Comment
l’orientation sexuelle
se met-elle en place ?
Jean-Yves Hayez [1]
Les considérations qui vont suivre
permettent de comprendre qu’il n’y a pas les hétérosexuels d’un côté et les
homosexuels de l’autre, avec une frontière précise qui les sépare. Freud
évoquait déjà la bisexualité inhérente à la condition humaine et dans les
années 1960, le célèbre rapport Kinsey en a démontré les applications sur le
terrain.
§ I. Le
plus fréquemment, le voyage de la vie fait se développer en nous une
orientation sexuelle principale.
Supposons qu’elle soit
hétérosexuelle : Cela veut dire que l’objet central de notre désir, l’être
qui peut nous satisfaire le plus radicalement, jusqu’à presque nous combler,
dans le champ de l’amour et de la sexualité, est hétérosexuel. Mais même alors,
la vie a souvent laissé en nous des dimensions, des « goûts »
homosexuels, moins dominants et plus ou moins clairement auto perçus.
Aujourd’hui, dans les pays industrialisés, les gens les assument plus souvent et plus naturellement, sans chercher à
les chasser de leur esprit et à les combattre comme si elles étaient mauvaises
du seul fait de leur existence [2].
Quoique
« secondaires », ces dimensions qui vont à l’inverse de l’orientation
principale se répartissent chez les uns et les autres selon un gradient
d’intensité.
Je garderai comme point de
référence le vécu d’un homme, ce qui est plus facile pour moi : Pas très
loin d’être bi, au moins occasionnellement, on peut entendre tel homme qui se
vit et se déclare hétéro affirmer à
l’occasion : « Wooo … bien
foutu, ce mec … il fait vibrer mon côté homo ! » Pour
beaucoup d’autres, c’est plus modéré et pas physique ou presque pas : à
côté de leur lien sexuel principal, ils vivent des amitiés profondes, parfois
tendres et sensuelles, pour d’autres hommes. D’autres vivent quasi
exclusivement et sereinement leur hétérosexualité.
Par contre, ceux qui se
défendent vigoureusement d’avoir la moindre tendance homo sont souvent suspects
de faire la politique de l’autruche : quand un jeune adulte, type
rugbyman, affirme vigoureusement « Je
n’ai rien d’homo en moi. Les tarlouzes, je les hais », c’est souvent
que lui, justement, refoule ses propres dimensions homosexuelles parce qu’elles
menacent de l’intérieur son image de la virilité.
Un mot sur ce que l’on appelle
aujourd’hui « être bi » : ce sont des adolescents ou des adultes
qui se disent intéressés par des conduites sexuelles – voire des
engagements amoureux – avec des partenaires des deux sexes : et ils
le pratiquent ou visent à le pratiquer concrètement [3] : ils y voient
un signe de leur bonne santé mentale, en ce siècle où nous avons une sainte
horreur des limites.
Pour la grande majorité ce ces
« bi », néanmoins, qu’ils le reconnaissent ou non, il finit par se
former, au fond de leur désir et de façon stable, « le » partenaire
de rêve, qui est nécessairement homo- ou hétérosexué. Leurs conduites
bisexuelles sont donc des expérimentations plus superficielles.
§ II. Quels sont les facteurs
qui président à ces mises en place, tant de notre orientation sexuelle principale
que de ses éventuelles dimensions secondaires et inverses ?

Début du film Théorème (Pasolini, 1968) Cette paix à cinq
n’est que provisoire ; Bientôt, ce sera Bonjour les dégâts !
I. Il est possible qu’il existe
des facteurs génétiques, pas encore clairement identifiés, qui amènent des
prédispositions. Ainsi, l’on peut penser que pour beaucoup de mâles
biologiques, la génétique est à l’origine d’un reste d’instinct qui les pousse
à s’accoupler avec des femelles. Mais la génétique pourrait aussi créer
d’autres types de prédispositions, plus spirituelles, à l’activité ou à la
passivité, à l’envie de pénétrer ou d’être capturé, de dominer ou de
s’abandonner à l’autre. Chez les futurs homos, ces prédispositions seraient
alors différentes de celles de l’hétéro.
