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Publication du professeur Jean-Yves Hayez : L'abus sexuel sur mineurs d'age.
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L'abus sexuel
sur
mineurs d'âge.
* biographie, recueil de publications scientifiques et articles
de presse du professeur Jean-Yves Hayez.
Paru dans Encyclopédie Médico-chirurgicale.
L'abus sexuel sur mineurs d'âge.
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J.-Y. HAYEZ, (*)
E. de BECKER (**)
avec la collaboration juridique de D. Vrignaud
Sur le terrain, l'abus sexuel revêt de
nombreuses formes cliniques, répond à des
motivations très variées, et est susceptible de
traitement diversifiés, adaptés à chaque
situation. Nous devrons donc nous limiter à
décrire quelques modalités principales, en
faisant appel à la créativité du lecteur pour
comprendre et prendre en charge ce qui s'en
écarte.
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1. Définition et limites du champ étudié.
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Nous référant à Kempe
[7]
, par " abus sexuels
sur mineurs d'âge " nous entendons
l'implication dans des activités sexuelles,
surtout par des adultes qui y recherchent
principalement leur plaisir personnel, de
mineurs d'âge encore immatures et dépendants,
c'est-à-dire incapables de comprendre
suffisamment le sens de ce qui leur est proposé
et donc d'y donner un consentement éclairé.
Celui-ci est souvent altéré par les limitations
cognitives du mineur, qui répond à la
sollicitation à partir de ses propres besoins
et de ses références vécues. Il l'est aussi par
la contrainte que fait peser l'adulte dont le
mineur dépend ou se sent dépendant : celle-ci
brouille sa lucidité et réduit l'autonomie de
ses réponses.
On peut catégoriser les abus sexuels selon de
nombreux critères. Il est classique de
distinguer l'inceste abusif et l'abus sexuel
externe ( acte de pédophilie ) selon que
l'auteur de l'abus est un parent du mineur ou
un étranger à sa famille; toutefois ce dernier
est souvent un familier du mineur.
En plus des adultes, des adolescents, voire des
enfants, peuvent, eux aussi, exercer des
violences sexuelles sur des personnes de tous
âges et notamment sur des plus jeunes qu'eux
(1).
Pour la majorité d'entre eux cependant, ce
moment de violence s'inscrit dans le contexte
d'un développement psychologique tumultueux ou
de conflits affectifs en quête d'exutoire. Et
la réaction de l'entourage oriente grandement
leur évolution.
Quant à la description des activités engagées,
on peut se référer aux spécifications du droit
pénal; on doit cependant se garder d'attribuer
automatiquement à une progression des délits en
gravité pénale une même valeur en " gravité
vécue ".
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2. Le fonctionnement psychologique des
protagonistes de l'abus.
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2.1. Les agents directs de l'abus :
Le plus fréquent de tous, c'est le
parent
(2)
incestueux insatisfait de soi, habité par des
sentiments d'infériorité et d'échec, notamment
en matière sexuelle, et qui cherche en l'enfant
une compensation, une illusion de réussite.
L'ensemble de sa famille est souvent comme lui,
triste et dépressif, replié sur soi. Après, on
trouve le parent incestueux " fusionnel ", qui
veut prolonger indéfiniment son vécu oedipien
trouble d'enfant où il a lui-même baigné au
moins dans une ambiance incestueuse. Puis, il y
a les besoins impérieux de plaisir ou/et de
pouvoir qui jaillissent de familles chaotiques,
où les pulsions de chacun n'ont jamais été
vraiment socialisées. Enfin, il y a les parents
abuseurs tout-puissants, tyrans domestiques
pour qui l'enfant est une chose taillable et
corvéable à merci.
Les pédophiles peuvent être porteurs des mêmes
caractéristiques psychologiques :
insatisfaction de soi qui va jusqu'à la carence
affective ... toute-puissance qui peut aller
jusqu'à la prédation et à la destruction
meurtrière. Plus souvent que chez les parents
incestueux, on trouve chez eux des structures
perverses.
Tant les agents de l'inceste que les pédophiles
apprennent à reproduire les premiers plaisirs
expérimentés et deviennent dépendants de leur
objet, à l'instar des alcooliques ( dynamique
d'assuétude ).
2.2. L'enfant entraîné dans l'abus.
Dans la majorité des cas, c'est " n'importe qui
" quant à sa structure psychologique, et il est
légitime de lui reconnaître le statut de "
victime ", car il n'a été ni provocateur, ni
fondamentalement coparticipant aux plaisirs que
connaît l'abuseur. Dans une minorité de cas, il
existe cependant des enfants carencés
affectifs, avides de transgressions, ou/et
pervers ou déjà pervertis, qui consentent à ce
qui leur arrive, y trouvent du plaisir, voire
provoquent l'adulte : à remarquer néanmoins
que, pour exister, cette catégorie d'enfants a
droit à l'éducation et ne peut en aucun cas
être déclarée principale responsable de l'abus!
2.3. Les témoins silencieux.
Il est assez rare que l'abus ne soit
strictement connu que de l'agent direct et de
l'enfant : lors d'inceste, la mère - ou
d'autres familiers - savent partiellement, et
adoptent une position de déni, par crainte
ou/et par dépression. Quant au pédophile, il
n'est pas rare que son entourage soit intrigué
par son attraction pour les enfants, mais ne
cherche pas à en savoir plus, voire le couvre
par la suite.
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3. Les signes qui évoquent et/ou révèlent
l'abus.
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Dans la plupart des situations, c'est un
faisceau d'indicateurs qui, par leur
convergence, finissent par induire chez les
intervenants une " intime conviction " qu'un
abus a eu lieu. Celle-ci n'est que rarement de
l'ordre de la certitude absolue et objective, à
partir du traumatisme physique constaté et
investigué.
Nous ne décrirons que ceux des indicateurs qui
émanent directement de l'enfant, étant bien
entendu que tant les autorités judiciaires que
les équipes psycho-sociales ont à investiguer
d'autres témoignages dans l'entourage de
l'enfant.
- Un premier groupe évocateur sont des signes
comportementaux, malheureusement peu
spécifiques et à interpréter en référence à la
culture de la famille de l'enfant et de sa
société. Au début, on peut retrouver les
manifestations d'un syndrome de stress post-
traumatique
(3)
( surgescences d'angoisses,
troubles du sommeil, ...)
[5].
Il existe souvent aussi des signes de dysrégulation
sexuelle marquée soit par une inhibition
excessive ( peu fréquent ), soit, souvent, par
une érotisation des attitudes et des
conversations ainsi que par l'étalage de
connaissances sexuelles inappropriées pour
l'âge. Au fil du temps, il est fréquent que
s'installe un " syndrome d'accommodation " :
l'enfant se robotise, clive sa souffrance et
s'en détache à l'avant-plan, mais sa joie de
vivre est altérée.
