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Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez
Jean-Yves Hayez |
Evoquer l'abus sexuel
sur mineurs d'âge,
une aventure suicidaire ?
* biographie, recueil de publications scientifiques et articles
de presse du professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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Evoquer l'abus sexuel sur mineurs
d'âge, une aventure suicidaire ?
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par Jean-Yves HAYEZ
Le samedi 10 janvier 2004.
psychiatre d'enfants et d'adolescents, docteur en psychologie,
professeur ordinaire à l'Université Catholique de Louvain.
Je dirige le secteur de la psychiatrie infantile aux
cliniques universitaires Saint-Luc.
Le fait de reconnaître et de dénoncer l'existence
d'une sexualité entre adultes et enfants comme on le fait
depuis le milieu des années 1970, ne pouvait pas ne pas
entraîner de profonds remous dans la communauté. En
effet, cette démarche a bouleversé bien des
équilibres culturels, sociaux, institutionnels et
économiques ; et de tels bouleversements, ça se
paie !
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Bouleversements culturels ?
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Ceux qui osent affirmer que des enfants sont abusés,
et souvent en famille ou dans des milieux éducatifs,
font sortir la sexualité
intra-familiale (1)
de la sphère strictement privée dans
laquelle nos cultures occidentales veulent la contenir. Le
sexe dans et juste autour de la famille ou dans des milieux
d'éducation qui devraient en être la prolongation, c'est
très mal considéré de le mettre sur la place publique,
sauf quand on ne peut vraiment pas faire autrement,
c'est-à-dire quand blessures physiques graves ou mort
s'en suivent.
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Bouleversements sociaux ?
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En dénonçant le fait que des adultes peuvent abuser
d'enfants, on cible potentiellement tous les adultes dans
toutes les communautés. Pour une fois, il ne s'agit plus
de se limiter au quart-monde, ivrogne, paresseux et vivant
en promiscuité. N'importe qui avec n'importe quel statut
est susceptible de mal se conduire vis-à-vis d'un enfant.
Les dénonciations mettent donc en cause bien des
responsabilités, bien des images sociales dans l'ordre
établi ... Nous y reviendrons !
En outre, il s'agit alors d'écouter des enfants. Les
écouter, pas seulement avec des bons moyens techniques,
mais aussi en prenant ce qu'ils disent au sérieux,
chaque fois qu'ils sont
crédibles (2) ,
et donc, aussi en leur reconnaissant du pouvoir :
celui d'obtenir réparation dans le chef de leurs abuseurs.
Mais aucune communauté adulte n'aime vraiment donner du
pouvoir aux enfants, même cette petite parcelle légitime.
L'ordre social reste un ordre principalement, et de loin,
au service des intérêts des adultes.
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Bouleversements institutionnels ?
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Oui, car les conséquences de ces révélations
amènent à constater que les institutions susceptibles
d'y faire face, de protéger et de soigner les enfants
abusés, voire de prendre en charge la pathologie des
abuseurs, sont terriblement insuffisantes. En outre,
dans la majorité des cas, et surtout dans certains
secteurs, leurs connaissances et leurs méthodes sont
totalement dépassées.
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Bouleversements économiques ?
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Evidemment. D'énormes sommes d'argent sont liées au marché du sexe, y compris du sexe qui implique des mineurs d'âge via la pornographie et la prostitution ; et à ces intérêts économiques, il est aussi dangereux de toucher qu' aux intérêts de la drogue et d'autres pratiques mafieuses.
Par conséquent, ces révélations de l'ignoble, quoi qu'au service de la cause des enfants en souffrance, ont été vite et sont toujours perçues comme menaçantes pour l'équilibre global d'une société.
Ce qui s'en suit est alors prévisible : en
minorité, il y a des conséquences positives ;
d'autres bien plus nombreuses sont déjà
problématiques ; et enfin, les conséquences
négatives non seulement ne sont pas rares, mais vont en
s'amplifiant, en Belgique en tout cas !
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Quelques conséquences positives.
