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Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez
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Echanges
au sujet de
l'hébergement alterné.
* biographie et receuil de publications scientifiques du
professeur Jean-Yves Hayez.
cochez nouveautés pour voir les textes les plus récents
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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Echanges au sujet de l'hébergement alterné.
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Jean-Yves HAYEZ répond à 13 situations.
Situation 1.
Situation 2 le 9 avril 2004 de seyweb@skynet.be.
Situation 3 le 9 avril 2004 par S.
Situation 4 le 2 juin 2004, par Didier.
Situation 5 le 10 juin 2004 par une maman.
Situation 6 le 23 juillet 2004.
Situation 7 le 20 août 2004, par une maman.
Situation 8 le 11 octobre 2004 par Marie.
Situation 9 le 21 décembre 2004, par Alexa et Jean.
Situation 10 le 31 décembre 2004, par Michel.
Situation 11 le 22 janvier 2005.
Situation 12 le 29 janvier 2005 par Monsieur R.
Situation 13 le 12 mars 2005, par Delalleau Gérard.
Voir aussi : courriels reçus au sujet de l'hébergement alterné
ici

Situation 1.
Tout simplement bravo, je pense qu'effectivement l'enfant
a besoin avant
tout d'un modèle, d'un foyer, d'une structure familiale et que de le
promener une semaine par ci une semaine par là, n'est que le résultat
égoïste d'adultes aux idées nouvelles sur la conception de la famille.
Personnellement, je pense que la personne qui quitte le foyer pour des
raisons x ou y ( sauf pour des cas grâves, par ex : attouchements sur
enfant, violence conjugale,...) doit assumer le fait que l'enfant
n'a pas à
subir ses choix. quant on choisit, on assume et on laisse à
celui qui reste,
la charge d'éduquer l'enfant. Il ne faut pas banaliser
la conception d'un
enfant, on ne fait pas un enfant parce qu'on en a envie parce que
j'aime ... pour le moment ... la personne avec qui je suis
en couple, mais
parce qu'on est sûr de pouvoir l'assumer jusqu'au bout, lui apporter
équilibre et exemple éducatif. je pense qu'on banalise à
outrance le fait de
mettre un enfant au monde, c'est un acte sacré et mûrement réfléchi,
dommage que la socièté actuelle nie ce simple
principe ... un enfant ça se
mérite et ça se respecte car il n'a pas demandé à
venir au monde ! !. C'est
mon avis et je le partage ... hihi
Réponse de Jean-Yves HAYEZ
Eh bien sachez que votre avis ... nous le partageons
aussi ... c'est vrai que nos enfants sont des êtres
précieux et qu'ils méritent
bien que nous mettions de l'eau dans notre vin et
que nous nous fassions
quelques concessions en couple, pour continuer à
gérer ensemble cette
famille que nous avons pris la responsabilité de
mettre en place. Si ça ne
va vraiment plus, au delà d'une simple crise, la
séparation des adultes peut
être le moindre mal, mais il ne faut pas se voiler
les yeux : elle blesse les
enfants et il faut bien du temps et de l'écoute
pour que ça cicatrise. Et
alors, décider de leur endroit de séjour est
une décision délicate, à laquelle
il faut les associer dans toute la mesure du possible. Et il n'y a
certainement pas de solution toute faite !
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be

Situation 2 du 9 avril 2004 de seyweb@skynet.be.
A propos de la garde alternée je suis
parfaitement d'accord avec vous ,
mais comment voulez vous que cela soit réalisable ,
alors que les services d'aide et
protectionnels des enfants n'ont aucune
coordination entre elles ... je me vois confrontée
à un cas , où le papa ne peut plus voir
sa fille de 6 ans sur la simple décision de la mère de
l'enfant , et malgré un écrit du procureur
du roi , n'omettant aucune objection à ce que
l'enfant voie son père , malgré un dossier
fait par les policiers de la région disant que
l'enfant est en danger chez sa mère, malgré
que le dossier du père est parfaitement
irréprochable ... il ne se passe, rien !
On répond au père qu'il faut qu'il demande une
révision du droit de garde, mais en
même temps on lui répond qu'il faut des preuves pour
étancher cette demande ? ? ? ? et lorsqu'il
rétorque qu'il y a le dossier de la police , on lui
répond qu'on ne peut présenter ces pièces
au civil ? ? ? ? que seul l'avocat du père a le droit
de le consulter au parquet mais qu'elle
ne pourra s'en servir au civil ? ? ? ? ? ? Le S.A.J. de
la région de l'enfant a été saisi par la
police, vu le danger que les policiers ont découvert
dans le chef de la mère, et lorqu'on
demande au S.A.J. ce qu'ils vont faire pour aider
l'enfant, ils répondent qu'ils vont entendre
la mère et le père et que si le danger est
réellement présent chez la mère, ils
verront à un éventuel placement de l'enfant en internat
ou encore en famille ... alors que le père
a tout pour mettre son enfant hors de danger et
que cette solution serait la moins
traumatisante pour l'enfant ... Que doit-on penser de ce
genre de réflexion ? peut-on appeler
cela de l'aide aux enfants ? Je tiens aussi à préciser que
le S.A.J de la région de l'enfant agirait
de cette facon d'après leurs propres dires mais par
contre après renseignements auprès du S.A.J.
de la région du papa, eux remettraient l'enfant
directement au père le temps que l'enquête
soit cloturée. Pourquoi deux services totalement
identiques fonctionnent-ils de façon si
différentes ? ? ? ? ? ? Plus fort encore, lorsque le père
demande aux policiers de l'accompagner
au domicile de la mère pour prendre son enfant,
on lui rétorque que la police ne fait
plus ce genre d'action, alors que faut-il faire ? ? ? ? Je
recherche actuellement des associations
ou autres qui pourrait nous aider dans cette
affaire, car nous ne voudrions pas
que l'on attende qu'il arrive quelque chose
à l'enfant avant de réagir,
mais qui contacter dans ce cas ? ? ? ? ? ? ? ? ...