- Le discours du mineur sur l'abus constitue
l'indicateur-clé si l'entretien avec lui est
réalisé dans des conditions de grande rigueur.
Dans la majorité des cas, les révélations sont
tardives. Chez les enfants en âge préscolaire,
elles se réalisent de façon accidentelle,
innocente ou encore sous l'effet d'un stimulus
évocateur ( par exemple, l'enfant mimant une
scène sexuelle avec une poupée ou invitant un
familier à reproduire certains gestes, dans des
circonstances analogues à celles de l'abus ).
Les enfants plus âgés et les adolescents sont
plus secrets, plus prudents, voire ambivalents;
leurs révélations sont intentionnelles et
destinées à un confident estimé digne de
confiance.
Pour beaucoup de mineurs, l'évocation verbale
de l'abus ne se fait pas sans affects (
principalement autour de la honte d'être
découvert et de l'angoisse d'être sanctionné ou
de trahir un secret ). Cet embarras est souvent
visible et modifie la dynamique et le contenu
du discours.
L'examen physique devrait être systématique et
rapidement effectué s'il y a eu relation
sexuelle récente, pour sa part contributive au
diagnostic. Il devrait être mené de manière
telle qu'il participe au processus de
réhumanisation du corps non respecté et/ou
blessé de l'enfant.
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4. Les conséquences de l'abus.
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Toute maltraitance sexuelle laisse une trace
dans l'histoire du sujet, mais comme chaque
évolution est unique et sous la dépendance de
multiples paramètres, il s'avère bien délicat
d'en définir le destin à long terme, depuis la
destruction persistante et diffuse de l'être
jusqu'à la cicatrisation. Certes, médecins et
psychothérapeutes rencontrent des troubles
structuraux et leurs manifestations
comportementales les plus variées ( angoisses
diffuses, dépression, troubles des conduites,
tentatives de suicide, ...), qu'ils peuvent
attribuer pour une part au moins à l'abus. Mais
la majorité des anciennes victimes ne consulte
pas et c'est probablement parmi celles-ci
qu'existe le plus de résilience. Beaucoup
d'auteurs estiment que la destructivité de
l'abus est d'autant plus grande et persistante
que l'organisation préalable de la personnalité du
mineur est déjà problématique; il existe une
grande différence d'âge avec l'abuseur et/ou un
lien de parenté avec celui-ci; il en va de même
si, depuis toujours, l'abuseur a avec l'enfant
une relation de domination tyrannique; la
contrainte a été forte; l'abus a duré longtemps
ou/et a été fréquent; les effractions
corporelles y ont été nombreuses; l'abus a eu
lieu au domicile de l'enfant; l'enfant a
rencontré silence, indifférence ou incrédulité
quant il a appelé à l'aide; la soi-disant prise
en charge ultérieure n'a été qu'un leurre :
reproches et/ou absence de protection de la
part de la famille ou manque d'engagement de
celle-ci dans le processus thérapeutique, "
seconde victimisation " du fait des
institutions.
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5. Les interventions de remédiation.
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Selon les pays, elles sont essentiellement ou
principalement soit judiciaires, soit socio-
thérapeutiques, le judiciaire n'intervenant par
la suite que si nécessaire; il s'en suit une
coexistence clivée ou une coopération de ces
deux Instances.
Pour la commodité de l'exposé, nous décrirons
séparément ce qu'il en est des objectifs et du
travail de chacune d'elles.
5.1. L'intervention judiciaire.
5.1.1. Principes du Droit français en la
matière : ses interactions avec la société (
D.Vrignaud ).
(4).
En matière de sexualité, le nouveau Code Pénal
reprenant les différentes évolutions depuis le
Code Napoléon, s'écarte résolument de toutes
notions morales ou religieuses quant à la
définition des infractions à caractère sexuel.
De fait, seule une sexualité s'exerçant sur
autrui en l'absence de consentement réel ou
éclairé ( atteinte sexuelle sur mineur de 15
ans ) ou contre le consentement d'autrui (
agressions sexuelles ) est susceptible de
trouver une qualification pénale et une
sanction publique.
Cette approche du comportement criminel
constitutif d'un trouble à l'ordre social
constitue l'unité profonde du droit de
sanctionner et le seul critère du droit pénal.
Depuis une quinzaine d'années, la Justice
Pénale est, en France, fortement interpellée
pour sanctionner l'auteur et, peut-être,
réparer la victime d'abus sexuels et notamment
d'abus sexuels commis sur des mineurs dans leur
milieu de vie naturel. C'est dans ce contexte
de pénalisation que le signalement et la
judiciarisation, obligation à laquelle ne sont
pas tenus les professionnels
soumis au secret
professionnel, obère l'obligation générale
d'aide, assistance et protection à toute
personne en danger.
Cette pression politico-sociale repose non, sur
une augmentation établie de ce type de crime,
mais sur une modification des représentations
de l'enfant et de la famille et illustre le
délitement des responsabilités politiques et
familiales au profit d'un mode de résolution
pénale du trouble créé. Au-delà du comportement
constitutif de l'infraction, les éléments liés
à l'éventuelle dangerosité de l'auteur ou la
qualité de la victime interviennent dans le
traitement pénal du criminel. Ainsi les
circonstances de minorité et le lien de
dépendance psychoaffective existant entre
l'auteur et la victime conduisent-elles à une
forte aggravation des peines encourues et
prononcées.
Par ailleurs, les mesures de sûreté ou
d'obligation de soins sont-elles de plus en
plus spécifiquement applicables aux délinquants
sexuels. La fonction rétributive de la peine
fait place à une fonction sécuritaire,
réparatrice, voire thérapeutique. Les risques
de confusion entre la sphère publique (
sanction d'un comportement abusif ) et la
sphère privée ( accessibilité aux soins, à la
réparation, voire au pardon ) sont très
présents et remettent en cause la fonction
première du droit : Séparer.
5.1.2. Fonctionnement sur le terrain.
Là où l'on se centre sur l'intervention
judiciaire, l'on considère que le devoir
d'assistance à personne en danger passe
nécessairement et rapidement par un signalement
aux autorités répressives au moins des cas
avérés, si pas déjà des suspicions. Ces
autorités se chargent des investigations
nécessaires et visent essentiellement
l'obtention d'aveux, si les faits s'avèrent
fondés, et la sanction pénale du coupable. La
protection de la victime est censée être
obtenue via l'emprisonnement du coupable et
l'effet dissuasif de la peine. On se réfère
donc à l'idée que la confrontation à la loi de
la cité est inéluctable et ne peut être faite
que par l'Instance judiciaire; elle
constituerait du même coup un rappel de la Loi
symbolique pour tout le monde et une première
réparation pour la victime
[2].