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Davantage d'enfants et d'adolescents ont compris que ce qui
leur arrive ne fait pas d'eux des bannis de la société,
dont la monstruosité serait exceptionnelle ; ils
ont trouvé le courage de demander de l'aide mais, en
général, bien longtemps après le début des faits
d'abus ;
un certain nombre d'adultes ont accepté que leurs yeux
s'ouvrent, se sont sincèrement émus du sort des enfants
et veulent les aider de toutes leurs forces ... mais pas
nécessairement en allant jusqu'au bout des risques sociaux
à prendre ;
de ci de là, de nombreuses petites associations et
institutions de première ligne sont nées, avec le
désir sincère d'être vigilantes et
d'aider ;
de meilleures formations sont proposées ; elles
portent sur la psychologie des victimes, et sur les
méthodes d'aide ; à un niveau individuel,
un certain nombre de personnes en ont
bénéficié , mais pas toujours de
façon approfondie ni en pouvant les exploiter à fond
sur leur terrain de travail.
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Conséquences problématiques.
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L'Etat, en tant que pouvoir politique, judiciaire et exécutif, est composé d'hommes et de femmes dont beaucoup ont été sensibles à la prise de conscience de ces situations indignes. Les mesures qui s'en sont suivies, et qui ne sont d'ailleurs pas spécifiques à la Belgique, sont cependant largement inopérantes. Au niveau le plus radical, on peut même se demander si l'on n'a pas fait de dramatiques erreurs dans la conception
d'ensemble (3)
de la prévention et de la prise en charge de cette
problématique :
D'abord, l'Etat est surtout centré sur des campagnes de
sensibilisation, mais qui sont naïves pour ne pas dire
mensongères. En effet, on y cherche à convaincre les
victimes de parler, en leur promettant qu'elles seront bien
aidées par la suite.
Or ce n'est pas ce qui se
passe ; si l'on disposait d'études sérieuses et
sur de longues durées, elles montreraient probablement que
seule une minorité de victimes qui a parlé est
aidée : notre estimation, fondée sur la longue
expérience clinique d'un certain nombre d'entre nous, tourne
autour de 10 à 15% de fois où l'aide est vraiment
valable ; on peut y ajouter 20% de fois où l'on
aboutit à un " bricolage " tout juste
passable ( par exemple, simple " placement "
d'enfants abusés, sans beaucoup d'aide thérapeutique,
avec abuseur restant à domicile ... ).
Donc, si un enfant victime parle, la seule chose que l'on devrait
pouvoir lui promettre, c'est qu'il sera moins seul et qu'il
rencontrera très probablement l'une ou
l'autre personne pour le soutenir … mais on devrait le
prévenir qu'elles ne seront pas
nécessairement efficaces pour
arrêter les faits. On devrait le
prévenir aussi que, s'il franchit
l'étape suivante - de mise en route
institutionnelle officielle - le risque de traumatisation
secondaire est assez fort, et la garantie d'aide efficace est
somme toute assez faible, si du moins il n'a comme "
«««« preuve »»»» "
que sa parole d'enfant.
Ensuite, pour prendre en charge les enfants ( et/ou leur famille )
qui demandent une aide officielle, l'Etat a pratiquement tout
misé sur deux institutions de troisième ligne,
très spécialisées. Il s'agit de l'institution
judiciaire, et d'un groupe d'institutions psychosociales
spécialement formées pour la cause ( les
équipes SOS-Enfants ).
De facto, il a confié également des missions
complémentaires à d'autres structures en place comme
les services d'aide à la jeunesse ou les centres PMS en
communauté française ou comme les homes
d'hébergement, mais sans prévoir leur formation
spécifique.
A propos de l'institution judiciaire, et de son complément
exécutif, la police :
La pression faite pour lui signaler les cas suspects
varie d'un pays à l'autre ; elle est beaucoup plus
forte en France qu'en Belgique, par exemple.
