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Publication du professeur Jean-Yves Hayez : L'adoption, une autre forme de naissance.
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L'adoption,
une autre forme
de naissance.
* biographie, recueil de publications scientifiques et articles
de presse du professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier."
Jean Guéhenno.
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L'adoption, une autre forme de naissance.
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J.-Y. HAYEZ & C. HAYEZ-MELCKENBEECK.
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Courtes notices bibliographiques.
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Jean-Yves Hayez,
professeur ordinaire à la Faculté de médecine, psychiatre
infanto-juvénile,
docteur en psychologie, dirige l'unité de pédopsychiatrie aux
Cliniques Universitaires Saint-Luc.
Parmi plusieurs ouvrages, il a publié en 1988 Un jour l'adoption, aux =
éditions Fleurus.
E.Mail :
jyhayez@uclouvain.be
Cécile Hayez-Melckenbeeck.
docteur en philosophie et lettres, est actuellement chargée de
recherches du F.N.R.S. au département d'études romanes de
l'Université catholique de Louvain. Elle est l'auteur de Prose sur le
nom de Ponge (Septentrion, 2000) et de nombreux articles.
E.Mail :
hayez@rom.ucl.ac.be
Dans toute filiation, même celle dite " naturelle ", une
démarche d'adoption au sens privé, intrapsychique et relationnel du
terme devrait avoir lieu ; elle émane autant de ceux qui exercent la
fonction parentale, en direction de l'enfant, que de celui-ci, à leur
égard. Elle constitue une condition nécessaire à
l'épanouissement de celui que l'on adopte, et qui est librement mise
en place par celui qui adopte.
Pour illustrer notre propos, nous ne pouvons pas évoquer la très
grande variété de contextes dans lesquels se concrétise la
filiation. Nous en envisagerons trois, basés chacun sur un couple
d'adultes stable et hétérosexuel qui désire devenir parents. Dans
notre première illustration (vignette A), les parents conçoivent un
enfant de leur propre semence (enfant que nous appellerons "
biologique "). Dans la deuxième (vignette B), ils l'adoptent au sens
légal du terme, après avoir constaté et assumé leur
stérilité biologique du moment. Dans la troisième (vignette C),
ils ont déjà un ou plusieurs enfants biologiques et ils en adoptent
un nouveau.
En outre, nous simplifierons presque à l'excès le raisonnement en
postulant que les deux parents, ou l'éventuelle fratrie déjà
présente, vivent les choses à l'unisson.
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
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§ I - L'adoption, une démarche intérieure
fondamentale de la filiation naturelle.
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Dans la vignette A, les prémisses d'une démarche intérieure
d'adoption de l'enfant à venir se mettent souvent en place
précocement dans le psychisme et le comportement des futurs parents,
en se confondant alors quasiment avec leur désir d'enfant et le droit
qu'ils se donnent à le réaliser. Ce n'est cependant qu'après la
naissance de l'enfant qu'elle se confirmera et se concrétisera
vraiment : " Ce petit être de chair et d'esprit, fruit de nos
semences et qui les transcende pourtant, nous optons pour lui, nous
l'ad-optons, nous le reconnaissons comme nôtre, de notre lignée sans
qu'il soit jamais une chose que nous possédons, nous reconnaissons
donc qu'il est sujet humain et non clone de notre désir ". Tels
seraient les termes idéaux d'un acte d'adoption réussi s'il devait
se verbaliser.
A penser le message d'accueil de la sorte, c'est une place de choix qui
est proposée à l'enfant, bien plus qu'une soumission des parents à
ses origines biologiques ou une soumission de lui à leur
toute-puissance.
Cette démarche parentale n'est pourtant pas de l'ordre du conte de
Noël, chaque fois immédiate, intense et respectueuse : son existence
dépend de beaucoup de facteurs intrapsychiques, relationnels et
matériels et est parfois impossible. Mais une fois jaillie des
parents, elle est le plus souvent irréversible ; si elle connaît de
ci de là des variations d'intensité circonstancielles (pensons aux
remous de l'adolescence), il est rarissime qu'elle se renie.
Et le bébé puis l'enfant, adopte-t-il lui aussi ses parents ?
Engage-t-il les premiers élans de sa liberté intérieure toute
neuve pour les reconnaître comme à lui, au-delà des réflexes
instinctifs de dépendance matérielle à eux ?