Les autorités répressives n'ont pas la
responsabilité statutaire des interventions
socio-thérapeutiques dont nous parlerons par la
suite : il leur arrive donc, soit de les
ignorer, soit de faciliter la mise en place de
certaines de celles-ci, comme la thérapie des
abuseurs emprisonnés. En vertu du principe
démocratique de présomption d'innocence,
nombreuses sont les situations où ces autorités
répressives se doivent de prononcer un non-
lieu, faute de preuves tangibles suffisantes à
leurs yeux; par exemple, entre autres,
actuellement le statut de preuve légale reconnu
à une parole d'enfant reste aléatoire.
Les autorités répressives associent
inconstamment les Tribunaux pour mineurs à leur
action. Elles devraient pourtant le faire plus
souvent, et en tout cas, si elles-mêmes
prononcent un non-lieu dans le cadre d'un
doute. En effet, les Tribunaux pour mineurs ont
le pouvoir de protéger le mineur, même dans les
cas où les poursuites répressives sont
abandonnées.
Même s'il peut paraître " normal " et séduisant
de s'adresser aux autorités judiciaires
répressives, dans ces cas où les délits commis
apparaissent ignobles, il ne faut donc pas
perdre de vue les limites liées à leur action
(5).
5.2. Les interventions socio-thérapeutipues :
synthèse des méthodes et objectifs.
Nous allons en exposer les principaux en
distinguant, quelque peu artificiellement, une
phase à visée d'évaluation diagnostique, puis
une autre à visée de traitement. " Traitement "
doit être pris ici dans l'acception très large
de management : il se répartit en interventions
sociales et en rencontres de paroles.
Les objectifs des équipes psycho-sociales -
restauration des personnes et des liens - sont
largement différents de ceux des autorités
judiciaires - récolte de preuves et sanction
pour les autorités répressives, protection de
l'enfant en danger pour les Tribunaux pour
mineurs -. Toutefois, la forme externe de leurs
interventions, voire une petite partie des
objectifs, peut parfois être
identique
(6).
5.2.1. La phase d'évaluation diagnostique.
- L'enfant qui a commencé à parler ou à montrer
sa souffrance, a besoin de se sentir " pris "
dans une ambiance de bienveillance, d'intensité
dans l'investissement de sa personne, et
d'efficacité dans l'organisation des
institutions qui prétendent l'épauler ( E-R-M )
: toutes conditions nécessaires à ce qu'il ne
se rétracte pas, parfois définitivement, par
angoisse et désespoir
[10].
- S'il y a première révélation, faite ou soi-
disant faite à un premier confident de
fiabilité variable, elle doit être vérifiée
rapidement par une Instance spécialisée et
compétente ( E-R-M ). L'évaluation par celle-ci
sera soignée, détaillée, non traumatisante pour
l'enfant et menée en référence à des techniques
modernes : canevas d'entretien ad hoc
[8]
, appliqué néanmoins avec souplesse eu égard à la
dynamique affective et aux intérêts spécifiques
de chaque enfant; analyse du discours de celui-
ci via des grilles validées
[10]
; prise précoce
en vidéo au moins d'un entretien-clé, etc ...
Dans la perspective des actions psycho-sociales
futures, l'évaluation porte aussi bien sur la
connaissance détaillée des faits et la
crédibilité de l'enfant (E-R-M) que sur la
personne de celui-ci et les ressources et
faiblesses supposées à sa famille et son
environnement (E-M). La démarche évaluative
inclut de facto l'enfant, et, au-delà de lui,
l'environnement qui le connaît bien, ainsi que
sa famille ( éventuellement E-R, pour les
faits, et E-(R)-M pour la connaissance des
personnes ).
5.2.2. La phase de traitement : les
interventions sociales.
- La plus systématique consiste à protéger
l'enfant contre toute récidive de l'abus (E-R-
M) et, si possible, contre les pressions
négatives dont il pourrait être l'objet (E-M).
Elle passe parfois par un éloignement de
l'enfant, souvent par un réaménagement du
quotidien et des attitudes, convenu avec ses
parents, et toujours par une vérification
soigneuse de ses nouvelles conditions de vie.
- En cas d'inceste, un écartement transitoire
de l'abuseur vise les mêmes objectifs et a
valeur de sanction négative (E-R-M); celle-ci
peut néanmoins être négociée par les seules
équipes psycho-sociales, sous la forme d'actes
de réparation consentis par l'ex-abuseur.
- Les familles défavorisées doivent recevoir
l'aide socio-matérielle dont l'absence avait
peut-être prédisposé à l'inceste.
- Enfin, en cas d'inceste
(7)
, il est utile
d'encadrer la famille par un " petit groupe de
vigilance continuée ", formé de l'un ou l'autre
familier et professionnel, avec une double
intention de solidarité/soutien et de vigilance
[1].
5.2.3. La phase de traitement : les rencontres
de paroles.
- Quant à leur statut, celles-ci sont soit des
psychothérapies, demandées d'emblée ou après un
certain temps, par tel individu ou (sous-
)groupe familial mêlé à l'abus, soit des
entretiens demandés par les intervenants. On
peut adjoindre à ces derniers les entretiens de
contrôle psycho-social, demandés par les
autorités répressives pour suivre le devenir
des abuseurs libérés.
- Quant à leurs objectifs, psychothérapies et
entretiens visent indistinctement l'écoute
empathique; le partage d'idées et
d'informations ( sur la sexualité, la
culpabilité, la Loi et la liberté, etc ...);
une réénonciation des interdictions
fondamentales; un entraînement plus efficace à
la protection de soi ou/et des autres, ou à la
discipline de soi ( pour l'abuseur ); un
encouragement à la réalisation du potentiel
positif, humainement acceptable, présent en
soi; et, en cas d'inceste et dans la mesure de
ce qui est acceptable pour chacun, une
restauration de l'estime envers les autres
membres de la famille.
- Quant aux partenaires qu'ils incluent, dans
les cas d'inceste, on gagne souvent à procéder
graduellement : d'abord thérapies ou entretiens
individuels ( pour l'enfant abusé, le ou les
parents non-abuseurs, l'ex-abuseur
(8)
, la fratrie ), puis entretiens destinés à des
dyades fonctionnelles ( enfant abusé-parent non
abuseur; couple d'adultes, etc ...), pour
arriver à des entretiens avec toute la famille
nucléaire ( si l'ex-abuseur y collabore
positivement et si l'enfant abusé l'accepte ),
voire avec la famille et son groupe de
vigilance continuée ( cfr supra ).
Parallèlement, des thérapies de groupe pour
enfants, pour exabuseurs, etc, peuvent rendre
d'appréciables services.
