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Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez
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Culpabilité et/ou
agressivité de l'enfant
autour de la mort d'un proche.
* biographie et receuil de publications scientifiques du
professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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Culpabilité et/ou agressivité de l'enfant
autour de la mort d'un proche.
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Arch. Pédiatr. 2001; 8 : 1239-45.
2001 Editions scientifiques et médicales
Elsevier SAS.
Tous droits réservés S0929693X01006170X/SSU
J.-Y. Hayez (*).
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QUELQUES ILLUSTRATIONS (1).
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Partons d'un paradigme fréquent :
Valérie, spectatrice ingrate du décès de sa
mère.
Valérie, six ans et demi est très ambivalente
vis-à-vis de sa maman; à une dimension
d'attachement, présente depuis toujours,
coexiste un courant de rivalité et
d'opposition, la maman s'avérant elle-même
maladroite et autoritaire, et le papa assez
lointain. La maman est frappée brutalement par
un cancer qui exige de nombreux séjours
hospitaliers, des soins lourds et qui la laisse
très fatiguée et irritable. Le papa ne peut
modifier que très peu l'organisation de sa vie,
et guère ses attitudes. Valérie est donc
souvent seule avec sa maman peu disponible. Les
deux parents ne peuvent et ne veulent pas qu'on
lui explique ce qui se passe. La version
officielle c'est que " maman a été un peu
malade, mais ça va aller mieux ".
Valérie interprète mal le changement d'attitude
de sa maman, et l'ambiance lourde qui s'abat
sur la famille. Elle pense souvent que c'est à
cause d'elle, comme une punition. A d'autres
moments, elle a l'impression que sa mère est de
mauvaise volonté, gratuitement, et elle lui en
veut donc de ce qu'elle prend pour de
l'indifférence nouvelle ... Voici donc Valérie
plus tyrannique, plus opposante, plus encline
aux bêtises que jamais ... Petit-à-petit, elle
commence à se douter de la gravité de la
situation, elle dessine des squelettes et des
morts à l'école ... mais elle ne reçoit
toujours pas de réponse de la part de ses pa
rents eux-mêmes terrorisés ... Finalement, lors
d'un dernier séjour en clinique, la maman meurt
inopinément, sans que l'enfant y ait été
officiellement préparée. La maman n'a pas pu
lui dire que bien plus profond que l'irritation
superficielle, un amour stable existait
toujours dans son chef.
Par la suite, Valérie présente un sérieux état
dépressif, centré sur la perte de l'être aimé,
la culpabilité et la mauvaise image de soi.
Toutes ses performances chutent, et elle se
montre plus difficile que jamais, persuadée que
c'est là son destin. Elle reste marquée au fer
rouge par la réprobation de tous, à commencer
par celle de son papa, qui ne peut s'empêcher
de penser qu'elle a quelque peu précipité la
mort de son épouse, et qui supporte donc de
moins en moins bien la fillette.
Participations circonstancielles au décès d'un
proche.
Emanant occasionnellement de l'entourage survi
vant, cette attribution d'une responsabilité à
l'enfant à propos de la précipitation, voire de
l'occurrence pure et simple d'une mort, ne
constitue pas un problème simple. Quand elle
existe, il est fréquent qu'elle vienne
accroître chez l'enfant une culpabilité qu'il
s'était déjà partiellement auto-créée. Or,
cette attribution est loin d'être toujours
objective!
- a) L'exemple le plus simple est celui de
l'enfant dont la naissance est à l'origine de
la mort de sa mère. Il y a aussi l'enfant qui
entraîne dans la mort le parent qui tentait de
le sauver, surtout si le danger gravissime a
été provoqué par son imprudence d'enfant. Dans
ces contextes, il n'est pas rare que les
adultes survivants éprouvent du ressentiment à
son égard. Or l'enfant n'a jamais été que la
cause involontaire d'un drame; il n'a
certainement pas la responsabilité active
d'avoir voulu la perte de l'adulte.
- b) Voici un exemple plus délicat : le
comportement difficile d'un jeune adolescent
exaspère tellement son père que, faute de
vigilance, celui-ci commet une maladresse
mortelle, comme de tomber d'une échelle ... ou
encore, un infarctus mortel suit de près une
altercation. Dans ces conditions, la
culpabilité qui s'en suit spontanément, et que
l'entourage arrose, risque d'être aussi énorme
que déniée. On voit plutôt s'installer ou
s'exacerber des troubles du comportement et des
échecs par lesquels le jeune se confirme à lui-
même et confirme aux autres qu'il ne peut être
qu'un bandit, et par lesquels il s'étourdit
comme il peut. Pourtant, au fond, il est très
rare qu'il ait voulu " pour du vrai " la mort
du parent. En outre, même s'il est parfois
probable que les difficultés du moment, vécues
et agies par l'enfant, ont joué un rôle dans
l'occurrence de la mort, leur persistance
impliquait bel et bien la responsabilité de
toute la famille qui s'est avérée momentanément
soit impuissante, soit non désireuse de faire
tout le nécessaire pour améliorer l'ambiance
relationnelle. Par la suite, il est donc bien
injuste de prendre l'enfant comme bouc-
émissaire du malheur arrivé.