II. Et puis, toutes les expériences relationnelles faites au cours de la petite enfance et de l’enfance, surtout si elles sont répétitives, laissent en nous des empreintes. Elles aboutissent à ce que, petit à petit, soit la femme, soit l’homme nous apparaissent comme des êtres ou très désirables, ou d’importance secondaire, ou frigorifiant ou détestables. Et complémentairement, elles aboutissent de plus en plus à nous faire nous identifier à une figure masculine ou féminine ( ce que j’appelle notre identité sexuée ) Ces empreintes les plus centrales exercent le plus souvent leurs effets depuis notre monde inconscient. Mais je n’irai pas au-delà, en simplifiant et en me réduisant aux schémas oedipiens classiques, certes pas inexistant bien trop réducteurs !

D’infinies variations sont
possibles et c’est seulement en écoutant parler les personnes que l’on découvre
petit à petit, avec elles, comment leurs expériences relationnelles ont pu influencer leur désir amoureux et la
constitution de leur identité.
III. De façon plus
inconstante, des expériences sexuelles fortes avec des adultes ou des grands
adolescents, notamment au moment de l’éveil érotique (pré adolescence – début
d’adolescence), surtout si elles sont répétitives peuvent également constituer un coup de pouce qui influence
l’orientation sexuelle. En voici trois exemples :
◊ - Des
filles qui ont été abusées longtemps par des hommes, sans aucun respect, dans
la violence, en sortent avec le dégoût de l’homme et avec le désir de voir
combler leurs besoins affectifs par une femme : un très solide coup de
pouce vers l’orientation lesbienne.
◊ - Des garçons
préadolescents ou jeunes adolescents qui ont eu avec des pédophiles des
relations sexuelles et affectives ressenties comme agréables et valorisantes
peuvent s’identifier à ces hommes et se mettre eux aussi, à désirer des garçons
( plus souvent de leur groupe d’âge ) ou à continuer à désirer des
hommes plus âgés. Autant sans doute pour des filles avec des femmes.

Extrait de For a
lost soldier, (R. Kerbosch, 1992) Deux êtres à la dérive pendant la secondaire
mondiale, un soldat et un tout jeune adolescent, chacun se sentant un peu seul,
s’abandonnent l’un à l’autre … le soldat disparaîtra sans laisser de
traces et le jeune en gardera toute sa vie une profonde nostalgie (d’après une
œuvre autobiographique)
◊ - Et, bien que l’on
ne dispose pas déjà d’études sérieuses à leur sujet, on peut se demander s’il
n’existe pas non plus des cyber-influences : par exemple, des
adolescent(e)s, souvent jeunes, se sentant hésitants quant à leur orientation
sexuelle, veulent être quitte de leur
indécision et se déclarent tout de suite gay ou lesbienne sur Internet. Pour
peu qu’ils soient fureteurs et pas trop embarrassés par le monde du sexe, ils y
trouvent beaucoup de renforçant positifs ( pornographie homo ; se faire
draguer par d’autres, par écrit ou via de vrais R.V. ) Ou, plus grave
peut-être, s’entendre dire « sérieusement » que leur orientation est
plus forte qu’elle ne l’est en réalité. Ce petit groupe d’adolescent(e)s arrête
donc d’explorer et de donner de l’alimentation à ses dimensions
hétérosexuelles, et, vu le répondant qu’il trouve, donne de plus en plus de place à sa partie homosexuelle.
IV. Dernier facteur
d’appoint, certainement pas le plus fondamental ; les pressions
sociologiques.
Dans nos sociétés occidentales, elles sont contrastées : une dimension d’homophobie existe toujours, par exemple, dans le chef de camarades de classe jeunes, ou émanent d’adolescents ou de jeunes adultes inconnus.

