne
jamais rien promettre pour qu'il cesse de produire un
comportement jugé mauvais : cette « promesse » de l'adulte
est vécue comme un acte de chantage et de mendicité, et
l'enfant se ressent en une position de force, culpabilisante
pour lui.
Lorsque l'enfant commence un effort, puis rate ou ne
persévère pas, mieux vaut ne pas accompagner cette
séquence comportementale par des attitudes de sanction
positive suivies de sanction négative ( grommeler ... susurrer
sa déception ... le disqualifier). Dans un tel contexte, le seul
accompagnement structurant est un encouragement,
l'expression d'une espérance : « Ça ira bien un jour ».
On peut enfin vérifier si, dans la vie quotidienne,
involontairement, on ne donne pas de sanction positive au
comportement problématique, et de sanction négative à la
réussite ( par exemple, être très présent aussi longtemps que
l'enfant ne mange pas correctement ... et le laisser seul, en
retournant à ses propres occupations, dès qu'il a réussi à
bien se tenir à table! ).
Remarquons donc bien, à ce propos, que la présence
encourageante auprès de l'enfant au moment de sa difficulté,
attitude que nous avons recommandée à l'une ou l'autre
reprise, doit être conçue avec prudence : il faut évaluer le
risque d'abus par l'enfant, qui « séduirait » de la sorte l'adulte
... et il ne faut en tout cas pas le « laisser tomber » quand il se
met à aller mieux.
Sans qu'il soit possible d'entrer dans tous les détails de la
démonstration, cet article a esquissé combien peut être
multifactorielle l'étiopathogénie sous-jacente au comportement
hyperkinétique de l'enfant.
Corollairement, la prise en charge elle aussi gagne énormément à
être multifactorielle : une médicamentation de l'enfant
s'indique essentiellement lorsque l'on est raisonnablement
certain de l'existence d'une composante organique à son
problème. Elle doit être couplée à d'autres mesures comme :
rééducation de ses difficultés d'apprentissage,
réorientation scolaire, psychothérapie centrée sur ses
éventuels conflits affectifs, ou à visée cognitivo-
behavioriste.
Dans tous les cas, la guidance des parents, et, dans toute la mesure
du possible, celle des enseignants, constituent une dimension-clé
du traitement : nous avons montré combien les tâches qui
attendent ceux-ci étaient exigeantes, et demandaient
coordination de tous. A ce prix, l'on peut espérer enrayer des
complications trop souvent évoquées dans la littérature tels
l'échec scolaire massif, les troubles majeurs du comportement
et la mauvaise image de soi et la dépression.
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Résumé en français.
Cet article rappelle d'abord les multiples significations de
l'hyperkinésie de l'enfant. Ensuite, il décrit le rôle important
que peuvent jouer les parents dans la prise en charge du
problème. Leur contribution thérapeutique peut s'avérer
décisive, mais ne s'exerce pas à n'importe quel prix.
Grâce à une guidance régulière, ils peuvent trouver des attitudes
qui réduisent l'angoisse et l'image négative de soi de l'enfant,
qui éduquent ses pulsions et améliorent son contrôle
psychomoteur. En particulier, le domaine des règles familiales,
des sanctions positives et négatives et de l'indifférence doit être
beaucoup travaillé.
On peut réfléchir avec les enseignants de manière analogue à ce
qui se fait avec les parents ; la coordination des parents et des
enseignants est de première instance.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
Résumé en anglais : Summary.
Parental Function for Hyperkinetic Children's' Management.
The author first describes the numerous possible etiologic factors,
implicated in child hyperkinetic behavior.
Then, he writes about the parents important function to take
charge of the problem. Their therapeutic contribution can be
decisive, but requires a lot of energy ; Thanks to a psychosocial
guidance, they can find new attitudes that reduce the child's
anxiety and negative self-esteem. They also can better educate
the expression of his pulsions and improve his psycho-motor
control. Topics such as family rules, negative and positive
sanctions, and indifference have to be worked out.
The child's teacher can be associated to this work, as well as the
parents. rite coordination between parents and teacher is very
important to improve.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
Résumé en espagnol : Resumen.