Participations actives au décès d'un proche.
Il est des cas encore plus délicats, qui
portent plus souvent sur la mort d'un frère ou
d'une soeur que sur celle d'un parent et que
nous illustrons par deux exemples.
- a) Pierre ( huit ans ) s'est vu confier pour
deux heures la garde de Damien ( 3 ans ).
Occupé par une émission de télévision, il "
oublie " sa mission et Damien, explorant seul
le garage, renverse une étagère qui l'écrase et
le tue.
Comment comprendre l'oubli de Pierre? Simple et
vraie défaillance de mémoire chez un enfant
distractible? " Acte manqué" exprimant des
idées plus ou moins inconscientes comme le
refus d'être trop souvent interpellé comme
l'aîné de corvée ..., le désir de s'opposer aux
parents ..., jusqu'au désir de mort dirigé vers
le petit frère " en trop " dans la vie de
Pierre?
Mais même dans cette dernière alternative, peut-
on considérer comme faute ce processus où
n'existait pas l'intention volontaire et
consciente de tuer Damien? N'y a-t-il pas une
part de responsabilité des adultes, voire de la
société occidentale toute entière, qui a recréé
tant d'isolement des familles nucléaires?
Pierre n'a-t-il pas surtout besoin qu'on lui
donne l'occasion de se comprendre lui-même, via
une psychothérapie menée avec délicatesse? N'a-
t- il pas besoin aussi qu'on lui donne
l'occasion de réparer, par des activités
positives, le drame à l'origine duquel il a
été?
- b) Quant à Noémie ( quatre ans et demi ), il
est clair qu'elle déteste depuis toujours
Mathieu ( 15 mois ). Un après-midi que les deux
petits sont laissés seuls dans une grande
chambre qui sert aussi de salle de jeux, maman
retrouve Mathieu étouffé sous son berceau et
ses couvertures renversées, et Noémie prostrée
dans un coin, qui se balance en répétant
plaintivement " pas bobo ... pas bobo ".
Surtout chez des enfants d'âge préscolaire,
lorsque la jalousie est forte, le désir de mort
peut parfois donner lieu à des actes
intentionnellement éliminatoires du bébé haï.
Le plus souvent, le hasard sauve l'enfant
agressé de la mort, car les forces et
l'habilité de l'agresseur ne sont pas bien
grandes. Mais de loin en loin, le drame arrive.
Difficile à accepter par l'adulte, parent et
professionnel. Ce seront éventuellement de purs
a priori, ou des dénégations de l'horreur et de
la culpabilité, qui feront clamer à cet adulte
que celui qui a tué ne savait pas ... ou
n'avait pas compris l'irréversibilité de la
mort ... ou a été complètement débordé par ses
impulsions. Il en va parfois ainsi, et parfois
pas : il se peut qu'il y ait bel et bien eu une
programmation, de durée brève certes, mais
programmation quand même!
Ici aussi, il est essentiel d'aider avec
délicatesse l'enfant agresseur à exprimer tout
ce qu'il ressentait. On peut manifester de
l'empathie pour son vécu, mais aussi lui parler
du tabou du meurtre, de la faute qu'il a
commise quand c'est le cas et de l'interdiction
de récidive. On peut enfin et surtout, comme
c'était le cas pour Pierre, lui donner
l'occasion de réparer.
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ORIGINES DE LA CULPABILITE AUTOUR DE LA MORT.
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Lorsqu'un enfant se sent en tout ou en partie
responsable et coupable de la maladie ou/et de
la mort d'un proche, son vécu peut avoir des
origines diverses, pas nécessairement
exclusives l'une de l'autre, dont voici une
liste non-exhaustive :
L'enfant se reproche l'existence de pensées,
suivies de comportements auto-estimés négatifs
pendant la phase de maladie qui précède souvent
la mort. Il en va de même si la mort est
brutale, mais pourrait avoir été provoquée ou
précipitée par les tensions liées à ses
comportements négatifs, eux-mêmes dirigés ou
non contre celui qui va mourir. Même s'il ne
s'agissait que de pensées hostiles nombre
d'enfants, surtout les plus jeunes; croient
qu'elles ont eu une puissance réelle et ont
provoqué le drame survenu (" pensée magique ").