Il serait bon que des sites comme le vôtre,
y mette des liens pouvant aider les parents
et enfants en difficulté afin qu'ils trouvent à
quel bonne porte frapper ... Si quelqu'un
a une réponse à mes questions, laissez-moi un
mail à l'adresse ci-dessous ... merci
d'avance seyweb@skynet.be
Réponse de Jean-Yves HAYEZ
Nous avons souhaité publier l'entièreté de votre
message, parce qu'il montre bien combien la
situation de certains enfants peut être
douloureuse. Il est évident qu'une organisation
institutionnelle forte et cohérente
devrait mettre de l'ordre et pas de la paperasserie dans
tout cela. Si vous êtes bien le bon
père que vous dites être, on devrait vous donner un accès
à votre petite fille sous contrainte
légale, au minimum dans un centre de médiation.
Attention toutefois à résister à la
tentation suivante de l'ultime violence , qui serait de
déraciner l'enfant une fois de plus
dans un conflit parental interminable dont lui fait les
frais ... nous ne suivons que dans des
cas exceptionnels les idées que Gardner prône comme
recettes dans sa conception de
l'aliénation parentale grave ... nous publierons bientôt un
article de fond à ce sujet ... avant cela,
je vous invite à relire l'histoire biblique du jugement
de Salomon : quelle avait été, croyez-vous,
l'attitude du parent qui aimait
vraiment ? ... évidemment, dans le jugement,
il avait été récompensé pour son amour, ce
qui n'est plus toujours le cas à court terme en 2004 ...
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be

Situation 3 le 9 avril 2004 par S.
Moi j'ai un ami qui est allé voir la juge
de paix parce que son épouse n'était pas correcte avec
les enfants et c'est lui qui s'est retrouvé à la rue, non
seulement il doit payer la
pension, n'a plus les allocations mais aussi il doit se trouver un
logement pour acceuillir ses enfants les week-end . AVEC 10 euros je
vois pas comment il ferait, alors il habite par ci par là et voit ses
enfants 2 samedis par mois de 10 à 19 heures. Il le sent, il devient
un étranger pour ses enfants, pour qui il a toujours tout
fait ( lui ). Moi, je suis sûre que si je quittais mon
mari avec lequel je suis depuis 20
ans, je lui laisserais voir ses enfants quand il veut. Et
même si nous
on s'entendrait plus , les enfants pourraient toujours le voir
et j'essaierai
pas de les manipuler pour qu'ils n'aillent plus chez leur père. S .
Réponse de Jean-Yves HAYEZ
Bien d'accord avec vous,
les décisions de justice sont parfois bien
aléatoires ... et c'est inacceptable
de monter ses enfants contre l'autre parent ...
dans la grande majorité des
situations, aucun parent n'a démérité et l'enfant
a bien besoin de savoir
qu'il peut continuer à les aimer tous les
deux. Tant mieux aussi lorsque les
parents réussissent à organiser les visites
de façon souple ... Bien sûr, un
cadre légal, ça protège, mais ça ne devrait
pas être un carcan face aux imprévus de la vie.
Souvent, j'ai l'impression que les adultes prennent
des décisions comme
Joseph II en son temps. Ils croient savoir ce
qui est bon pour les enfants
et en fait subtilement c'est l'intérêt adulte
qu'ils mettent en priorité. De ce
que je me rappelle de quand j'étais enfant et
adolescent, il m'importait
qu'il y ait quelqu'un à la maison quand j'y
étais et surtout je voulais être
" chez moi ". Je crains qu'avec cette histoire
de garde alternée, les enfants
( qui en général se seraient déjà bien passés
du divorce de leurs parents )
se retrouvent privés d'un vrai " chez soi ".
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be

Situation 4 le 2 juin 2004, par didier.
Nous sommes mon ex amie et moi depuis 5 années déjà dans
ce mode de fonctionnement et il est vrai que l'on
ne peut obtenir que sous certaine
conditions oh j'admets que certains pères font
des pieds et des mains pour l'obtenir pour
raisons financières ( pas de pensions alimentaires,
avantages fiscaux ) mais le critère
primordial est d'aimer ses enfants que le rapport
entre les parents soit d'une amitié très
forte d'une confiance optimum ho vous allez
penser alors pourquoi se séparer mais on peut
apprécier une personne mais ne pouvoir
vivre avec. Sachez que certaines circonstances ont
fait que notre séparation n'a pas perturbé l'équilibre
de nos filles nous avions des vies
professionelles complètement opposées ( travail
de nuit et brigade d'après midi) ce qui a
amené nos filles à nous voir par alternance.
Maintenant nos filles dorment 3 nuits puis 4
tout en découpant selon leurs souhaits. Elles
sont hyper équilibrées 1ère dans chacune de
leur classe ( 6ème et ce2 )très ouverte et
nous très proche. Pour moi c'est à la maman sur un
plan général de juger si la garde alternée
peut être donnée au père selon ses qualités paternelles.