Oui, il le fait ; quasi chaque enfant le fait, intensément et
précocement : en miroir de ses parents, il est même probable qu'il
commence à le faire avant sa naissance, c'est-à-dire que,
confusément, encore dans le ventre de sa mère, il veut déjà
vivre avec eux ; et cette reconnaissance d'eux comme fondement pour la
construction de son identité personnelle et sociale, il l'amplifie
encore dès qu'il les a perçus et qu'il commence à être materné
par eux.
Hélas, si l'on peut dire qu'il est libre, au sens large du terme, de
son mouvement d'adoption, il n'en est pas pour autant très lucide. Il
arrive que le petit bébé se trompe et reconnaisse comme parents ceux
qui le sont bien biologiquement mais qui, spirituellement, ne peuvent ou
ne veulent pas le reconnaître.
On devine combien d'hiatus douloureux peuvent s'en suivre puisque
l'enfant lui non plus ne peut guère ou alors très difficilement
renier l'ad-option à laquelle il a procédé : plus d'un enfant est
mort, physiquement ou moralement, de son obstination illusoire.
Et que se passe-t-il quand il n'y a personne à adopter ? Quand les
parents géniteurs disparaissent tout de suite et que le maternage
n'est que très vague, dans les murs de quelque collectivité
d'enfants ?
Que se passe-t-il aussi quand l'enfant a bien commencé sa démarche,
mais que ses parents disparaissent après un certain temps ? Peut-il
continuer ailleurs, vers d'autres, cette démarche d'adoption ? Peut-il
en générer une seconde, sans renier la première ?
Les paragraphes suivants proposent des pistes de réponse à ces
délicates questions.
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
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§ II. Le contexte de l'adoption légale sans enfants
biologiques.
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En cas d'adoption au sens légal du terme, les parents sont investis de
la même mission que lors d'une filiation " naturelle " : adopter
l'enfant au sens vécu, intrapsychique et relationnel du terme ;
reconnaître cet enfant comme le leur ; l'intégrer dans leur
lignée, exactement comme s'ils l'avaient enfanté ; rêver pour lui
à ce que pourrait être son achèvement humain et simultanément
lui reconnaître le droit de se différencier de leurs désirs à
son égard au nom de la singularité du sujet humain libre qu'il est
déjà.
Dans ce contexte, il existe toujours un moment que nous appellerons
arrivée, moment précis, réel et symbolique à la fois, où l'enfant porté à eux par un tiers, prendra forme concrète dans
leurs bras et se trouvera soudain, d'une seconde à l'autre, sous leur
entière responsabilité
[1].
L'attente de ce moment d'arrivée aura souvent été plus longue,
plus incertaine, plus tendue que dans le cas d'une grossesse "
biologique " ; tout au début, il y aura même eu l'épreuve de la
stérilité et il faut espérer que les parents auront été bien
aidés à l'assumer, pour pouvoir accueillir sans ressentiment et pour
ce qu'il est cet enfant dont ils n'ont pas façonné le corps.
Confrontés qu'ils sont à l'incarnation de l'enfant lors de son
arrivée
[2],
les parents adoptifs vivent souvent plus lucidement et
plus lentement que les parents " biologiques " le déploiement de
leur démarche intérieure d'adoption. La différence de cet enfant
avec ce qu'ils sont leur est plus immédiatement perceptible que lors
d'une naissance, où l'illusion de la fusion d'identité
parents-enfant est monnaie courante. Ici, un certain nombre d'indices
physiques tout comme leur connaissance plus ou moins précise de
l'origine et l'histoire de l'enfant devraient leur faire vivre tout de
suite que celui-ci n'est pas leur clone.
Est-ce une bonne chose à terme ? Oui, probablement, parce que beaucoup
resteront bien imprégnés de la réalité des différences de
l'enfant et du droit qu'il a à vivre et promouvoir celles-ci.
Néanmoins, sur le moment même, ce peut être une expérience bien
insécurisante que de vivre plus ou moins intensément l'étrangeté
d'un enfant avec qui l'on est pourtant censé partager l'essentiel de
la vie future.
Heureusement, cette insécurité initiale s'apaise le plus souvent
[3]:
les parents se laissent aller à vivre leur parentalité et à
apprivoiser celui qu'ils identifient de plus en plus comme " leur "
enfant. Leur tâche n'est cependant pas simple car, s'ils lui ouvrent
pleinement la porte de leur maison, ils ne doivent jamais oublier que
c'est ailleurs qu'il est né concrètement : ses premiers parents
existent toujours, dans ses souvenirs ou/et ses fantasmes, avec une
polarité affective positive, ambivalente ou négative ; mêlés à
eux, et à la séparation d'avec eux, il y a eu le vide ou un
maternage substitutif de qualité. Son passé, avec ses richesses
humaines et les traumatismes de la séparation, influencera
irrévocablement la construction de son identité.
