L'inculpation, puis les aveux à rebondissements de Victor Hissel dans une
affaire de pédopornographie sur Internet m'ont plongé dans une grande
tristesse.
Victor était et reste mon ami. Nous avons beaucoup travaillé ensemble au
sein de l'Observatoire Citoyen, dont il était proche. Pour bien le connaître, je
suis moralement certain que sa " sortie de route " s'est produite tard dans sa
vie, bien après 1995, et aussi que les raisons qu'il invoque pour rendre plus
compréhensibles ses actes délictueux sont vraies : il avait de grands soucis
familiaux.
Néanmoins, ceci n'excuse pas complètement ce qui s'en est suivi, pas plus
pour lui que pour quiconque : il a fait quelque chose de vraiment mal et il a
des comptes à rendre à sa conscience et à la communauté.
Je trouve cependant très important de redire, une fois encore, ce que j'ai déjà
écrit vingt fois : Chez les humains, il n'y a pas les saints et les purs d'une part,
et les monstres de l'autre. Le combat entre le Bien et le Mal, entre l'égoïsme
et la sociabilité, entre la construction et la destruction, est au cœur de chacun
de nous et n'est jamais terminé. Il n'y a pas de " Mal " qui est un peu pire ou
un peu mieux qu'un autre.
Entre Victor - et des dizaines de milliers de personnes - qui se salissent et
agressent indirectement des enfants sur Internet, et les PDG qui délocalisent
sans raisons et plongent des communautés entières au chômage, pour se
faire toujours plus de blé, ou tous ceux qui mentent de façon éhontée pour
maintenir leur pouvoir dans la société, pour moi, il
n'y a pas de différence !
S'il en est ainsi, de quoi avons-nous besoin ? D'abord et avant tout, de
solidarité.
Solidarité pour donner aux victimes potentielles de toute agression le courage
de se défendre et de demander de l'aide. Solidarité avec les victimes
avérées, pour les aider à se reconstruire. Solidarité pour ouvrir l'œil, protéger,
prévenir.
Solidarité encore pour parler à ceux que nous avons repérés parce qu'ils
commencent à fauter, pour les empêcher d'aller trop loin. Solidarité enfin pour
ceux qui ont commis des fautes : certes, ils doivent payer une dette et réparer
mais il nous faut aussi être aussi davantage présents dans leur vie pour les
soutenir et les encourager à être meilleurs !
Je le redis nous ne sommes pas d'une nature humaine différente d'eux. Reste
à espérer que nous, nous oserions demander de l'aide si nous commençons
à déraper. Victor a eu trop de faiblesses ou de pudeur pour le faire, ou trop de
doutes face à l'indifférence sociale, et cela se paie cher !
Depuis un demi-siècle, nos sociétés occidentales se sont bien déboussolées,
en prônant de façon forcenée la liberté individuelle et le droit pour chacun de
faire à peu près n'importe quoi. Internet est un instrument terrible qui permet
d'aller à l'extrême dans cette direction : bien des gens s'y enivrent et y
perdent leurs repères, en ayant l'impression que rien de ce que l'on y fait
n'est grave puisque des dizaines de milliers de personnes font la même
chose à côté. Et donc, bien des gens s'y vautrent dans toutes les boues
sexuelles imaginables : partouzes et échangisme, sado-masochisme,
zoophilie ... et pour un certain nombre, images ou scènes pornographiques
infantiles. Sans nier leur responsabilité individuelle, n'avons-nous pas aussi à
mettre en question certaines " valeurs " sociales contemporaines, et à nous
reprendre un peu tous?
Réactions au texte :
Remerciements non-commentés :
C. Sodoyez ; J. Dessart ; C't Kint, Dr An d'Alcantara, Marie Bréda,
Yves Michaud, philosophe, Yvan Lenaers, dr Michel Delbrouck,
Pr M. Ghins.
Une analyse interpellante de Lorne Walters
Merci de m'avoir envoyé ta réflexion sur la situation concernant
Victor.
Après avoir lu et relu ton texte et les différentes commentaires
qu'il a suscité,
j'avais envie de réagir "par delà du bien et du mal" tel qu'évoqué
pour poser la
question suivante : celle de la réaction "normale" du système
nerveux central
d'un individu exposé à des situations extraordinaires impliquant
l'apogée de la
souffrance d'autrui : je veux parler de son propre vécu lors
de sa défense acharnée des familles.