Réponse le 3 juin 2004, par Jean-Yves HAYEZ
Bien d'accord avec vous, un critère fondamental est d'aimer ses
enfants, pas de les vivre comme des " droits "
" à répartir équitablement ... et puis , il
faut qu'il existe entre les parents séparés une
entente " suffisamment bonne " ; dans
votre cas, c'est même une amitié retrouvée et c'est
mieux ainsi. jyh
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be

Situation 5 le 10 juin 2004, par une maman
Une réponse à votre article pour exprimer mon
grand désarroi depuis que
j'ai dû renoncer à la garde alternée pour
pouvoir aller rejoindre mon
nouvel ami à 200km du lieu d'habitation de
mes enfants. Et depuis lors je
dirais " abandon de la garde alternée et exercice
de l'autorité parentale
conjointe, une décision hyper délicate ".
Alors que la garde alternée se déroulait
raisonnablement bien, mon
éloignement a été l'occasion pour mon ex et sa
nouvelle amie de m'exclure
totalement de l'autorité parentale conjointe
et de l'univers de mes enfants
" quand ils sont chez eux " c'est à dire plus
de 80% du temps ... Mon ex ne
me communique aucun renseignement sur
la vie scolaire ( je suis obligée
de recourir aux amies pour obtenir ce que je
devrais obtenir par son biais ).
Il a mis notre fils chez une psy sans m'en
aviser ni demander mon avis sur
le choix de la personne ( qui malheureusement
ne semble pas garantir
l'impartialité et le traitement symétrique
entre les parents ( ? )), prétextant
au départ que notre fils se sentait mal " parce que
je l'avais abandonné ".
J'ai tout essayé pour permettre la communication
avec mon ex. mais il
n'en voit pas l'intérêt. Notre fils rate
à l'école. Mais pourquoi parler, nous
ne sommes quand même pas d'accord.
D'un point de vue juridique, rien ne semble vraiment possible pour
changer les choses. Rien ne peut en effet obliger le parent qui a
l'hébergement principal à communiquer avec l'autre parent, à le tenir
informé, à l'inclure dans le choix d'un psy ..." Je
suis tenue à la limite de
ce qui est juridiquement tenable ( ex : mon ex ne touche pas à mes
" gardes " mais intercepte le courrier que j'envoie
aux enfants, accepte que
sa copine pique des crises de nerfs si JE téléphone aux
enfants ... Depuis
aujourd'hui j'apprends que je suis quand même
autorisée à téléphoner aux
enfants ... si ce n'est pas tous les jours ! ( ce que
je n'ai jamais fait ...).
L'étendue de la notion d'autorité parentale
conjointe semble presque se
limiter à l'idée d'empêcher un parent
d'inscrire un enfant dans une école
éloignée de l'autre parent sans demander
son avis ! Mes enfants sont
inscrits dans la même école depuis toujours,
il n'en demeure pas moins
que je me sens flouée dans mon rôle de
parent. Mon ex agit comme si je
n'existais plus, refuse l'idée même que
nous soyons " liés " en tant que
parent. Il n'a pas besoin de moi, il " a "
les enfants. J'ajouterais
malheureusement qu'il les détient en otage !
Si la garde alternée ne doit être utilisée
pour règler des problèmes de
tensions entre parents séparés ( du style " tu as
50 alors moi aussi j'ai 50 "),
le principe de l'hébergement principal ne
garantit aucunement la possibilité
d'exercer l'autorité parentale de manière conjointe,
au contraire ! ( de " 50 ",
je suis passée à " 0-20 ", sous prétexte que je
dois " assumer mon choix " !).
Pour conclure, je dirais et donnerais comme
conseil à ceux ou celles qui
souhaiteraient abandonner la garde alternée
pour des raisons similaires
aux miennes ou autres, de ne pas se sentir
coupables au point de ne pas
se battre au moment même du changement
pour définir les nouvelles
conditions de l'hébergement et pour obtenir des garanties quant à
l'exercice de l'autorité parentale
conjointe ( si pour autant des garanties
peuvent être obtenues mais bon ...). Plus tard,
tout devient beaucoup plus difficile.
Réponse le 10 juin 2004, par Jean-Yves HAYEZ
En principe, nous avions décidé de ne pas publier de cas
particuliers sur le forum ; nous publions
néanmoins volontiers le vôtre, tant il est
digne, nuancé et appelle la réflexion de tous. Nous
espérons de tout coeur que le
papa de vos enfants comprendra qu'il est
de l'intérêt de ceux-ci de vous garder en
place, comme leur mère vivante et co-responsable
d'eux avec lui, et que cette
autorité conjointe pourra mieux s'exercer dans la coopération.
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be

Situation 6 le 23 juillet 2004.
Monsieur le Professeur,
Cher Monsieur,
Votre article m'a vivement interessée puisque
depuis janvier 2002, je vis
une situation de garde alternée. Quand le
père de mes enfants m'a
annoncé sa décision de me quitter, il
m'a immédiatement fait part de son
intention de demander la garde de nos
deux enfants , alors âgés de 8 ans
et de 5 ans et demi.
Quoique je subisse ce divorce ( toujours
pas prononcé ), qu'en tant que
femme , j'ai des griefs à son égard, en tant
que mère j'estime son choix et
je suis satisfaite qu'il l'ai posé pour
nos enfants qui nous aiment
" également " et que nous aimons l'un et
l'autre. C'était un choix difficile
pour lui, car il exerce une profession
libérale très dévorante , et que
jusqu'à notre séparation, il ne rentrait
souvent qu'à 20 h00 et travaillait
souvent une partie du samadi. Mais pendant
sa présence à la maison, il
était magnifiquement proche des enfants. Il l'est encore
N'édulcorons pas le tableau toutefois ; une séparation est toujours
destrutrice ( sauf comportement préalable
grave d'un des deux parents,
auquel cas elle est salvatrice ) et l'est
donc pour les enfants " Vous nous
avez volé une grande part d'enfance " " Pourquoi devrions-nous vous
respecter puisque vous n'avez pas
respecté votre engagement de parents,
la naissance d'une enfant étant un choix
et l'enfant pouvant attendre de
grandir en présence de ses deux parents " dit ma fille, mon fils
ajoutant : " Je ne serai plus jamais
heureux puisque quand je suis chez toi
je suis triste de ne pas être chez papa et vice-versa"
Je suis d'accord avec la majeure partie
de votre article - et notamment
l'importance des conditions matérielles -, je le suis moins sur la
consultation éventuelle de l'enfant sur
son intérêt pour la garde alternée ;
ma fille avec laquelle, j'avais abordé
le sujet m'a dit un jour que je devais
" me mettre dans la tête qu'elle nous
aimait autant l'un que l'autre, qu'on
ne l'avait pas consultée sur la séparation
qu'elle devait subir et que donc il
ne fallait pas lui demander son avis
et que pour un enfant, c'était un choix
impossible à faire ".