Une autre différence, plus radicale et plus systématique, entre la
naissance naturelle et l'arrivée de l'enfant destiné à l'adoption
légale est liée à l'inscription sociale de celle-ci.
Faire un enfant, quand on a la chance d'être un couple majeur et
fécond, cela peut se décider puis se gérer dans l'intimité du
couple, très largement
[4],
dans la mesure où celui-ci le désire.
Pour l'adoption, c'est radicalement différent. C'est la société
qui transmet un enfant qui ne peut pas rester avec ses parents naturels,
à un couple parental qu'elle a choisi ; elle le fait dans la
perspective du bonheur de cet enfant et elle ne reconnaît la
responsabilité entière et irréversible du couple parental choisi
que quand elle est sûre de sa valeur
[5] :
alors, ils peuvent signer
l'acte officiel et irrévocable d'adoption face à un magistrat. Mais
avant cela, formellement et informellement, la société pèse de
tout son poids pour surveiller, contrôler, marquer son pouvoir. Et
même après, informellement, la communauté continue à s'attribuer
un droit de regard, d'intrusion, comme un droit à l'éducation
partagée.
Et l'enfant qui arrive, le voici invité à s'extraire de cette
portée sociale, et à reconnaître et adopter progressivement ses
nouveaux parents : même mission pour lui que pour eux !
Mais mission souvent bien plus difficile à initier dans son chef que
dans le leur ! Qu'il le montre ou non, ce moment d'arrivée, c'est
très probablement celui d'un grand traumatisme psychique, bien
supérieur à l'hypothétique traumatisme de la naissance naturelle :
le foetus, lui, avait déjà pu s'imprégner d'une certaine ambiance
de sons et de vie, à partir de l'excellent poste d'observation
qu'était le ventre de sa mère : quand il naît dans ce milieu-là,
il n'est pas trop dépaysé. Par contre, l'enfant qui arrive en
adoption perd en très peu de temps tous les repères matériels et
affectifs, et parfois même la langue, qu'il avait commencés à
assimiler
[6].
Alors, ces sourires d'accueil qu'on lui fait, qui peut lui
garantir qu'ils n'émanent pas, eux, de personnages fondamentalement
hostiles
[7] ?
Heureusement, et pour peu que, de leur côté, les parents gèrent
délicatement leur désir d'adoption, beaucoup
[8]
d'enfants s'en remettent, finissent par s'apaiser et par se donner de l'intérieur aux
bras qui s'ouvrent à eux. Ils entrent donc librement dans " leur "
deuxième maison, sans oublier pour autant ni leur première, ni les
déserts qu'ils ont parfois traversés entre les deux. Aux parents à
s'en souvenir et à l'assumer : certains enfants ne manifestent que de
façon très indirecte et difficilement décodable cette double
appartenance ou/et la souffrance d'avoir connu le désert. D'autres le
font bruyamment, par exemple lors des crises d'adolescence. Les parents
devraient à la fois accepter ces imprégnations multiples, et,
paradoxalement, se rassurer : si l'enfant a vraiment adopté sa
deuxième maison, il ne l'abandonne pas facilement, même s'il exhibe
à l'occasion les souvenirs qu'il a ramenés de sa première.
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
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§ III. Et que se passe-t-il lorsque l'enfant arrive dans
une famille où vivent déjà un ou plusieurs
enfants " biologiques "?
|
Les démarches intérieures proposées à l'enfant arrivant et aux
parents sont celles que nous avons déjà décrites. Ce peut être
encore plus difficile pour l'enfant d'y procéder lorsque ses nouveaux
parents, en s'adressant directement à lui ou dans des conversations
informelles, mettent l'accent de façon réductrice sur les dimensions
altruistes de leur démarche : quoi de plus enrageant et de plus
culpabilisant que de se sentir cette dette d'être le petit pauvre
invité à la table des riches ? Les parents feraient bien mieux de
reconnaître également d'autres motivations, plus affectives, en
vertu desquelles eux aussi ont besoin de la présence de cet enfant
pour s'épanouir davantage.
Se posent aussi des questions spécifiques relatives aux enfants
déjà là : les parents engagent ceux-ci par leur choix particulier.