D'autres, surtout les plus âgés chez qui la
mémoire garde mieux les empreintes du passé, se
reprochent de ne pas avoir été parfaits au
moment de la maladie : pas assez serviables,
affectueux, ou simplement présents auprès du
malade. Certains adolescents se reprocheront
d'avoir exprimé des demandes d'autonomie et
voulu prendre distance de la famille et du
malade, alors qu'ils n'avaient pas remarqué ou
pas voulu tenir compte sur le moment de la
situation qui se dégradait.
L'enfant peut également se faire ces reproches
d'imperfection après la mort, s'il a
l'impression de ne pas correspondre aux
attentes trop rigides des adultes survivants :
par exemple, attentes qu'il n'encombre pas,
qu'il soit éternellement triste comme eux, ou
qu'il soit un parfait consolateur
[1].
Et il y a aussi les reproches que l'on peut se
faire pour avoir éprouvé une part de
soulagement parce que le malade est mort : tel
jeune pense que la vie est plus confortable,
voire même se sent revivre, alors que
l'entourage, lui, est encore en plein deuil, et
ce jeune peut s'en vouloir d'éprouver de telles
horreurs.
La mort une fois advenue, certains, dans le
décours de leur vécu oedipien, s'asseyent
massivement et rapidement dans le fauteuil
laissé libre par le disparu ; parfois ça ne
leur pose aucun problème intérieur; parfois,
ils ne peuvent pas s'empêcher de le faire, mais
ça les angoisse et ça les
culpabilise
[2].
Enfin, l'attitude de l'entourage survivant peut
alimenter, sinon créer à elle seule, la
culpabilité d'un enfant sensible; nous y avons
déjà fait allusion à propos des attributions de
responsabilité. Ailleurs, la culpabilité surgit
parce qu'un parent survivant reste noyé dans sa
dépression et dans l'idéalisation du défunt:
l'enfant en conclut qu'il est totalement in
compétent pour réveiller son parent si triste,
et se sent en faute d'être si minable. Et les
choses se compliquent encore si, d'une façon ou
d'une autre, ce parent en deuil pathologique
fait comprendre à l'enfant qu'il est de trop,
voire même qu'il aurait mieux fait de mourir,
lui l'enfant, à la place de celui qui est
parti.
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MANIFESTATIONS CLINIQUES DE LA CULPABILITE.
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Vécus intimes de culpabilité.
Tous ces enfants regrettent secrètement d'avoir
agi comme ils ont agi, éprouvé ce qu'ils ont
éprouvé, pensé ce qu'ils ont pensé ... si pas,
plus radicalement, de rester en vie. Ces vécus
intimes de culpabilité se situent à un endroit
variable, et mouvant dans la durée, sur une
échelle dont un des pôles est caractérisé par
un refoulement inconscient massif et l'autre,
par une représentation consciente claire et
douloureuse, jusqu'à en être rongé. Même quand
l'enfant se sent consciemment coupable, il
n'est pas fréquent qu'il ose l'exprimer, tant
il a honte et tant il a peur d'être cruellement
puni.
On en trouve une superbe illustration dans le
film
Ordinary people de R. Redford ( 1980 );
Conrad ( 17 ans ) sent bien que sa mère lui en
veut d'avoir survécu à Bud, son aîné, mort noyé
lors d'une sortie en mer des deux garçons. Il
s'en suit une mauvaise image de soi et une
longue dépression jusqu'à la tentative de
suicide.
Dépression et régression.
Que la culpabilité soit refoulée ou non, maints
comportements sont susceptibles d'en exprimer
la présence. Chez certains, il apparaît un
tableau d'ensemble d'allure dépressive :
tristesse, perte d'intérêt pour les projets de
vie; incapacité de trouver du plaisir autour de
soi; manque de tonus, laisser-aller et chutes
de toutes les performances, etc. D'autres
régressent plus ou moins intensément vers une
manière " bébé " de se comporter. De la sorte,
ils demandent encore amour et pitié, en
abandonnant les dimensions les plus mûres et
les plus autonomes de leur développement, parce
qu'ils les jugent mauvaises ou qu'elles ne les
rapprochent pas des survivants.
Ces deux dimensions, si elles révèlent parfois
l'existence de la culpabilité, expriment aussi
la présence de la tristesse liée à la perte,
soit normale, soit pathologique par l'intensité
et la durée qu'elle revêt. Il n'est donc pas
toujours facile de deviner que l'enfant se sent
également coupable, autrement que par une
écoute attentive.
Autopunition.
Parfois, l'enfant se sent tellement mauvais
qu'il désire se punir activement et
répétitivement : il y oeuvre via des
comportements dont il n'est pas toujours facile
de déterminer s'ils sont volontairement
programmés ou non. En tout cas, leur répétition
devrait finir pas inquiéter : blessures
accidentelles ou auto-mutilations, démolition
de biens personnels, ruptures de liens, échecs
de projets, etc. Il y a aussi les comportements
d'anesthésie et d'autodestruction comme le "
substance abuse " des Nord-Américains ... il y
a enfin, beaucoup plus rarement, des tentatives
de suicides ou des suicides.