Se rend-t-on vraiment compte de ce que pourrait signifier pour un
simple
individu - a fortiori pour quelqu'un possédant l'intelligence, la
générosité, la
sensibilité et surtout l'empathie d'un homme tel que Victor -
confronté pendant
des longues mois à sa propre perception de l'inimaginable : d'un
côté celle de
la souffrance inqualifiable des parents confronté à celle aussi
inqualifiable - et
de surcroit jamais "su" - subi par les enfants martyres, et de
l'autre,
l'impossibilité pour lui non seulement de pouvoir "se mettre dans
la tête" de la
personnalité perverse du psychopathe avec sa façade typique de "normalité",
mais surtout l'impossibilité de pouvoir agir avec efficacité face à une telle
situation proprement "incontrôlable".
L'on ne cotoie pas de près avec impunité une telle violence cumulée sans que
cela risque de laisser des graves blessures traumatiques.
On a mis des années avant de reconnaître l'existence du SCPT dont
souffraient sans le savoir des victimes directes de telles violences. Et ce
n'est que récemment que l'on veuille bien admettre que les temoins de telles
atrocités puissent également en être atteint, par exemple, les personnes
travaillant pour les ONG internationaux dans les zones de guerre, de famine,
etc. A présent, les briefing et les debriefing psychologiques sont devenus
obligatoires pour essayer d'enrayer les conséquences toxiques pour les
psychismes des personnes concernées dont notamment celle de la
dépression et de la compulsion irresistible de "revisiter" et de rejouer sans
cesse les scènes traumatiques, inconsciement sans doute pour tenter de
sortir des affres de l'angoisse submergeante déclenché par l'activation
prolongé du système d'inhibition de l'action, résultant d'une impression de
totale impuissance pour efficacement éloigner un danger pour soi-même et/ou
pour les autres.
Aussi le fait de "revisiter" de manière compulsive les images "représentant"
les sources de la souffrance initiale constitue en l'occurence - et certes de
manière inappropriée car inefficace pour dépasser le trauma -
néanmoins
une
action qui permet d'inactiver momentanément l'activation du SIA causale,
procurant ainsi un soulagement passagère mais en même temps culpabilisant
pour l'individu, relançant ainsi de plus bel tout le process pathologique.
Enfin, s' il est compréhensible pour l'être humain de coller des "étiquettes"
impliquant donc une "certitude" par rapport à un phénomène qui nous fait
peur - c'est notre propre manière d'écarter le doute et de nous préserver des
conséquences désagréables d'une éventuelle activation de notre propre SIA -
nous devrions plutôt nous méfier comme de la peste dans ces instances de
notre propre ignorance et tâcher d'acquérir les connaissances appropriées
pour la dépasser.
Malheureusement nous sommes encore en "retard d'une guerre" pour
reconnaître aux défenseurs exemplaires des droits des victimes tel Victor, à
qui je souhaite exprimer toute ma sympathie, les mêmes dangers
toxiques pour la santé et la nécessité incontournable pour les prévenir grâce
à une information et à un accompagnement adéquats dans l'exercice de leur
profession.
Commentaire négatif :
Mr Charly Nyst :
Et la présomption d'innocence, Monsieur Hayez !
Pourquoi donc s'épancher si vite dans les médias alors que celui
que vous dites « votre ami » n'a pas encore opté
pour un système de défense.
En parlant des problèmes familiaux de Maître Hissel, vous enterrinez, des infos ( non
sourcées ) émanant de Sud Presse.
Une dame qui ne croit pas que les accusations puissent
être fondées
Mais dont je conserve l'anonymat car elle se dit elle-même
( probablment à raison !) ancienne
victime ; elle est choquée que je puisse croire les accusations
portées contre Maître Hissel.
Commentaires mitigés :
Mme Claire Morelle, psychologue, psychanalyste :
Cher Jean-Yves,
> Ton message me fait question même si je partage certains de tes
points
> de vue :
> - nous n'avons en tout cas pas à juger la personne qui commettrait
des
> actes répréhensible, voir condamnables.
> - l'importance de la solidarité et de l'écoute d'autrui quel que
soit
> son parcours.
>
> Là où tu m'étonnes, c'est que tu donnes un élément historique
concernant
> cette personne : elle n'allait pas bien au moment où elle a 'fauté'.
> Etait-ce dans la presse ? Si oui, c'est publique et cela peut être
> rappelé. Sinon, je ne sais pas si ce monsieur souhaite que cela se
sache...
