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Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez
Jean-Yves Hayez |
Colette,
sacrifiée à
la raison d'Etat?
* biographie, recueil de publications scientifiques et articles
de presse du professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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Colette, sacrifiée à la raison d'Etat?
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Le vendredi 5 septembre 2003.
Les auteurs : J.-Y. Hayez (1)
et D. Drory (2).
Ce jeudi 12 juin 2003, vers neuf heures du matin,
Colette ( cinq ans )
a été kidnappée par des policiers : elle quittait son domicile
pour se rendre à l'école et ils ont bondi de leur voiture, juste
comme dans les séries télévisées. Trois heures après, elle était
embarquée dans un avion vers les USA pour être rendue à son père
texan, sans avoir pu faire un bisou d'au revoir à sa maman.
Heureusement, nous dit le porte-parole du ministère ad hoc, les
responsables de cette horreur avaient tout prévu : une
psychologue avait traversé l'Atlantique pour être à ses côtés
et lui faire digérer le traumatisme : nous pouvons donc
être rassurés, braves gens !
L'ensemble de ce procédé est pourtant des plus
choquants !
L'Etat n'hésite donc pas à créer
chez cette fillette innocente un traumatisme grave et qui
aurait pu être évité : être kidnappée à cinq ans !
Quelle expérience négative, source d'angoisse durable et de
désespoir ! Et par la police, en plus : quelle source
de confusion dans les idées à venir de cette fillette à propos
de qui est protecteur et qui est dangereux dans une
société ! (3)
A côté de l'effroi lié à l'événement,
les responsables n'hésitent pas non plus à déraciner Colette
du lien qu'elle avait tissé depuis tout un temps avec sa maman
et avec le réseau social de celle-ci…comme si cela n'avait
aucune importance, cet attachement….…comme si ce n'était pas
d'abord et avant tout d'une réassurance quant à la pérennité
de ce lien qu'une fillette de cinq ans a besoin.
Et, semble-t-il, ils procèdent à cet arrachement, sans
avertissement, sans information, sans préparation…comme
si parler avec un enfant ne servait à rien…comme si le sort
d'un enfant, c'était de subir, sans avoir jamais de souhait
pertinent à exprimer sur ce qui lui arrive…ou comme si leur
action était trop honteuse que pour pouvoir s'expliquer les
yeux dans les yeux !
A quoi sert-il donc de
signer toutes ces conventions sur les droits des enfants
ou d'avoir un délégué général qui veille à ceux-ci s'ils
sont susceptibles d'être balayés d'un revers de
main ?
Le fait qu'on insiste lourdement
pour expliquer que des psychologues étaient là pour
atténuer le drame et consoler est encore plus
écœurant : C'est un trompe l'oeil ! Que
pouvait avoir de rassurant, aux yeux de l'enfant,
ce psychologue qui s'associe à un acte aussi
brutal? D'ailleurs la mascarade continua jusqu'au
bout puisque la personne chargée de venir chercher l'enfant
à l'aéroport ( encore une inconnue ) déclara que tout allait
bien pour l'enfant puisque la petite avait dormi pendant
le trajet en avion….Ce psychologue était-il autre chose
qu'un outil mis en place pour calmer les esprits et faire
taire l'opinion publique? D'ailleurs un psychologue
aussi bon soit-il ne sait pas faire de miracles par rapport
à la matérialité persistante d'un mal que l'on a créé de
toutes pièces ! Présentés comme ils le sont ici, ils
nous font penser aux religieux qui accompagnent les
condamnés à mort jusque l'échafaud, à ceci près que,
dans le cas qui nous occupe, la condamnation était
tout sauf nécessaire ...
Arrivons-en maintenant au fond de l'histoire.
D'abord, l'Etat belge affirme qu'il doit bien respecter
les conventions internationales qu'il a signées ...
L'argument nous impressionnerait si nous avions la
conviction qu'il le fait systématiquement ... Est-ce si sûr?
N'est-ce pas plus facile pour lui de se montrer ferme quand
les vis-à-vis, ce sont une mère immigrée et son enfant que
quand des intérêts autrement puissants sont en jeu? Un
esprit libre et irrévérencieux ne pourrait-il faire
l'hypothèse que l'heure était venue pour l'Etat belge
de se racheter une conduite face à l'oncle Sam et qu'une
petite fille, ça vaut bien la sauvegarde de 4000 emplois
à l'OTAN.Les français, eux, qui ont aussi quelques
impertinences à racheter, offrent bien le Concorde
au musée de l'aéronautique à Washington.. Ce n'est
pas le sort de quelques milliers d'orphelins qui
empêche la vente des armes, quel est alors le poids
d'une fillette ...
L'Etat affirme également qu'il
est en devoir de faire appliquer une décision de
Justice. Oui, en principe, mais, ici aussi, est-il
certain qu'elles soient toutes appliquées avec la même
diligence et la même intransigeance? Même de
vrais délinquants bénéficient parfois de la suspension
du prononcé ! Sans tenir compte de possibilités
de médiation qui, si nous sommes bien informés existaient
toujours, notamment à partir du Service d'Aide à la Jeunesse
de Liège?