N.B.
(
N.B.)
Papel de los padres en el tratamiento del niño iperactivo.
Este artículo recuerda en primer lugar los múltiples
significados de la iperactividd en el niño. A continuación,
describe el papel importante que pueden desempeñar los
padres en la gestion educativa del problema. Su
contribución puede resultar decisiva, pero no se ejerce a
cualquier precio. Gracias a una ayuda
profesional, pueden encontrar actitudes que reducen la
angustia y la imagen negativa del niño, que educa sus
impulsos y mejora su control psicomotor. En particular,
el ámbito de las normas familiares, de las sanciones
positivas y negativas y de la indiferencia debe ser mucho
trabajado.
Se puede reflexionar con los maestros de manera similar
a lo que se hace con los padres; la coordinación de los
padres y de la escueal es de primera importancia.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
hyperkinésie, guidance parentale.
hyperkinésie, dirección parental.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
- Notes. -
(1). Pédopsychiatre, service de Psychopathologie, Cliniques
Universitaires St-Luc ( UCL ), 10, avenue Hippocrate, 1200
Bruxelles.
(2). En référence à ce qu'il nous a été demandé d'exposer dans
cet article, nous nous limiterons donc à décrire l'implication des
parents dans le traitement. Nous ne parlerons presque pas de
ce qui se programme directement avec l'enfant (
médicamentations surtout s'il y a composante organique;
rééducations, psychothérapies de types divers ...).Ceci ne
signifie évidemment pas que nous n'y attachons pas
d'importance!
(3). Les rares fois où l'on a la certitude que tout le monde est à
bout et qu'il en résulte du danger; l'on peut mettre l'enfant en
observation en milieu hospitalier.
(4). Pour plus de détails, se référer à l'article : Hayez J.-Y., les
premiers entretiens, Neuropsychiatrie de l'enfance, 1984, 32-1,
p. 1-9.
Vous pouvez voir le texte original " les premiers entretiens "
ici
(5). L'espace nous manque pour développer ce thème de
l'implication des enseignants, mais celle-ci est essentielle. On
peut notamment se centrer sur : la circulation des informations
entre parents et enseignants l'accord entre eux sur quelques
objectifs qui concernent le comportement quotidien;
l'adaptation de la demande de l'école aux capacités de l'enfant,
tant dans le champ des apprentissages que dans celui de la
discipline. Cette coopération n'est pas toujours possible dans le
cadre d'une classe surchargée! Parfois, il faudra réorienter
l'enfant vers l'enseignement spécial ( e.a. type VIII lors de la
scolarité primaire ).
(6). Il peut arriver néanmoins que certains enfants, surtout
jeunes, soient trop excités par la perspective de la récompense
matérielle immédiate, par le bonbon, et ne pensent plus qu'à se
le procurer; ... il ne faut donc pas sous-estimer l'impact des
récompenses morales répétées : s'intéresser ostensiblement à ce
qu'il produit et l'en féliciter;
Création le 2 janvier 2005.
Dernière mise à jour
le dimanche 06 juillet 2008.
Issu d'un tiré-à-part reçu de
Louvain Médical.
ds.ds
|
Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique. |
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480 mais est
encore correcte avec les écrans plus grands 1600x1200 ou autres.
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Plan.
ici
Résumé - Abstract - Resumen.
ici
Mots clés - Palabras clave.
ici
Notes.
ici
Télécharger.
ici
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Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique. |
Résumé en français : Résumé.
ici
Résumé en anglais : Summary.
ici
Résumé en espagnol : Resumen.
ici
|
Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique. |
Cochez ici pour voir le texte original et intégral
immédiatement sur votre écran.
Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique
INTRODUCTION
I. ESQUISSE ÉTIOPATHOGÉNIQUE
II. IMPLICATION DES PARENTS DANS LE PROGRAMME THÉRAPEUTIQUE.
CONCLUSIONS.
|
Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique. |
- Notes automatiques. -
.
.
Note N.B.
(N.B.). Ce résumé approuvé par le
professeur Jean-Yves Hayez a été ajouté
au texte le 14.07.2005
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note 1.