Là où la conception d'enfants naturels est un acte très intime, le
choix d'adopter est d'emblée plus ouvert et plus social ; il se situe
tout de suite dans le langage et pas dans le corps. Or le langage ça
fonctionne en réseau. Il faut donc associer
[9]
ces enfants au projet, c'est-à-dire leur en exposer les racines profondes pour chaque parent,
ses implications pour leur futur à tous et les laisser s'exprimer à
ce propos. Entre autres, c'est leur permettre de faire part d'une
insécurité et d'une ambivalence bien naturelles ; c'est aussi leur
indiquer qu'ils investiront comme ils l'entendent l'enfant nouvel
arrivant, même s'il portera un jour le titre officiel de " frère
ou soeur " : ici aussi, la démarche intérieure d'adoption entre
enfants aura lieu selon ses nuances propres, avec ou sans symétrie, ou
elle n'aura pas lieu.
Par la suite, les parents faciliteront probablement une reconnaissance
mutuelle entre enfants s'ils continuent à ne rien brusquer, s'ils
admettent intérieurement qu'elle n'est pas donnée de soi - il faut
la construire progressivement - et qu'elle ne s'achèvera pas
nécessairement comme ils la rêvent. Mieux vaut alors que toute la
famille puisse se parler à l'occasion de ce que l'on vit les uns par
rapport aux autres. Et s'ils veulent que les enfants s'adoptent, mieux
vaut aussi qu'ils ne différencient pas l'enfant adopté en le
traitant comme un perpétuel invité de la famille, fragile et
intouchable, qu'il faudrait tenir à l'écart des disputes entre
enfants.
Mais au fond, ceci est-il vraiment spécifique ? Cette liberté
d'aimer, entre enfants, les parents ne devraient-ils pas la
reconnaître à l'identique dans le contexte de n'importe quelle
filiation ?
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
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(1). Pas dans la solitude ni sans possibilité d'aide néanmoins, à
l'instar de ce qui se passe pour le bébé nouveau-né, toujours
susceptible de recevoir les soins des spécialistes, ou la chaleur
humaine des grands-parents. Responsabilité entière, mais pas tout de
suite définitive et irréversible. Après l'arrivée, commence un
temps de transition où l'enfant est en accueil chez ses parents, où
la démarche intérieure d'adoption gagne à se déployer, mais
où, pourtant, la signature officielle de l'acte d'adoption n'a pas
été faite, qui rend la filiation adoptive
irrévocable.
(2). " L'arrivée " ? Nous avons donné à ce terme une
signification précise ; néanmoins, dans beaucoup de cas, les parents
rencontrent déjà leur " futur enfant ", par exemple à la
maternité, dans une pouponnière, voire par l'intermédiaire d'une
simple photo et il y a un peu d'habituation réciproque, quelques
jours, voire quelques semaines avant cet instant où ils " partent
avec lui " en en ayant reçu la responsabilité.
(3). Il existe des exceptions à cette constatation :
- Chez certains parents, la capacité à reconnaître l'enfant comme
le leur est beaucoup plus rapide ; il en est même qui dépasseront
vite les bornes et nieront l'existence de différences spirituelles
propres à l'enfant.
- Inversement, pour une petite minorité d'adultes, l'adoption
intérieure de l'enfant ne sera jamais possible. Sans doute leur
motivation à adopter légalement n'était-elle pas très forte et
les organismes d'agrément se sont-ils trompés à ce propos. Alors,
que de lourds drames en perspective ! La communauté adulte ne
devrait-elle pas prendre son courage à deux mains et mettre à profit
le temps de transition qui s'ouvre, avant la signature irrévocable,
pour acter que le lien ne se noue pas et réorienter
l'enfant ?
(4). Pas tout à fait totalement néanmoins : un couple normal demande
de l'aide pour l'accouchement, souhaite souvent un support social de la
famille éloignée ou/et des amis, et est obligé d'inscrire l'enfant
à l'état-civil.
(5). Tout ceci, en principe du moins : c'est un idéal vers lequel
tendent les lois et décrets qui réglementent
l'adoption..
(6). Il n'est pas rare en outre que son passé ait déjà été
très traumatique, fait de vides et de ruptures de lien, bien au-delà
de l'inévitable et le plus souvent traumatisante rupture avec ses
parents naturels. Certains vivent donc ce nouveau traumatisme de
l'arrivée avec une très grande fragilité intérieure
préexistante.
(7). Peut-être serait-il bon de comparer ici le vécu de l'enfant à
celui des personnages du conte Hansel et Gretel, face aux sourires
énigmatiques de la sorcière. ?
(8). Beaucoup ? Pas tous cependant. Une minorité d'enfants adoptés,
surtout les plus âgés à leur arrivée, ne pourront jamais se
greffer sur leur nouvelle famille. Ici encore, ne pourrait-on pas
utiliser ce temps de transition difficile à vivre qui précède la
signature définitive, pour le repérer et en tenir
compte.