Mon divorce n'est pas terminé et les
conflits avec le père de mes enfants
sont encore vifs : nos relations sont
tendues et l'éducation des enfants,
toujours difficile, est un défi permanent
désaccord sur certaines options et
discussions ( disputes )entre nous
longues et stériles par écrit pour des motifs parfois futiles.
complication réelle de la vie quotidienne,
pour des petits riens mais qui
du fait de la séparation , sont difficiles à règler.
coût réel de cette solution.
pour le parent qui n'a pas refait sa vie, succession pénible de
semaine " vide " et de semaine " dense ".
attitude des enfants encore plus exigeante : comme le temps nous est
compté ( une semaine ), les enfants exigent sans
doute une disponibilité
encore plus grande ce qui entraîne peut-être un surinvestissement de
chaque parent.
horaire démentiel pendant ma semaine : en effet, comme autrefois et
par la force des choses, alors que je travaille désormais à plein temps,
j'assume 95 % de l'intendance des enfants ( rendez-vous médicaux, suivi
scolaire, tous les achats, jusqu'au le lavage de tous les vêtements ) et
sans parents pour m'aider ; je dois donc faire sur une semaine ce que les
autres parents peuvent étaler ;
je crois toutefois que c'est le prix à payer pour
que les enfants soient le
mieux possible ( et ceci est également vrai pour
de très nombreux couples
mariés, les pères se reposant encore sur les
mères pour cette intendance ;
et bien sûr, je fais des comptes au jour
le jour, collectionnant toutes les
souches et factures se rapportant aux enfants ; comme de nombreuses
autres femmes, je me heurte à l'écueil
de la mauvaise volonté parfois des
pères pour verser la contribution
Toutefois, je considère que la garde alternée -
dans notre cas certainement
- est la moins mauvaise des solutions ;
l'entourage des enfants a le
sentiment que c'est une réussite et
pour peu certaines femmes ( voire
hommes ) " envieraient " cette solution,
vu l'investissement du père de
famille. Plusieurs conditions sont propices :
les habitudes propres aux enfants ( école,
parascolaire, amis ...) n'ont pas
été modifiées par la séparation.
nous n'habitons pas trop loin.
la garde commence le vendredi soir à 18h00 : en clair le
parent dont la semaine commence va tout simplement chercher
les enfants à l'école ; les contacts entre les deux parents sont
évités, les enfants sont protégés de toute crispation ; c'est
vraiment formidable comme système pour chacun , même si
comme dans tous les cas, la soirée de retour est un peu agitée.
on esssaie de donner un bref feed-back ( e-mail )
de la semaine à l'autre parent.
on tâche d'éviter toute inquisition stérile sur l'autre famille.
garder un certain respect pour l'autre du moins en tant que parent.
éviter toute rivalité affective avec l'autre
parent ; lorque la première fois
que mon fils, que je venais de gronder, m'a
sorti " j'aime beaucoup mieux
papa et je suis beaucoup plus heureux
chez lui ", je lui ai répondu en
pleurant " avec tout ce que je fais pour
vous, comment-tu peux me parler
ainsi ". Réaction stupide qui ne peut
qu'aboutir à une impasse et à une
escalade dangereuse. J'y ai beaucoup
réfléchi et la seconde fois que mon
fils m'a fait une telle sortie, en le
regardant calmement, je lui ai répondu
" Je suis heureuse que tu aimes papa,
d'entendre que c'est très bien chez
lui car comme chez nous c'est vraiment
pas mal, chez papa celà doit être
vraiment extraordinaire " ; mon fils
était étonné de mon calme et de mes
mots et aucun de mes deux enfants n'a
plus jamais fait de telle sortie.
ce n'est pas facile pour certains
tempéraments, mais je crois que l'on
vive en couple ou séparé, aucun parent
ne doit se sentir triste , rejeté de
voir qu'à un moment de son évolution
un enfant est plus proche de l'autre
parent, " l'aime plus" , bien au
contraire : c'est une belle confirmation du
choix fait d'avoir un enfant avec cet homme ou cette femme.
Voici, un simple témoignage sur la garde alternée,
la meilleure manière,
quand elle est possible - selon moi pour
les enfants et les parents de
garder des contacts avec la vie réelle
de chacun, source d'enrichissement
mutuel et contribution importante au lien affectif.
Réponse le 27 juillet 2004, par Jean-Yves HAYEZ
Nous avons publié sans hésiter votre
témoignage qui est " vécu " , authentique et réaliste. Votre ex-mari et
vous entriez dans cette catégorie de familles où l'application de la
garde alternée ne va pas de soi, mais où elle peut être tentée à
l'essai ... ici, l'essai a été réussi,
probablement entre autres parce que
le papa et vous avez su faire la part des choses entre vos tensions
d'adultes et le fait de ne pas disqualifier l'autre parent face à
l'enfant ... nous trouvons admirable, notamment, votre deuxième
réponse à votre fils ( la première ne nous a pas paru stupide mais
bien humaine ... tout en étant en effet provoquante pour qu'il en
remette !) .Puissent de nombreux parents s'inspirer de votre
deuxième réponse, digne d'un livre de thérapie familiale !