> Mais, ce qui m'interpelle le plus dans ton courrier c'est le fait
que tu
> donnes divers exemples de 'fautes' commises dans les domaines
> économiques, politiques... Selon moi, cela n'a rien à voir, malgré
la
> petite phrase : "que celui qui n'a jamais péché lui jette la
première
> pierre". Je pense qu'il n'y a pas à fondre toute erreur ou faute de
> quelqu'un dans les erreurs ou fautes multiples que chacun d'entre
nous
> commet peut-être, ou commises par ceux qui ont des mandats publiques.
> Je trouve que là, il y a un risque de dérive que je ne peux soutenir.
> A la fin de ton courrier tu reprends d'ailleurs la question de la
> responsabilité individuelle qui nous amène à supporter la
conséquence de
> nos actes.
( nb et ma réponse :
Il en a fait état dans la presse, je l'ai
donc simplement confirmé ; je ne me
le serais pas permis autrement ... pour l'appréciation du
contenu des fautes, en effet, nos points de vue divergent )
Monsieur Pierre Leblanc
Monsieur le Professeur émérite,
autant je peux comprendre qu'il soit possible d'amalgamer ainsi sans
discernement les malfaisants ...
... et soit ... le mal sera toujours le mal polymorphe ... et terriblement et
tristement humain ...
autant je me permets de réagir vis-à-vis du rapport "d'équivalence" que votre
proposition pourrait permettre d'établir entre les malfaisants et
leurs victimes ...
je m'explique :
la "société" dispose de moyen de défense et de protection contre "les
menteurs"
les "communautés entières au chômage" diposent de structures de protection
et d'accompagnement contre les "PDG qui délocalisent sans raison"
mais ... "les enfants" agressés (même "...indirectement" ... jolie pirouette !!! )
... disposent-ils de tous ces moyens de reconstruction, d'accompagnement,
de protection, de défense ?
vous le savez mieux que moi ...
même si "Victor" est votre ami, il y a des charges plus lourdes
que d'autres ...
Commentaires positifs :
Dr J. Cauchies, pédopsychiatre :
Très beau texte... le bien et le mal n'est pas distribué de façon univoque. On a
tous notre part d'ombre et de lumière et le chemin que nous devons prendre
est de faire grandir cette lumière en chacun de nous.... c'est notre rôle aussi
comme pédopsy d'aider comme nous pouvons à ce que ce chemin soit plus
facile pour les petits et les familles qui nous accordent leur confiance.
J'espère qu'on vous le redira le jour de votre éméritat ... une de vos grandes
qualités se résume en une phrase que j'ai vue sur le net il y a peu de temps...
" La créativité c'est voir la même chose que les autres mais penser autrement
" .... merci pour ça ... pour me l'avoir enseigné et pour me
l'avoir appliqué és.
Pr Christian Sindic, chef de service neurologie, clin. Univ.
Saint Luc :
Merci pour ton message d'aujourd'hui ...et pour tous les
précédents ...
Des messages de ce genre sont d'autant plus importants qu'ils se
font si rares.
Dr Denis Nicolay, psychiatre :
Cher Professeur Hayez,
J'admire depuis longtemps votre sincérité...
j'ai eu en consultation il y a 2 ans, un homme d'environ 40 ans, costume-
cravatte, qui avait lui aussi été sur internet télécharger des photos
"pédopornographiques". Chez cet homme, il n'y avait aucun trauma infantile
grave mais simplement, un homme qui avait voulu visionner les photos et qui
avait été happé par "la machine "internet", qui sait s'y prendre pour susciter
l'intérêt du "consommateur; en attendant que la machine judiciaire le
confronte à cette "dérive". Un homme qui vivait aussi à l'époque des
difficultés de couple et professionnelle, internet vient se mettre dans cet entre-
deux, insidieux...
Le monde déboussolé dans lequel on vit... est un monde fascinant mais
tellement imprégné de la culture de l'argent, de la réussite médiatique que le
pauvre quidam que nous sommes perd parfois ses repères.
Dr Catherine Bonnet, pédopsychiatre :
Je vous remercie de m'informer de cette bien triste et très choquante
nouvelle.
Je comprends combien vous devez être bouleversé de découvrir un tel
problème chez un ami. Ceci m'est arrivé une fois dans des circonstances que
je vous expliquerai de vive voix. Cela m'a permis de constater à quel point il
est difficile de déceler les pulsions pédophiles et combien des épouses
peuvent ne rien à avoir perçu lorsqu'elle vous amène leurs enfants victimes
d'inceste.