- Quant aux méthodes et représentations de
l'être humain dont elles s'inspirent, ces
rencontres de paroles gagnent souvent à se
référer à plusieurs écoles de pensée : par
exemple psychanalyse ou/et néo-rogérianisme
lorsque l'on se centre sur l'écoute; cognitivo-
behaviorisme lorsque l'on informe ou/et que
l'on demande des modifications
comportementales, systémique lorsque l'on
travaille les liens familiaux et sociaux, etc
...
5.3. Applications d'un traitement psycho-social
initialement seul à l'oeuvre.
5.3.1. Révélation d'un inceste à un tiers
extérieur à la famille.
Supposons qu'après des mois, si pas des années
de silence, un enfant finisse par révéler à un
tiers que son père abuse de lui. Ce confident
de première ligne
(9)
écoute l'enfant, le
soutient et le rassure sur le fait qu'il va
être aidé; il considère comme sa responsabilité
de répondre dans la durée à la confiance de
l'enfant et interpelle donc rapidement une
équipe psycho-sociale spécialisée dans la lutte
contre la maltraitance. Celle-ci analyse
d'abord minutieusement le contexte de la
demande ( enjeux, conflits éventuels, ...),
puis reçoit l'enfant pour un ( ou plusieurs )
entretien(s) de révélation, destiné(s) à ce
qu'elle s'imprègne d'une conviction sur les
faits ou au contraire en élimine
raisonnablement la possibilité. Outre la
constitution de cette conviction et l'approche
de la personnalité de l'enfant et du
fonctionnement de sa famille, l'équipe doit se
faire une idée sur une " capacité protectrice "
de l'enfant émanant de la famille et/ou des
institutions que l'on mobiliserait (P+, ?, -)
ainsi que sur une capacité de la famille à
collaborer à un programme d'aide psycho-social
(C+, ?, -).
Dans ces cas d'inceste, les équipes font
l'hypothèse raisonnable qu'un peu moins de 20%
des familles s'avéreront par la suite ouvertes
à la collaboration et capables de protéger
l'enfant contre la récidive (C+ P+), 60%
arriveront, spontanément ou sous contrainte
institutionnelle, à une certaine protection
contre la récidive mais sans collaboration
profonde à un traitement (C- P+) et un peu plus
de 20% seront estimées incapables de
collaboration et de protection (C- P-).
Pour les familles (C+ P+), l'équipe psycho-
sociale elle-même se confronte aux parents, et
cherche à obtenir la reconnaissance des faits
et à stimuler le désir de fonctionner " plus
humainement à l'avenir ". Si l'adhésion de la
famille se vérifie stablement elle applique le
traitement déjà décrit.
Si la famille fonctionne d'emblée ou se replie
dans la catégorie C- P+, l'équipe fait appel
aux autorités judiciaires
(10)
( répressives
ou/et centrées sur le Tribunal des mineurs ) et
s'efforce de constituer avec elles une
véritable coopération.
Par la suite, la répartition du travail entre
les deux Instances sera variable, chacune ayant
ses priorités. Il est probable cependant que,
dans le cadre de l'aide contrainte, des
intervenants psycho-sociaux resteront
chargés d'entretiens de paroles avec tel ou tel
membre de la famille, voire son entièreté : si
les résistances opposées à ces tentatives de
dialogue sont intenses, on parlera de
denial
work [4].
Dans d'autres cas, la confiance finit
par s'installer et de vraies demandes d'aide
peuvent surgir.
Il arrive enfin que l'équipe acquière l'intime
conviction que, si elle était interpellée, la
famille en question fonctionnerait dans la
catégorie C- P-, et même que la situation de
l'enfant s'aggraverait. Dans ce contexte, il
est d'ailleurs fréquent que celui-ci demande à
se soulager en parlant, mais supplie qu' " on
ne fasse rien ".
Face au cruel dilemme éthique qu'elles
éprouvent alors, certaines équipes recourent
quand même au signalement judiciaire :
toutefois, si leur spéculation avait été
fondée, les résultats sont bien plus souvent
stériles que positifs. D'autres optent pour un
" non-interventionnisme actif "
[6]
: différemment de la confrontation à la famille;
contact maintenu avec le mineur, voire avec
l'un ou l'autre membre du réseau social de la
famille; recherche patiente d'une éventuelle
porte de sortie ...
5.3.2. Le traitement en cas de pédophilie.
Le traitement de l'enfant abusé dans ce
contexte et de sa famille s'inspirent fort de
ce qui a déjà été esquissé. En outre, il faut
examiner si des traits plus structuraux de
carence affective, de désir de transgression,
voire de perversion, n'existent pas chez cet
enfant et n'appellent pas un traitement
spécifique.
Le traitement spécifique du pédophile présente
de nombreuses difficultés, surtout lorsque son
comportement est chronifié. D'abord, en cas de
pédophilie, l'immense majorité des équipes
psycho-sociales signale la situation aux
autorités judiciaires répressives. Si celles-ci
estiment les faits fondés, une partie du
traitement a donc lieu en prison, puis est
susceptible de rester sous contrôle judiciaire
après libération. Veillons alors à ne pas
appeler trop vite " psychothérapies " les
éventuels entretiens de nature psychologique
qui ont lieu dans de telles conditions, à ne
pas les présenter comme des gages de libération
: nous prônons un large clivage du travail
psycho-social et de la démarche propre des
autorités judiciaires, tout en espérant que
celles-ci facilitent la mise en place de celui-
là.
Quant à ce travail, sa possible réussite est
inversement proportionnelle à l'intensité du
noyau structural pervers ou/et de la dynamique
d'assuétude du pédophile : dans les cas peu ou
moyennement graves, il faudra souvent combiner
psychothérapies ( ou entretiens! )
d'introspection et d'autres d'inspiration
cognitivo-behavioriste, et, si possible,
constituer un petit groupe de vigilance
continuée dans l'entourage du pédophile.
Pour les cas les plus graves, hélas et
actuellement nous devons faire un pronostic
d'incurabilité, et donc les garder écartés de
la société, ou assortir leur éventuelle
libération d'un contrôle social très strict de
leurs fréquentations voire de l'acceptation par
eux d'une médicamentation anti-androgénique ...
Enfin, si le pédophile fait l'objet d'un non-
lieu de la part des autorités judiciaires,
voire s'il échappe à toutes poursuites, assez
rares sont ceux qui, torturés de l'intérieur,
s'adressent spontanément à un thérapeute : à
celui-ci, alors, à faire preuve de déontologie
- il ne peut pas s'engager au secret
professionnel absolu! - et de modestie :
redisons une fois encore que la combinaison de
plusieurs sources d'inspiration
psychothérapeutique est souvent la seule voie
vraiment payante.
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6. En guise de conclusion : impasses et effets
pervers possibles.
