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Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez
Jean-Yves Hayez |
Besoins de l'enfant
victime et souhaits
pour l'equipement.
* biographie, recueil de publications scientifiques et articles
de presse du professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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Besoins de l'enfant victime et souhaits pour l'équipement.
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Le vendredi 23 janvier 2004.
Je ne pense pas, hélas, être pessimiste, mais
plutôt réaliste ... disons que j'ose parler de
réalités que les discours d'Etat, par
définition politically correct, ignorent ou occultent. Bien
sûr, je ne peux pas démontrer ce que j'avance au
dernier chiffre près, mais je propose que l'on fasse faire
des études sérieuses, interuniversitaires et
interdisciplinaires, sur le devenir des cas, sans sélection
ni autres biais ... le résultat pourrait en être
édifiant. Je ne suis pas pessimiste non plus, parce que je
ne recommande pas de baisser les bras et de ne plus rien
faire : j'ai des idées positives sur les besoins des
enfants et sur des actions concrètes à mener !
En voici le résumé :
A. Primum non nocere : .
Il est impératif que la mise en place de l'appareil
institutionnel de prise en charge ne soit pas plus traumatisante
que l'abus. L'enfant ne fait pas la part des choses entre les bons
et les mauvais agresseurs : il veut moins souffrir, un point
c'est tout ! Que l'on ne tue donc pas l'espérance qui
l'a habitée au moment où il s'est
décidé à parler !
B. L'enfant, a d'abord et avant tout besoin d'une présence
bienveillante à ses côtés ...
Présence qui puisse écouter et qui compatit :
* Ecouter, laisser parler, encourager à se
déployer ... sans vouloir tout de suite reprendre et
critiquer, au nom des meilleures intentions du monde
( « Mais non, petit, tu n'es coupable de
rien »).
* Prendre au sérieux, gravement, ce que l'enfant raconte et
vit.
* Partager avec lui des émotions et des idées ;
lui donner, qualitativement parlant, de l'amitié
bienveillante …pouvoir s'indigner à haute voix de ce qui
est inacceptable.
* Chercher à consoler, à réassurer l'enfant
sur la valeur d'être qu'il conserve.
* S'engager aux côtés de l'enfant et de sa famille
pour améliorer leur sort.
* Parler d'autre chose ; ne pas réduire l'enfant
à sa dimension « abusé ».
C. Simultanément, il est souhaitable qu'une protection de
meilleure qualité mette l'enfant à l'abri des
récidives d'agression ...
Protection concrète, qui ne
relève pas d'une sorte d'utopie bureaucratisée.
Alors, à quel prix ?
* L'activisme, le manque de discrétion et la
précipitation sont très mauvais conseillers ;
ils aboutissent surtout à rendre impossible la tâche
des professionnels à venir et à permettre au suspect
de bien organiser sa défense ;
* L'enfant gagne à participer à sa propre protection,
à la mesure de ses forces et ce peut être plus
efficace qu'on ne le croit (« Non », plus
fermes, mises à distance plus efficaces, etc.).
* La vigilance et la solidarité de l'entourage informel et
sain de l'enfant peuvent également être des adjuvants
précieux.
* Enfin, s'avère le plus souvent positif ce que l'on peut
appeler un sentiment de sollicitude et de responsabilité de
longue durée à l'œuvre chez les professionnels.
Certes, il est normal et structurant qu'existent des
compétences complémentaires, que des tâches
soient réparties et des relais pris. Mais l'ambiance de
protection s'améliore si chaque professionnel présent
le temps d'une étape ne se sent pas quitte de sa
responsabilité une fois que l'enfant quitte son territoire,
continue à sentir de la sollicitude pour ce qu'il devient et
concrétise la permanence de sa vigilance en fonction des
circonstances.
* Les fois, rares mais réelles, où l'on ne peut pas
gagner en protection matérielle, on peut s'efforcer de
rester en contact avec l'enfant pour discuter avec lui de ce qu'est
l'intégrité spirituelle : un adulte a
peut-être le pouvoir d'abîmer son corps d'enfant mais
jamais, celui de s'emparer, ipso facto, de son âme. Si
l'enfant le veut de toutes ses forces, le plus pur de
lui-même, - c'est-à-dire son psychisme et ses
valeurs - resteront hors d'atteinte.
D. Tous les enfants n'aiment pas que leurs malheurs soient
étalés sur la voie publique et nous avons donc un
devoir de discrétion à leur égard.
Beaucoup
apprécieront néanmoins que, dans le cadre de cette
discrétion, il existe une reconnaissance sociale du
préjudice qu'ils ont subi, une sanction de l'abuseur et si
possible une réparation concrète de sa faute.