Avez vous eu l'occasion de visionner de tels films. Le président du tribunal de
Nice m'a invité à participer à un procès afin de donner mon avis après la
transmission publique des pires extraits des cassettes qu'ils
avaient saisies.
J'ai décrit cette expérience dans mon livre. C'est
indescriptible,inaudible,inimaginable de voir que des individus sont addicts et
prennent du plaisir à voir des enfants être violentés, physiquement
sexuellement, etc.
Il est bien difficile de comprendre le fonctionnement en clivage, déni,
mensonge de personnes qui ont de tels fantasmes et les alimentent grâce à
des cassettes, internet, etc. Je partage votre avis qu'il faudrait leur offrir des
accueils pour qu'ils puissent demander de l'aide. Je ne sais comment. Mais ce
serait très utile.
Je suis aussi très inquiète par l'évolution matérialiste de notre société qui
devient de plus en plus sans foi, ni loi.
Je pense à vous avec toutes mes amitié.
Mr David van Ypersele, psychologue
Merci pour votre réflexion à propos de Victor Hissel, il a raisonné de façon
très juste en moi. Merci aussi pour ces balises que vous posez afin d'avancer
avec réalisme dans les méandres de la noirceur qui nous habite tous.
Mr Thierry Marchandise, magistrat, procureur du Roi émérite de
Charleroi
Merci pour votre réaction qui sort du manichéisme un peu imbécile
ambiant et médiatisé.
Mme Isabelle Decoster, attachée de presse UCL
Je me joins aux remerciements que vous avez déjà reçu. Vous êtes parvenu
à exprimer ce que je ressentais au plus profond de mon être. Lorsque j'ai
appris la nouvelle à la radio, j'avais du mal à y croire (même si je ne connais
pas du tout Victor Hissel). J'avais l'impression que les médias avançaient des
infos trop vite, sans savoir. Lorsqu'il y a eu confirmation du principal intéressé,
je suis restée perplexe, me demandant comment une personne qui avait
mené un combat juste et passionné, lors des disparitions de Julie et Mélissa,
avait pu descendre si bas. Votre message répond à cette question. Et prouve
que l'on peut poursuivre des causes avec son coeur et dériver par la suite, ce
qui n'enlève rien au mérite de ses premières actions.
Mr Jacques Tancré
Merci pour votre "opinion" parue ce jeudi à propos de l'internet, opinion que
j'ai bien l'intention de faire lire à mes enfants, parents eux-mêmes ;
Puisse cet article être lu par un grand nombre de personnes en général et de
" formateurs-éducateurs" de jeunes en particulier.
Pr Jean-Marie De Ketele, docteur en psychologie
Bonjour Jean-Yves
Une seule réaction mais qui en dit long à mes yeux : quelle chance
d'avoir un ami comme toi, fidèle quoiqu'il arrive, solidaire et
critique
Madame Annette de Halleux
Je partage le point vue que vous exprimez dans la Libre de ce
Jeudi et je vous remercie de l' avoir fait.
" Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre......"
Mr et Mme Thomas Mols, éditeurs
Nous avons découvert votre article ce matin et vraiment nous voulons vous
féliciter car vous avez les mots justes.
Qui analysent bien l'événement, sans enfermer la personne. Dans le
contexte du bien et du mal. Tout cela nous permet de ne pas être
découragés.
Merci pour cette magnifique réaction. Qui nous aide à réagir avec justesse et
positivement.
Mme Anne Dubus, assistante sociale,
Vous avez bien raison, il faut le dire et le répéter parce que peu de
personnes en sont convaincues : le bien et le mal existent en
chacun de nous et c'est donc par rapport à ce niveau individuel
qu'il faut mettre en oeuvre les garde-fou contre le mal.
(voir par exemple "Les bienveillantes" de Jonathan LITTLE, "No et moi"
de Delphine DE VIGAN).
Bien amicalement
Monsieur Luc Delval
Juste un mot : merci.
Merci de ramener un peu de pondération, de bon sens et de réflexion dans ce
qui s'annonce malgré tout être un lynchage.
Je ne connais pas V. Hissel, et pour tout dire j'avais regretté qu'il sorte de son
rôle d'avocat en s'identifiant sans nuances au combat de ses clients (que le
dit combat soit des plus nobles n'y change rien), mais l'espèce d'exigence de
sainteté qu'on fait maintenant peser sur lui est ridicule et
insupportable
Madame Bérard Neys
Cher Docteur Hayez,
J'ai toujours grand plaisir à vous lire (cf. LLB 21.02.08) car je
retrouve dans vos propos ce toujours si présent respect d'autrui et
profonde humanité que j'ai tant appréciés chez vous et pour lesquels
je vous remercie.