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- D'abord, on peut s'interroger sur l'énorme
intérêt contemporain de tous pour l'abus sexuel
sur mineurs d'âge. Les motivations officielles
à y faire face, c'est-à-dire à combattre un mal
particulièrement injuste, ne sauraient tout
expliquer, pas plus que des considérations
superficielles sur le sensationnalisme des
média, le voyeurisme des masses ou l'activisme
démonstratif des politiciens.
On doit également s'interroger sur
l'Inconscient collectif, et le retour d'un Sur-
Moi répressif sélectif, après deux ou trois
décennies de libéralisme sexuel tous azimuts.
On doit penser aussi aux intérêts commerciaux
en jeu, dirigés vers des cibles que, sur
d'autres continents, on nomme des survivors,
perpétuels consommateurs de soins. Enfin, l'on
peut se demander si cette focalisation sur une
des misères spécifiques de l'enfant ne cache
pas tout ce que, par ailleurs, on ne fait
toujours pas pour lui; symétriquement, la
désignation d'un bouc-émissaire de choix, le
pédophile, empêche de penser a bien d'autres
sources d'insatisfactions sociales!
- Ensuite, on peut mettre en question une
présentation fréquente de l'abus sexuel comme
un drame limité à deux acteurs : d'une part, un
agent adulte, sorte de " monstre " à qui la
société ne parle plus, et dont elle veut
oublier l'ambivalence, la culpabilité et la
part de richesses humaines qu'il porte souvent
avec soi ... d'autre part, un enfant, toujours
pure victime et destiné à rester traumatisé à
vie! Or, même si tous les enfants doivent être
éduqués et ne peuvent jamais porter la
responsabilité principale de l'abus, tous ne
sont pas de pures victimes! Par ailleurs,
beaucoup cicatrisent leurs plaies, surtout
s'ils sont écoutés et efficacement aidés.
En outre, dans cette présentation dyadique, on
veut oublier la coresponsabilité fréquente d'un
entourage indifférent ou enclin à la politique
de l'autruche. Comme on veut oublier que les
institutions judiciaires ou/et psycho-sociales
sont assez souvent à l'origine d'une "
victimisation secondaire " parfois plus cruelle
que les dégâts de l'abus
[9].
- Enfin, nos sociétés ont misé sur la
remédiation à l'abus par la mise en place
d'institutions " lourdes ". Qu'elles soient
judiciaires ou psycho-sociales, nous nous
confrontons toutefois à la pauvreté de leurs
moyens quantitatifs, qui les condamnent à ne
gérer que le " sommet de l'iceberg ". Bien que
nos propositions laissent provisoirement en
suspens de très délicates questions
d'appréciation des critères, n'est-il pas temps
de revoir notre politique, en ne destinant à
une prise en charge centrale par les
institutions spécialisées que les cas les plus
graves ou/et les plus récidivants? Quant aux
autres, bien plus nombreux, il faudrait les
laisser aux mains d'institutions plus légères,
plus directement accessibles, formées et
soutenues par les institutions spécialisées; et
il faudrait relancer la solidarité sociale pour
que, en réseau, davantage de soutien émane des
milieux de vie eux-mêmes.
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
[1l. BARUDY J.,
La douleur invisible de l'enfant,
Erès, 1997, 219-239.
[2]. BLOT M.,
La fonction répressive dans le traitement
judiciaire des abus sexuels intrafamiliaux,
in Gabel M., Lebovici S., Mazet P., éd. Le
traumatisme de l'inceste, Paris, PUF, 1997, 177-188.
[3]. FRENKEN J.,
Treatment of incest perpetrators : a five-phase
model,
Child abuse and neglect, 1994, 18-4, 357-366.
[4]. FURNISS T.,
The multi-professionnal handbook of child
sexual abuse,
London, Routledge, 1993, 278-315.
[5]. HAESEVOETS Y.-H.,
L'enfant victime d'inceste,
Bruxelles, De Boeck Université, 1997, 91-140.
[6]. HAYEZ J.-Y., de BECKER E.,
L'enfant victime d'abus sexuel et sa famille :
évaluation et traitement,
Paris, PUF, 1997, 244-253.
[7]. KEMPE H.,
Sexual abuse : another hidden pediatric
problem,
Pediatrics, 1978, 62, 382-392.
[8]. MARIAGE C.,
Guide de l'entretien avec l'enfant, Paris,
dossiers du CNEF, Ministère de l'Intérieur,
1992.
[9]. MARNEFFE C.,
Les abus sexuels de l'enfant : prétexte à un
retour de la répression sexuelle,
Acta
psychiat. belg., 1995, 358-368.
[10]. VAN GIJSEGHEM H.,
L'enfant mis à nu. L'allégation d'abus sexuel.
La recherche de vérité,
Montréal, Ed. du
Méridien, 1992, 15-32 et 67-100.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
|
Texte 1 : à ajouter après l'alinéa 3.1.
|
3.2. Les diagnostics différentiels.
- Si l'on se réfère au comportement de
l'enfant, beaucoup de ceux qui présentent les
signes d'un stress chronique post-traumatique
sont agressés répétitivement par d'autres
sources traumatiques qu'un abus sexuel : tous
méritent néanmoins la sollicitude de l'adulte
témoin de leur souffrance.
Une sexualité compulsive, grinçante, trop
ostensible, peut être le fait de certains
enfants névrosés, tout comme son inverse :
pudeur et inhibitions anormales. Certains
enfants hypersexualisés - très hédonistes - le
sont parce qu'ils sont élevés dans une ambiance
très laxiste, sans plus. Certains enfants d'âge
préscolaire sont très " pulsionnels " et
peuvent faire des offres sexuelles à l'adulte
sans autre raison que leur organisation
développementale du moment.
- Si l'enfant a spontanément révélé les faits,
et que l'on se pose la question de la
crédibilité de ses dires, on doit se souvenir
que, dans la population générale, il n'y a que
3 à 8% de fabulations et mensonges, qui sont
surtout le fait de certaines catégories, le
plus souvent repérables par les interviewers
spécialisés : enfants très jeunes,
psychopathes, jeunes adolescents quelque peu
carencés affectivement ... Le pourcentage de
non-crédibilité atteint facilement 50% lorsque
c'est un parent qui amène l'enfant, surtout un
très jeune, dans le cadre d'un litige conjugal.
Texte 2 : pourrait prendre place après 5.3.1.
et avant
" Le traitement en cas de pédophilie ".
|
5.3.2. Suspicions ou certitudes d'inceste
référées par un parent-témoin.
A côté des parents fiables dont nous ne
parlerons pas, nous distinguons :
- Certains parents qui vivent une "
signification dramatisée "
[6]
; parents globalement honnêtes, mais anxieux et
suggestibles qui donnent une interprétation
excessive à certaines attitudes de leur
partenaire.