Faut-il demander leur avis préalable aux enfants ? Sur ce point,
nous divergeons peut-être un peu ... Nous pensons que cela vaut la
peine d'essayer, surtout avec les plus âgés, à partir de six, sept
ans ... l'idée étant, non pas de savoir qui ils
aiment le plus, mais s'ils
souhaitent émettre un voeu sur leur séjour futur. ETANT BIEN
ENTENDU QUE CE N EST PAS EUX QUI DECIDERONT. Etant bien
entendu aussi qu'ils ont le droit d'être indécis ou
de se taire ... avec
ces préalables, si un souhait " fort " a l'air
stable ... ou, encore plus, s'il
surgit une aversion forte et stable, pourquoi ne pas en tenir compte
dans la mesure du possible ?
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be

Situation 7 le 20 août 2004, par une maman.
Je suis actuellement en attente de la décision
du juge pour la garde alternée demandée par
mon ex-mari. J'avoue ne pas être très
chaude à cette idée car mes enfants n'était pas
vraiement demandeur comme l'a dit leur père.
Ils ont 5 - 10 et 12 ans ( 3 garçons ), ils ne
sont pas toujours facile mais depuis son départ,
leur père à tellement changé à tous points
de vue que nous ne sommes plus du tout
du même avis quant à l'éducation à leur
donner, de plus il se laisse influencer
par sa compagne et c'est elle qui gère nos enfants. Dans ces
condition, je ne vois pas ce que mes
petits hommes vont en retirer de cette garde car leur
père ne sera pas plus disponnible
pour eux, ce n'est pas lui qui aura la charge scolaire et
les déplacements pour les activités
sportives. Il y a également le fait qu'avec leur père ils
doivent partager avec la petite fille
de sa compagne habituée à être seule, elle estime que
mes enfants sont des intrus. Après en
avoir discuté avec mon fils ainé, celui m'a avoué être
très triste de ne pas voir son père
mais il ne sait pas choisir entre nous deux ( ce qu'on ne
lui demande pas mais qu'il pense que
l'on fait puisque le juge va les entendre en septembre
puis prendra sa décision suite à
l'entretien des 2 ainés ) mais il trouve que ma maison est
SA maison, son père étant allé habité
chez sa copine. De plus le climat entre mon ex et moi
n'est pas au beau fixe même si lors
des échanges nous faisons ( tous les deux je suppose )
des efforts pour être aimable. Les rancoeurs
sont tjrs présentes. Financièrement également
c'est un problème, je suis seule et je
paie un loyer qui est plus de la moitié de mon salaire
si on me retire les parts contributives
et la moitié des allocations fam. je n'aurais plus rien à
mettre dans l'assiette de mes enfants !
Que faire alors ? D'autant que chez papa en ce
moment on dépense à tort et à travers
afin d'amadouer les enfants ... Je ne sais plus faire
confiance à mon ex-mari et ainsi je nous
vois mal communiquer de manière honnête
comme il faudrait que cela se fasse.
J'attend la décision d'un juge qui à partir de là va
mettre la vie sans dessus-dessous.
Pensez-vous que dans ces conditions un garde
alternée soit la meilleure solution pour mes 3 gamins ?
Réponse le 23 août 2004 par Jean-Yves Hayez
Votre témoignage illustre bien combien il est
difficile d'avoir une position tranchée, péremptoire, qui dirait sans
hésiter : " Ceci est certainement mieux ...". Votre fils aîné exprime
un dilemme profond, présent chez beaucoup d'enfants dans
son cas : d'une part, se sentir bien dans UNE maison, un chez soi,
sa maison, son nid ... et d'autre part, ne vouloir être privé ni de son
papa, ni de sa maman ... Le juge va s'efforcer de les écouter, vos
deux plus grands ... mais sa décision sera quand-même de l'ordre
d'un pari sur ce qui convient le moins mal à vos enfants ... espérons
qu'il acceptera de la considérer comme une décision révisable,
après un an par ex ... ou si un enfant montre qu'il ne s'y adapte
pas ...
Vous faites allusion aussi, très honnêtement, à la gêne financière où
risque de vous mettre une garde alternée, et ceci me semble bien
injuste ...
Selon l'ODE, l'idéal, ici, aurait été que vous auriez pu vous
entendre à l'amiable avec le papa des enfants pour permettre une
circulation souple des enfants entre les deux domiciles, à l'amiable,
avec d'éventuels séjours prolongés chez le papa ...
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be

Situation 8 le 11 octobre 2004 par Marie.
Bonjour
C'est avec beaucoup d'attention que je viens de lire votre article
Mon ex concubin et moi avons opté pour la garde
alternée. Notre fille a
aujourd'hui 3 ans 1/2 et depuis septembre 2003
elle vit une semaine chez
l'un et une semaine chez l'autre. Son père
et moi même vivons à 5mn à
pied l'un de l'autre, nous avons gardés
d'excellente relations malgré notre
séparation . Julia, notre petite fille semble
s'être parfaitement adaptée à sa
nouvelle vie, elle sait que pendant une
semaine elle habite chez maman et
Juju, et une semaine chez papa et Juju.
Nous avons tous les deux son
père et moi, pratiquement le même
niveau de vie ( pas du tout celui de
gens aisés ).
Vous pouvez donc légitimement penser
que tout semble se dérouler de la
meilleur façon possible, cependant
je me pose tout de même beaucoup de questions.