Monsieur Jean-François Nandrin
Monsieur le Professeur,
Je lis ce matin dans La Libre votre bon 'papier', courageux et qui remet les
choses dans le bon ordre. Merci,
Monsieur Philippe van Parijs
Cher Jean-Yves Hayez,
Je suis vraiment trop loin pour avoir suivi cette
affaire, mais ai lu à distance (grâce au dossier
de presse électronique UCL: un bienfait de
l'internet!) votre carte blanche dans La Libre
d'aujourd'hui et l'ai trouvé excellente tant dans
son contenu et remarquable dans son ton.
Bravo!
Monsieur Jean François Jonckheere, magistrat, président de cour
d'assises
Monsieur le professeur, cher ami,
Je vous lis régulièrement et notamment ce jour dans la Libre Belgique.
J'approuve votre analyse au sujet des événements qui concernent l'avocat
Victor HISSEL.
Spécialement, pour l'avoir vécu moi-même dans la confrontation quotidienne
au crime pendant tant d'années, je sais combien est ardu le combat intime
entre le Bien et le Mal, entre l'égoïsme et la sociabilité, entre la construction et
la destruction...
Effectivement nous vivons dans une société où l'on ne sait vers où se tourner
pour rencontrer un regard de compréhension ou une oreille attentive.
Spécialement dans la forteresse hermétique du monde professionnel...
Pr Jean-Louis Renchon, doyen de la faculté de droit, UCL
Mon cher Jean-Yves,
Trente secondes pour prendre le temps de te dire mon admiration.
Tu penses et tu vis en regardant les hommes avec bienveillance et en
respectant leur indéfectible dignité.
Mais tu as aussi le courage de ne pas fermer les yeux et d'éclairer ceux des
autres sur l'immense mal-être
humain que provoque cette course éperdue à l'argent et au pouvoir..
En solidarité avec toi..
Mme Le Guênnec, consultante
merci pour ce petit mot.
je comprends votre chagrin car je peux moi aussi être envahie par des
sentiments de découragements parfois.
Il me semble que notre société humaine ,avec sa "Conscience"
actuelle, est en train de ramonner ses suies ou de
draguer ( le mot est mal choisi dans ce contexte) sa boue.
N'est ce pas aussi un stade de conscientisation où il faut affronter nos parties
"ombres", refoulés, inavoués?
D'un autre côté il me semble qu'il y a une sorte d'émulation de l'excitation et
de la sensation à n'importe quel
prix, ce qui peut conduire à la transgression de tout "interdit" c'est donc une
attitude assez adolescente.
Devant cette recherche de plaisir effrené, nous manquent certainement des
aspirations à de plus hautes valeurs: don
de soi, respect de l'autre, capacité à postposer un plaisir immédiat ou à le
sublimer.
Mme Paule Remels
Bravo pour ta réaction au sujet de l'ex avocat des familles. Ne compte-tu pas
publier ou faire un article pour que chacun prenne ses responsabilités vis -à-
vis de ce problème et cela aiderait beaucoup de gens à se forger un avis plus
objectif que ce qu'on entend partout.
Mme Chantal Loosfelt
J'ai bien reçu votre texte concernant Victor Hissel. Bien sûr, cette histoire
m'attriste et me choque. Mes pensées vont d'abord aux parents et proches de
Julie et Mélissa; Je me suis demandée comment ils avaient accueilli une telle
nouvelle. N'est-ce pas un nouveau traumatisme pour eux? Mes pensées vont
aussi, bien sûr à Maître Hissel lui-même ainsi qu'à sa famille. A des collègues
qui réagissaient avec colère en apprenant une telle nouvelle, je leur ai dit que,
peut-être, les difficultés de l'avocat des parents de Julie et Mélissa étaient
survenues après ce dramatique fait divers.
Merci pour votre très beau texte. Je ne crois pas en Dieu mais je crois en
l'homme. Je crois dans ce que chacun peu semer de beau. C'est le message
que j'essaie de transmettre à mes enfants et à ceux qui veulent bien
l'entendre.... Comme le Dr Cauchies, dont j'ai pu lire la réaction à votre
courrier, je pense que nous devons faire grandir la part belle
qui est en nous.
Amitiés,