Comportement négativiste.
Ailleurs, comme l'enfant se sent très mauvais
et désespéré à l'idée de ne jamais pouvoir
changer, il extériorise un comportement
négativiste : il se coupe des autres, s'ingénie
à les blesser et à les agresser, et en reçoit
des insultes et punitions méritées à ses yeux,
mais face auxquelles il joue l'indifférence. Il
joue car en fait, on entre dans un cercle
vicieux infernal, où l'enfant se sent encore
plus coupable de se montrer si méchant et de
perturber la vie des autres
[3].
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AGRESSIVITE DE L'ENFANT AUTOUR DE LA MORT D'UN PROCHE.
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Une agressivité vécue et le plus souvent
extériorisée par l'enfant éclate soit dès
l'étape de la maladie terminale ( quand elle
existe ), soit après la mort. Elle est
notamment le fait d'enfants d'âge préscolaire,
qui avaient jusqu'alors une relation affective
intense et une dépendance matérielle marquée
vis-à-vis de celui qui part. Ces enfants sont
ingénus, imaginatifs, n'analysent pas bien les
enjeux objectifs de la situation, et se sentent
donc injustement abandonnés. Mais d'autres
catégories d'âge sont également hyper-
vulnérables, comme la pré-adolescence et le
début de l'adolescence, âges marqués par de nou
velles insécurités, par le réveil des pulsions
et par l'exacerbation de la rivalité
oedipienne.
Cette agressivité peut avoir plusieurs
origines, non exclusives l'une de l'autre.
L'insécurité.
Le jeune enfant peut avoir peur de ce qui rode
dans la maison. Avant la mort du malade, il
voit la détérioration physique de celui-ci, il
voit des appareils mystérieux, il entend
prononcer des mots dont l'écho est redoutable
dans son imaginaire. Et si des monstres
allaient venir chambouler la maison? Et s'il
allait être malade et mourir, lui aussi?
Surtout qu'il n'est pas toujours très sage ...
alors, ses petites turpitudes ne pourraient-
elles pas lui valoir une condamnation à mort
comme sa maman dont on dit peut- être à mi-mot
que " après tout ça ne serait pas arrivé si
elle n'avait pas tant fumé ...".
Cette insécurité peut s'intensifier encore si
l'enfant vivait en famille monoparentale avec
un parent occupé à mourir et si la maladie de
celui-ci amène beaucoup de ballottages
relationnels. Il en va de même lorsque les
relations étaient très distantes ou négatives
avec l'autre parent en bonne santé : après la
mort du parent-support, l'enfant peut redouter
du même coup sa solitude, la négligence de cet
autre parent, sa non-protection.
Le sentiment d'être abandonné affectivement.
Au moment de la maladie, l'enfant peut ne pas
comprendre pourquoi le malade habituellement si
gentil n'est plus disponible pour lui. Et après
la mort, qu'est- ce que c'est donc ce paradis
où il est parti sans sa petite Amélie qu'il
disait tant aimer? Certains enfants peuvent
donc se sentir très fâchés parce qu'ils ont
l'impression de ne plus être investis. Les
voici ostensiblement désobéissants, tapageurs,
destructeurs, colériques. S'ils sont plus
grands, d'autres conduites plus négatives
peuvent apparaître : décrochage scolaire,
fréquentation de mauvais amis, actes délin
quants, "
substance abuse ". Ils expriment
ainsi tant leur désespoir que leur rage secrète
et leur inacceptation de la réalité; et puis,
ne veulent-ils pas aussi attirer l'attention du
mort et le faire revenir, tant ils sont
malheureux sans lui?
Le parent survivant peut être la cible
privilégiée de cette agressivité parce qu'il
est taxé d'incompétence radicale, secrètement
ou ostensiblement : il a fait cette faute
majeure de ne pas avoir pu garder le mort en
vie!
La culpabilité.
Nous l'avons évoquée dans le paragraphe
précédent : parce qu'ils se sentent mauvais,
certains enfants se conduisent eux aussi de
façon négativiste et agressive.
Un attachement intense et éventuellement secret
au défaut.
Certains enfants, surtout les plus âgés et des
adolescents, gardent en eux le souvenir du mort
comme on garde un trésor douloureux. Ils
maintiennent avec lui une relation morte-
vivante des plus nostalgiques, comme figée. Ils
se montrent alors très farouches si l'on essaie
de faire mûrir le processus du deuil familial,
par exemple en parlant du mort. Ils mettent
aussi agressivement à distance ceux qui tentent
de s'approcher d'eux pour les faire revivre.
C'est eux enfin qui nourrissent une véritable
haine, parfois de longue durée, à l'égard du
nouveau compagnon ou de la nouvelle compagne de
vie choisi(e) plus tard par le parent
survivant, et qu'ils ressentent comme
usurpateur intolérable.