Je voudrais savoir s'il est possible
que d'une façon ou d'une autre notre
fille puisse subir un traumatisme
quelconque qui résulterait de ce mode de vie particulier ?
C'est une enfant épanouie à tous les
points de vue, mais serait-il possible
que nous ne voyons pas certaines choses ?
Je m'inquiète peut être trop et
c'est d'ailleurs uniquement sur ce point
que son père et moi ne sommes pas d'accord.
Merci de m'avoir lu, et j'espère que vous aurez la possibilité de me
répondre.
Par avance, merci.
Marie
Réponse par Jean-Yves Hayez
Je vous réponds bien tardivement ; je me réjouis,
avec vous de l'excellent
état affectif de Julia ... si vous relisez notre
article sur la garde alternée, et
notamment sa section consacrée aux tout petits, vous
verrez que notre
réserve, ce n'est pas qu'on les déplace beaucoup, mais
que - presque par la
force des choses - on les déplace sans qu'existe un sourire entre les
parents ... comme ce sourire semble exister entre
le papa et la maman de
Julia, celle-ci a donc très bien supporté son
double ancrage ... continuez à
vous sourire, c'est-à-dire à distinguer votre vie
d'adultes et votre coopération de parents ! Bien à vous
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be

Situation 9 le 21 décembre 2004, par Alexa et jean.
Bonjour,
Mon mari et moi envisageons de nous séparer
mais nous continuons à
nous parler et surtout à nous respecter. La garde
alternée est une évidence
pour nous ; je ne veux pas priver mes
enfants de leur père et vice versa.
Notre cohabitation actuelle se passe
bien et les enfants vont bien. Je crois
que nous redoutons tous les deux le
moment où la garde alternée se
mettra en place car nous aimons nos
enfants et nous voulons le meilleur
pour eux. Mon inquiétude c'est qu'ils
sont tout petits : 15 mois et 4 ans.
Avez vous des conseils sur la durée
la plus adaptée, la façon de leur
expliquer, la façon de la mettre en place ( progressivement ,
directement ???) Avez-vous des exemples
de cas où les enfants sont si
petits. Comme le dit votre article
je me rassure en me disant que notre
respect et notre entente feront
qu'ils pourront se développer dans un
environnement suffisamment aimant et respectueux de l'autre.
En vous remerciant par avance de vos témoignages et réponses.
Alexa et jean
Réponse le 26 décembre 2004, par Jean-Yves HAYEZ
Le plus important de votre texte, c'est bien sûr que le papa des
enfants et vous, vous gardez des relations suffisamment
positives ... s'il en est ainsi, vous serez rassurée et souriante au
moment où vos enfants passeront de vos bras à ceux de leur père
( et vice-versa ) et c'est cela qui leur fera du bien. De même, vous
leur parlerez positivement de leur papa quand ils seront en séjour
chez vous, à l'occasion, informellement, et cela aussi contribuera à
leur paix intérieure ( et vice-versa ). Enfin, au fur et à mesure qu'ils
grandiront et qu'ils auront leurs petites
obligations sociales, vous n'appliquerez
pas la garde alternée de façon rigide, mais elle restera
au service de la vie harmonieuse des enfants : dans de telles
conditions, vive la garde alternée si les deux parents le désirent et
aussi longtemps que les enfants s'en trouvent
bien ( à revoir à l'adolescence ...) !
Vu l'âge des enfants, je vous recommande néanmoins d'y aller
progressivement, et de commencer par des alternances courtes
( p.ex une demi-semaine ) avant l'âge de six ans pour l'aîné ... pas de
vacances trop longues non plus avant les trois ans du petit.
Quant à ce qu'il y a à dire, vous me semblez à même de trouver un
langage de vérité qui dissocie vos problèmes d'adultes et ne leur
donne pas l'illusion que de si gentils parents vont se remettre
ensemble ... et qui, d'autre part, rassure sur la permanence du lien
affectif aux parents.
Bien à vous JYH
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be

Situation 10 le 31 décembre 2004, par Michel.
J'ai deux enfants en garde alternée
( 5 et 9 ans ). Celle-ci est en place depuis
juillet 2002. Je suis divorcé depuis bientôt
un an. Je n'ai jamais empêché mon ex de
contacter les enfants par téléphone
lorsqu'ils sont avec moi. Lorsque j'appelle mes
enfants chez leur mère, c'est toujours
l'ami de mon ex qui filtre les appels. Comme
je ne souhaite pas avoir de contact avec
cette personne qui m'a déjà manqué de
respect plusieurs fois, j'ai établi un
code avec mon fils pour qu'il sache que c'est
moi qui appelle et qu'il décroche. Malheureusement
l'ami de mon ex ayant découvert
cette combine interdit à mon fils
de décrocher le téléphone. J'ai décidé d'emmener
mon fils et ma fille chez une
psychologue pour essayer de trouver une solution à ce
problème. Je souhaiterais savoir quels
sont les droits des enfants et ceux des parents
séparés concernant les appels téléphoniques
si aucune mention n'apparaît dans les
accords du divorce. Ou me renseigner ?
Existe-t-il un texte juridique auquel il est
possible de se référer. Comment faire
pour obtenir officiellement le droit de
téléphoner aux enfants. Dois-je acheter
un téléphone portable à mon fils ? Je ne
pense pas qu'il sera autorisé par l'ami
de mon ex à utiliser ce téléphone. Je pense
être un bon père mais j'accepte
difficilement les brimades qui me sont imposées
par l'amie de mon ex qui n'a pas
d'enfants et qui semble vouloir s'approprier les
miens. Je laisse à tout hasard une
adresse mail ( c'est un pseudo ) à laquelle
j'aimerais recevoir des messages par
des personnes confrontées au même
problème que moi. Mmichel_44@hotmail.com
Réponse le 12 janvier 2005, par Jean-Yves HAYEZ
Je ne crois pas qu'il existe des textes de
loi qui vont jusqu'à codifier des détails de vie aussi précis
que les appels téléphoniques et, de surcroît, leur quantité.