- D'autres, surtout dans les situations de
conflits graves liés à la séparation, qui
apparaissent s'être emparés du corps et/ou du
discours de l'enfant. Ils sont amoraux, au
moins dans ce champ ou/et porteurs de problèmes
émotionnels variés, et bien souvent sous
l'emprise des membres de leur famille
d'origine.
Quoiqu'il en soit, dans la démarche évaluative,
mieux vaut s'abstenir d'un premier entretien
réunissant ce parent témoin et l'enfant.
L'équipe rencontre d'abord celui-là séparément
et explore sa fiabilité. Puis, selon le degré
d'intensité de sa conviction, elle rencontre
l'enfant dans la perspective de recueillir une
parole qui lui soit personnelle. Ce qui s'en
suit est variable pour peu que la conviction de
l'équipe gagne en intensité, la suite de la
prise en charge devient similaire à ce qui est
décrit dans le paragraphe précédent. Dans les
cas inverses, on n'abandonne pas pour autant
l'enfant victime d'un excès d'emprise, et on
associe souvent l'autre parent, suspecté à
tort, au processus d'aide.
|
Texte 3 : pourrait figurer après 5.3.2. " Le
traitement en cas de pédophilie ".
|
5.3.4. " Simples " suspicions émanant de
professionnels de première
ligne.
(11).
Soit un comportement suspect ( signes de stress
post-traumatique; moments de dysrégulation
sexuelle ) remarqué par l'instituteur de
l'enfant. Les institutions socio-thérapeutiques
spécialisées recommandent alors souvent que :
- L'adulte-témoin fasse preuve d'une grande
discrétion ( ne pas effaroucher l'enfant; ne
pas convoquer intempestivement le parent
témoin; ne rien ébruiter ), qu'il fasse vite
part de ses suspicions à une équipe psycho-
sociale spécialisée et qu'il se constitue alors
un petit groupe d'évaluation.
- Celui-ci peut prendre des dispositions pour
approcher et " apprivoiser " l'enfant :
observation plus fine et entretiens qui, à
travers des histoires racontées ou plus
directement, évoquent progressivement la
possibilité de l'abus et des craintes et
résistances probablement éprouvées à l'idée de
le révéler ... et encouragent l'enfant à être
vrai.
- Le groupe d'évaluation peut également
interpeller, toujours discrètement, d'autres
témoins de la vie de l'enfant et de sa famille
et partager ses préoccupations avec eux. Dans
certains cas, il peut décider d'y inclure le
parent estimé non-abuseur.
- Selon que cette collecte d'informations
progresse vers une révélation claire et fiable,
le maintien de la suspicion, ou la diminution
ou la disparition de celle-ci, le groupe peut
se constituer un chronogramme qui planifie son
action : appel ou non aux autorités
judiciaires, confrontation ou non à la famille,
maintien ou non d'un contact avec le mineur (
tels sont les trois grands axes, non
organiquement liés les uns aux autres, au long
desquels il lui faudra s'organiser ).
MOTS CLES :
abus sexuel, violences sexuelles, pédophilie
, abuseur, traitement de l'abuseur,
psychothérapie de l'enfant abusé.
KEYWORDS :
sexual abuse, sexual violence, pedophilia,
sexual abuse, perpetrator, perpetrator's
management, psychotherapy of abused child.
Sleutelwoorden.
seksueel misbruik, seksueel geweld, pedofilie,
misbruiker, behandeling van de misbruiker,
psychoterapie van het geabuseerdekind.
Palabras Clave :
abuso sexual, violencias sexuales, paedofilia, abusador,
tratamiento del abusador,
psicoterapia del niño abusado.
Pour retourner à l'endroit
dont je viens de partir..
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Résumé :
L'article définit d'abord l'abus sexuel sur
mineurs d'âge, et discute les limites de la
définition. Puis, il décrit le fonctionnement
psychologique des protagonistes de l'abus, les
indicateurs de celui-ci, et les perturbations
psychiques qui en résultent chez le mineur.
L'article décrit ensuite les grands modèles de
remédiation, judiciaire ou psycho-social; à
propos de ce dernier, il décrit deux axes dans
le traitement : interventions sociales et
rencontres de paroles, et les applique aux deux
grands paradigmes que sont l'inceste et la
pédophilie.
L'article se termine par quelques
considérations critiques sur le discours social
et les organisations institutionnelles
contemporaines à propos de l'abus sexuel.
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Sexual abuse on children and adolescents
Sommerize :
The article first defines the sexual abuse on
minors and discusses the limits of the
definition. After that, it describes the
psychological functioning of the protagonists
of the abuse, the indicators of this one, and
the psychic perturbations which are resulting
on the minor.
Afterwards, the article describes the main
judicial and psychosocial institutional
organisation to face the abuse; it displays two
axes of the treatment : social interventions
and talking meetings, and apply them to two
main paradigms which are incest and pedophilia.
The article is ending with some critical
consideration on social speaking and
institutional organisation about sexual abuse.
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Titel : Het seksuele misbruik op kinderen en adolescenten .
De samenvatting :
Het artikel bepaalt eerst het seksuele misbruik op
kinderen en adolescenten, en bespreekt de grenzen de
definitie. Vervolgens beschrijft de auteur de
psychologische stoornissen vande auteur, de indicatoren
van het misbruik, en de geestelijke storingen die bij de
victim erover volgen.
Het artikel beschrijft vervolgens de grote modellen van
remédiation, rechterlijk of psycho-sociaal; met betrekking
tot laatstgenoemde, beschrijft hij twee hoofdlijnen in de
behandeling : de sociale bijstand en de samenkomsten
van woorden : passen ze toe op de twee grote
paradigma's die inceste en pedofilie zijn.
Het artikel loopt met enkele kritische beschouwingen op
de sociale redevoering en de eigentijdse institutionele
organisaties met betrekking tot het seksuele misbruik af.
Om aan de plaats terug te keren waarvan
ik zojuist ben vertrokken.
ik zou zeer gelukkig zijn om met u te spreken in dit verband :
jyhayez@uclouvain.be
Título : El abuso sexual dirigido a menores de edad.
Resumen :
El artículo define en primer lugar el abuso sexual que
golpea a menores de edad, y discute
los límites de la definición. Luego, describe el
funcionamiento psicológico de los
protagonistas del abuso, los indicadores de éste,
y las perturbaciones psíquicas que
resultan en el joven.
El artículo describe a continuación los grandes modelos
de remédiacion, judicial o
psicosocial; con respecto a este último, describe
dos ejes en el tratamiento: intervenciones
sociales y encuentros de palabras, y los aplican
a los dos grandes paradigmas que son el
inceste y la paedofilia.
El artículo se termina por algunas consideraciones
críticas sobre el discurso social y las
organizaciones institucionales contemporáneas
con respecto al abuso sexual.