Des changements objectifs et frustrants après
la mort.
Dans certains cas, la vie quotidienne
ultérieure devient plus frustrante, plus
stressante, comme on le voit dans un certain
nombre de familles monoparentales. Ailleurs,
l'enfant a vraiment perdu le parent qui le
protégeait ou le chérissait le plus. Et puis,
le deuil qu'est occupé à faire le parent
survivant diminue parfois largement sa
disponibilité : l'enfant peut vivre tous ces
changements à la baisse avec résilience, mais
parfois aussi avec dépression et/ou irri
tabilité.
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COMMENT PREVENIR OU ATTENUER CES DEUX COMPLICATIONS DU DEUIL?
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Prévention générale.
Une dimension de prévention générale résulte de
la qualité basale de l'éducation de l'enfant,
en dehors de tout contexte de maladie et de
mort.
Spontanément, bien des parents font de leurs en
fants des êtres forts, confiants et prêts à
affronter l'adversité parce qu'ils pensent à
les écouter et leur donner des informations
authentiques, à encourager leur autonomie, tout
en leur donnant suffisamment d'affection, à
leur montrer que la disponibilité des parents a
des limites et qu'il faut aussi se débrouiller
tout seul, à leur inculquer un sens vrai et
nuancé de la faute, que l'on ne devrait évoquer
que lorsqu'il y a intention destructive
égoïste, à admettre l'ambivalence des
sentiments et la présence d'agressivité au
coeur des relations humaines, etc.
Ecouter, partager, tolérer, ne pas exiger la
perfection.
Lorsque la mort est précédée d'une maladie dont
l'issue fatale est prévisible, l'enfant connaît
souvent bien des remous affectifs. Pour l'aider
à les gérer, il revient aux adultes, à ceux qui
sont en bonne santé et au malade dans la mesure
de ses forces, de veiller à :
- écouter les questions et les commentaires de
l'enfant,
- voire en provoquer l'issue ainsi que celle de
ses sentiments; signaler patiemment l'existence
d'une disponibilité à l'enfant réticent à
s'exprimer ou/et le mettre en contact avec un
tiers qui pourrait faciliter son expression
[4].
Quand l'enfant parle, on devrait l'aider
d'abord à déployer avec ses mots détaillés à
lui ce que lui croit savoir ou, à défaut ce
qu'il imagine spontanément ainsi que les
questions qu'il se pose. Par exemple, s'il
demande " Est-ce que maman va mourir? " on
devrait l'encourager à dire d'abord " Qu'est-ce
que tu en crois, toi ? Qu'est-ce que c'est la
mort? Ca te fait quoi ( et pourquoi ) de penser
ça? "
Si l'enfant s'exprime, on devrait accepter
d'entendre ce qu'il y a de triste en lui - par
exemple, la crainte de ne plus être aimé - sans
vouloir tout-de-suite le rassurer en
minimisant. Peut-être même dira-t-il quelque
chose de son agressivité - par exemple il est
fâché que sa maman ne joue plus avec lui! Tant
mieux alors si l'on peut rejoindre son monde
intérieur et si l'on ne lui enjoint pas tout-de-
suite de se montrer " politiquement correct ".
Partager des idées, des questions et des
sentiments vécus, répondre
en toute vérité aux questions de l'enfant.
Pensons d'abord à l'impact positif que revêt
souvent la " simple " expression de soi par
l'adulte, en présence de l'enfant mais sans
pourtant qu'elle soit directement destinée à
lui
[5].
Cette expression, dont l'enfant est
témoin, enrichit ses connaissances, l'apaise et
l'incite à en faire autant, du moins toutes les
fois où ce vécu d'adulte n'est pas lui-même
figé dans la pathologie
(2).
Vient corollairement le champ de l'information
destinée à l'enfant : information sur la nature
de la maladie, les réaménagements concrets
qu'elle exige de la famille et les remaniements
idéo-émotionnels qu'elle entraîne : le chagrin
et l'irritabilité de papa qui voit maman malade
... la colère des enfants lorsqu'ils se sentent
moins aimés ... l'impression injuste qu'ils ont
alors d'être " méchants ", etc.
Un point d'information délicat et redouté par
beaucoup d'adultes porte sur la mort annoncée.
A ce sujet, s'il est cruel d'effrayer ou
d'attrister longtemps à l'avance des enfants
ingénus, inversement, cela nuit de faire la po
litique de l'autruche lorsque d'autres enfants
sont eux-mêmes préoccupés, qu'ils en laissent
voir quelque chose mais qu'on les renvoie à
leur solitude.
Plus radicalement, lorsque le malade entre très
probablement dans ses quelques derniers jours
de vie, ne pas préparer à cette mort imminente
l'enfant, même jeune et ingénu, n'est jamais
confortable qu'à très court terme : la trace
traumatique laissée par une mort, qui n'était
imprévue que de lui, risque d'être bien plus
grande que s'il y avait été préparé!