C'est le bon sens et la capacité d'aimer présente chez chaque
parent qui devrait s'exercer ici. En référence à quoi, le parent
chez qui réside l'enfant à un moment donné devrait
comprendre que ça fait du bien à celui-ci de recevoir de
temps en temps un petit bonjour de l'autre parent ... il
devrait permettre aussi des coups de téléphone raisonnables
qui aident à régler le séjour à venir chez cet autre parent.
Réciproquement, le parent chez qui l'enfant ne réside pas
pour le moment devrait pouvoir accepter cette séparation,
laisser à l'enfant la paix de bien vivre là où il est, et ne pas
avoir besoin de donner des coups de téléphone plus ou
moins longs tous les jours pour démontrer qu'il est là et
pour harceler son ex ...
Faire faire des choses secrètes à un enfant ( par ex,
communications secrètes via portable ) est une décision très
grave. Nous ne disons pas qu'elle ne se justifie jamais ; dans
quelques cas, elle constitue le moindre mal, mais ... il faut
très bien réfléchir aux conséquences psychologiques induites
ainsi chez l'enfant, que l'on risque de culpabiliser ou de
mettre en position de toute-puissance par rapport à la loi.
Bien à vous JYh
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be

Situation 11 le 22 janvier 2005.
Bonjour,
Ma demande est un peu particulière étant donné
que c'est à propos du divorce de
mon père et de ma belle mère que je
vous écris. Je m'interroge et m'inquiète car mon père
et ma belle-mère ont eu un garçon
qui a maintenant 12 ans et il semble que mon père ait
joué le rôle de figure parentale
stable, au vu de l'état depressif chronique de ma belle-
mère. Mon frère a grandi dans une
atmosphère quasi permanente de conflit entre ses
parents et il en est venu à évoquer
lui même la séparation de ceux-ci. Enfin, pour finir ce
tableau sombre, mon père a également
joué un rôle important dans la séparation entre sa
femme et son fils car celle-ci
n'accepte pas de voir son enfant grandir qu'elle douchait
jusqu'à l'âge de 11 ans et qu'elle
supplie de temps à autre de venir lui savonner le dos ...
Bref, mon frère s'est toujours saisi
de la présence de mon père pour tenter de barrer
l'intrusion de sa mère. Maintenant qu'ils
divorcent il est bien sûr évident que pour elle, il est
impensable de concevoir une garde alternée
et mon père a effectivement peur de perturber
son fils en bataillant pour l'obtenir.
Pensez-vous que le climat de conflit autour de cette
séparation et de la garde de mon frère lui
soit plus préjudiciable que de vivre uniquement
chez sa mère ?
Réponse le 24 janvier 2005, par Jean-Yves HAYEZ
Un préadolescent de 12 ans devrait être
soigneusement écouté, par des personnes sereines et neutres,
quant à ses souhaits spontanés. Si c'est nécessaire, il pourrait
même demander à être écouté par le magistrat qui sera
responsable de la décision. Ses propositions éventuelles ne font pas
la loi, mais sont quand-même un élément à ne pas négliger !
Au vu de ce que vous racontez, et à supposer que vous soyez bien
objective, deux solutions pourraient être positives :
que l'hébergement principal se passe chez votre père : votre
frère ne serait pas le premier adolescent masculin, loin de là, à
bénéficier de la sorte d'une occasion de grandir à distance du lien
oedipien et de trouver un modèle d'identification proche chez son
père.
Déja moins favorable, un hébergement alterné, car il bénéficierait
au moins à mi-temps de ce ressourcement masculin structurant.
Inconvénients : beaucoup d'ados n'aiment pas trop d'avoir leur vie
matérielle et sociale scandée en deux ; la solution risque d'accroître
les tensions entre parents, au moins au début, et votre frère vivra
souvent sous un orage lourd. Enfin, les domiciles parentaux sont-ils
assez proches pour le permettre ?
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be

Situation 12 le 29 janvier 2005 par Monsieur R.
Bonjour
Bonjour.
Je suis dans un des cas cité dans votre article que j'ai trouvé sur
internet. J'ai une garde alternée depuis 4 ans de une semaine sur deux,
mais la loi du travail fait que
je dois quitter la région parisienne et me fixer
à G. ( 500 km ). Après avoir évoquer mon changement de métier avec ma
famille, mon fils ayant perçu les bribes
de conversation et ayant compris,
m'a surpris un soir en m'indiquant
que si je partais il souhaitait faire une
année sur deux, en me précisant que
une semaine sur deux ne marcherait
plus. Je lui ai indiqué que cela pouvait
être une bonne idée si sa
scolarité ne posait pas de problème. J'ai
évoqué la question avec la maman
qui n'est pas d'accord. Mon fils a
9 ans et nous avons une garde alternée
depuis 4 ans qui se passe bien, avec un
très bien quand les arrangements
vont dans le sens de la maman.
Théo est un garçon plein d'idées et je pense un peu en avance
Je n'ai jamais poussé Théo à prendre une position, et ne lui ai
répondu à ces questions, que ce projet
n'était pas encore abouti et que
l'on en reparlerait quand ce sera le moment. Donc il a fait son
cheminement tout seul et j'ai été le
premier surpris de sa réflexion, sur
quoi je lui ai répondu que cela
pouvait peut-être se concevoir mais qu'il
fallait réfléchir, et se demander
comment faire pour que cela se passe
bien. Je pense que cette idée pour
sa part est stable car il en parle depuis
2 mois aujourd'hui et se plaint que sa maman n'est pas d'accord.