Mais si l'on y procède, ce qui s'en suit est
identique : à côté d'une minorité de cas où l'on
démontre spectaculairement que l'abuseur a bel et bien
été puni, la majorité silencieuse des enfants qui ont
dénoncé ce qui leur est arrivé n'est guère prise au sérieux
ni aidée de façon très efficace, et a même assez souvent
un sort pire qu'avant :
beaucoup trop souvent, les affaires s'enlisent : on ne
peut pas ou on ne veut pas s'adapter au rythme du temps
vécu par l'enfant, ni au risque qu'il y a à le laisser
continuer à vivre aux côtés de son supposé abuseur ;
malgré certains progrès faits dans les techniques
d'entretien par des personnes qui ont accepté de se
former (4),
à une étape ou l'autre du processus, les victimes et leur
famille sont souvent interviewés de façon traumatisante ;
magistrats et policiers manquent dramatiquement d'effectifs et
de temps ; c'est l'une des raisons pour lesquelles beaucoup
ne se forment pas aux techniques scientifiques de validation
de la parole de l'enfant ; beaucoup réagissent donc avec
des idées et des réflexes de toujours, qui ne tiennent
pas la route scientifiquement, type " parole de l'enfant
contre parole de l'adulte " ;
il est inévitable que des " protections " existent
et s'infiltrent pour brouiller les idées des plus
naïfs ... ou des plus rigides ! Protections
" de caste " bien plus que protections
mafieuses : cela reste difficile d'accepter l'idée
que son frère en respectabilité ait pu faire ça !
Surtout qu'il se défend très bien, en ayant pris comme
avocat une tellement haute figure morale ! Et surtout
si, par ailleurs, le discours de l'enfant, lui, apparaît
faiblard, bafouillant, non sans contradictions ni zones de
suggestibilité ! ... Alors, cet enfant, réputé difficile,
il ne va pas mettre à mal cet adulte respectable ni sa
famille, n'est-ce pas ? ... Ce ne sont quand même
pas quelques gosses caractériels, soutenus par quelques
assistants sociaux et psy " excités ", qui vont
le faire tomber et déstabiliser du coup l'ordre
adulte ?
De ces doutes, issus souvent du manque de formation et de
l'identification à son propre groupe d'appartenance, il s'en
suit une utilisation excessive du concept de présomption
d'innocence. A notre sens, on ne devrait l'invoquer que
lorsque le doute vécu par celui qui juge est profond !
Et pas lorsque des analyses compétentes de la parole de
l'enfant amènent à penser que la probabilité des faits
est élevée, car ces analyses seront toujours incapables
d'amener une certitude objective, et des experts
consciencieux devront toujours rendre compte d'un hiatus
entre probabilité et certitude.
Quant aux équipes psychosociales très
spécialisées ( SOS-Enfants ), là où
elles existent, elles sont en nombre dramatiquement insuffisant
pour être autre chose que des vitrines. Tant mieux pour
les bons services qu'elles rendent, mais il y a la masse
silencieuse des enfants et des familles qui échappent
à leur aide, faute de temps et de moyens !
Et l'on n'a mené aucune action systématique de
formation complémentaire dans d'autres structures
spécialisées ( comme les centres de santé
mentale ) ni à fortiori chez les intervenants de
première ligne ( agences sociales, médecins
généralistes, centres PMS, etc.).
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Conséquences tout-à-fait négatives.
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Il existe aussi de puissantes réactions franchement et
sciemment négatives qui visent à faire arrêter
ce désordre.
Ces réactions négatives ont plusieurs sources ;
en voici les principales, qui sont susceptibles de
s'additionner :
Il y a tout simplement l'ignorance ; beaucoup de personnes,
psychologues, médecins, travailleurs sociaux, magistrats,
en charge de ces dossiers ne connaissent pas bien les
réalités qu'ils manient, ne connaissent pas bien ni
la psychologie des victimes, ni celle des abuseurs et
réagissent donc en fonction d'un savoir
général et de données culturelles
inadaptées ;
Par ailleurs, beaucoup d'institutions ne supportent pas que l'on
touche à leur image sociale, ni à celle de l'Etat.
Nous nous en sommes déjà expliqué dans les
pages qui précèdent.
On en a vécu une illustration dramatique en Belgique dans
les suites de la Marche Blanche de 1996 . Passés un moment
de déstabilisation, dicté par l'angoisse ou la vraie
mise en question de soi, le monde politique, l'establishment et
une partie du monde intellectuel ont tourné le dos à
cette colère citoyenne. Prétextant quelques
inévitables exagérations émotionnelles de
celle-ci, ils ont fait ce qu'il fallait pour museler les justes
revendications de la communauté.