E. Le cas échéant, ils apprécient aussi que
l'on « rebondisse » sur leurs malheurs pour
améliorer leur sort général :
prise en
compte d'éventuels besoins sociaux de leur famille ;
prise en charge de leur problématique psychique, etc ...
Néanmoins, les enfants veulent encore plus fondamentalement
que l'on respecte leur liberté à dire
« Oui » ou « Non », et
donc, qu'on ne leur impose ni traitement ni autres
réaménagements contre leur gré.
Que peut-on souhaiter pour l'avenir ? Que
recommanderiez-vous aux professionnels confrontés à
ces situations difficiles ?
A. Il nous faut faire d'abord acte de réalisme et
d'humilité en arrêtant le tapage verbal
socio-politique autour de notre soi-disant
efficacité !
Nous avons mis au point des types d'intervention qui se centrent
trop sur la mise en place d'institutions officielles
spécialisées ; celles-ci exigent des moyens
financiers que nous n'avons pas. Nous faisons la politique de
l'autruche à ce propos ; nous faisons semblant que
quelques expériences psychosociales pilotes suffisent
à la tâche (Belgique) ; nous montons en
épingle dans les statistiques la minorité de cas
traités ou sanctionnés (Belgique, France) en nous
gardant bien d'évoquer la majorité silencieuse des
autres qui stagnent ou se retournent contre les victimes.
Mais le problème n'est pas que quantitatif ; au risque
de choquer, et en demandant l'indulgence de celles des institutions
qui fonctionnent bien et ne sont pas visées ici, nous
devrions pouvoir reconnaître que :
* Nous sommes souvent bureaucratiques et sans
générosité ( chacun son petit rôle et la
patate chaude à passer au suivant et encore, lentement, dans
l'enlisement des lettres et des rapports écrits).
* Nos institutions respectives sont souvent en rivalité
pénible les unes avec les autres sur le dos de l'enfant.
( Qui sera le plus fort ? Qui aura le pouvoir et qui se
soumettra ? . C'est cela, entres autre, l'enjeu historique et
secret de la « tyrannie au signalement » qui
s'est abattue en France).
Enfin, last but not least,
* des mécanismes de protection des suspects existent bel et
bien, au moins circonstanciellement dans quasi toutes les
institutions…IL ne faut pas faire la politique de l'autruche
à leur propos. Ils sont souvent installés en
référence à des vécus
émotionnels irrationnels : C'est impossible, n'est-ce
pas, que ce chef de service, homme d'œuvres par ailleurs ou
que ce neveu célibataire tellement sympa se soient
laissés aller……, c'est plutôt l'enfant qui fabule ...
ou sa mère qui lui a mis de mauvaises idées dans la
tête…ou sa psy qui est une féministe
obsédée…Envoyons donc l'enfant en thérapie et
pendons tous ces adultes qui lui ont brouillé les
idées…
Face à ces limites et à ces risques , on devrait réserver la
machinerie officielle lourde aux cas les plus pathologiques,
dangereux ou scandaleux et pour tous les autres, qui sont
majoritaires, on devrait trouver davantage de solidarités locales
et d'engagements citoyens aptes à écouter et à protéger l'enfant
dans et depuis son tissu social informel.
B. Il faut également passer par des formations
spécifiques et arrêter de penser qu'une culture psy
générale suffit dans ce champ très
particulier.
Il est urgent que les psys, en fonction de diagnostic et experts
officiels, connaissent bien les signes les plus fiables de la
maltraitance, qui ressortent de l'analyse du comportement et du
discours de l'enfant et de son entourage. Qu'ils arrêtent de
se servir des réponses données à des tests
projectifs tout comme de symboles et d'indicateurs indirects
présents dans des dessins d'enfants en leur attribuant une
valeur indicative puissante qu'ils sont loin d'avoir. En outre, si
l'enfant révèle des faits d'abus, que chacun se
réfère correctement à la seule grille
d'analyse actuellement validée, la SVA ( statement validation
analysis ) mise au point par Yuille et ses collaborateurs
québécois. Que les magistrats eux aussi aient une
connaissance au moins générale de cette
dernière, mais surtout, que l'on se mette d'accord pour
admettre qu'un haut degré de probabilité de
crédibilité à la SVA est équivalent
à un élément de preuve matérielle.
Alors, il n'y aura plus de recours abusif à la notion
deé présomption d'innocence, excellente dans son principe
maéis détestable dans l'usage frileux, pour ne pas employer
d'autres termes, que l'on en fait bien trop souvent.
