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Le
procès de la pédophilie se métamorphose en procès
de l'arbitraire. Comment l'implacable machine
judiciaire à brisé l'existence de quatorze
personnes.
Voici enfin un témoignage des
nouvelles politiques qui tend à se forger plus
solidement d'années en années en nos sacro-saintes
démocraties: l'individu naît présumé coupable, à
lui de démontrer qu'il ne l'est pas.
Car la présomption d'innocence et
de plus en plus bafouée par la
"justice".
Myriam Badaoui, à
l'origine de la mise en cause de 13 personnes,
admet avoir menti et demande pardon aux
accusés.
Le jeudi 1er décembre
2005, la cour d'assise de Paris a acquitté en
appel les six derniers accusés du procès en
pédophilie d'Outreau, avec les excuses publiques
du plus haut magistrat de France.
La question de la
crédibilité des témoignages
On vient de découvrir que toute la
vérite ne sort malheureusement pas de la bouche
d'un enfant. Surtout lorsque l'on l'incite à dire
ce que l'on veut lui faire dire.(Une méthode que
les forces régaliennes maîtrisent avec grand art:
faire avouer à quelqu'un tout et n'importe quoi,
même une chose dont il n'avait même pas
connaisssance jusque là).
Les enfants comme les
adultes ont la capacité de mentir et de
fabuler. Leurs motivations peuvent être
diverses. (peur, besoin de se mettre en évidence,
d'attirer l'attention). Îl arrive que le menteur
s'apperçoive des conséquences de ses fabultations,
mais l'idée de se rétracter le remplit de honte et
souvent, il s'enferre dans son
mensonge.
On imagine le dillemme pour un
jeune lorsqu'il est interrogé à propos de
personnes qu'il affectionne. Que doit-il
répondre?
Les plus jeunes ont tendence à
répondre quelque chose qui pourrait "faire
plaisir" à l'adulte (qui se montre souvent
sympathique). Si le jeune enfant est cru d'emblée
dans ses fabulations, il se sent encouragé à
continuer, ou alors, il se sent coincé: si il
avoue avoir menti, il va inmanquablement décevoir
le gentil monsieur ou la sympatique dame qui
l'interroge et lui fait faire des
dessins...
Il faut aussi tenir compte du fait
que les enfants en bas âge identifient
difficilement la différence entre un geste à
connotation sexuelle et un geste de tendresse. Les
abuseurs usent beaucoup de cette ambiguité, mais
les enquêteurs, eux aussi, dérapent parfois.
Comment déjà expliquer à un enfant prépubaire des
notions que son jeune âge ne lui permet pas
de comprendre pleinement.
Il faut tenir compte du nombre
incroyable de pressions que peut connaître un
enfant.
Déjà dans le cadre d'un divorce,
les enfants en voient de toutes les couleurs. Les
parents séparés, même inconsciemment, ont souvent
une facheuse à détruire l'image de l'autre parent,
en inculquant à leur progéniture une mauvaise
image envers l'autre parent. Le règne de la
suspiscion commence.
En même temps, on doit tout faire
pour ne pas laisser un enfant abusé en danger de
l'être encore.
On ne peut pas non plus le
brusquer, en précipitant les interrogatoires, par
exemple.
Les exploits d'une
justice particulière:
Sandrine et Franck
Lavier:
Jeune couple marié depuis six ans,
quatre enfants, vivant du RMI.
Bilan pour Sandrine: Six mois
de détention, du 29 mai 2001 au 19 mai 2004.
Embarquée dans le fourguon avec les quatres
enfants.
Bilan pour Franck: 37 mois de
prison, du 29 mai 2001 au 2 juillet
2004.
Dominique Wiel, 68 ans ,
prêtre-ouvrier à la retraite.
Bilan pour Dominique: 30 mois en
préventive, du 14 novembre 2001 au 7 mai
2004.
Thierry Dausque, maçon de 33
ans.
Bilan pour Thierry:: 39 mois de
prison
Alain Marécaux: 41 ans, ex-huissier
de justice ruiné. Trois enfants.
Bilan pour Alain: 23 mois en
préventive, du 14 novembre 2001 au 7 octobre
2003
Daniel Legrand, 24 ans, sans
emploi.
Bilan pour Daniel, 30 mois de
prison, du 14 novembre 2001 au 27 mai
2005.
François Mourmand
Bilan: mort
Le juge Fabrice Burgaud, qui a
instruit l'affaire, éstime n'avoir commis "ni
faute, ni erreur manifeste d'appréciation
suceptible d'entretenir des poursuites
judiciaires.
Conclusion
Certains innocentés ont fait plus
de trois ans de détention
préventive.
La Françe est le pays record de la
détention provisoire (35 pour cent des détenus).
Il est grand temps de reconsidérer le sujet, vu
que la détention provisoire implique de priver de
liberté, pendant des mois, des personnes qui ne
sont pas reconnues coupables, pas condamnées, et
donc présumées innocentes! Ce procédé
d'incarcération provisoire ne détruit pas
seulement l'individu, mais toute la cellule
familiale qui gravite autour de
l'accusé.
Pour une justice plus juste il
faut que la défense puisse jouer pleinement son
rôle: il faudra que le "duel " entre les avocats
et les procureurs soit enfin égal.
Le système répressif devra
entièrement être revu.
La vision que les adultes ont des
jeunes devra elle aussi, être corrigée. Les
enfants d'aujourd'hui ne peuvent plus être ces
petits cherubins innocent qui ne doivent rien
savoir, qu'il faut maintenir dans l'ignorence du
monde des adultes pour mieux les
protéger.
Erreur fatale! La meilleure
protection pour un enfant est à mon sens
l'information.
L'informer de ce qu'il doit
refuser.
L'informer des situations qu'il
doit éviter, des précautions qu'il doit
prendre.
L'informer un minimum de comment
fonctionne la justice et lui faie comprendre que
ce qu'il doit dire, c'est ce qui a été réelement,
et non ce que l'on voudrait lui faire
dire.
Les parents qui refusent
d'informer correctement leurs enfants encourent le
risque que leur progéniture fasse école par-elle
même, mais à quels risques! car lorsqu'un enfant
ne trouve pas réponse à ses questions à la maison,
il risque d'essayer de les trouver
aillleur...
Dans le cas d la pédophilli comme
dans de nombreux autres, une société liberticide
ne servirait à rien. Sauf à certains individus aux
dents longues de prendre le pouvoir
manu-militari.
Pour complèter votre
information 
L'Observateur du citoyen:
article l'affaire d'Outreau et ses durs
enseignements , par Jean-Yves Hayez, lundi 31
octobre 2005.
site de Pierre
d'Humière article et commentaires sur
l'affaire d'Outreau, réaction d'Arnaud de
Senilhes, avocat.
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