Mais l’inverse existe également,
surtout dans les lycées des grandes villes et dans la société en général. Le
jeune de plus de quinze ans qui a fait son coming
out imagine parfois qu’il va recevoir davantage de valorisation que
l’inverse : cela peut le pousser à
s’affirmer … et objectivement, il n’a pas toujours tort de le
penser !
§ III. Ces facteurs
de mise en place étant évoqués de la sorte, quelle liberté de choix existe-t-il
pour orienter la sexualité d’un être humain ?
Pratiquement aucun :
c’est comme un feu qui couve, grandit puis donne toute sa flamme, sans que le
propriétaire puisse vraiment choisir le bois dont il l’enflamme.
Les personnes à orientation
homosexuelle disent avec raison que leur orientation ne résulte pas d’un choix,
mais que c’est un destin. Et nous pourrions en dire autant pour toutes les
orientations, chacun avec la proportion de bisexualité qui nous
constitue : La liberté ne joue pas [4]
pour créer le cœur, le noyau dur de notre orientation sexuelle. Elle joue
seulement pour que chacun, homo ou hétéro, décide :
◊ - s’il va
se laisser aller … un peu … beaucoup … passionnément à une
pure sexualité « d’éclate, de plaisir physique » ou s’il va essayer
de conjuguer l’acte physique avec un investissement affectif privilégié du
partenaire ;
◊ - jusqu’à
quel point la fidélité sera une valeur de référence pour lui ou va-t-il plutôt
promouvoir cette attitude contemporaine de faire et de défaire des liens, et
ceci à
fréquence variable ;
◊ - jusqu’à quel point il réprimera
l’expression comportementale de sa sexualité ou jusqu’à quel point il y donnera
cours, secrètement, discrètement ou ostensiblement ;
◊ - le
moment où il déclarera être sexuellement actif avec partenaire. Pour les
personnes homos, c’est le moment de leur coming
out, qui peut ne jamais exister, pour les raisons les plus variées,
toujours à écouter avec respect. Une fois qu’il est énoncé, difficile de faire
marche arrière !
§ IV. On peut
raisonner de la même manière tant à propos de l’orientation sexuelle qu’à
propos du masculin et du féminin en chacun, c’est à dire à propos de l’identité
sexuée.
Ce sont les mêmes
catégories de facteurs qui président à
la mise en place de celle-ci, en référence à quoi :
◊ - Une majorité de personnes
s’attribue une identité sexuée ( M ou F ) conforme à son sexe
biologique. Néanmoins, comme pour l’orientation sexuelle, un homme (biologique)
qui se sent bien homme (identité) peut avoir des « traits » féminins
plus ou moins intenses.
Par exemple, on pense qu’il est
difficile d’être un bon psychothérapeute, que l’on soit homme ou femme, sans
avoir de bonnes dispositions féminines qui portent sur la non volonté de
domination machiste, la réception de l’autre en-soi ( la fécondation par
les idées et les sentiments de l’autre, en quelque sorte ) et parfois
même le portage.
◊ - Une minorité de
personnes définit son identité en conformité à son sexe biologique. Par exemple
telle fille (biologique) déclare « Je suis une fille ; je me marierai un jour et j’aurai des
enfants », mais présente de très nombreux traits de l’autre sexe
( la fille ici, est dite garçonnière. Oublions l’expression affreuse
« garçon manqué » )

Extrait du très joli film « Billy Elliot » (S. Daldry, 2000)
Billy, onze ans, décide de faire la danse classique dans son rude milieu minier
anglais … et persévère. Il se sent cependant parfaitement garçon, et
hétéro de surcroît.