Para darse la vuelta al lugar del que acabo de ir..
sería muy feliz de dialogar con ustedes a este respecto :
jyhayez@uclouvain.be
- Notes. -
* J.-Y. Hayez, pédopsychiatre, docteur en
psychologie, responsable de l'Unité de
pédopsychiatrie, Cliniques Universitaires St
Luc, 10, avenue Hippocrate à B - 1200
Bruxelles.
J.-Y. HAYEZ, avenue du Guéret, 13 à 1300 LIMAL
- Belgique
(**) E. de Becker, pédopsychiatre et
psychothérapeute au département " Enfants " du
service de Santé mentale Chapelle-aux-Champs de
l'UCL à Bruxelles.
(1). Rappelons-nous cependant que la majorité
des activités sexuelles entre mineurs ne
participent pas de l'abus ( jeux sexuels,
d'initiation, passions amoureuses, ...).
(2). Père ou tenant-lieu de père; oncle; grand-
père et, plus rarement, leurs équivalents au
féminin. A noter que l'inceste dans la fratrie
- fréquent - pose de multiples problèmes
d'interprétation, que nous ne pourrons pas
développer par manque de place : parfois proche
d'un inceste parental - vu le statut de l'agent
le plus actif -, parfois proche d'une sexualité
pédophilique brutale, parfois jeu sexuel -
ou/et amoureux - librement et bilatéralement
consenti.
(3). Il existe cependant des exceptions à la
baisse à cette ambiance émotionnelle tendue :
les très jeunes enfants qui ont été confrontés
à des expériences sexuelles sur un mode
ludique, des enfants plus âgés qui peuvent se
montrer maîtres d'eux et capables d'une
communication affectivement neutre et
détaillée. Il en existe aussi, plus rarement, à
la hausse, chez de très jeunes enfants
violentés et qui se seraient sentis menacés de
destruction totale.
(4). D. Vrignaud, Substitut Général près la Cour
d'Appel d'Amiens.
(5). Soyons réalistes : peu de cas poursuivis
sont vraiment sanctionnés, et l'enfant se
trouve souvent renvoyé à
l'horreur de l'abus, avec le sentiment
d'inutilité de sa seule parole; quand sanction
pénale il y a, elle est parfois très - trop? -
lourde, et le sort psychologique ultérieur des
protagonistes n'est pas assez pris en compte;
certaines interrogations et/ou confrontations
en Justice sont parfois traumatisantes pour
l'enfant; il n'y a pas assez de coopération
entre autorités répressives, Tribunaux pour
mineurs et équipes psychosociales, etc.
(6). Lorsque ce sera le cas, nous indiquerons
par les abréviations (E-R) une intervention
et/ou un objectif qui peut être commun aux
équipes psycho-sociales et aux autorités
répressives. Les abréviations (E-M) désignent
ce qui est commun aux équipes psycho-sociales
et aux Tribunaux pour mineurs. Enfin, les
abréviations (E-R-M) font référence à ce qui
est commun aux équipes psycho-sociales et au
monde judiciaire.
(7). L'abuseur pédophile pourrait également en
bénéficier dans son propre environnement.
(8). A son sujet, le modèle décrit par J.
Frenken nous semble un excellent paradigme [3].
(9). Dans notre contexte, nous supposons que des
programmes d'informations et de prévention ont
sensibilisé les intervenants de première ligne
( instituteurs, médecins généralistes, ...) à
tenir de telles positions; ils les ont aussi
invités à rester actifs, ou à tout le moins
vigilants, dans la suite du processus.
(10). Elle ne le signale cependant pas dans la
précipitation, mais après avoir
constitué une
solide documentation ( entretiens de révélation
) qui, au fond, est de nature à faciliter la
tâche des autorités judiciaires. Celles-ci,
inévitablement, doivent procéder à des
vérifications spécifiques, entre autres des
dires de l'enfant, mais pourraient le faire
sans multiplier indéfiniment les
interrogatoires, et en permettant que l'enfant
soit accompagné du confident de son choix.
(11). Les tenants du modèle judiciaire signalent
parfois leur simple suspicion, ce qui, par la
suite, introduit inévitablement davantage de
violence faite à l'enfant pour obtenir, peut-
être, sa part de révélation.
Pour retourner à l'endroit
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Création le 21 août 2003.
Dernière mise à jour
le dimanche 24 février 2008.
Issu d'un document en traitement de texte prêté par le
professeur Jean-Yves Hayez.
ds.ds
... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit
n'est constitué que
d'informations techniques automatiques dont les textes sont
déjà repris plus haut.
... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé
pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec
le texte du professeur Jean-Yves Hayez.
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je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
Bravo de m'avoir trouvé
Félicitations
Ce site a été composé par un bénévole sans
aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié
du professeur Hayez.
C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait
qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.
L'hébergement du site est situé sur lycos depuis
le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir
pratiqué cette action bénévolement également avec
beaucoup de professionnalisme.
Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a
été supprimé par Lycos
le 15 octobre 2006 pour une raison
non expliquée. Nous le regrettons vivement
et ceci altère
fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.

... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête
appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a
été retirée par souci de simplicité.
Vérification d'accessibilité
Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et
Netscape ( quelques instructions ignorées )
Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP
La présentation est prévue pour écran 640x480
mais est encore correcte avec les écrans
plus grands 1600x1200 ou autres.
je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
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n.b. Ce document s'imprime facilement : dix-sept pages.
1. Définition et limites du champ étudié.
2. Le fonctionnement psychologique des
protagonistes de l'abus.
3. Les signes qui évoquent et/ou révèlent
l'abus.
4. Les conséquences de l'abus.
5. Les interventions de remédiation.
6. En guise de conclusion : impasses et effets
pervers possibles.
Bibliographie.
Notes.
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le texte original et
intégral de ce site en format traitement de texte.
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L'abus sexuel sur mineurs d'âge.
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- Notes automatiques. -
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Note *.
* J.-Y. Hayez, psychiatre infanto-juvénile, docteur en
psychologie, responsable de l'Unité de
pédopsychiatrie, Cliniques Universitaires St
Luc, 10, avenue Hippocrate à B - 1200
Bruxelles.
J.-Y. HAYEZ, avenue du Guéret, 13 à 1300 LIMAL
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Note **.
(**) E. de Becker, psychiatre infanto-juvénile et
psychothérapeute au département " Enfants " du
service de Santé mentale Chapelle-aux-Champs de
l'UCL à Bruxelles.
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Note 1.
(1). Rappelons-nous cependant que la majorité
des activités sexuelles entre mineurs ne
participent pas de l'abus ( jeux sexuels,
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Note 2.