Indépendamment de ce zèle brutal
qu'a affiché l'Etat, le fond du fond du problème, c'est
ce qui s'est passé entre le père et la mère de Colette
et la qualité de l'amour qu'ils avaient pour leur petite
fille. Nous ne connaissons évidemment pas tous les
détails de leur histoire de vie. On nous dit que la
maman avait elle-même enlevé l'enfant il y a trois
ans en accusant le papa d'abus sexuel et qu'elle avait
fui les Etats-Unis avec Colette. D'abord, nous
voudrions être certains que cette plainte a été
investiguée avec précision et sérénité : actuellement,
il y a un a priori de suspicion contre les mères qui
accusent leur ex-conjoint : elles indisposent et
elles passent facilement pour fabulatrices ou
déséquilibrées, malgré que les études scientifiques
montrent que leurs plaintes sont fondées environ une
fois sur deux.
Mais admettons que l'on ait pu démontrer que la maman
de Colette se trompait, voire au pire qu'elle cherchait
depuis le début un prétexte pour séparer l'enfant du
contact avec son père. Alors, nous aurions été dans le
cadre de ce qu'on appelle actuellement une aliénation
parentale : la mère de Colette aurait voulu
" aliéner " le père, faire comme s'il n'avait
jamais existé.
A supposer que ce soit le cas, ce
n'est pas acceptable, évidemment : même si la maman
avait eu des raisons de souffrir de l'attitude de son
mari pendant leur vie conjugale, elle n'avait pas le
droit de réagir par un premier rapt. Ceci étant dit,
répare t on vraiment un mal par un mal plus grand
encore?
En kidnappant cette enfant, le
pouvoir exécutif applique des règles de droit. Il règle
le rapport entre deux personnes qui se disputent pour
un objet. Un enfant est-il un objet? La Bible
nous dit que non : dans son célèbre jugement,
Salomon a identifié la vraie mère, celle qui aimait
sincèrement son bébé, puisqu'elle avait pris le risque
de s'effacer pour le bonheur de celui-ci. Et si le
magistrat biblique lui en avait finalement attribué
la garde, ce n'était certainement pas prévu comme tel
par la maman, persuadée qu 'elle était de ne plus
revoir son enfant pour que celui-ci puisse
vivre (4) !
Hélas, ces temps sont révolus :
l'être humain contemporain ne réagit plus comme les
personnages d 'antan : aujourd'hui, nous sommes
à l'heure des droits revendiqués à tout prix et des
conflits de pouvoir menés au finish !
L'individualisme est devenu le fondamentalisme de
notre culture occidentale ! L'humilité et le
renoncement à soi pour l'amour de l'autre ne sont
plus de mise et si au passage, on passe sur le corps
d'un enfant, bah, qu'importe, on trouvera bien quelques
scientifiques pour " légitimer " la démarche.
Pour notre part, nous ne raisonnons pourtant pas comme
une partie des spécialistes du traitement de l'aliénation
parentale ... Même et surtout dans les cas graves, nous ne
pensons pas qu'il soit bon de déraciner une enfant pour
la quatrième fois en cinq ans : premier enracinement
chez papa et maman, deuxième chez papa, troisième chez
maman ... Et on repartirait pour un tour? Faites
cela à un jeune arbre et vous verrez qu'il s'en
étiolera pour toujours à moins qu'il n'en crève.
Oui, s'il s'avérait que la mère de Colette a pris
indûment la responsabilité du troisième déracinement,
elle a mal fait, il faut le lui faire savoir et la
désapprouver énergiquement. Sauf motif grave, la fillette
avait besoin de se savoir investie et accueillie par sa
mère et par son père pour s'épanouir totalement !
Oui, il fallait mettre en place des médiations
énergiques, sous le contrôle de l'Etat, pour que
le père puisse revoir régulièrement l'enfant et
exercer sa part de responsabilité éducative !
Non, il ne fallait pas arracher cette enfant pour
la quatrième fois à une sécurité et à un bonheur
précaires qu'elle avait retrouvés ...
Un être de chair, tout faible et démuni soit-il,
n'a-t-il pas plus de valeur que la plus forte des
conventions?
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
- Notes. -
1. J.-Y Hayez, psychiatre infanto-juvénile, docteur en
psychologie, professeur ordinaire à l'UCL ; directeur de
l'Unité de pédopsychiatrie aux Cliniques Universitaires
Saint-Luc. E-Mail : jyhayez@uclouvain.be.
2. D. Drory, psychologue, psychanalyste.
3. On n'a pas pensé non plus à tous les petits enfants du
royaume, témoins du drame presque en direct et qui ont aussi
une opinion à se faire sur qui est susceptible de les
protéger !
4. Il faudrait rappeler cet épisode à la Fondation Rachel,
qui semble appuyer son action sur quelques citations
bibliques mais a oublié celle-ci ...
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Création le 13 juin 2004.
Dernière mise à jour
le dimanche 06 juillet 2008.
Texte du professeur Jean-Yves Hayez,
issu du site des comités blancs.
DS.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
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pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
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le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
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beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
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non expliquée. Nous le regrettons vivement
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- Notes automatiques. -
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Note 1.
1. J.-Y Hayez, psychiatre infanto-juvénile, docteur en
psychologie, professeur ordinaire à l'UCL ; directeur de
l'Unité de pédopsychiatrie aux Cliniques Universitaires
Saint-Luc. Courriel : jyhayez@uclouvain.be.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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Note 2.
2. D. Drory, psychologue, psychanalyste.
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