Encore faut-il dialoguer positivement autour de
cette mort annoncée! Positivement, en écoutant
certainement ce que l'enfant en sait, en
imagine ou en interroge et en réfléchissant
avec lui à des thèmes comme la frustration et
la tristesse liées à la séparation matérielle,
la persistance d'une relation spirituelle, le
rôle de la maladie qui achemine vers la mort,
et la non-responsabilité de l'enfant dans ce do
maine, le fait que la vie de l'enfant, elle,
n'est pas spécialement menacée
(3)
, etc.
[5].
On gagne également à tolérer l'expression
comportementale des remous affectifs de
l'enfant, se limiter à demeurer ferme autour de
quelques règles essentielles de convivialité,
faire preuve de patience et maintenir
l'espérance autour d'autres dysfonctionnements
comme, par exemple, de mauvais résultats
scolaires, refléter à l'enfant ce qui se passe
probablement en lui et qui explique son chahut
du moment.
Ne pas exiger la perfection chez l'enfant.
Justement il demeure un enfant, qui ne saurait
pas penser tout le temps à se ménager pour le
malade : accepter que parfois il se conduise
comme un poulain fatiguant, l'aérer, veiller à
ce qu'on lui fournisse toujours des sources de
distraction. Inversement, l'encourager à être
de temps en temps utile au malade, ne fût-ce
qu'en lui apportant un verre de jus d'orange ou
un beau dessin ...
Contre la mort inopinée.
Même les fois où la mort a été inopinée, un
certain nombre de recommandations faites ci-
dessus restent d'application dans son décours
immédiat. Il en va de même à plus long terme,
dans les semaines ou les mois qui la suivent.
En outre, dans le champ de l'écoute et du
partage d'idées, on sera plus particulièrement
attentifs aux thèmes supplémentaires que voici
:
Evoquer l'inéluctabilité et l'irréversibilité
de la mort [2]
, [6]
, [7].
Sans cependant faire violence à l'enfant jeune
qui soutiendrait mordicus que le disparu va
revenir (" C'est ce que tu penses et c'est ça
qui te fait du bien pour le moment ").
Redire que l'on peut rester en relation
spirituelle avec le défunt,
en pensant beaucoup à lui, en continuant à
faire les bonnes choses qu'il demandait, parler
de l'héritage spirituel que chacun porte en soi
jusqu'à un certain point ...
Parler avec l'enfant de ce que va être son
avenir.
Le plus souvent, après avoir écouté son
éventuelle insécurité et ses questions, on peut
lui garantir qu'il continuera à être l'objet
d'un amour et d'une protection de qualité, mais
le confort de sa vie matérielle diminue
parfois. Quoiqu'il en soit, mieux vaut ne pas
tricher quand on évoque tous ces domaines :
c'est le prix à payer pour garder sa confiance
et éveiller sa résilience!
Etre attentifs aux paroles ou aux signes de
culpabilité que l'enfant exprimerait.
Dans la mesure où il donnerait l'impression de
se sentir responsable de la mort survenue, en
discuter avec lui. Il est rare, mais pas tout-à-
fait impossible, que son comportement difficile
ait peut-être précipité l'évolution d'une
maladie. Il est rare aussi qu'il ait été à
l'origine d'un accident de santé ou d'un
accident mortel. Dans tous ces cas, il faut
essayer d'en parler ouvertement avec lui et
situer sa faute là où elle a vraiment existé :
s'il désire parfois la mort de l'autre, il est
très rare qu'il ait fait ce qu'il fallait pour
la provoquer vraiment! En outre, toute sa
famille aurait pu avoir davantage de
sollicitude pour le comprendre au moment où il
se montrait difficile. Ensuite, s'il existe une
part de responsabilité et de faute, on peut
l'aider à faire des actes réparateurs et à se
pardonner.
Dans le champ de la tolérance.
Il faut faire preuve de patience et d'espérance
face aux comportements difficiles, comme nous
l'avons déjà évoqué. Mais on doit se
rappeler aussi que chacun vit son deuil avec ses
particularités propres, et que cette
originalité de la souffrance morale et de son
apaisement progressif gagne le plus souvent à
être acceptée sous les formes qu'elle revêt
[6].
On peut se demander qui est le plus adéquat
pour faire avec l'enfant cette partie du
cheminement centrée sur le dialogue. " Sans
nécessairement demander tout de go aux plus
accablés d'assurer un dialogue fluide, mais en
jouant sur les ressources de la famille élargie
et d'autres familiers
[3]
,
[8]
; il nous semble
préférable que les témoignages et les réponses
à l'enfant émanent, pour le principal, des
compagnons de sa vie quotidienne ... Le rôle
des psychothérapeutes est donc d'abord de
faciliter la communication dans la famille ...