Il y a encore le sentiment d'impuissance vécu par les
décideurs publics, quant aux conséquences de ces
affaires si on les menait jusqu'au bout : il faudrait
probablement construire l'une ou l'autre ville-prison, l'une ou
l'autre ville-hôôpital, multiplier les placements d'enfants
en danger par deux ou trois, etc. Alors, autant freiner des quatre
roues en faisant du bruit de ci de làà pour montrer que
l'on travaille ;
Il faut tenir compte aussi de la lassitude, légitime, de
beaucoup de magistrats et de policiers, par rapport au travail
qu'on leur demande de faire ; non seulement, ils remuent
à longueur de temps la boue de l'ignoble, mais aussi,
chaque cas est une montagne très lourde à gravir,
puisque les abuseurs se défendent très bien,
aidés par de puissants avocats, et les enfants, eux,
s'expliquent très mal !
Enfin, nous sommes convaincus qu'il existe également des
stratégies de protection mafieuses, criminelles. Nous en
sous-estimons très régulièrement la
portée. Pourtant, l'activité des groupes criminels
est très probablement tout aussi développée
en Belgique et en France que dans d'autres pays du monde. Ces
groupes manient des sommes d'argent considérables,
liées au commerce du sexe infantile. En leur nom, il est
très probable qu'ils utilisent des stratégies
très diversifiées pour réduire au silence
les gens chargés d'intervenir. Elles vont probablement de
la désinformation, de la séduction, à l'achat
pur et simple des gens ou au chantage, et doivent bien se terminer
de-ci de là par un crime de sang.
Ces résultantes sont multiples ; trop d'indices vont
dans le même sens que pour constituer encore des
hasards isolés !
1. Il est probable que, en 2002, des institutions au
service de valeurs sociales comme l'institution judiciaire,
les ordres professionnels ( ordre des médecins, ... ) ou
encore la presse, soient touchées par les sources
négatives que nous avons évoquées.
Bien difficile à admettre de l'intérieur
néanmoins,
même et surtout pour tous leurs membres qui s'y vivent
comme foncièrement honnêtes !
2. La volonté de se mettre en question et de se
former à des techniques nouvelles de prévention,
de diagnostic et de prise en charge reste ( très ) faible.
Elle est le fait d'individus, sans implication systématique
des institutions concernées , donc sans impact fort.
Sans preuves matérielles, ne reposant que sur la parole
de l'enfant, la majorité des affaires dénoncées
judiciairement s'enlisent et finissent en queue de poisson.
L'enfant victime redevient suspect, voyou, affabulateur,
bon pour les psychothérapeutes ... ; les parents aussi,
surtout s'ils appartiennent à des couples
séparés ;
Il existe de plus en plus d'actes d'intimidation, non
avoués comme tels, mais qui ont pour fonction et comme
effet d'effrayer et de décourager ceux qui voudraient
ouvrir la bouche pour se plaindre ( enfants et familles )
et ceux qui voudraient les aider ( intervenants
susceptibles de " signaler ", psy, experts,
etc. ) ;
Le jugement rendu dans l'affaire dite du Collège
Saint-Pierre le 15.05.2002 est un modèle du
genre : il ne monte en épingle que les éléments
de doute négatif, déshabille cruellement les
imperfections des enfants et des familles, ainsi
que celles de trois experts et psychologues expérimentés,
et finit même par attaquer clairement la déontologie et
les valeurs morales de ces derniers.
Complémentairement, des gens " emblématiques "
sont des cibles que l'on cherche particulièrement à abattre.
Cela a été le cas des Docteur Bonnet et Spitz en
France ; en Belgique, d'autres psychiatres en ont les
frais.
L'un de nous, par exemple, le Professeur Hayez, a été
lourdement insulté dans un autre jugement, celui de la
crèche Clovis ( juin 2001 ), malgré les indicateurs
positifs découverts par le travail de son équipe et par
d'autres intervenants. Cette tentative de " mise
à mort " a été immédiatement et bruyamment relayée
dans la presse, sans qu'il lui soit jamais donnée
l'occasion de s'expliquer.