(1). Pédopsychiatre, service de Psychopathologie, Cliniques
Universitaires St-Luc ( UCL ), 10, avenue Hippocrate, 1200
Bruxelles.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
|
Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique. |
.
.
Note 2.
(2).
En référence à ce qu'il nous a été demandé d'exposer dans
cet article, nous nous limiterons donc à décrire l'implication des
parents dans le traitement. Nous ne parlerons presque pas de
ce qui se programme directement avec l'enfant (
médicamentations surtout s'il y a composante organique;
rééducations, psychothérapies de types divers ...).Ceci ne
signifie évidemment pas que nous n'y attachons pas
d'importance!
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
|
Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique. |
.
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Note 3.
(3).
Les rares fois où l'on a la certitude que tout le monde est à
bout et qu'il en résulte du danger; l'on peut mettre l'enfant en
observation en milieu hospitalier.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
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Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique. |
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Note 4.
(4).
Pour plus de détails, se référer à l'article : Hayez J.-Y., les
premiers entretiens, Neuropsychiatrie de l'enfance, 1984, 32-1,
p. 1-9.
Vous pouvez voir le texte original " les premiers entretiens "
ici
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
|
Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique. |
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.
Note 5.
(5).
L'espace nous manque pour développer ce thème de
l'implication des enseignants, mais celle-ci est essentielle. On
peut notamment se centrer sur: la circulation des informations
entre parents et enseignants l'accord entre eux sur quelques
objectifs qui concernent le comportement quotidien;
l'adaptation de la demande de l'école aux capacités de l'enfant,
tant dans le champ des apprentissages que dans celui de la
discipline. Cette coopération n'est pas toujours possible dans le
cadre d'une classe surchargée! Parfois, il faudra réorienter
l'enfant vers renseignement spécial ( e.a. type VIII lors de la
scolarité primaire ).
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
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Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique. |
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Note 6.
(6).
Il peut arriver néanmoins que certains enfants, surtout
jeunes, soient trop excités parla perspective de la récompense
matérielle immédiate, par le bonbon, et ne pensent plus qu'à se
le procurer; ... il ne faut donc pas sous-estimer l'impact des
récompenses morales répétées: s'intéresser ostensiblement à ce
qu'il produit et l'en féliciter;
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
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Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique. |
Pour télécharger ce site ...
|
Fonction des parents dans le traitement
de l'enfant hyperkinétique.
|
... en format
traitement de texte reçu du professeur
Jean-Yves Hayez, vous avez les choix suivants :
Format word 9.0 pour imprimante couleur ( 05.09.2005 ).
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
liste des mots-clés du site au 28 septembre 2005.
abus sexuel,
accompagnement éducatif,
adolescents abuseurs,
adolescents,
allégation d'abus sexuel,
angoisse de séparation,
angoisse,
anxiété,
assuétude,
autorité parentale,
beaux-parents,
besoins psychiques des enfants,
bizarrerie sexuelle infantile,
cadre thérapeutique,
confidences,
confidentialité,
conformisme,
culpabilité,
debriefing collectif,
délinquance,
dépendance,
dépression,
destructivité,
deuil compliqué,
deuil pathologique,
éducation sexuelle,
enfant abuseur,
enfants,
énuresie,
éthique,
équipes SOS-Enfants,
famille,
famille reconstituée,
Familles restructurées,
guerre,
identité,
infanto-juvénile,
intervention de crise,
Jean-Yves Hayez,
jeux sexuels,
livres,
mendiants,
mort,
mort d'un proche,
mots-clés,
pédopsychiatrie,
perversion sexuelle infantile,
perversion sexuelle,
peur,
pornographie,
protection,
psychiatrie de liaison,
psychothérapie,
publications,
relation de soin,
réparations,
réseau de santé,
sanctions,
secrets de famille,
séparation parentale,
sexualité infantile,
sexualité normale,
signalement,
soins pluridisciplinaires,
stress,
SOS-enfants,
suggestibilité,
syndrome de stress post-traumatique,
traumatisme psychique,
trouble de l'endormissement,
trouble du comportement,
trouble psychique,
urgences,
violence,
vulnerabilité.