(9). Associer? ce ne signifie pas vraiment leur accorder le
pouvoir de décision ... encore que, si un enfant
déjà présent manifestait une
aversion profonde et stable, quasi non réductible au projet ...
où résiderait le moins
mauvais choix éthique, et la meilleure manière
d'aimer?
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Création le 14 mars 2003.
Dernière mise à jour
le dimanche 24 février 2008.
Issu d'un document en traitement de texte remis par le
professeur Jean-Yves Hayez.
ds.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
|
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.
... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
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C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
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pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
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le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
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L'adoption, une autre forme de naissance.
Courtes notices bibliographiques.
Introduction.
§ I - L'adoption, une démarche
intérieure fondamentale de la filiation
naturelle.
§ II - Le contexte de l'adoption légale
sans enfants biologiques.
§ III - Et que se passe-t-il lorsque l'enfant
arrive dans une famille
où vivent déjà un ou plusieurs enfants
" biologiques " ?
- Notes
.
.
Note 1.
(1). Pas dans la solitude ni sans possibilité d'aide néanmoins, à
l'instar de ce qui se passe pour le bébé nouveau-né, toujours
susceptible de recevoir les soins des spécialistes, ou la chaleur
humaine des grands-parents. Responsabilité entière, mais pas tout de
suite définitive et irréversible. Après l'arrivée, commence un
temps de transition où l'enfant est en accueil chez ses parents, où
la démarche intérieure d'adoption gagne à se déployer, mais
où, pourtant, la signature officielle de l'acte d'adoption n'a pas
été faite, qui rend la filiation adoptive
irrévocable.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note 2.
(2). " L'arrivée " ? Nous avons donné à ce terme une
signification précise ; néanmoins, dans beaucoup de cas, les parents
rencontrent déjà leur " futur enfant ", par exemple à la
maternité, dans une pouponnière, voire par l'intermédiaire d'une
simple photo et il y a un peu d'habituation réciproque, quelques
jours, voire quelques semaines avant cet instant où ils " partent
avec lui " en en ayant reçu la responsabilité.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note 3.
(3). Il existe des exceptions à cette constatation :
- Chez certains parents, la capacité à reconnaître l'enfant comme
le leur est beaucoup plus rapide ; il en est même qui dépasseront
vite les bornes et nieront l'existence de différences spirituelles
propres à l'enfant.
- Inversement, pour une petite minorité d'adultes, l'adoption
intérieure de l'enfant ne sera jamais possible. Sans doute leur
motivation à adopter légalement n'était-elle pas très forte et
les organismes d'agrément se sont-ils trompés à ce propos. Alors,
que de lourds drames en perspective ! La communauté adulte ne
devrait-elle pas prendre son courage à deux mains et mettre à profit
le temps de transition qui s'ouvre, avant la signature irrévocable,
pour acter que le lien ne se noue pas et réorienter
l'enfant ?
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note 4.
(4). Pas tout à fait totalement néanmoins : un couple normal demande
de l'aide pour l'accouchement, souhaite souvent un support social de la
famille éloignée ou/et des amis, et est obligé d'inscrire l'enfant
à l'état-civil.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note 5.
(5). Tout ceci, en principe du moins : c'est un idéal vers lequel
tendent les lois et décrets qui réglementent
l'adoption..
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note 6.
(6). Il n'est pas rare en outre que son passé ait déjà été
très traumatique, fait de vides et de ruptures de lien, bien au-delà
de l'inévitable et le plus souvent traumatisante rupture avec ses
parents naturels. Certains vivent donc ce nouveau traumatisme de
l'arrivée avec une très grande fragilité intérieure
préexistante.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note 7.
(7). Peut-être serait-il bon de comparer ici le vécu de l'enfant à
celui des personnages du conte Hansel et Gretel, face aux sourires
énigmatiques de la sorcière. ?
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note 8.
(8). Beaucoup ? Pas tous cependant. Une minorité d'enfants adoptés,
surtout les plus âgés à leur arrivée, ne pourront jamais se
greffer sur leur nouvelle famille. Ici encore, ne pourrait-on pas
utiliser ce temps de transition difficile à vivre qui précède la
signature définitive, pour le repérer et en tenir
compte.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
.
.
Note 9.
(9). Associer ? ce ne signifie pas vraiment leur accorder le
pouvoir de décision ... encore que, si un enfant
déjà présent manifestait une
aversion profonde et stable, quasi non réductible au projet ...
où résiderait le moins
mauvais choix éthique, et la meilleure manière
d'aimer?
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir.
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