Si par la suite l'enfant reste prisonnier de
ses conflits ou de ses affects les plus
pénibles, une psychothérapie lui sera également
et personnellement proposée ... Mais il n'est
pas nécessaire d'exiger tout-de-suite qu'il y
vienne seul. Beaucoup ont besoin, temporairement,
de la présence d'un familier à leurs
côtés, qui les protégera et les rassurera ... "
[5].
Des ateliers d'animation et d'expression
pour enfants dont un proche est gravement
malade ont également une fonction libératrice
de la parole et des sentiments, qui se situe au
niveau des préventions primaire et secondaire.
Il en va de même d'ateliers d'expression après
la mort d'un être cher dont les effets peuvent
se situer, d'un enfant à l'autre, entre la
prévention et la thérapie de groupe.
1. Lecavelier-Des-Etangs N., Lauras B., Sibertin-Blanc D.,
La mort subite inexpliquée du nourrisson : le
destin de l'enfant précédent. Neuropsychiatr.
Enfance Adolesc. 1994; 42 : 627-652.
2. Hanus M.,
Le deuil chez l'enfant. in Lebovici S.,
Diatkine R., Soule M., Nouveau traité de
psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent.
P.U.F, Paris, 1995, 1463-1476.
3. Kaulman D.,
Bereavement reactions in children : therapeutic
implications. J. Psychiatry, 1987, 24, 65-76.
4. Furman R.,
Aptitude de l'enfant au deuil. In Anthony E.J.,
Koupernik C., L'enfant dans la famille. Masson,
Paris, 1974, Tome 2, 182-186.
5. Leclercq C., Hayez J.-Y.,
Le deuil compliqué et pathologique chez
l'entant. Louvain Méd., 1998, 117, 293-307.
6. Bacque MF.,
Le deuil à vivre. Collection Opus, Odile Jacob,
Paris, 1995.
7. Hanus M.,
Les deuils dans la vie : deuils et séparations
chez l'adulte et chez l'enfant. Maloine, Paris,
1994.
8. Oliver RC., Fallat ME.,
Traumatic childhood death : how well do parent
cope. J. Trauma, 1995; 39 : 303-307.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
(
N.B.)
La culpabilité et l'agressivité des enfants
autour de la mort d'un proche.
Les enfants peuvent se sentir coupables au sujet de la mort
d'un parent proche. Les raisons en sont analysées :
dans la plupart des cas les sentiments demeurent
injustifiés. Des changements conséquents
du comportement de l'enfant sont décrits, y compris
l'agressivité, des symptômes et
régressions dépressifs. Une attitude
de soutien et une invitation à parler de ce
qui est vécu, émanant du cercle de famille
survivant, aident les enfants à surmonter
ces sentiments.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
Children's guilt and aggressivity about the
death of a near relation.
Children may feel guilty about the death of a
close relative. The reasons are analyzed : in
most cases guilty feelings remain unjustified.
Consequent changes in the child's behavior are
described, including aggressivity, depressive
symptoms and regression. A preventive
comprehensive attitude of the surviving family
circle will help children to overcome these
feelings.
© 2001 Editions scientifiques et médicales
Elsevier SAS
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
N.B.
(
N.B.)
La culpabilidad y la agresividad de los niños en
torno a la muerte de un prójimo.(s025)
Los niños pueden sentirse culpables con
respecto a la muerte de un pariente cercano. Las
razones se analizan: en la mayoría de los casos
los sentimientos siguen siendo injustificados. Se
describen algunos cambios consiguientes del
comportamiento del niño, incluida la agresividad,
asi como síntomas y regresiones depresivos. Una
actitud de apoyo y una invitación a compartir
palabras sobre lo que se vive, generadas por el
círculo familiar superviviente, ayudan a los niños
a superar estos sentimientos.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
|
Mots clés - Keywords - Palabras clave.
|
MOTS CLES :
Trouble du comportement, trouble psychique,
mort d'un proche.
KEYWORDS :
child behavior disorders, child reactive
disorders, attitude to death, parents.
PALABRAS CLAVE :
Trastorno de la personalidad, duelo patologico,
muerto de un prójimo.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
(*) Unité de pédopsychiatrie, cliniques
universitaires Saint-Luc,10, avenue Hippocrate,
Bruxelles, Belgique.
(*) Correspondance et tirés à part.
Adresse Courriel :
jyhayez@uclouvain.be
( Jean-Yves Hayez ).
(1). Dans ce texte " enfant " est un terme
générique : il désigne aussi bien les enfants
que les adolescents, s'il n'y a pas d'autre
spécification.
(2). Auquel cas, des proches de l'adulte ici
concernés devraient le lui faire délicatement
remarquer et celui-ci, l'entendre! Il lui reste
alors à ne pas encombrer l'enfant de
l'expression de sa pathologie d'adulte, et
mieux encore, à se faire soigner, ne fut-ce
parfois qu'au nom de l'intérêt de l'enfant.