C. A propos de coopération, on ne devrait jamais parler de
judiciarisation d'un cas, mais de mise en œuvre conjointe
d'une dimension judiciaire et d'une autre
médico-psycho-sociale, en charge spécifique de l'aide
à la victime et à sa famille.
Mise en oeuvre conjointe et coordonnée, chaque
catégorie d'institution ayant le droit à son
indépendance et le devoir d'être attentive à
l'importance et aux besoins de l'autre, ainsi qu'aux
intérêts profonds de la victime. Il faut mettre
également de l'énergie coordonnée à
améliorer le sort de la famille et le fonctionnement
psychique de l'abuseur.
D.A mon sens, quand elle est mise en action, l'institution
judiciaire pénale devrait associer précocement et
quasi-systématiquement le Tribunal pour mineurs dans la
procédure, vu les enjeux protectionnels souvent
délicats qui se posent.
Ce dernier devrait exercer son droit
d'agir au-delà d'un éventuel non-lieu prononcé
par la justice pénale, s'il estime que l'enfant reste en
danger.
Dans tous les cas où une instruction pénale a lieu
dans le contexte d'une séparation conjugale, les contacts de
l'enfant avec le suspect devraient être suspendus
immédiatement et pour toute la durée de
l'instruction ; ensuite, quelque que soit la position
pénale, c'est au Tribunal des mineurs que devrait revenir
l'appréciation de la conduite à tenir.
E. Enfin, plus radicalement, je reste convaincu qu'il ne faut pas
demander l'intervention complémentaire de la Justice pour
tous les cas avérés ou suspects de maltraitance
physique ou sexuelle.
Ce qui compte c'est de donner à la
personne en danger la meilleure assistance qui soit. Ajouter des
institutions complique parfois les choses et fait courir de
nouveaux risques à tout le monde.
C'est le moment de signaler combien me heurte un slogan à la
mode « La sanction pénale est
thérapeutique » ( Pour qui ?
L'auteur ? La victime ? Les deux ?). Cette
pseudo-vérité scientifique, c'est une belle confusion
de genres !
Une sanction méritée est juste pour l'abuseur ;
elle l'aide éventuellement à réfléchir
autrement sa vie et à réadapter ses
comportements ; elle est une condition intéressante
pour qu'il renonce à l'idée de sa toute-puissance et
accepte de faire soigner la partie malade de son être. Une
sanction significative gagne donc à exister, mais ne doit
pas nécessairement être pénale ! Elle
peut également émaner du groupe social qui inviterait
fermement l'abuseur à mettre en oeuvre des
réparations concrètes valables, tout en n'ayant pas
le droit de l'y contraindre.
La sanction de l'auteur n'est pas non plus ipso facto
thérapeutique pour la victime. C'est moins simple que
cela ! Pour beaucoup d'enfants, elle aura un effet positif
dans leur vie - comme la réparation d'une injustice subie -
et les aidera à reprendre confiance dans les forces
protectrices du monde ; elle ne remplace néanmoins pas
ce que la rencontre de soi dans la parole peut leur apporter comme
libération. Pour d'autres, la sanction de l'abuseur
sera d'abord vécue comme triste, effrayante, culpabilisante
et il faudra les aider à faire face à ces sentiments
et à ces idées pénibles.
Création le 12 mars 2004.
Dernière mise à jour
le dimanche 06 juillet 2008.
Issu du site Observatoire citoyen
DS.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
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déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
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Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
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pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
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le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
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encore correcte avec les écrans plus grands 1600x1200 ou autres.
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En voici le résumé :
A. Primum non nocere :
B. L'enfant, a d'abord et avant tout besoin d'une présence
bienveillante à ses côtés ...
C. Simultanément, il est souhaitable qu'une protection de
meilleure qualité mette l'enfant à l'abri des
récidives d'agression ...
D. Tous les enfants n'aiment pas que leurs malheurs soient
étalés sur la voie publique et nous avons donc un
devoir de discrétion à leur égard.
E. Le cas échéant, ils apprécient aussi que
l'on « rebondisse » sur leurs malheurs pour
améliorer leur sort général :
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E. Enfin, plus radicalement, je reste convaincu qu'il ne faut pas
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dont je viens de partir.
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Jean-Yves Hayez, vous avez les choix suivants :
Format word 9.0 pour imprimante couleur ( 30.10.2005 ).
Pour retourner à l'endroit
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liste des mots-clés du site au 28 septembre 2005.
abus sexuel,
accompagnement éducatif,
adolescents abuseurs,
adolescents,
allégation d'abus sexuel,
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