◊ - Une
petite minorité de personnes n’accepte pas bien d’avoir le sexe biologique
qu’elle a, avec ses apparences sexuelles spécifiques. Cette difficulté peut
être vécue dès l’enfance, et parfois très intensément, avec une forte conviction
douloureuse. Parfois, c’est d’installation plus tardive, au début de
l’adolescence. Leur identité est « troublée » ou
« croisée » (cross gender
identity) ; elles auraient préféré avoir l’autre sexe. J’en parle dans
l’article « Identité sexuée (http://www.jeanyveshayez.net/identite.htm)
Actuellement, on a tendance à remplacer ce terme, qui vient de la médecine et
même de la psychiatrie, par le terme « identité
trans », qui vient de la sociologie et n’a plus la moindre connotation
de pathologie ni même de souffrance vécue
Dans les sociétés
d’Europe occidentale qui abhorrent les limites, ces personnes se réclamant
d’une identité trans tendent à aller plus loin que simplement acter leur
état :
▪ - Moments de
double vie où elles se présentent « dans leur 2e vie »
comme étant de l’autre sexe, entre autres via leurs habits, les soins donnés à
leur corps et via un discours typique. Elles le font le plus souvent sur
Internet, dans des clubs spécialisés ou lorsqu’elles sont toutes seules …
mais on les verra bientôt ouvertement en rue.
▪ - Volonté de
se donner les formes corporelles de l’autre sexe (via hormones et chirurgie) et
de changer leur identité officielle et leur style de vie dans la même
direction : c’est la transsexualité, dans son acceptation la plus radicale.
Faisant appel à son
intuition, le lecteur aura déjà compris que, ici aussi, la liberté n’intervient
pas pour mettre en place le noyau dur de l’identité sexuée (le masculin et le
féminin en chacun) Elle intervient seulement, et encore avec certaines limites,
pour en moduler l’expression, à l’instar de ce que nous avons décrit pour
l’orientation sexuelle.
Il existe par ailleurs, des
liens complexes entre orientation sexuelle et identité sexuée qu’il serait trop
long de détailler ici. Je me limiterai à en esquisser deux exemples
contraires :
◊ - La majorité des homosexuels hommes se
sentent tout à fait masculins, tout en aimant d’amour d’autres hommes, n’en
déplaise à Michel Serrault et à tous ceux qui les caricaturent en chochottes.
◊ - A
l’inverse, il est très probable que si quelqu’un a un trouble de l’identité
sexuée, c’est à dire voudrait avoir l’autre sexe, voire se sent de l’autre
sexe, c’est en fonction de ce vécu interne qu’il développe son orientation
sexuelle : donc celle-ci n’est homosexuelle que pour les observateurs
externes, mais pas dans le vécu intime de la personne concernée.
§ V. Mon analyse par rapport
à l’homosexualité inclut qu’elle n’a pas fondamentalement à voir avec la santé mentale ou la psychopathologie.
Il en va pour elle comme pour l’hétérosexualité : elle constitue une dimension de
l’être ni plus, ni moins et ce n’est pas elle, en soi, qui fonde l’équilibre ou
la pathologie mentales. Cela n’empêche que :
◊ - Je reste
réservé quant à l’adoption d’enfants dans les couples homosexuels, surtout s’il
s’agit d’enfants « fabriqués sur mesure », parfois avec des
techniques acrobatiques, et non d’enfants accueillis en référence à leur misère
sociale. Je m’en suis expliqué largement, à l’intention du sénat belge, dans
l’article « Arguments relatifs à la psychologie de l’enfant, en défaveur
d’une adoption dans les couples homosexuels »
( http://www.jeanyveshayez.net/brut/388-argu.htm )
Que l’on me comprenne bien : Je ne diabolise pas cette catégorie
d’adoptions, en affirmant qu’il faut l’interdire absolument. Je dis que, à
égalité de valeur des parents candidats soit hétéros, soit homos, il manque
irréductiblement une dimension au
couple homosexuel, dans son témoignage de vie spontané, autour de
l’égale valeur attribuée à chaque sexe au cœur de l’intime, témoignage dont
l’enfant s’imprègne pour mettre en place sa « sécurité sexuée » Par
exemple, un petit garçon adopté par deux lesbiennes se pose tôt ou tard la
question de la vraie importance du masculin, qui n’a pas l’air de combler ses
deux « mamans » et dont lui est pourtant porteur …
◊ - J’aurais
préféré que le terme « mariage » soit réservé à l’union officielle
des couples hétérosexuels, et qu’on en emploie un autre, comme « alliance »,
pour les couples homosexuels. Ceci pour ne pas bouleverser à la légères les
repères anthropologiques qui fondent nos sociétés et nos cultures.