(3). Même dans le cas où l'enfant a été
contaminé par le Sida d'un parent, ou encore
pris dans une hérédité maniaco-dépressive ...
c'est la maladie ou une prédisposition qui se
transmet, et leur destin n'est pas ipso facto
celui qui a emporté le parent.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
Création le 21 août 2003.
Dernière mise à jour
le dimanche 24 février 2008.
Issu d'un tiré-à-part prêté par le
professeur Jean-Yves Hayez.
DS.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.

... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.

... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480 mais est
encore correcte avec les écrans plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Plan.
ici
Résumé - Abstract - Resumen.
ici
Mots clés - Keywords - Palabras clave.
ici
Bibliographie.
ici
Notes.
ici
Télécharger.
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Résumé en français : Résumé.
ici
Résumé en anglais : Summary.
ici
Résumé en espagnol : Resumen.
ici
* Cocher le paragraphe pour y accéder immédiatement.
n.b. Ce document s'imprime facilement : dix pages.
QUELQUES ILLUSTRATIONS.
ORIGINES DE LA CULPABILITE AUTOUR DE LA MORT.
MANIFESTATIONS CLINIQUES DE LA CULPABILITE.
AGRESSIVITE DE L'ENFANT AUTOUR DE LA MORT D'UN
PROCHE.
COMMENT PREVENIR OU ATTENUER CES DEUX
COMPLICATIONS DU DEUIL?
CONCLUSION.
Summary.
Mots clés - Keywords.
Références.
Notes.
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intégral de ce site en format traitement de texte.
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immédiatement sur votre écran.
Culpabilité et/ou agressivité de l'enfant
autour de la mort d'un proche.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
.
.
Note N.B.
(N.B.). Ce résumé approuvé par le
professeur Jean-Yves Hayez a été ajouté
au texte le 14.07.2005
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note N.B.
(N.B.). Ce résumé approuvé par le
professeur Jean-Yves Hayez a été ajouté
au texte le 14.07.2005
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note *.
(*) Unité de pédopsychiatrie, cliniques
universitaires Saint-Luc,10, avenue Hippocrate,
Bruxelles, Belgique.
(*) Correspondance et tirés à part.
Adresse Courriel :
jyhayez@uclouvain.be
( Jean-Yves Hayez ).
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note 1.
(1). Dans ce texte " enfant " est un terme
générique : il désigne aussi bien les enfants
que les adolescents, s'il n'y a pas d'autre
spécification.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
.
.
Note 2.
(2). Auquel cas, des proches de l'adulte ici
concernés devraient le lui faire délicatement
remarquer et celui-ci, l'entendre! Il lui reste
alors à ne pas encombrer l'enfant de
l'expression de sa pathologie d'adulte, et
mieux encore, à se faire soigner, ne fut-ce
parfois qu'au nom de l'intérêt de l'enfant.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
.
.
Note 3.
(3). Même dans le cas où l'enfant a été
contaminé par le Sida d'un parent, ou encore
pris dans une hérédité maniaco-dépressive ...
c'est la maladie ou une prédisposition qui se
transmet, et leur destin n'est pas ipso facto
celui qui a emporté le parent.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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1. Lecavelier-Des-Etangs N., Lauras B., Sibertin-Blanc D.,
La mort subite inexpliquée du nourrisson : le
destin de l'enfant précédent. Neuropsychiatr.
Enfance Adolesc. 1994; 42 : 627-652.
.
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2. Hanus M.,
Le deuil chez l'enfant. in Lebovici S.,
Diatkine R., Soule M., Nouveau traité de
psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent.
P.U.F, Paris, 1995, 1463-1476.
.
.
3. Kaulman D.,
Bereavement reactions in children : therapeutic
implications. J. Psychiatry, 1987, 24, 65-76.
.
.
4. Furman R.,
Aptitude de l'enfant au deuil. In Anthony E.J.,
Koupernik C., L'enfant dans la famille. Masson,
Paris, 1974, Tome 2, 182-186.
.
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5. Leclercq C., Hayez J.-Y.,
Le deuil compliqué et pathologique chez
l'entant. Louvain Méd., 1998, 117, 293-307.
.
.
6. Bacque MF.,
Le deuil à vivre. Collection Opus, Odile Jacob,
Paris, 1995.
.
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7. Hanus M.,
Les deuils dans la vie : deuils et séparations
chez l'adulte et chez l'enfant. Maloine, Paris, 1994.
.
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8. Oliver RC., Fallat ME.,
Traumatic childhood death : how well do parent
cope. J. Trauma, 1995; 39 : 303-307.
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Culpabilité et/ou agressivité de l'enfant
autour de la mort d'un proche.
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