Hélas, ces actes d'intimidation bruyants et émanant
d'Instances puissantes troublent parfois excessivement
celles et ceux qui devraient prendre une position
critique et réagir. On entre de plus en plus dans
une logique de soumission à l'idée " Rien ne peut
changer ".
Ainsi, en mai 2002, si le jugement du Collège Saint-Pierre
a provoqué beaucoup de réactions, pratiquement aucune
n'a pris une position critique par rapport à son
contenu (5).
Presque tout le monde s'est mis d'accord pour faire haro
sur l'expert du Parquet, comme le suggérait le jugement :
il a hérité du rôle de l'âne dans la fable de La
Fontaine " Les animaux malades de la peste ".
A un débat télévisé qui a suivi le jugement, on a même
entendu le délégué général aux droits de l'enfant faire
volte-face et ajouter qu'il passait un certain temps à
expliquer aux enfants qui venaient se plaindre chez lui
la différence entre vérité judiciaire et
vérité factuelle ( sic ).
En conclusion, l'heure n'est certainement pas au
découragement mais elle n'est pas non plus à la
confiance béate dans les vérités officielles ni dans
les mécanismes institutionnels mis en place qui s'avèrent
largement inefficaces. Il nous faut rester des citoyens
vigilants, engagés et confiants dans leur pouvoir
d'autoprotection. Il nous faut continuer à croire
dans le poids positif de petites associations
citoyennes ; enfin, il nous faut dresser un
bilan d'ensemble lucide et voir si on ne devrait
pas reprendre tout autrement les politiques de prévention,
d'aide et de répression contemporaines : elles sont
trop de l'ordre du bricolage dicté par l'urgence,
l'opportunisme et l'évitement du scandale.

- Notes. -
(1). Y inclus les prolongations éducatives de la famille :
écoles, églises, mouvements de jeunesse, ...
Note 2.
(2). Et les études scientifiques continuent à montrer que
des enfants qui se hasardent à dénoncer des adultes sont
bien plus souvent crédibles que fabulateurs. Et même
dans le contexte controversé de la séparation familiale,
on estime qu'environ la moitié des plaintes restent
crédibles !
Note 3.
(3). Si tant est qu'il y ait bien eu réflexion et discussions
visant un ensemble !
Note 4.
(4). D'ailleurs, preuve que l'enfant ne fait pas vraiment
le poids dans les intérêts institutionnels d'une société,
lors de la réforme des polices, on vient de faire éclater
le système des gens bien formés qui se mettait en place.
Note 5.
(5). Il y a là une possible confusion, grave dans une
démocratie ; nous devons accepter qu'une chose
soit jugée et donc suivie de l'effet indiqué dans le
jugement. Cela ne signifie pas que nous perdons du coup
le droit de nous exprimer par rapport au contenu et
à la qualité que nous attribuons au jugement. Le droit
de s'exprimer fait partie des droits de l'homme !
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Création le 2 mars 2004.
Dernière mise à jour
le dimanche 24 février 2008.
Issu du site web observatoire citoyen.
DS.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
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C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
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Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
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- Notes automatiques. -
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Note 1.
(1). Y inclus les prolongations éducatives de la famille :
écoles, églises, mouvements de jeunesse, ...
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
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Note 2.
(2). Et les études scientifiques continuent à montrer que
des enfants qui se hasardent à dénoncer des adultes sont
bien plus souvent crédibles que fabulateurs. Et même
dans le contexte controversé de la séparation familiale,
on estime qu'environ la moitié des plaintes restent
crédibles !
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Note 3.
(3). Si tant est qu'il y ait bien eu réflexion et discussions
visant un ensemble !
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Note 4.
(4). D'ailleurs, preuve que l'enfant ne fait pas vraiment
le poids dans les intérêts institutionnels d'une société,
lors de la réforme des polices, on vient de faire éclater
le système des gens bien formés qui se mettait en place.
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(5). Il y a là une possible confusion, grave dans une
démocratie ; nous devons accepter qu'une chose
soit jugée et donc suivie de l'effet indiqué dans le
jugement. Cela ne signifie pas que nous perdons du coup
le droit de nous exprimer par rapport au contenu et
à la qualité que nous attribuons au jugement. Le droit
de s'exprimer fait partie des droits de l'homme !
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