(2). Père ou tenant-lieu de père; oncle; grand-
père et, plus rarement, leurs équivalents au
féminin. A noter que l'inceste dans la fratrie
- fréquent - pose de multiples problèmes
d'interprétation, que nous ne pourrons pas
développer par manque de place : parfois proche
d'un inceste parental - vu le statut de l'agent
le plus actif -, parfois proche d'une sexualité
pédophilique brutale, parfois jeu sexuel -
ou/et amoureux - librement et bilatéralement
consenti.
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Note 3.
(3). Il existe cependant des exceptions à la
baisse à cette ambiance émotionnelle tendue :
les très jeunes enfants qui ont été confrontés
à des expériences sexuelles sur un mode
ludique, des enfants plus âgés qui peuvent se
montrer maîtres d'eux et capables d'une
communication affectivement neutre et
détaillée. Il en existe aussi, plus rarement, à
la hausse, chez de très jeunes enfants
violentés et qui se seraient sentis menacés de
destruction totale.
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Note 4.
(4). D. Vrignaud, Substitut Général près la Cour
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Note 5.
(5). Soyons réalistes : peu de cas poursuivis
sont vraiment sanctionnés, et l'enfant se
trouve souvent renvoyé à
l'horreur de l'abus, avec le sentiment
d'inutilité de sa seule parole; quand sanction
pénale il y a, elle est parfois très - trop? -
lourde, et le sort psychologique ultérieur des
protagonistes n'est pas assez pris en compte;
certaines interrogations et/ou confrontations
en Justice sont parfois traumatisantes pour
l'enfant; il n'y a pas assez de coopération
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mineurs et équipes psychosociales, etc.
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Note 6.
(6). Lorsque ce sera le cas, nous indiquerons
par les abréviations (E-R) une intervention
et/ou un objectif qui peut être commun aux
équipes psycho-sociales et aux autorités
répressives. Les abréviations (E-M) désignent
ce qui est commun aux équipes psycho-sociales
et aux Tribunaux pour mineurs. Enfin, les
abréviations (E-R-M) font référence à ce qui
est commun aux équipes psycho-sociales et au
monde judiciaire.
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Note 7.
(7). L'abuseur pédophile pourrait également en
bénéficier dans son propre environnement.
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Note 8.
(8). A son sujet, le modèle décrit par J.
Frenken nous semble un excellent paradigme [3].
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Note 9.
(9). Dans notre contexte, nous supposons que des
programmes d'informations et de prévention ont
sensibilisé les intervenants de première ligne
( instituteurs, médecins généralistes, ...) à
tenir de telles positions; ils les ont aussi
invités à rester actifs, ou à tout le moins
vigilants, dans la suite du processus.
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Note 10.
(10). Elle ne le signale cependant pas dans la
précipitation, mais après avoir
constitué une
solide documentation ( entretiens de révélation
) qui, au fond, est de nature à faciliter la
tâche des autorités judiciaires. Celles-ci,
inévitablement, doivent procéder à des
vérifications spécifiques, entre autres des
dires de l'enfant, mais pourraient le faire
sans multiplier indéfiniment les
interrogatoires, et en permettant que l'enfant
soit accompagné du confident de son choix.
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Note 11.
(11). Les tenants du modèle judiciaire signalent
parfois leur simple suspicion, ce qui, par la
suite, introduit inévitablement davantage de
violence faite à l'enfant pour obtenir, peut-
être, sa part de révélation.
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Publication du professeur Jean-Yves Hayez : L'abus sexuel sur mineurs d'age.
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[1l. BARUDY J.,
La douleur invisible de l'enfant, Erès, 1997,
219-239.
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[2]. BLOT M.,
La fonction répressive dans le traitement
judiciaire des abus sexuels intrafamiliaux, in
Gabel M., Lebovici S., Mazet P., éd. Le
traumatisme de l'inceste, Paris, PUF, 1997, 177-
188.
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.
[3]. FRENKEN J.,
Treatment of incest perpetrators : a five-phase
model, Child abuse and neglect, 1994, 18-4, 357-
366.
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[4]. FURNISS T.,
The multi-professionnal handbook of child
sexual abuse, London, Routledge, 1993, 278-315.
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[5]. HAESEVOETS Y.-H.,
L'enfant victime d'inceste, Bruxelles, De Boeck
Université, 1997, 91-140.
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[6]. HAYEZ J.-Y., de BECKER E.,
L'enfant victime d'abus sexuel et sa famille :
évaluation et traitement, Paris, PUF, 1997, 244-253.
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
.
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[7]. KEMPE H.,
Sexual abuse : another hidden pediatric
problem, Pediatrics, 1978, 62, 382-392.
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
.
.
[8]. MARIAGE C.,
Guide de l'entretien avec l'enfant, Paris,
dossiers du CNEF, Ministère de l'Intérieur,
1992.
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
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[9]. MARNEFFE C.,
Les abus sexuels de l'enfant : prétexte à un
retour de la répression sexuelle, Acta
psychiat. belg., 1995, 358-368.
je serais très
heureux de dialoguer avec vous à ce propos :
jyhayez@uclouvain.be
.
.
[10]. VAN GIJSEGHEM H.,
L'enfant mis à nu. L'allégation d'abus sexuel.
La recherche de vérité, Montréal, Ed. du
Méridien, 1992, 15-32 et 67-100.
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L'abus sexuel sur mineurs d'âge.
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Publication du professeur Jean-Yves Hayez : L'abus sexuel
sur mineurs d'âge.
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liste des mots-clés du site au 28 septembre 2005.
abus sexuel,
accompagnement éducatif,
adolescents abuseurs,
adolescents,
allégation d'abus sexuel,
angoisse de séparation,
angoisse,
anxiété,
assuétude,
autorité parentale,
beaux-parents,
besoins psychiques des enfants,
bizarrerie sexuelle infantile,
cadre thérapeutique,
confidences,
confidentialité,
conformisme,
culpabilité,
debriefing collectif,
délinquance,
dépendance,
dépression,
destructivité,
deuil compliqué,
deuil pathologique,
éducation sexuelle,
enfant abuseur,
enfants,
énuresie,
éthique,
équipes SOS-Enfants,
famille,
famille reconstituée,
Familles restructurées,
guerre,
identité,
infanto-juvénile,
intervention de crise,
Jean-Yves Hayez,
jeux sexuels,
livres,
mendiants,
mort,
mort d'un proche,
mots-clés,
pédopsychiatrie,
perversion sexuelle infantile,
perversion sexuelle,
peur,
pornographie,
protection,
psychiatrie de liaison,
psychothérapie,
publications,
relation de soin,
réparations,
réseau de santé,
sanctions,
secrets de famille,
séparation parentale,
sexualité infantile,
sexualité normale,
signalement,
soins pluridisciplinaires,
stress,
SOS-enfants,
suggestibilité,
syndrome de stress post-traumatique,
traumatisme psychique,
trouble de l'endormissement,
trouble du comportement,
trouble psychique,
urgences,
violence,
vulnerabilité.