§ VI. En guise de conclusion
Je dirai que l’orientation sexuelle homosexuelle
est « naturelle » Pas au sens de ce que voudrait la biologie des
corps. Mais naturelle en ce sens qu’elle n’a pas été créée artificiellement par
quelque égarement pervers de la volonté. Elle se met en place petit à petit,
sous le jeu combiné de facteurs individuels et relationnels qui font partie de
la vie du futur porteur de l’orientation : A ses yeux, ce sont bien des donnes naturelles de sa vie
à lui.
Cette orientation sexuelle qui se constitue et qui le
constitue n’empêche pas qu’il ait une sexualité sociable ou égoïste, inhibée,
complexée ou florissante, mûre ou immature … et que sa personnalité soit
porteuse soit d’équilibre émotionnel, soit des souffrances morales de tout le
monde.
HOMOSEXUALITE, bisexualité, identité sexuée,
identité trans, orientation sexuelle (installation), trans genre.
Si vous voulez en discuter avec moi
[1] Jean-Yves Hayez,
psychiatre infanto-juvénile, docteur en psychologie, professeur émérite à la
Faculté de médecine de l’Université catholique de Louvain.
Courriel : jyhayez@uclouvain.be Site web : www.jeanyveshayez.net
[2] Au
début de l’adolescence, jusque quinze, seize ans, on rencontre néanmoins des
jeunes qui disent avoir peur d’être gays ou lesbiennes. Pour beaucoup,
justement, il s’agit d’une peur liée à la prise de conscience de ces dimensions
secondaires. Eventuellement, ils se reprochent l’un ou l’autre jeu ou pratique
sexuels avec quelqu’un de leur sexe, le plus souvent de leur groupe d’âge. Il
n’est pas trop difficile de les écouter et de les apaiser en leur faisant
prendre conscience précisément que l’objet central de leur désir est ailleurs.
On voit aussi cette peur chez certains garçons qui ont été violés par un aîné,
adolescent ou adulte. Ici non plus, ce n’est pas trop difficile de les apaiser. Par contre, plus rarement, c’est bien
contre une homosexualité dominante que ces jeunes combattent, par exemple,
parce qu’ils
ont peur de la peine ou du déchaînement agressif qu’ils pourraient provoquer
chez leurs parents : leur accompagnement demande alors beaucoup de
patience et de délicatesse.
[3] Concrètement mais, s’il s’agit d’un engagement amoureux, à des moments bien différents de leur histoire de vie la plupart des fois…La simultanéité est plutôt de l’ordre de la fiction cinématographique ( V p ex Théorème, Pasolini, 1968)
[4] Elle ne joue pas ou, plus précisément, elle ne joue que peu
et inconstamment : par exemple, de jeunes adolescent(e)s qui hésitent sur
leur orientation sexuelle pourraient s’abstenir de faire des expériences qu’ils
vivent comme positives mais qui constituent des renforçants d’une des
orientations. Néanmoins, pas facile d’arrêter de donner suite à ce qui fait
plaisir ou à ce qui valorise. Et puis,
une grande ambivalence était probablement déjà là, venue d’ailleurs, venue de
leur génétique, peut-être, ou de leurs histoires de vie d’enfant, certainement.
Et les facteurs contre lesquels ils n’ont pas voulu lutter ne sont le plus
souvent que des facteurs d’appoint.