Pour sa scolarité, c'est un bon élève,
mais qui s'ennuie très vite en cours et
est rêveur, donc fait en sorte d'obtenir la moyenne pour ne pas être
embêté par les professeurs et ses
parents. Je me suis permis quand même
de lui dire que pour son idée de
garde alterné annuelle, il fallait qu'il fasse
des efforts à l'école, et il travaille
plus assidûment depuis, donc je pense
que son idée est stable.
Sur G. nous avons déjà des amis, et
il est passionné d'écologie, je
l'emmène souvent avec moi, pêcher à
la mouche, parcourir les bois ou les
marais à la découverte des oiseaux,
et il est un des rares enfants que je
voie à réclamer ces sorties, et
à tenir une journée entière à traquer les
truites ou à rester avec des jumelles
à observer la nature pendant des
heures. Et je pense qu'il est capable
de faire des rencontres, car à chaque
fois que nous sommes partie en vacance, il a toujours eu des copains
autour de lui très rapidement. Pour le sport il fait un peu de
gymnastique avec moi, mais actuellement,
il fait de la batterie depuis 2 ans
à sa demande, ( je suis musicien ) et semble assez doué.
Je souhaite savoir si il existe des cas
( jugement ou autre ) ayant ce style
de garde et ce que vous pensez que
cela peut apporter à l'enfant et si il y
a des inconvénients.
Merci de votre réponse et je peux vous apporter des renseignements
supplémentaires si besoin est.
Cordialement . Monsieur R.
Réponse par Jean-Yves Hayez.
Monsieur R,
je vous remercie pour votre mail où apparaît toute votre sensibilité et
votre gentillesse qui, à mon sens, est partagée par votre petit garçon.
Je suis persuadé qu'il a eu l'idée tout
seul. Je ne la rejette pas comme si
elle était mauvaise, mais elle n'a pas ma préférence parce que :
. Théo sous-estime les difficultés
d'adaptation et de réadaptation scolaire
que cela va lui demander.
. Théo a besoin d'un " tissu social "
stable pour grandir et prendre petit à
petit son envol ( amis, sports, activités culturelles, ...)
Ma préférence à moi va pour la solution
suivante : il fait savoir chez quel
parent il veut vivre l'année scolaire et
il va chez l'autre parent le congé de
Toussaint et de Carnaval et les 2/3 des
vacances de Pâques, de Noël et des
grandes vacances. S'il est incapable ou
non désireux de s'exprimer, vous
choisissez à sa place, sa mère et vous :
on pourrait imaginer, par exemple,
qu'il soit l'année scolaire chez sa mère
jusque la fin de sa sixième primaire,
puis chez son père par la suite : ça
peut être important, pour un jeune
adolescent garçon, de vivre chez son père ! Théo
acceptera d'autant mieux
ces idées que ses parents les lui présenteront comme positives.
Merci de votre confiance, Monsieur.
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be

.
Situation 13 le 12 mars 2005, par Delalleau Gérard.
1354 route de st jacques 06810 Auribeau sur siagne.
Nous avons choisi la garde alternée de nos
enfants âgés de 18 et 16 ans tous deux
étudiants, au domicile familial non vendu,
devenant un bien en indivision ( convention
temporaire d'indivision ).Les enfants
n'avaient qu'une seule adresse et donc
conservaient
leur univers, leurs amis, c'étaient les parents
qui à tour de rôle venaient au domicile des
enfants. Le juge aux affaires familiales a
rejeté cette convention et donc le
divorce, car à
ses dires, elle n'est pas conforme à la
loi, avec obligation de repasser devant le
notaire pour
rectifier l'acte qui engendrera encore des
frais. La garde alternée doit se produire à
deux
adresses différentes, celle de la mère et
celle du père ?
Réponse le 13 mars 2005, par Jean-Yves HAYEZ
Chaque situation familiale est bien sûr
particulière. La solution que vous aviez
trouvée convenait sans
doute à votre famille, mais l'ODE attire
l'attention des lecteurs sur
le fait qu'elle ne peut pas constituer une
recette ( même si Françoise
Dolto l'avait préconisée un jour ... mais
même Dolto n'est pas vérité d'Evangile !).
Pour des grands adolescents, ça peut
convenir ... les plus jeunes, par
contre , verraient se développer trop de
sentiments de toute-puissance à se sentir,
eux, les maîtres et les gardiens de la maison
dont les invités seraient chaque parent à son
tour.
Si cette solution vous convenait, nous sommes
consternés d'apprendre que la loi ne le permet pas ; ou
alors, que le juge aux affaires familiales n'a pas pu ou voulu
chercher avec vos avocats et vous une application souple de la loi qui
aurait permis qu'un souhait consensuel s'officialise ; les lois
civiles devraient être au service des gens et pas l'inverse !
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Création le 26 mars 2005.
Dernière mise à jour
le dimanche 06 juillet 2008.
ds.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
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dont je viens de partir.
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abus sexuel,
accompagnement éducatif,
adolescents abuseurs,
adolescents,
allégation d'abus sexuel,
angoisse de séparation,
angoisse,
anxiété,
assuétude,
autorité parentale,
beaux-parents,
besoins psychiques des enfants,
bizarrerie sexuelle infantile,
cadre thérapeutique,
confidences,
confidentialité,
conformisme,
culpabilité,
debriefing collectif,
délinquance,
dépendance,
dépression,
destructivité,
deuil compliqué,
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mots-clés,
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perversion sexuelle,
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